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| FINDING NEVERLAND |
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| Cast: Johnny Depp, Kate Winslet, Julie Christie, Radha Mitchell, Freddie Highmore, Dustin Hoffman
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| Année:
2004 |
| Studio: Miramax |
| Longueur: 106 minutes |
| Classé Général |
Finding Neverland (Voyage au Pays Imaginaire en v.f.) aspire à la grandeur, et tout au long de sa durée, on peut le voir. En racontant comment l'auteur J.M. Barrie (incarné par Johnny Depp) en est venu à créer son classique Peter-Pan, le film avait absolument tout à sa disposition pour devenir un chef-d'oeuvre. Ce qu'il manquait, c'est un réalisateur véritablement qualifié pour le porter à l'écran.
Marc Foster a réalisé avec brillot l'un des meilleurs films de 2001, Monster's Ball. Il a donné à un petit drame du Sud une intensité et une intimité émotive remarquables, en plus de conduire Halle Berry à un triomphe historique aux Oscars. Cela étant dit, il n'était toutefois pas l'homme le plus qualifié pour s'attaquer à un projet comme Finding Neverland. Ce n'est pas vraiment une question de talent - Monster's Ball a amplement démontré que Foster en avait - mais plutôt d'aptitude. Je vois mal, par exemple, Woody Allen réaliser une épique sur la Deuxième Guerre Mondiale; cela ne veut pas dire pour autant qu'il ne constitue pas un icône du cinéma américain. Le problème ici réside dans l'ampleur et la nature du projet. Finding Neverland aurait dû être un grand drame éblouissant et majestueux; il est dans les faits un un bon petit drame, point.
Le film est bon, que ce soit très clair. Avec une si belle histoire sous la main et une star vivant les meilleurs moments de sa carrière, ça aurait difficilement pu échouer. Ce qui manque à Finding Neverland est précisément ce qui abondait dans Big Fish l'an dernier: de la magie. Le réalisateur de ce bijou, Tim Burton (soit dit en passant un proche collaborateur de Depp), aurait été un choix on-ne-peut-plus judicieux pour adapter Neverland; on peut à peine imaginer l'univers qu'il aurait pu nous présenter. Foster essaye tant bien que mal d'apporter ce sens de magie, mais on voit presque toujours les cordes et les rouages dans sa tentative. Il y parvient quelque peu vers la toute fin, alors que le personnage de Kate Winslet, la muse de J.M. Barrie, découvre finalement à son tour ce qu'est Neverland. À ce moment le film atteind son sommet émotif, et réussira à en émouvoir plusieurs. Mais ce n'est rien en comparaison avec les dernières minutes de Big Fish.
Le film est rafraîchissant en ce temps des fêtes car il fera passer du bon temps à un public de tout âge. Autant les enfants que les adultes seront immanquablement touchés par l'histoire. Il se fait aussi admirable, de la part des cinéastes, d'avoir réussi à nous montrer le récit d'un homme étant très "proche" de trois petits garçons sans père sans que l'on soit distraits par des pensées plus perverses (surtout lorsque l'on pense au mot "Neverland", désormais automatiquement associé à Michael Jackson). Le film a une pureté qui vole au-dessus de cela. Ce n'est que regrettable qu'il ne possède pas l'enchantement qui avait instantanément fait de Peter Pan un classique pour tous les temps. --RJ
Cote: B+
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