STAR WARS: EPISODE I - THE PHANTOM MENACE
Cast: Ewan McGregor, Liam Neeson, Natalie Portman, Jake Lloyd, Ray Park
Année: 1999
Studio: 20th Century Fox
Longueur: 133 minutes
Classé Général

Répondre à des attentes commes celles qu'avait à faire face Star Wars: Episode I - The Phantom Menace (La Menace Fantôme en v.f.), ça ne va pas dans le plus facile, c'est certain. Mais apporter une déception comme la gigantesque nouvelle production de George Lucas l'a fait - et ce, même aux amateurs les plus fidèles de la franchise - n'allait pas non plus dans l'évidence.

Lucas fait du nouveau Star Wars une "prequel", c'est à dire un épisode venant chronologiquement avant les trois autres. On se retrouve à l'époque Anakin Skywalker n'est encore que gamin et que Luke Skywalker est encore loin d'exister. Le récit suit principalement deux Jedis, Obi-Wan Kenobi (Ewan McGregor) et Qui-Gon Jinn (Liam Neeson), ainsi que les jeunes années d'Anakin Skywalker (Jake Lloyd), ce dernier qui deviendra bien sûr Darth Vader dans sa vie adulte.

George Lucas voulait plaire au public, spécialement aux milliers de fans de Star Wars, et ça paraît beaucoup trop dans The Phantom Menace, alors qu'il utilise à peu près tous les trucs possibles d'utiliser comme effets spéciaux. Tout est tellement informatisé que ça en est à un point tel qu'on a souvent plus de difficulté à accrocher à l'histoire tellement tout semble artificiel. Je ne diminue pas les exploits faits par toute l'équipe technique de Lucas; je dis seulement que trop équivaut à pas assez, comme nous le savons tous. En 1977, lorsque Star Wars a fait son apparition en salles, le monde du cinéma (pour ne pas dire le monde entier) a changé, a vibré seulement pour toute la magie qui entourait ce nouveau phénomène. La même chose s'est produite avec les sorties ultérieures de The Empire Strikes Back et Return of the Jedi. Cependant, ce n'est pas du tout la même chose dans l'Episode I. Certes, la magie de l'argent fonctionne: le film a dépassé la barrière des 400 millions de dollars au box-office nord-américain. Mais la véritable "magie" semble en grosse partie envolée, résultat de tout l'argent investi en effets de simulation par ordinateur que The Phantom Menace sur-utilise vulgairement.

Côté acteurs (partie rendue presque dérisoire dans The Phantom Menace), il faudra repasser. Liam Neeson, épaulé par un Ewan McGregor semblant un peu déboussolé, réussit à apporter un sens de noblesse et de sagesse aux Jedis, mais sans plus. Le petit Jake Lloyd est correct, encore une fois sans plus (on s'imagine toujours mal comment un tel garçon deviendra un jour Darth Vader). Natalie Portman joue quant à elle la Princesse Amidala, mais elle se trouve tellement restreinte que son superbe maquillage parle presque plus qu'elle.

Je ne prétendrai pas que Star Wars: Episode I - The Phantom Menace ne possède pas ses bons moments, ses séquences d'action réussies. Il serait faux de dire l'inverse. Ces mêmes séquences d'action (la plupart, du moins) constituent en fait ce qu'on pourrait appeler les "bonnes parties" du film. Parce que pour le reste, franchement, ça ne vaut pas grand chose. Surtout pas pour la longueur: plus de deux heures dix minutes pour ça, ça frôle l'inacceptable, surtout lorsque le tiers du film (et je suis généreux) est quasiment une longueur en soi.

The Phantom Menace n'est peut-être pas un pur citron, mais constitue certainement l'une des déceptions les plus marquantes du cinéma récent (et je n'exagère pas ici). Ceci est en dit, allez le louer pour les "bonnes parties", regardez-les, elles en valent franchement la peine. Et pour le reste...eh bien...prions pour un meilleur prochain Episode... --RJ

 

Cote: C

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