LEMONY SNICKET'S A SERIES OF UNFORTUNATE EVENTS
Cast: Jim Carrey, Liam Aiken, Emily Browning, Kara Hoffman, Timothy Spall, Meryl Streep, Billy Connolly, Jude Law
Année: 2004
Studio: Warner Bros.
Longueur: 101 minutes
Classé Général

Avec un scénario plus solide et plus complet, Lemony Snicket's A Series of Unfortunate Events (Les Désastreuses Aventures des Orphelins Beaudelaire d'Après Lemony Snicket en v.f.) aurait aisément figurer parmi les meilleurs films de 2004. La production, basée sur les contes écrits par l'auteur titulaire, possède un look et une atmosphère uniques. En fait, il n'y a pas eu de telle conception visuelle depuis la fin de la trilogie The Lord of the Rings. Le cinéaste polyvalent Brad Silberling (City of Angels, Moonlight Mile) a bâti un film invitant, charmant, et toujours plaisant à regarder.

Le périple d'un trio d'orphelins (joués par Liam Aiken, Emily Browning et Shelby Hoffman) sert de prétexte à Silberling pour créer un univers totalement fantastique et surréaliste. Dans un tel monde, peu se sentiraient plus à l'aise que Jim Carrey, et on voit difficilement un autre comédien camper avec tant d'énergie, de présence et d'extravagance le Comte Olaf, un arnaqueur déviant à qui est attribué la garde des enfants. La seule volonté d'Olaf est de récolter la fortune héritée par les trois jeunes. Carrey fait cependant tout sauf jouer sur la même note.

En fait, la quasi-totalité de l'humour de Lemony Snicket's A Series of Unfortunate Events (et il y en a plus que ce à quoi on peut s'attendre) est dûe à l'audace et l'originalité de Carrey, qui brille une fois de plus dans un rôle fait à sa mesure. Ses trois co-vedettes juvéniles, Aiken, Browning et Hoffman, s'avèrent également très bonnes, alors que Meryl Streep tente quelquechose de radicalement nouveau pour elle dans un rôle de soutien (Jude Law fait aussi la narration du récit dans la version originale anglaise).

Malgré toutes les prouesses de Carrey, la vedette de Lemony Snicket's A Series of Unfortunate Events reste néanmoins son look visuel. Silberling a fait appel à l'équipe technique habituelle de Tim Burton (le chef décorateur Rick Heinricks, le directeur photo Emmannuel Lubezki et la conceptrice des costumes Colleen Atwood), et tous trois se sont littéralement fait volé aux Oscars par la production plus "prestigieuse" de The Aviator. Où Silberling aurait dû creuser plus fort, c'est dans la scénarisation du film. Si la première section de l'histoire nous engage totalement, le récit devient quelque peu répétitif après une heure. Même en restant fidèle à la source originale, le scénariste Robert Gordon (Men In Black II aurait pu innover un peu, et ammener les personnages dans de différentes directions. L'élégance de la production méritait mieux qu'une histoire aussi simple. --RJ

 

Cote: B+

*Note: assurez-vous de demeurer bien assis pour le générique de la fin - il vaut pratiquement à lui seul le prix d'admission.

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