HEARTS IN ATLANTIS
Cast: Anthony Hopkins, Anton Yelchild, Hope Davis, Mika Boorem, David Morse
Année: 2001
Studio: Warner Bros.
Longueur: 101 minutes
Classé G - Déconseillé aux jeunes enfants

Le cinéma ne réussit qu'à profondément me bouleverser lorsqu'il parvient à toucher des cordes sensibles chez moi par son authenticité. Je n'irais pas jusqu'à dire que Hearts in Atlantis (Coeurs Perdus dans l'Atlantide en v.f.) constitue l'oeuvre la plus marquante que j'aie vu de ma vie, mais elle est néanmoins parvenue à venir à me toucher plus que tout autre film de 2001 depuis Blow, en avril dernier. Et Blow m'a fait pleuré.

S'inspirant du roman de Stephen King (un dans sa lignée des non-horrifiques, comprenant aussi The Shawshank Redemption et The Green Mile), Hearts in Atlantis raconte l'histoire intime de la jeunesse d'un garçon de 11 ans, Bobby Garfield (Anton Yelchin), changée à jamais par le passage d'un mystérieux étranger (Anthony Hopkins), habitant sa maison pour quelques temps. Le scénario ne semble pas se diriger vers un point précis; plutôt, il relate de la vie de tous les jours de Bobby, et de ses rapports avec cet homme (dont je ne dévoilerai pas les secrets), sa mère égoïste (Hope Davis) et sa petite amie (Mika Boorem). Bien que l'on se demande où le tout se dirige en début de parcours, on se sent peu à peu emporté par ce récit pésible glissant vers de magnifiques émotions inattendues.

Le film a été réalisé par Scott Hicks, et après Shine, Snow Falling on Cedars et maintenant Hearts in Atlantis, on peut affirmer sans doute qu'il possède vraiment l'oeil pour rendre ses images superbes et ses univers enveloppants. Ça se fait encore plus sentir ici grâce à la touche de King. Bien qu'il n'ait pas écrit le script (la tâche est allée à William Goldman, qui avait aussi adapté All the President's Men et Butch Cassidy), sa touche d'humanité se fait sentir, mise à profit avec la vision de Hicks. Hearts in Atlantis possède de ces moments si magiques et authentiques que l'on croirait revivre notre enfance en restant fixé devant l'écran, comme le premier baiser avec notre amie de coeur. La relation entre les deux jeunes amoureux touche particulièrement parce qu'en plus de pouvoir facilement s'y identifier, elle est développée d'une façon incroyablement naturelle, réaliste et poignante. On peut en dire autant de celle entre le jeune Yelchid et Hopkins, ce dernier se trouvant à son meilleur. Son personnage fonctionne vraiment bien dans l'histoire, car on le voit à travers les yeux de Bobby. Ainsi, on peut toujours comprendre et sentir ses émotions en sa présence, car on vit en quelque sorte la même chose que lui.

Ceux cherchant un suspense psychologique ou surnaturel comme The Sixth Sense et Unbreakable ou avec les proportions de The Green Mile ne le trouveront pas en Hearts in Atlantis. C'est un film au rythme lent, possédant son monde personnel. En parlant de The Sixth Sense, ne vous attendez pas non plus du jeune Anton Yelchin à une performance du calibre de Haley Joel Osment. Comme le reste du film, il lui arrive à l'ocasion de fausser. Mais dans un mois de septembre 2001 aussi triste, un film aussi touchant et pur que Hearts in Atlantis ne peut faire que du bien à notre âme. --RJ

 

Cote: B+

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