Comme homme, il était intelligent, avait de bonnes manières et parlait bien. Il était extrêmement calme, sérieux et modeste. Il avait plusieurs autres centres d'intérêts autres que la musique. Il n'était pas très bavard, mais lorsqu'un sujet l'intéressait, il prenait part à la conversation avec enthousiasme. Il donnait aussi généreusement de son temps pour assiter et instruire des musiciens plus jeunes. Il avait une croyance profonde en l'importance de l'éducation.

Au temps de sa mort, il fut presque oublié. L'intérêt envers le ragtime aussi connut un déclin au moment où le nouveau style du jazz envahissait la scène, mais Joplin ne tomba jamais totalement dans l'oubli. Son Maple Leaf Rag continua d'exercer sa magie sur les générations suivantes de musiciens et d'amateurs de musique.

Dans les années 40, un groupe de musiciens jazz cherchait à revitaliser leur art avec l'essence du passé, incluant le ragtime dans le développement du «jazz traditionnel». Cela provoqua une «renaissance du ragtime», et bien qu'il fut minime, il continua à aller chercher de nouveaux adeptes. Cette renaissance atteignit son sommet dans les années 70 avec la sortie d'enregistrements de la musique de Joplin, et on fit des ventes records. Au même moment, les partitions furent accessibles au moyen des collections réimprimées, notamment dans un ensemble de deux volumes produits par la New York Public Library, et Treemonisha fut interprété avec succès sur Broadway. La présence rapidement croissante influença un réalisateur à utiliser la musique de Joplin dans son film The Sting (L'Arnaque), lequel remporta un immense succès et porta Joplin à l'intention du grand public. Le résultat fut sans précédent dans l'histoire de la musique. Mené par la musique que Joplin avait composé plus d'un demi-siècle plus tôt, le ragtime devint un style actuel et aimé de tous. Les récitalistes le jouèrent parallèlement aux mazurkas de Chopin, son rythme fut intégré au disco des années 70-80, et les artistes pop le jouèrent dans des stades remplis de fans rock qui l'apprécièrent. Les rags de Joplin furent portés au sommet des ventes classiques et populaires. le ragtime était de retour. En reconnaissance de cette importante réussite, le Publitzer Committee décerna à Joplin un prix posthume pour sa contribution à la musique américaine.

La frénésie de la renaissance des années 70 est certes terminée, mais Scott Joplin et le ragtime ne sont pas près d'être oubliés. Le ragtime est, une fois de plus, un langage vivant et son public assez substanciel n'est pas à la veille de l'abandonner. Le ragtime est aujourd'hui une partie permanente de la musique et de l'histoire américaines.




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Scott Joplin était le plus accompli et le plus
génial compositeur de ragtime de tous les temps.
Mais il aspirait à devenir plus. Son but était de
devenir un excellent compositeur pour la scène
lyrique, tels les opéras, et il a continuellement
travaillé dans cet idéal.

Le fait que lui-même se nommait le roi des
compositeurs ragtime, omettant quelque mention
pour sa performance au piano révèle sa
reconnaissance qu'il n'était pas au même niveau à
tous les domaines de la musique. Sa performance
au piano était, parait-il, médiocre, sans doute due
aux effets déjà présents de la syphilis. Il jouait
aussi du cornet et du violon, mais ne consacra pas beaucoup d'efforts et
de temps à ces instruments. On rapporte aussi qu'il avait une belle voix
et qu'il chantait quelquefois en public. Il maîtrisait aussi la justesse des
notes et, devenant compétant à l'écriture musicale, composait sans piano.

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