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| 28 DAYS LATER |
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| Cast: Cillian Murphy, Naomie Harris, Megan Burns, Noah Huntley, Brendan Gleeson, Christopher Eccleston
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| Année:
2003 |
| Studio: Fox Searchlight |
| Longueur: 112 minutes |
| Classé 16 ans+ |
28 Days Later (28 Jours Plus Tard en v.f.) ressemble à à peu près tout sauf un film d'été. Tourné sur caméra digitale avec un budget plus que modeste et aucun acteur connu, le projet n'était probablement pas à la base considéré pour tenir tête à Charlie's Angels: Full Throttle, en sortant dans les cinémas à travers l'Amérique la même fin de semaine.
Si la production est d'origine britannique, elle a déjà connu un succès phénoménal en Angleterre, pays de Danny Boyle, réalisateur de 28 Days Later. Boyle s'est d'abord vite fait un nom à travers l'industrie locale avec le film de drogue Trainspotting, avant de succomber à la tentation de Hollywood et d'y produire deux flops - A Life Less Ordinary et, plus récemment, The Beach. C'est en retournant à ses racines, autant au niveau culturel que technique, qu'il semble le plus productif. En effet, 28 Days Later possède toute l'explosivité du travail kinétique d'une jeune recrue voulant montrer ce qu'il peut accomplir.
Boyle travaille à partir d'un scénario à la base fort peu original d'Alex Garland, et y injecte un sens d'apocalypse surprenant. En fait, 28 Days Later, n'est pas sans rappeler 12 Monkeys. Les deux films portent à la fois sur un virus ayant décimé une population entière (dans le cas présent, les "survivants" se sont transformés en zombis meurtriers) et la tentative désespérée des quelques survivants de s'en sortir. Si 28 Days ne peut atteindre la profondeur du film de Terry Gilliam, il fonctionne toutefois admirablement bien pour une histoire qui aurait pu être si risible à la base.
Un des atouts principaux dans la réalisation de Boyle est sans contredit le montage frénétique qu'il utilise. Son monteur Chris Gill et lui méritent beaucoup de crédit pour bâtir une certaine tension avec pourtant bien peu de séquences d'action. Boyle opte pour ne montrer les zombis que très peu, et cela ajoute également une certaine dimension de terreur. On s'en lasse cependant un peu lorsque l'on dépasse la moitié du film et que l'on réalise qu'il construit constamment une atmosphère sans vraiment l'exploiter et en faire le théâtre de suspense réel. Les frousses se font présentes dans 28 Days Later, mais on en vient à croire à la longue qu'elles ne font partie que de cet honorable exercice à petit budget avec lequel le réalisateur voulait justement épater la gallerie. Il le fait, dois-je le répéter, avec son style visuel saisissant et sa dose surprenante d'émotion, mais ne peut s'empêcher de sombrer dans un dernier droit facile, où règnent la violence gratuite et la fin aussi improbable qu'évidemment décevante. Peut-être est-il resté marqué par son passage à Hollywood... --RJ
Cote: B+
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