THE LORD OF THE RINGS: THE TWO TOWERS
Cast: Elijah Wood, Viggo Mortensen, Sean Astin, Miranda Otto, Orlando Bloom, Ian McKellen, John Rhys-Davies, Liv Tyler, David Wenham, Bernard Hill, Andy Serkis
Année: 2002
Studio: New Line
Longueur: 179 minutes
Classé G - Déconseillé aux jeunes enfants

Le cinéaste Peter Jackson faisait face à Noël dernier à une pression insoutenable. La première partie de son adaptation tant attendue de l'oeuvre classique de J.R.R. Tolkien The Lord of the Rings était sur le point d'être vue par des dizaines de millions d'amateurs impatients et, surtout, exigeants. Jackson a plus que relevé le défi; il a comblé les adeptes, les néophytes et les critiques autour du globe entier, faisant de Fellowship of the Ring le film ayant amassé en 2001 le plus de recettes aux box-office (plus de 300 millions$) et de nominations aux Oscars (13).

The Two Towers (Les Deux Tours en version française) constitue le second des trois chapitres du récit et, comme son prédecesseur, il livre la marchandise. Élargissant l'histoire, la suite suit trois parcours parallèles. D'abord, Frodo (Elijah Wood) et Sam (Sean Astin) continuent leur route vers le Mordor afin de détruire l'Anneau, cette fois accompagnés de la créature Gollum (Andy Serkis, dans une performance extraordinaire mi-humaine, mi-numérique). Ailleurs, Aragorn (Viggo Mortensen), Legolas (Orlando Bloom) et Gimli (John Rhys-Davies) font la rencontre d'un peuple humain, de son roi (Bernard Hill) ainsi que de la fille de se dernier (Miranda Otto). Finalement, les Hobbits Merry (Dominic Monaghan) et Peppin (Billy Boyd) se sauvent des Orcs les faisant prisonniers pour se retrouver au beau milieu d'une forêt peuplée d'arbres parlants.

Le fait d'avoir tant de matériel à couvrir n'a certes pas facilité la tâche de Jackson. Contrairement à son scénario de Fellowship of the Ring, celui de Two Towers semble s'égarer - mais de façon mineure - à certains endroits. On a tendance à mettre de côté des personnages auxquels on s'est attaché dans le premier épisode (Gandalf, par exemple) pour faire place à des nouveaux-venus captant difficilement notre intérêt (comme le Roi et sa fille). De plus, contrairement à l'oeuvre de Tolkien, la version cinématographique de The Lord of the Rings paraît de plus en plus déterminée à faire des hommes les héros, et non les Hobbits. Dans The Two Towers, on sent déjà qu'Aragorn est devenu en quelque sorte plus important que Frodo.

Cela étant dit, on ne peut vraiment reprocher quoique ce soit d'autre aux efforts de Jackson et de sa brillante équipe. Visuellement, il est à nouveau parvenu à créer un univers renversant, à la fois étrange, mythique et en quelque sorte très concret. La photographie d'Andrew Lesnie (qui a remporté l'Oscar l'an dernier pour la première partie) épate à nouveau, tout comme la musique envoûtante de Howard Shore (aussi récipiandaire de l'Oscar pour Fellowship). Les décors, tout comme le récit, ont pris plus d'ampleur, et en sont à quelques reprises tout simplement stupéfiants (la vue du Mordor est particulièrement saisisante). Tout cela arrive cependant seulement à la cheville du spectacle féérique nous étant présenté dans la dernière demi-heure, alors que l'on a droit à une bataille colossale aux proportions quasi-bibliques entre l'armée des hommes et des Elfs et celle des Uruk-Haïs. Ces 30 minutes valent amplement à elle-seules le prix d'admission.

The Lord of the Rings: The Two Towers confirme que Hollywood se trouve sur la bonne voie pour adapter de façon honorable la trilogie de Tolkien. Tout comme l'original, The Two Towers va indéniablement plaire aux fanatiques ainsi qu'aux novices, en plus de nous donner à tous diablement hâte à sa conclusion, The Return of the King, sortant à Noël prochain. --RJ

 

Cote: A

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