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| CHARLIE'S ANGELS |
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| Cast: Cameron Diaz, Drew Barrymore, Lucy Liu, Bill Murray, Sam Rockwell |
| Année:
2000 |
| Studio: Columbia |
| Longueur: 98 Minutes |
| Classé G |
Les remakes d'émissions américaines des décennies précédentes n'ont apparament pas réussi à démontrer quelques choses à Hollywood. Ainsi donc, The Avengers, Wild Wild West et The Mod Squad, pour ne nommer que ceux-là, n'ont pas fait comprendre aux riches producteurs de la capitale du cinéma que ce gene de projet est pratiquement automatiquement un citron? Peu importe le succès commercial qu'obtiendra Charlie's Angels (Charlie et ses Drôles de Dames en v.f.), il n'en demeure que c'est un autre de ces gros et terribles citrons.
Le pire, c'est que Charlie's Angels nous donne une certaine sorte d'espoir. En plus de mettre en vedette trois actrices (Cameron Diaz, Drew Barrymore et Lucy Liu) aux carrières enviables et un comique-né (Bill Murray), le film part en fou, nous offrant cinq premières minutes carrément endiablées menant jusqu'à la présentation du titre et des personnages. On espère pour tellement...que l'on ne peut croire qu'il ne reste plus le simple élément positif du reste entier. J'insiste, pas la moindre chose, blague, action ou poursuite amuse ou divertit, alors que les trois héroïnes ont à remplir une mission des plus clichées et déjà-vues.
Mais corrigez-moi tout de suite, j'ai peut-être tort sur un point: Charlie's Angels amuse dans ses dernières 90 minutes. Tellement que l'on en rit à plus d'un endroit...à quel point le ridicule a été atteint. Le summom de l'absurdité survient possiblement vers les dernières séquences d'action, alors que Dylan (Barrymore) se trouve solidement attachée à une chaise, gardée par une dizaine d'agents spéciaux du Mal (sarcasme), puis, sous l'air de "Song 2" de Blur, après avoir avertit les messieurs de ce qu'elle allait leur faire, se débarasse de chacun d'entre eux en moins d'une minute. Wow. À ce point-là, je ne pouvais simplement plus retenir mon fou-rire. Parce que cette séquence d'action est physiquement impossible (comme tant d'autres d'ailleurs dans le film)? Pas complètement. Après tout, je continuerai toujours de considérer Die Hard comme un chef-d'oeuvre classique d'action. Davantage parce que Charlie's Angels, après ses premiers instants, ne fait qu'accumuler pathétique, sur pathétique, sur pathétique. Et évidemment, rendu à quelque part, ça en est trop. Trop de stupidité, de gags si manqués qu'on rit de leurs concepteurs, d'"aventures" faisant ni queue ni tête. Et trop de cet affreux ensemble de personnages. Réussir à rendre Bill Murray ridicule, il faut le faire, peu importe à quel point le scénario est mauvais (et Dieu sait à quel point il l'est ici). Réussir à rendre des "méchants" aussi prévisibles que pathétique constitue aussi un exploit en soi (celui portant un chapeau melon représente parfaitement la situation). Et faire des trois vedettes de simples objets sexuels connes comme des passoires me dépasse. Pas parce que les fesses et les ceints de Drew Barrymore, Cameron Diaz et Lucy Liu sont laids, je fais tout de même partie de la condition humaine. Pas parce qu'il n'y avait aucun matériel avec lequel travailler pour leurs personnages. Non; pour vendre des billets. Pourquoi ne pas prendre le concept de base présenté dans l'introduction des trois héroïnes et de les rendre chacun distincte: une avec de la classe, une excentrique, et une rebelle, surtout quand les trois actrices les jouant possèdent tout le potentiel pour? Pourquoi passer plus d'une heure et demie à uniquement les utiliser pour des gros plans de leurs attributs sexuels? Pour vendre des billets. Et peu importe si cet objectif est atteint par ces stupides producteurs, Charlie's Angels demeurera toujours un beau gros citron. --RJ
Cote: D
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