Voyage en Indonésie (suite)
Voyage en Indonésie (suite)
Bali
28 septembre : Bali, Denpasar et Kuta
Avant
de quitter Denpasar, une bonne consultation à l'office de tourisme de Bali,
puis direction Kuta Beach : sables fins et admirables bordés de cocotiers face
à l'océan indien, attraction des amateurs de surf, masseuses, pour ne parler
que de la plage. Jalan Legian (Avenue "Legian"), épicentre de
l'activité touristique à Kuta, bourrée de magasins, de restaurant et de
boites de nuits. Je prends un hôtel dans ce quartier, tout près de la stèle mémorielle
dressée sur le lieu de l'attentat à la bombe d'octobre 2002, qui a fait plus
de 200 morts à majorité des touristes.
A Bali, il faut faire attention pour éviter de marcher sur des offrandes aux dieux dont certaines sont déposées par terre.
Kuta est une vraie concentration de touristes et de services touristiques : excursions dans les sites naturels ou vers les îles paradisiaques, activités nautiques et sub-aquatiques, il y a de tout, même le saut à l’élastique. Ce, sans oublier les innombrables salons de beauté et de massage, certains formidables, il faut prendre son temps pour choisir un bon, chercher ceux qui ont un sonna ou autres facilités.
Vu l'affluence de touristes vers les îles Gili et Lumbok, toutes près et très réputées pour être des paradis sur terre, je n'étais pas chaud pour y aller. J'ai eu raison d'après des touristes avec qui j'ai discuté et qui connaissent : trop de monde et on peut voir les tortues et les palourdes géantes ou les beaux fonds marins dans d'autres endroits et en mieux. Ce qu'ils disent est vrai mais ces autres endroits sont loin et on ne trouve pas facilement autant d'attractions touristiques dans une même localité.
29 septembre : Arrivé à Ubud
Je dois prendre le bus à 11h30 pour partir à Ubud, un village très réputé, et il est sur la route de la plupart des lieux intéressants à visiter à Bali. Je prends mon petit déjeuné à l'hôtel, je sympathise avec un copain du réceptionniste, puis négociation pour qu'il me conduit en moto vers une plage à une dizaine de kilomètres de Kuta, pour faire un peu de parasealing (parapente sur mer). Je retourne à temps pour mon bus.
Ubud,
the Best. Village tranquille à 700 m d’altitude, entourée de belles rizières
interminables, restaurants et bungalows très agréables et pas cher, tout est
admirablement bien travaillé en bambou, en paille, en pierre et autres, et la
grande moitié du village est constituée de temples hindouistes. A noter
qu’un temple hindouiste sert de lieu de culte, d’administration, ou
d’habitation. Bali en compte plus de
10.000.
A
Jalan Jembawan, qui donne sur Jalan Raya,
l'avenue principale de Ubud, je prends un admirable bungalow dans un magnifique
temple : Hai home stay (photo à
droite de l'entrée de Hai, et à gauche plus haut c'est l'intérieur).
Sauf que pour rentrer la nuit il faut faire
attention aux troupes de chiens dans les quartiers de Ubud.
Les petits lézards et les chiens vivent très
bien dans ce village.
1 Octobre : Ubud, la belle vie
Après un sommeil serin, je trouve un panier de fruit devant le bungalow et un thermos d’eau chaude avec des sachets de thé. Petit déjeuné dans la résidence, je demande au serveur lors de mon petit déjeuner une location de vélo, il est livré avant que je finisse de manger, pour un prix dérisoire fixé approximativement. Direction quelconque avec le vélo, il parait que tout est à voir. La belle vie !!
Monkey
forest. J'apprendrais qu'il faut cacher ses lunettes quand on s'approche trop
d'un singe. Il y en a même qui sont super entraîné pour t'arracher la
bouteille d'eau ou tout ce qui est mangeable, porté dans la main, et même dans
les poches.
Je me suis bien marré dans un endroit précis de la forêt, où chaque touriste qui passe se fait arracher sa bouteille d'eau par les signes, il suffisait de d'attendre et de regarder venir. Ce qui est marrant c'est qu'on voit les touristes venir et on sait ce qu'il allait se passer, on leur crie " Faites attention ! ! Votre bouteille d'eau ! ! ", mais les signes ont déjà fait leur coup avant même que le touriste réalise.
Les singes ont tendance à afficher une agressivité en montrant leurs dents lorsqu'on s'approche d'eux, mais ils ne font aucun mal. J'ai même réussi à renverser la situation, quand j'ai rugis en montrant mes dents à un singe il s'est enfui plein de trouille, ca m'a même amusé de courir derrière lui, jusqu'à ce qu'il monte dans un arbre. Il est le plus fort.
Un salon climatisé sur les chemins torsadés d’Ubud, un plaisir après un bon bout de chemin en vélo. Je ne sais pas ce que je bois, mais on m’a promis qu’il contient du lait, c’est le plus important, ca me manquait tellement !
Tournée
dans la banlieue. Verdure et chemins interminables dans un calme exaltant,
luxueuses résidences de campagne, magnifiques rizières, villageois campagnards
très typiques et d’une gentillesse indescriptible, de l’artisanat comme
jamais vu, … comment faire pour quitter ce village pour continuer mon voyage ? !
Il y a des endroits meilleurs que Ubud, et certainement encore meilleurs dans d’autres îles, mais les touristes préfère là où il y a du monde, ils se sentent plus en sécurité. Il est question aussi de facilités touristiques.
Le
soir, un Capcay avec un jus de citron dans un restaurant, très mignon avec son
ensemble fait de bambou et de paille. A Ubud il y a l'embarra du choix
pour les restaurants, certains offrent un rapport qualité prix très appréciable.
Les plus luxueux sont dans Jalan Raya et Jalan Monkey Forest, d'autres dans les
alentour sont moins cher et pas moins bien.
Une réservation pour un water rafting demain, pour 200.000 Rps, bonne affaire par rapport aux 300.000 et plus chez d’autres.
Ce
soir, spectacle Kecak (ketchak). Une danse qui raconte une légende ancienne,
effectuée par une centaine de danseurs et quelques danseuses sous la lumière
d'un grand candélabre, sans musique ni sono, que la voie des danseurs qui imite
les cris de l'armée des singes (écouter
un extrait). Avec le ticket d'entrée on trouve un récit de la légende.
Juste après un deuxième spectacle, une démonstration de marche sur braise d'écorces
de noix de coco en incandescence, mais le beau c'est quand le danseur donne de
très forts coups de pieds sur les tas de braises et les touristes aux premiers
rangs se lèvent pour s'éloigner. à la fin on nous demande si un volontaire
souhaite marcher sur la braise.
Après le Kecak, j’assiste à une cérémonie hindouiste de la pleine lune dans le grand temple d’Ubud. Je me contenterais du spectacle des gosses puis des marionnettes, on m’interdit l’entrée au temple sans le Sarong, tissu pour couvrir le bas du corps.
2 Octobre : Water rafting au nord de Ubud
Rafting (descente de cours d'eau en radeau pneumatique), en compagnie d’un jeune couple français marié depuis 5 jours. Les chutes et les tamponnements avec les rochets sont sensationnels, en marche avant ou arrière, avec des douches parfois froides parfois chaudes qu’on se ramasse près des parois du canyon, en passant par des rideaux de racines d’arbres et autres plantes, expérience mémorable. Après, il fallait faire les 452 marches d’escalier (oui, je marchais en comptant, ca aide) pour sortir du canyon et retrouver le buffet, un déjeuné bien soigné.
Le soir, au même restaurant d’hier, je retrouve un couple français qui vit ici, en compagnie d’un autre couple français en séjour. Le Nord de l’Inde est un monde à découvrir d’après Laurent. Des histoires de vieux qui vont dans un lieu sacré pour dormir dans des niches, y mourir, et y être incinéré, et des chiens qui sont à l’affût de viande fraîche, et qu’on voit parfois avec un morceau de bras ou de jambe. Plein d’autres histoires, difficile à relater, il faut voir par soit même, un jour.
Laurent me parle un peu de la religion hindouiste. Tout compte fait, plus on en sait et moins on comprend. L’hindouisme n’a pas un concept unique, il diffère d’une région à une autre. Il est influencé par les autres religions (l’islam en Inde, par exemple) et par les histoires locales. Conclusion, l’hindouisme au Nord de l’Inde, au Sud, au Cambodge, etc, n’est pas le même.
3 Octobre : Lac Batur et Temple Besaki
Un circuit avec une agence de voyage, en compagnie d'une française et de deux néerlandaises : Lac Batur, j'ai vu mieux, puis Besaki, le plus grand temple hindouiste de Bali, en amont d'une colline, assez intéressant.
On
est obligé de porter le Sarong pour pénétrer un temple hindouiste. Moi et
marie (la française) on se partage la tâche de trouver la boutique qui propose
les sarong les moins cher. En voyant notre méthode les boutiquiers baissent les
prix peu à peu de 45.000 à 15.000
Rps, Ok. Bonne
affaire ! ?! Je ne sais pas car après la visite du temple, sur le chemin du
parking, il y en a un qui nous a proposés les mêmes pour 10.000
Rps.
Besaki est aussi une concentration d’opportunistes qui proposent leurs services de guide, que les touristes ont habitués à une crédulité accomplie et des pourboires de fortune. Au guichet lors de mon achat du billet d’entrée au temple, je demande où est l’entrée et un plan du site, on essaye de nous imposer un guide et en plus à un prix renversant, le coût d’une semaine de séjour dans l’hôtel où je suis. Ce genre de visite nécessite un vrai guide formé si on s’intéresse aux détails, quand on est déjà initié au sujet, et si c’est pour les chemins on ne risque pas de se perdre, contrairement à une visite d’une forêt ou une petite ville par exemple où un jeune qui connaît la région peut nous être très utile.
Une scène insolite, des jeunes qui entourent deux jeunes japonaises pour leur proposer de les accompagner en moto le long de la montée vers le temple. Une des japonaises montre un billet de 20.000 Rps pour demander qui accepte de les prendre à ce prix. Dire qu’à Ubud, pour 25.000 Rps je loue une moto pour toute la journée de demain, livrée à l’hôtel.
Les indonésiens sont très gentils et plusieurs fois je me suis senti embarrassé devant leur amabilité, du moins ceux que j’ai rencontré, Java et Bali. Néanmoins, aux endroits les plus touristiques on trouve plein d'opportunistes et souvent ca pue l'arnaque, c'est légitime après tout, aussi parfois leur secours peut être très profitable.
A la fin du circuit nous avons visité aussi des plantations. Pour la première fois je vois la vanille sous sa forme naturelle, si ce n'est pas l'odeur que j'ai reconnue, je ne l'aurais jamais cru, le Cacao c'est pire, ni le goût ni l'odeur n'ont de rapport avec ce que je connais du Cacao.
On nous explique aussi comment on fait le café balinais avec leurs méthodes traditionnelles, le cacao et autres, et nous font même goûter gratuitement, pour nous inciter à acheter. Le Cacao est pas mal, mais très différent de celui que je connais, personnellement je préfère ce dernier.
4 Octobre : Visite de la banlieue de Ubud
Il est agréable de voir qu’on peut louer un scooter sans aucune caution, et j’ai même pas de permis de conduire valable en Indonésie. Ont peut aussi louer une voiture pour 200 ou 250.000 Rps par jour, et il est possible aussi d'obtenir un permis de conduire.
Grande
visite motorisée des alentours d’Ubud, banlieue interminable. C’est
hallucinant la multitude d’ateliers et de magasins d’artisanat qu’on peut
trouver, je profite des prix business pour faire quelques achats.
Je m’offre un tatouage sur l'épaule de l’image de Baroung, l’esprit de Bali. 3 heures de torture.
Je reviens au restaurant habituel pour dîner, ca sera un bon plat de riz noir. Je fais la connaissance au restaurant de Eric, un américain. Discussions interminables, jusqu’à 1h30 du matin dans les ruelles d’Ubud.
5 Octobre : mon premier repas avec du pain depuis 3 semaines.
Ma prochaine destination, Amed, pour faire de la plongée sous-marine. Je reporte mon départ à cause du Tatouage, il ne doit pas être touché par l’eau pendant au moins 4 jours, et surtout par l’eau de mer.
Pas mal le magasin des produits médicinaux. Du miel blanc et autres trouvailles, mais surtout, du pain. Dire que ce magasin est dans la même rue que ma résidence, et je passe tous les jours par-là depuis 4 jours. Du pain pour mon dîner, quelle joie !
Aujourd’hui, visite des libraires, bijoutiers, magasins, etc. Très intéressant.
Dans le même restaurant qu’hier, dîner avec Eric. Pour moi ca sera une soupe de légume avec ma précieuse baguette de pain, jusqu’à la dernière miette dans l’étui.
Je fais une virée au restaurant où travail Mèdè, l’employé de l’hôtel, il n’y était pas, je commande une bière et l’attends. Seul client dans ce restaurant, je fais connaissance avec la serveuse, une très charmante fille de 19 ans, avide de connaissance avec une fantastique volonté d’apprendre, très courtoise et timide, ravissante avec la fleure qu’elle a sur l’oreille. J’apprends ma plus longue phrase en indonésien : « Hidup itu indah », qui veut dire « la vie est belle ».
6 Octobre : le village d’Amed, la côte Est de Bali
Arrivé à Amed, un village perdu. Je ne profite pas des paysages sous-marins de la côte, à cause de mon tatouage toujours, sinon, rien à voir à Amed. Ca ne sera pas gratuit, je fais une charmante connaissance, Larissa.
7 Octobre : le village de Tulamben
Je profite du déplacement du couple français avec qui j’ai fait connaissance en route depuis Ubud, pour partir gratuitement à Tulamben, un village tout près.
Plongées sous-marines demain matin. Merci de m'avoir cru sur parole, je craignais de rester frustré car je ne l’avais pas amenée avec moi ma licence internationale de plongée sous marine (CMAS).
L’après-midi à la plage, quasi vide, avec Larissa et sa copine Aurore, une ravissante française très sympathique.
8 Octobre : Plongée sous-marine, retour à Kuta
Plongée
le matin pour voir l’épave du bateau américain coulée par un sous-marin
Japonais lors de la 2ème guerre mondiale, et une deuxième l’après-midi
pour explorer un tableau sans bornes de corail. Un rêve, des poissons
multicolores et des coraux fabuleux, par
moment je crois être dans un aquarium artificiel. Sur la photo, vous
voyez les filles qui portent nos bouteilles de plongée, le lieu de plongée est
assez loin de l'hôtel quand même.
Après la plongée, sur le chemin de retour au bungalow, je discute un peu avec un oiseau. « Hello »… « Bay », il parle !
Nous retournons à Kuta après le déjeuné, ensemble à trois.
Je trouve finalement dans ces ruelles des salons de massages avec scrub, flower oil, etc. Quand je pense à mon premier passage à Kuta, et la torture subi par la vielle femme névrosée.
Il me reste 8 jours de mon séjour en Indonésie, je dois quitter Bali, je fais le tour des agences de voyage. Mal tombé, c’est le week-end demain et tous les vols sont à des pris exorbitants, et pas de desserte maritime d’ici pour aller à Kalimantan (Bornéo), juste qu’il faut aller à Surabaya (Java Est) pour les liaisons maritimes, avec aucune information d’agenda. Il ne me reste qu’à arranger mon transport pour demain matin : Direction Surabaya, départ de Ubung Terminal (Denpasar). Au moins je m’approcherais de Jakarta, puis on verra.
L’agence de transport « Perama » propose comme d’habitude les meilleurs tarifs.
Je choisis le bus de 19h00 pour demain, passer la nuit dans le bus vaut mieux que d’arriver tard le soir et chercher un hôtel, vu les horaires d’arrivées.
9 Octobre : Départ vers Surabaya, Java Est
Etant seul pour un départ vers Denpasar, il faut être au moins deux personnes pour louer un transport vers Ubung, je décide de marcher un peu à pied et prendre le Bemos (fourgon transport collectif). Malheur est bon, je trouve à Ubung des tarifs moins cher pour Surabaya. Moi qui pensais trouver un meilleur taux de change à Surabaya, j’ai été induit en erreur par une baisse importante du $US depuis hier.
Le soir dans le bus, une femme juste derrière moi n’arrête pas de pérorer, avec sa voie aiguë. Après son épuisement, et le mien, elle a dormis par terre dans le couloir du bus.