TERMINATOR 3: RISE OF THE MACHINES
Cast: Arnold Schwarzenegger, Nick Stahl, Claire Danes, Kristanna Loken, David Andrews
Année: 2003
Studio: Warner Bros.
Longueur: 125 minutes
Classé 13 ans+ - Violence

Terminator 3: Rise of the Machines (Terminator 3: La Guerre des Machines en v.f.) annonce à la fois la fin d'une trilogie et le début de nouvelles aventures. Si James Cameron a cédé sa place à Jonathan Mostow à la réalisation, le film n'est pas moins sans rappeler les deux autres, du point au niveau de l'action. Mostow avait déjà prouvé qu'il pouvait tourner d'excitantes séquences avec U-571 et, avec un budget encore plus gros ici (dépassant les 150 millions), il utilise les effets visuels en les agençant à une technique traditionnelle pour tourner ses scènes d'action. Pas de trucages au ralenti à la Matrix Reloaded ou de sauts acrobatiques à la Charlie's Angels: Terminator 3 effectue un retour à la force brute originale.

Cela colle parfaitement bien à la peau d'Arnold Schwarzenneger, qui trouve ici la façon la plus efficace de relancer une carrière qui s'aventurait de plus en plus sur la pente descendante. Il incarne le Terminator comme il l'a toujours fait, stoïque et solide, cette fois revenu du futur afin de protéger le jeune John Connor (Nick Stahl, remplaçant Edward Furlong) d'une nouvelle machine, le TX (personnifiée par la mannequin Kristanna Loken, convaincante).

Tant et aussi longtemps que le film nous tient intéressé par son feu roulant d'explosifs, de poursuites et de combats, on ne peut se plaindre. Mostow et son équipe nous en donnent pour notre argent. Le problème majeur de la production réside toutefois dans ce qui se déroule entre ces moments - ou plutôt le manque de quoique ce soit entre cette action presque ininterrompue. Où les deux premiers Terminator offraient un spectacle aussi bon au niveau cérébral, le troisième n'a que très peu à proposer. Le scénario, écrit par Michael Ferris et John Brancato (le duo ayant composé le brillant The Game, ne fait que peu avancer les choses, préférant davantage s'appuyer sur la formule de ses prédécesseurs que tenter d'innover.

Alors, à 125 minutes, Terminator 3 commence à se fatiguer lui-même, puis en faire de même avec l'audience le regardant. Le film mérite cependant que l'on garde les yeux bien ouverts, ne serait-ce que pour la dernière image qui, spécialement sur grand écran, est si magistrale qu'elle fait revivre la magie cinématographique pour un bref instant. --RJ

 

Cote: B-

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