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| THE HOURS |
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| Cast: Nicole Kidman, Meryl Streep, Julianne Moore, Ed Harris, Allison Janney, Stephen Dillane, John C. Reilly, Miranda Richardson
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| Ann饺
2002 |
| Studio: Paramount |
| Longueur: 114 minutes |
| Classé ‡é®©ral |
Richmond, 1923; Los Angeles, 1951; New York, 2001. Le best-seller The Hours de Michael Cunningham, en tissant le portrait d'une journé¥ dans la vie de trois femmes diffé²¥ntes à ´rois é°¯ques diffé²¥ntes, gravite autour du classique Mrs. Dalloway de la grande auteure britannique Virginia Woolf. Qualifié¥ pendant plusieurs ann饳 d'"infilmable", l'oeuvre de Cunningham s'est finalement vue adapté¥ pour le grand 飲an, et pas par n'importe qui.
Ce sont Nicole Kidman, Meryl Streep et Julianne Moore, trois des actrices contemporaines les plus admir饳, qui se sont faites confi饳 les trois rí±²íµ³. Kidman, sous une apparence m飯nnaissable, interprè´¥ la vraie Virginia Woolf, le jour oñ ©¬ commence à ©crire Mrs. Dalloway, seule et isolé¥ dans sa maison en Angleterre. Trente ans plus tard, au milieu du si裬e, Laura Brown (Moore), une femme au foyer malheureuse, contemple l'é¶¥ntuelle et probable solution de mettre fin à ³es jours tout en lisant le livre de Woolf. Puis, à ®otre é°¯que, Clarissa Vaughn (Streep) pré°¡re une r飥ption pour son ex-mari Richard (Ed Harris), mourant du SIDA.
C'est non seulement une oeuvre litt鲡ire qui marque le lien entre ces trois histoires, mais é§¡lement la notion de suicide. Ses causes, ses consé±µences et, surtout, sa tentation. Plusieurs personnages dans The Hours (Les Heures en v.f.) y sont confront鳬 ne serait-ce qu'en raison du profond manque de bonheur qu'ils vivent dans le moment pré³¥nt. Mais, tristement, on ne peut pas vraiment savoir, en tant qu'audience, les autres motifs pouvant pousser ces gens au bord du dé³¥spoir. Et c'est pr飩sé¥nt là ±ue le bas blesse.
L'histoire a beau ê´²e raconté¥ d'une histoire 鬩gante - et elle l'est, particuliè²¥ment gr⣥ au montage efficace de Peter Boyle - et les acteurs peuvent bien livrer des prestations solides, on ne se sent pas davantage impliqué ´out simplement parce que l'on ne comprend pas. On ne voit pas pourquoi Laura pleure constamment, sans arrê´¬ que la t⣨e mê¥ de pré°¡rer un gâ´¥au d'anniversaire s'avè²¥ des plus p鮩bles tellement elle a le mal de vivre. On ne saisit pas en quoi Clarissa é°²ouve de la difficulté gé²¥r sa propre vie. Certains diront que l'on n'a pas besoin de savoir cela. L'histoire ne parle pas de cela. Peut-ê´²e pas. The Hours ne se veut pas une triple biographie, mais bien une m餩tation sur quelque chose de plus large, de plus abstrait mê¥. Ç¡ se veut cependant é§¡lement un drame se croyant profond... et oñ ³¥ trouve la profondeur é¯tive lorsque l'on ne ressent rien?
On ne connaî´ carré¥nt pas les personnages assez pour é°²ouver quelque é¯tion v鲩table pour eux. Ê´es-vous éµs devant la vue d'un inconnu à ¬'air dé°²essif? Vous trouvez probablement ç¡ triste, oui; ç¡ l'est. Mais ce n'est pas, du moins en ce qui me concerne, quelque chose qui m'é¥ut. The Hours paraî´ si pr鯣cupé ê´²e techniquement parfait qu'il oublie son coeur derriè²¥ lui. On ne peut nullement blâ¥r les acteurs pour cela - ils se livrent tous corps et â¥s, mê¥ en jouant des personnages souvent trop peu dé¶¥loppé³® Julianne Moore, moins de trois mois aprè³ Far From Heaven, s'attaque avec la mê¥ intensité un autre rí±²íµ de femme dé°²essive des ann饳 '50, mê¥ si elle arrive à ¤es ré³µltats moins impressionnants. Streep est adé±µate, sans plus, mais est totalement 飬ipsé¥ par sa co-vedette Ed Harris dans les deux sc讥s qu'ils partagent (le vé´©ran acteur touche d'ailleurs à ¬ui-seul les seules notes de v鲩table é¯tion du film entier).
C'est toutefois Nicole Kidman, un an aprè³ son doublé ³pectaculaire de performances acclam饳 dans Moulin Rouge et The Others, qui retient l'attention. Kidman, dans son d鶯uement professionnel, a sacrifié ³on image habituelle pour complè´¥ment habiter Virginia Woolf. On y croit et, en bout de ligne, son histoire est de loin la plus inté²¥ssante des trois. plusieurs points dans The Hours, on souhaiterait mê¥ presque voir uniquement un long-mé´²age sur elle.
Ces quatre grands acteurs sont secondé³ par une distribution de soutient impressionnante par son pedigree: Allison Janney, Stephen Dillane, John C. Reilly, Miranda Richardson, Claire Danes et mê¥ Jeff Daniels ont leur place à ¬'飲an. Mais, comme je le mentionnais, tout ce beau monde ne nous atteint que trè³ peu. Le r顬isateur Stephen Daldry (nominé °our un Oscar pour son premier film d'il y a deux ans, Billy Elliot) a pris le sc鮡rio de David Hare et l'a pratiquement drainé ¤e son é¯tion. Daldry sait diriger des acteurs et bâ´©r un film, mais il manque ce "punch" dont mê¥ des cin顳tes moins talentueux font preuve: son oeuvre n'est pas poignante. Je pourrais 鮵mé²¥r une liste de productions r飥ntes bien moins bonnes et solides que The Hours pour lesquelles je poss褥 toutefois plus d'admiration pour leur courage et leur authenticité® The Hours, au contraire, joue de fa篮 s飵ritaire et, avec un ensemble d'artistes si qualifi鳬 ne peut faire autrement que constituer un bon film; il nous laisse quand mê¥ avec un estomac vide. --RJ
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Cote: B
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