STAR WARS: EPISODE III - REVENGE OF THE SITH
Cast: Ewan McGregor, Natalie Portman, Hayden Christensen, Natalie Portman, Ian McDiarmid, Samuel L. Jackson
Année: 2005
Studio: 20th Century Fox
Longueur: 146 minutes
Classé G - Déconseillé aux jeunes enfants

Les deux premiers épisodes n'étaient qu'un réchauffement, après tout.

Après avoir déçu des milliers de cinéphiles et terni sa propre réputation avec The Phantom Menace et Attack of the Clones, George Lucas est revenu, près de 30 ans après la sortie de l'original Star Wars, au sommet de sa force. Star Wars: Episode III - Revenge of the Sith (La Revanche des Sith en v.f.) est le meilleur film de la saga depuis The Empire Strikes Back en 1980, et constitue l'aventure épique la plus satisfaisante à être parvenu sur nos écrans depuis le dernier volet de The Lord of the Rings, The Return of the King, en 2003.

En fait, après l'ennui, la banalité et le manque de vie qui ont fait des deux volets précédents de telles déceptions, il se fait presque dur à croire que c'est le même homme qui a réalisé ce nouvel épisode. Revenge of the Sith possède pratiquement assez d'énergie, de furie, de passion et d'émotion pour l'entière nouvelle trilogie. En traçant le passage d'Anakin Skywalker (Hayden Christensen) au côté sombre de la force, Lucas a donné à l'Episode III la noirceur nécessaire qui faisaient trop souvent de The Phantom Menace et Attack of the Clones des platitudes pour enfants. Revenge of the Sith est peut-être le plus violent des Star Wars, mais c'est également celui qui peut plaire à la plus grande audience. Lucas fait du dernier chapitre de son oeuvre une véritable tragédie où les enjeux sont immenses et réels.

En laissant la transition d'Anakin entièrement à l'Episode III, Lucas a considérablement affaibli les deux premiers - mais il a également appréciablement amélioré celui-ci. L'évolution de l'anti-héros n'est pas seulement crédible, mais profonde. Lucas, aidé par la présence commandante à l'écran de Christensen, apporte un sens de tristesse, de regret et de frustration à la vie d'Anakin, et rend sa chute humaine et touchante. Sa relation avec Padmé (Natalie Portman), critiquée et ridiculisée par tant dans l'Episode II (dont moi, je dois l'admettre), touche une toute autre note ici, et se trouve au coeur du dilemme d'Anakin et de l'émotion du film. Bien qu'il se fasse regrettable que Lucas n'aie guerre améliorer ses dialogues ici, ces derniers dérangent moins qu'ils ne le faisaient dans les épisodes I et II.

Les faiblesses du film paraissent moins que celles des deux autres films parce que Lucas nous fait embarquer à l'avant-siège d'un opéra spatial grandiose. Alors qu'il affichait tous les signes d'un "has been", il démontre hors de tout doute avec Revenge of the Sith qu'il sait encore pertinemment comment construire un grand film. Les effets spéciaux ne sont pas uniquement plus impressionnants et mieux réussis, mais ils servent activement l'histoire. La bataille finale entre Anakin et Obi-Wan Kenobi (Ewan McGregor) s'avère mémorable parce qu'elle incorpore une réussite technique stupéfiante à un conflit humain déchirant. Cette bataille mène directement à la transformation d'Anakin Skywalker en Darth Vader, et cette entière séquence finale, menant à une scène exquise montrant en parrallèle la "naissance" de Vader et de ses enfants jumeaux, donne enfin aux millions de fanatiques de Star Wars ce qu'ils attendaient depuis près de trois décennies. Lucas a enfin rempli son mandat; il peut dormir en paix - son héritage, bien que quelque peu entaché, s'en tire finalement bien, grâce à une sortie glorieuse. --RJ

 

Cote: A-

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