
|
| THE LORD OF THE RINGS: RETURN OF THE KING |
 |
| Cast: Elijah Wood, Ian McKellen, Viggo Mortensen, Sean Astin, Dominic Monaghan, Billy Boyd, Miranda Otto, Orlando Bloom, John Rhys-Davies, Bernard Hill, Hugo Weaving, Liv Tyler, Andy Serkis |
| Année:
2003 |
| Studio: New Line |
| Longueur: 201 minutes |
| Classé G - Déconseillé aux jeunes enfants |
Chaque période de l'histoire se voit marquée par ses moments forts - ceux qui, des années après, demeureront frais dans la mémoire de tous tellement ils ont changé, à leur façon, notre monde. On ne prend pas toujours conscience, dans le feu roulant des événements, de l'importance que peut avoir une expérience que l'on vit à l'instant présent sur le reste de notre vie. Et pourtant, lorsque l'on regarde en arrière, et que l'on fait le bilan d'une période, d'une époque, que ce soit dans un domaine ou dans une vie, ces quelques moments sont toujours les premiers à nous venir à l'esprit et les derniers à partir de notre mémoire. Que l'on en prenne collectivement conscience immédiatement: la trilogie The Lord of the Rings constituera le point marquant de notre époque. Sa conclusion, The Return of the King (Le Retour du Roi en v.f.) restera gravé à jamais dans nos souvenirs comme le plus grand film du début de ce nouveau siècle.
D'ailleurs, je tiens à le dire d'emblée: aucun mot, aussi élogieux soit-il, ne pourra rendre justice à cette oeuvre. J'ai l'habitude d'employer des termes tel "excellent", "remarquable" ou même "extraordinaire" pour qualifier les plus impressionnantes productions cinématographiques que j'aie la chance de voir. The Lord of the Rings: The Return of the King ne se trouve même pas à ce niveau. On pourrait passer des heures à vanter la brillance de chaque seconde de ce bijou astral - ce serait une perte de temps. Devant quelque chose de tel, le langage que l'on connaît ne fait tout simplement pas le poids.
Alors quoi faire, si l'on doit critiquer le troisième et dernier volet de l'adaptation cinématographique des livres de J.R.R. Tolkien? D'abord mentionner, pour ceux ignorant encore l'histoire, que les hobbits Frodo (Elijah Wood) et Sam (Sean Astin), guidés par Gollum (Andy Serkis), continuent leur voyage périlleux jusqu'au Mordor pour détruire l'Anneau unique, et qu'après avoir défait Saruman (Christopher Lee) à la fin de The Two Towers, la race des hommes, menée par l'héritier au trône, Aragorn (Viggo Mortensen), doit maintenant tenir tête aux armées de Sauron, le Seigneur des ténèbres et créateur de l'Anneau.
Mais après avoir résumé le synopsis, que peut-on vraiment rajouter? Que l'aventure qui s'en découle nous cloue à notre siège pour plus de trois heures passant pour 30 secondes? Que les personnages - ainsi que les acteurs les interprétant - atteignent tous sans exception leur apogée dans ce dernier épisode? Que l'on éprouve, au fur et à mesure que le récit approche sa conclusion dramatique féérique, l'intensité se fait sentir à un niveau tel que le film s'avère pratiquement insoutenable? Que l'on passe par la gamme entière des émotions avant de rester en permanence profondément ému et touché à une profondeur absolue? Tout cela est vrai. Mais rien ne passe proche de rendre justice à ce qu'est The Lord of the Rings: The Return of the King.
Une telle expérience dépasse le simple visionnement d'une pellicule de film; elle transcende le medium cinématographique. Ce que je peux affirmer, c'est que lorsque le réalisateur Peter Jackson, pour qui l'attribut "génie" semble un peu faible, se retrouvera grand victorieux au prochain gala des Oscars (avec aucune espèce de compétition même possiblement envisageable), la statuette dorée tant convoitée semblera perdre de son prestige tellement le travail qu'il a accompli est significatif. Pour ce qui est du reste, on ne peut faire qu'une seule chose: admirer. The Lord of the Rings: The Return of the King, n'est pas seulement haut-la-main le meilleur film de 2003 et le chapitre le plus impressionnant de la plus grande trilogie de tous les temps; ce n'est pas uniquement une oeuvre parfaite. C'est un point marquant de notre histoire, que l'on racontera à nos enfants et nos petits-enfants qui voudront connaître "comment c'était de le vivre à cette époque". Ce temps est maintenant. --RJ
Cote: A+
Retour
|