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| CONFESSIONS OF A DANGEROUS MIND |
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| Cast: Sam Rockwell, George Clooney, Drew Barrymore, Julia Roberts
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| Année:
2002 |
| Studio: Miramax |
| Longueur: 106 minutes |
| Classé G - Déconseillé aux jeunes enfants |
La plupart des biographies présentées au grand écran se voient accusées d’avoir arranger, modifier et embelli les faits. Confessions of a Dangerous Mind (Confessions d’un Homme Dangereux en v.f.), le premier film réalisé par George Clooney, se trouve toutefois dans une catégorie complètement à part : on est en lieu de se demander si les faits que l’on nous présente ne sont pas plutôt en réalité intentionnellement de la pure fiction.
Prenant la vie de Chuck Barris, un producteur médiocre de programmes télévisés peu mémorables dans les années ’70, le scénariste Charlie Kaufman (le génie créatif derrière Being John Malkovich et Adaptation) en a fait le récit d’une double existence assez extraordinaire. Barris aurait en effet mené deux carrières simultanément : celle qui aurait servi de façade que tout le monde connaissait, dans le monde de la télévision, pour en cacher une seconde, clandestine, soit agent secret pour la CIA. Joué par Sam Rockwell à l’écran, l’homme prétendrait même avoir tué 33 personnes au cours de différentes missions toutes confidentielles et dangereuses. Évidemment, il n’y a pas vraiment moyen de savoir, avec certitude, si tout cela est vrai; ni les artisans du film, ni Kaufman lui-même ne veulent en discuter.
Mais là n’est pas tant la question. Ceux ayant vu les films précédents écrits par Kaufman savent un peu à quoi s’attendre; il ne s’agit pas de rationaliser tout, mais plutôt d’apprécier l’absurdité du tout. Le problème avec le choix de Clooney comme réalisateur réside précisément dans l’impression qu’il donne de ne justement pas être très familier avec le style de Kaufman. Puisqu’il voit sur la page un récit quelque peu extravagant et particulier, il ressent le besoin d’employer tous les trucs de caméra que l’on apprend dans un cours de photographie cinématographique 101. Collaborant avec le directeur photo de renom Thomas Newton Siegel (Three Kings, Clooney recycle, en moindre qualité, le style de son ami et partenaire Steven Soderbergh (qui sert ici officiellement à titre de producteur exécutif). Il ne fait pas de doute qu’avec un matériel lui collant davantage à la peau, il possède la base nécessaire pour signer une réalisation brillante, mais ici, il paraît trop anxieux de prouver à la gallerie qu’il connaît suffisamment tous les trucs du métier pour adapter un scénario différent.
Le casting de Sam Rockwell (auparavant vu dans The Green Mile et Heist) s’avère toutefois brillant, audacieux et entièrement justifié. Non seulement ressemble-t-il physiquement à Barris, mais il projette parfaitement le type d’énergie nonchalante et confuse habitant le personnage. Clooney a offert des rôles féminins de soutien à ses amies Julia Roberts (incarnant une autre espionne) et Drew Barrymore (interprétant la copine fragile de Chuck, Penny), en plus de choisir de jouer lui-même celui de Jim Byrd, son patron à la CIA. En le voyant à l’écran, on reconnaît vite que le don premier – pour l’instant, du moins – de Clooney est celui d’acter et non de diriger une tentative d’orchestre visuel particulier. Confessions of a Dangerous Mind est un divertissement distrayant et original mais manquant de focus pour remplir ses promesses plus sérieuses. --RJ
Cote: B
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