Voyage en Indonésie (suite)
Java Est, Centre, et Ouest
10 Octobre : Surabaya, et retour à Yogja
Dîner à 2h du matin, c’est compris dans le ticket de bus. Étonnant le vieux qui pour manger tient sont assiette près de sa bouche avec la main, bien qu’il soit à table.
Le port de Gilimanuk (extrême Ouest de Bali), on quitte Bali, le chemin par le ferry est assez court pour Java. Intéressant les gobelets de soupe emballées qu'on vend sur le trottoir, qu'on sert avec l'eau chaude du Thermos.
Incroyable, le bonhomme qui doit marcher sur une planche très étroite pour larguer les amarres du bateau, à deux endroits, et de nuit à fortiori.
On ne s’ennuie pas sur le bateau avec les vendeurs et leurs scènes de présentations de gadgets.
Arrivée à Surabaya à 4h30, heure locale. Je découvre ce que c’est une ville non touristique : personne ne parle anglais, pas d’étranger, pas d’agence de voyage évidente, pas de jeunes pour te proposer leurs services, la fin du monde quoi !
Il faut 1h de trajet jusqu’au port maritime, 20 mn pour trouver le guichet et autant pour pouvoir comprendre les horaires des bateaux. Les dessertes ne sont pas fréquentes, 2 par semaines pour Balikpapan ou Banjarmasin (Katim et Kasel).
« Katim » est l’abrégé de Kalimantan Timur, qui signifie la province de Bornéo Est, et « Kasel » de la même manière pour Kalimantan Selatan, qui signifie Bornéo Sud. En ce moment je suis dans Jatim, autrement dit Java Timur (Java Est).
L’argent devises n’intéresse personne ici apparemment, et ils n’ont pas idée du taux de change, et ceux qui connaissent propose un taux outrageusement bas.
Il me reste juste suffisamment d’argent pour prendre un bus climatisé pour Yogya, à 13h00 (38.000 Rps). Il faut deviner où le bus va charger et bousculer pour avoir une place, je crois que c’est à cause du week-end.
Voilà 7h de trajet dans le bus, pas encore arrivé. Avec les interminables freins secs et démarrages américains du bus, et le bloqueur de mon dossier cassé, je ne cesse de m’allonger et de me redresser malgré moi par surprise.
J’arrive enfin « chez moi », le quartier de sosrowijayan, et je trouve le même jeune homme que j’ai connu en premier dans ce quartier, comme s’il m’attendait, à l’entrée de gang II (ruelle n°2). Il me reconnaît avec joie, confus il croit m’avoir vu l’année passée.
11 Octobre : Départ vers Jabar (Java Ouest), escale à Purwokerto
Les taux de changes à la banque ont baissés par rapport à mon dernier passage ici. Je change 220 $US, en espérant que ca me suffira jusqu’à la fin de mon voyage.
J’achète une paire de pellicules photo pour 23.000 Rps, le prix d’une seule quand j’en achetais à Ubud.
Une virée à l’office de tourisme, ils se souviennent de moi bien que ca ne soit pas les mêmes personnes que j'ai rencontré lors de mon premier passage. Ils ont su ma nationalité sans que je le dise. Bizarre, j'avais fait de l'effet à ce point lors de mon dernier passage !
Direction sans plus tarder Giwanang bus station, et je tiens toujours mon serment de ne plus prendre de taxi à Yogja, donc bus n°4 à l’avenue Marlioboro.
Direction la ville de Pangandaran, escale dans le petit village de Purwokerto, où je passerais la nuit dans un hôtel super propre, à croire que les draps n'ont jamais servis. Mon escale est une précaution de sécurité car j’allai arriver très tard la nuit à Pangandaran.
Étant fort probablement l’unique touriste dans ce village, depuis un bon bout temps peut être, j’ai eu une visite de la police pour vérification de papiers, pour la première fois depuis que je suis en Indonésie. J’en été ravis.
On se marre dans un semblant de restaurant lors de mon dîner. Je ne sais pas si la vielle voulait vraiment coucher avec moi ou elle plaisantait ! Une soirée très sympathique.
12 Octobre : Pangandaran
Arrivé à Pangandaran, après un trajet pénible dans un bus public 5ème classe, en plus avec correspondance, payée en avance, sans ticket. Bus public mais aussi transport de marchandises, avec cordages et attaches parfois difficiles parfois faciles à larguer. Après 4h de route montagneuse j’arrive à bon port, avec un bon coup à la tête dû à la route, je m’en sort bien puisque j’ai évité de justesse de me crever un œil.
Vu la basse saison et un peu de persévérance de ma part, j’arrive à avoir un appartement confortable avec 2 balcons, TV, climatiseur, etc, à 40.000 Rps, à condition de rester au moins deux nuits, Villa Angela. Le plus luxueux hôtel est à 230.000 Rps (330.000 en haute saison).
La
plage est à voir, sables très fins bordée de verdure, en face d’une forêt
qui n’est rien d’autre qu’un parc national, une vraie jungle.
Reconnaissance des lieux : Un marché où on trouve de fantastiques coquillages et pierres précieuses, un artisanat hallucinant d’objet de mer et autres. Sur une multitude de restaurants de poisson de mer, je flancherais sur un restaurant qui offre au menu de pizzas. Dîner, une pizza aux crevettes inoubliable.
Négociation de la journée de demain, Green Canyon. Pas accueillante la vielle de la l’agence de tourisme Lotus, l’agence qui offre les tarifs les moins chers. Je préfère payer plus cher et y aller seul. Location de moto, avec un réservoir à sec, heureusement qu’on trouve des vendeurs de carburant en bouteille sur la route, mais je prends le risque de continuer jusqu’à trouver une station Pertamina (companie pétrolière du pays).
13 Octobre : le Green Canyon et le parc national de Pangandaran
Au
Green Canyon, la catastrophe. Ma batterie d’appareil photo donne son âme au
moment où j’arrive au tunnel et aux endroits les plus beaux, et cette fois je
n’avais pris mon deuxième appareil photo avec moi, comme par hasard.
Après-midi, le parc national, une mini jungle. A voir absolument et pas besoin de guide, sauf qu’il faut se préparer pour une bonne pénétration dans les bois (vêtements, chaussures, etc).
Hâte
de revenir au centre ville, pour manger ma pizza bien garnie, comme hier. La
dernière fois j’ai mangé ma pizza sans sel, aveuglé par la joie de trouver
une pizza, mais cette fois je demande du sel de table. Quelle punaise ! un
semblant de salière avec un trou qui laisse passer plus les grains de riz
qu’on a mis avec le sel que le sel lui-même, on dirait qu’il on fait sécher
de l’eau de mer pour l’avoir ce sel ! je passerais un bon moment à
ramasser les grains de riz que j’ai généreusement parsemé sur ma précieuse
pizza. J’ai déjà refusé de payer une boisson qui est sensée être un
milk-shake, mais la pizza je ne la lâcherais pas !
Mon dernier soir à Pangandaran. Dans un restaurant au bord de la mer, une serveuse vient s’installer à ma table, on discute, et j’apprends qu’ici c’est un restaurant où se retrouve généralement les homosexuels.
En rentrant à mon hôtel, au coin de la rue pour rentrer à mon appartement je suis abordé par Amina. On dirait que tout a été étudié : Au virage du quartier de mon hôtel, proposition de massage sans même avoir de l’huile sur elle, bonne tchatche, etc. Une merveilleuse séance de massage. Elle m’a vider tous mes tubes, je parle de ma crème solaire et crème anti-moustique !
14 Octobre : Bandung
Départ en bus vers Bandung à 9h, arrivé à 15h. Surprise, le numéro de téléphone du Government Tourist Office que j’ai semble être erroné. Je prends un taxi clandestin pour un hôtel près de la gare de train, tous les hôtels corrects sont Full, bien qu’ils soient chers. J’apprends que les villes les plus chers d’Indonésie sont Jakarta, Bandung, Surabaya, Medan, et Denpasar.
Je fais connaissance avec Reni, à la gare de train, une sympathique indonésienne. Rendez-vous demain à 9h.
Aujourd'hui c'est le premier jour de Ramadan (le jeûne). L'île de Java est à grande majorité musulmane, mais on peut fumer une cigarette dehors ou manger, de préférable discrètement, dans un restaurant par exemple. D'ailleurs les restaurant tel que McDo ou les snacks et autres, mettent des rideaux pour la discrétion et le respect pour ceux qui jeûnent.
15 Octobre : visite guidée à Bandung
Je revois Reni comme convenu. Pour la première fois j’ai un guide rien que pour moi, quelle différence ! facilité de déplacement et aucune perte de temps.
Fatigué un peu, je décide de me reposer et j’abandonne mon départ de demain à Bogor. Dans deux jours je dois être à l’aéroport de Jakarta pour mon retour.
16 Octobre : Bandung, sans guide
Visite des deux principales rues de Bandung, Dago et Cempalas. Rien de très spécial à mon goût. Un grand panneau publicitaire de « Carrefour », je le trouve difficilement de l’autre côté de la ville. Déçu, pas de rayon pour l’électronique.
Une chance incroyable : je trouve enfin le bureau de poste pour envoyer les cartes postales que je traîne avec moi depuis Bali, à 10 mn avant la fermeture, un samedi, et moi qui dois prendre le train lundi à 6h25 pour Jakarta - aéroport.
17 Octobre : La cité de l’électronique de Bandung
Un peu de peine pour trouver Bandung Electronique City (BEC), un grand centre commercial de l’électronique, une fantastique caverne d’Ali-Baba pour les amateurs de téléphones portables et de l'informatique.
Dîner japonais à BEC, pimenté, avec les baguettes et tout le reste. Ils sont admirables les Japonais à table, du moins les Japonaises.
17 Octobre : Jakarta Airport
Départ vers Jakarta, arrivé à la gare de Gambir je prends le bus vers Seokarno Hatta Airport.
Il est 11h30 et mon vol est à 14h45. Il me reste un peu plus de 100.000 Rps, je n’ai pas envie de les garder sur moi, je les dépenses n’importe comment : un petit souvenir, un déjeuné copieux juste pour essayer des plats, un journal à 20.000 Rps, des beignets et des jus. Puis, au guichet d’embarcation pour avoir la carte d’accès, on me demande de payer 100.000 Rps de taxes d’aéroport, je me mets dans tous mes états. Et il n’y aura pas de « diskount » cette fois ci !
Je déguste mes dernières cigarettes avant le vol, je n’arrive pas à mesurer les souvenirs inestimables que je garderais de ce formidable voyage. Je suis convaincu que cela viendra avec le temps, même longtemps après.
Une chose est certaine, je dois revenir dans ce merveilleux pays, un empire de richesses naturelles et culturelles.
Je me suis promis de mettre sur Internet d'autres photos, car les plus belles ne sont pas encore publiées, et ben ouaip !
Adnane