Saison 95 chez Ferrari (5e au championnat du monde)
La saison 95 fut l'une des saisons ou Jean Alesi fut le plus spectaculaire. Ce fut aussi la saison de sa premiere victoire. Malheureusement les Ferrari ne pouvaient pas aller chercher les Williams et les Benettons a la réguliere, ces dernieres étant tout deux equipées du moteur Renault. Cependant, il existait deux types de course en 95. La premiere etait une course qui se jouait entre la Benetton de Schumacher et les Williams de Hill et de Coulthard, alors que les Ferrari se "trainaient" derriere, devant parfois battailler contre Hakkinen ou Herbert, ou meme Barrichello. Le deuxieme type de course était une course ou les Ferraris jouaient un role importants, et ne faisaient pas que de la simple figuration. Ce type de course était plus courant en 95, grace au talent de Jean Alesi et de Gerhard Berger.
Au Brésil, les Ferrari se trimballaient ensemble sans déranger les leaders, et Jean Alesi, apres s'etre qualifié 6e, terminait 5e derriere Hakkinen, 4e, et Berger, 3e. Les deux premieres voitures furent disqualifiées, puis reclassées quelques semaines plus tard.
En Argentine, Jean fit encore une fois une superbe course. Il partit 6e, mais fut impliqué dans un grand carmbolage au départ. Heureusement, un deuxieme départ fut donné, et Jean put repartir. Il ne fit qu'un départ moyen mais passa 5e lorsque Hakkinen eut des ennuis avec Irvine. Jean dépassa Salo au 7e tour, et commenca a faire le forcing. A tel point qu'il fut capable de rouler beaucoup plus vite que Schumacher, et de prétendre a la victoire. Hill, leader, continuait d'attaquer et conservait sa premiere place, mais Jean cueillait un nouveau podium, derriere Hill, mais devant Schumacher.
A Imola, ce fut le jour de gloire de Ferrari. Surtout quand Berger se placait 2e en qualification. Jeannot, lui, n'était que 5e. La course commencait sur une piste mouillée, et les pilotes partirent en pneus pluies. Mais la piste s'asséchait vite, et ce fut dans les premiers tours que les pilotes passerent au stands pour mettre des "slicks". Schumacher restait en tete jusqu'a son ravitaillement, puis il sortit de piste peu apres. Berger, 2e en début de course, fut le premier des leaders a changer de pneus, et il émergait en tete lorsque les Williams et notre Jeannot chaussaient des slicks a leur tour. Malheureusement la fete ne durait pas longtemps, et Berger cala son moteur lors de son deuxieme arret, et perdit 27 secondes. Il chuta 4e. Jeannot, quant a lui, montait en 3e position, mais se battait comme un beau diable contre Coulthard, pour le profit de la 2e place. Et la tres spectaculaire bataille dura longtemps, sans décider un vainqueur. Mais Coulthard fut appelé a son stand pour purger une pénalité de dix secondes, et Jean accédait a la 2e place. Il parvint a la garder jusqu'a la fin de la course. Berger revint a la 3e place lorsque Coulthard éffectua son dernier arret.
En Espagne, notre Jean se qualifia 2e. Il commenca bien sa course, s'installant a la 2e place. Schumacher creusait l'écart, mais Jean ne comptait qu'attaquer vraiment pendant la deuxieme partie de la course, donc rien n'etait perdu. Malheureusement, Jean eut un probleme de moteur et dut abaondonner sans avoir eut la possibilite de défendre ses chances. Encore une fois notre Jean s'était fait rattraper par la malchance.
A Monaco, le départ fut une catastrophe car Jean, Gerhard, et David Coulthard s'accrocherent et bousillerent tous les trois leurs voitures. Heureusement, on fit arreter la course, et les pilotes purent repartir. Damon Hill menait la course devant Schumacher, mais notre Jean (et Gerhard derriere lui) était retenu par Coulthard. Quand ce dernier abandonna, le chevalier d'Avignon passa donc 3e, puis 2e un petit peu plus tard quand Hill s'arreta: Hill (et Gerhard) était donc programmé pour faire deux arrets et Schumacher et Alesi, un seul, et c'est le bon choix. Notre Jean assurait le spectacle, bien sur, et rattrapait le chevalier de la maison Schumacher (de ce fait signait le meilleur tour en course), lorsqu'il s'accrocha avec Brundle, auquel il prenait un deuxieme tour...
Au Canada, Jean se qualifia seulement 6e, mais prit l'avantage sur Berger au depart. L'abandon de Coulthard au premier tour propulsa notre Avignonnais 3e, puis 2e lorsqu'il dépassait Damon Hill quelques tours plus tard. Et notre Jean resta en 2e position longtemps, mais aux trois quarts de la course, la Benetton de Schumacher semblait avoir un probleme! Le pilote allemand passait au stand, offrant donc la victoire tant attendue a notre Jean!
Le Grand Prix de France n'allait pas etre aussi joyeux pour notre chevalier de Provence. Jean n'eut pas vraiment l'occasion de régler sa voiture pour la course, parce qu'il pleuvait pendant le warm-up. Parti 4e, Jean Alesi acharné termina donc 5e, derriere les Williams, derriere la Benetton de Schumacher, et derriere la Ligier de Brundle.
En Angleterre Jean se qualifia 6e seulement. Mais le grand chevalier de Provence réalisa un superbe depart: au premier virage il se placait 2e!! Sa resistance a Schumacher (3e derriere lui) fut héroique, mais la malchance frappa encore une fois avec de mauvais ravitaillements: lors de son premier arret, il perdit deux places, et il en perdit une autre lors de son second. Il se retrouva donc a la 5e place, derriere Hill, Schumacher, Herbert, et Coulthard. Hill et Schumacher s'accrochaient, et Coulthard écopait d'une pénalité de dix secondes, ce qui faisait donc que Jean Alesi peut se placer 2e apres ses ravitaillements malheureux. Le vainqueur fut Johnny Herbert, sur la deuxieme Benetton.
En Allemagne Jean ne se qualifia que 10e. Il commenca une belle remontée: il prit la 9e place apres le malheureux abandon de Hill, le grand chevalier Anglais; ensuite, Jean dépassa successivement Herbert et Blundell, et s'empara de la 6e place apres l'arret de Berger. Sa course fut malheureusement interrompue par un nouvel abandon(moteur), lors du 13e tour Gerhard quant a lui, fit une belle course: son resultat final fut 3e, malgré une pénalité de dix secondes pour départ anticipé.
La Hongrie n'allait pas réussir a Jean. Parti 6e, il perdit une place au départ au profit de Brundle, mais il émerga 4e apres son premier ravitaillement. Une nouvelle fois, il fut trahi par son moteur. Gerhard, lui, termina 3e, non sans avoir profité de l'abandon de Rubens Barrichello a 50 metres de l'arrivée.
La Belgique fut une nouvelle déception pour Jean, meme s'il était vraiment dans le coup. Alors que Hill et Schumacher, les deux rivaux, ne se qualifiaient seulement 8e et 16e (pourtant ils gagneront quand meme la course!), Ferrari monopolisait la premiere ligne, avec une pole pour Berger. Ce dernier manqua son départ et Herbert s'emparait de la premiere place. Pas pour longtemps, car Jean la lui substilisait au 2e tour, apres un superbe dépassement. Mais, 2 tours plus tard, Jean dut abandonner une nouvelle fois(suspension cassée): sa malchance éternelle avait encore frappé.
L'Italie fut tres dramatique. Dramatique pour Hill et Schumacher, qui s'accrocherent une nouvelle fois, dramatique pour Berger, qui abandonna a cause d'un infortuné "coup du diable", et dramatique pour Jean Alesi, qui abandonna sur une erreur du team. La course avait pourtant bien commencée, surtout pour David Coulthard, qui, malgré avoir calé au premier départ, put repartir et mener la danse devant Berger qui avait surpris Schumacher au départ. Ce dernier était en bataille avec son rival Hill, et Jean Alesi s'était placé 5e, mais tres pres de ses concurrents. David Coulthard abandonna environ au premier tiers de la course, et Schumacher et Hill s'accrocherent un petit peu avant les ravitaillements. Alesi revint en tete, apres avoir passé son coéquipier lors de ces meme ravitaillements, ravitaillements infortunés puisqu'un mecanicien Ferrari avait mal fixé une caméra sur la voiture de Jean Alesi. Cette caméra se détacha de la voiture de Jean pour aller se planter dans la voiture de Gerhard. Un vrai "coup du diable", d'autant plus que Jean allait abandonner un peu plus tard... sur une rupture de roulement de roue. Herbert, quant a lui, émerga en vainqueur devant Hakkinen et Frentzen.

Le Portugal n'allait rien apporter de bon a Jean Alesi. Coulthard remportait sa premiere victoire devant Schumacher et Hill, et Berger et Jean furent 4e et 5e, et bien derriere les Renaults. Cependant, en course, Jean fut ordonné par Ferrari et par Jean Todt de lever le pied pour laisser passer Berger. Jean était furieux: le soir meme il organisa une conférence de presse pour exprimer sa fureur, et il récolta une amende de 1 million de francs, par Ferrari.
Au Nurburgring, Jean fut étincelant. Cette course-ci fut une nouvelle superbe performance du chevalier de chez Ferrari. La piste était tres humide, mais Ferrari choisit de faire partir Jean en slicks. Les autres pilotes choisirent des pneus pluies. Lorsqu'ils durent s'arrter au premier quart de la course pour troquer leurs pneus pluies contrent des slicks, Jean ne dut pas s'arreter, et émerga en tete. Il disparut de la vue de ses rivaux, et compta 43 secondes d'avance sur eux vers le milieu du Grand Prix. Apres son unique ravitaillement, Jean repartit en tete mais Hill tenta un dépassement sur l'Avignonnais. Les deux voitures s'accrocherent, mais Jean poursuivit sa route... Malheureusement, la piste s'asséchait. Ferrari, qui ne se portait pas mieux depuis le Brésil, ne faisait pas le poids avec Benetton et Renault, et Schumacher venait subtiliser la victoire a notre Avignonnais a 3 tours de l'arrivée. Ce fut une défaite pour Jeannot, mais il est important de préciser qu'il portait des pneus slicks sur une piste mouillée; il ne sortit pas de la piste, et ne perdit aucune place dans les premiers tours.
Rien de spécial au Pacifique ou Gerhard et Jean terminerent 4e et 5e a un tour. Assez similaire au Portugal... meme si Jean put se battre avec les leaders en début de course parce qu'il avait un train de pneus neufs. Il sut bien profiter du "mano a mano" Hill-Schumacher pour se hisser en 2e position, derriere Coulthard. Malheureusement, il perdit une place lors de son premier ravitaillement, et encore une autre lors de son 2e arret. Finalement, il se fit passer par Berger. Schumacher fut le vainqueur de la course, devant les Willams-Renaults.
Le Grand Prix du Japon 1995 fut la plus belle course de Jean Alesi... meme si elle se termina encore par un nouvel abandon. Jean avait déja commis l'exploit de se qualifier 2e. La course commenca sous la pluie. Jeannot manqua son départ, mais il fut néanmoins pénalisé pour départ anticipé. Absurde. Jean s'arreta encore une fois pour chausser des pneus slicks (meme si la piste était encore mouillée), cela au 5e tour. Mais il dut passer dans la terre pour éviter l'encombrant Lamy, et de ce fait fut forcé de repasser au stands pour remettre de nouveaux pneus. Et malgré tout ces ennuis, Jean remonta deuxieme en 4e tours. Il multiplia les meilleurs, et revint au contact de Schumacher. Hélas, mille fois hélas, la Ferrari de Jean casse lors du 24e tour.
Les Williams dominerent l'Australie, et Hill fut le grand vainqueur. Jean et Gerhard donnerent du fil a retordre a Schumacher en début de course, puis Jean s'accrocha avec le pilote de la Benetton. Gerhard monta jusqu'a la 2e place avant d'abandonner(moteur).
1995 fut la derniere année de Jean Alesi chez Ferrari, car il avait signé chez Benetton pour 96 et 97 lors du Grand Prix de Hongrie. Entre temps Jean se facha avec Jean Todt, l'un des principaux personnages de l'équipe Ferrari. Jean fut particulierement agacé lorsque Todt lui ordonna de laisser passer Berger lors du Grand Prix du Portugal. Pour Jean, c'était clair, il ne reviendrait pas chez Ferrari avant un bon bout de temps.
La meilleure course de Jean (en mon opinion):
Le Grand Prix du Japon. A part ca j'aimerais signaler ses performances a Monaco et au Nurburgring, et aussi sa victoire au Canada.