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[McGuliver semblait replacer les
pièces du casse-tête vingt-cinq morceaux de la tour de Pise dans sa
tête.]
- Mais si vous avez 90 ans et que vous êtes marié à Couture depuis
vingt-cinq ans...cela veut dire que vous l'avez rencontré à 65
ans...alors que Couture devait en avoir à peine vingt...
- C'est exact, McGuliver...
- Mais puisque vous n'aviez pas encore commencé à vous sevrer du
flux de Couture, vous deviez avoir l'air...disons... plus vieille.
- En plein ça....
- Mais Couture...
- Que voulez-vous patron, je les ai toujours préférées dans la fleur
de l'âge.
- Mais vous ne vous surpreniez pas que, plutôt que de vieillir,
votre femme avait toujours l’air de plus en plus jeune.
- Bah ! Vous savez...les femmes de nos jours, avec tous les produits
de beauté qu'elles se procurent chez Brunet... qui peut savoir leur
âge véritable ?
[Au moment ou McGuliver vint pour gifler Couture avec la mousse
de ses bas, une personne pénétre à l'intérieur de la salle de
cérémonie. Elle portait un masque de zèbre mais le reste de son
corps potelé trahissait qu'il s'agissait d'une femme. Gisèle
l'accueille avec enthousiasme.]
- Ah ! Enfin...Vous voilà ma chère. Comment était le trafic sur la
Capitale ?
- Pas si pire... mais comme j'ai été obligée de changer de
voiture... cela a été plus long que prévu.
[Au moment où elle dit cela, la personne se dévoile en jetant son
masque de zèbre dans une rivière de feu qui coule dans la pièce.]
- GINOU !!!
[Les deux hommes restèrent
aussi surpris qu'une nonne qui se fait pincer une fesse par le curé
de la paroisse.]
- Eh oui, c'est moi, Ginou. Je suis la déesse de la perversion des
francs-maçons. J'avoue que je remplis très bien mon rôle. Enfin,
personne ne se plaint.
- Mais... Ginou... Comment cela ce fait-il que je n'ai pas été au
courant de votre implication dans cette société !?
- Écoutez McGuliver, vous n'êtes qu'un simple disciple de la secte.
Votre promotion était conditionnelle a votre efficacité à garder
Couture dans le droit chemin tortueux de notre secte. Vous avez bien
failli tout faire échouer. Mais nous avons tout rétabli, par chance
pour vous. Maintenant, levez-vous et approchez, votre sacrement va
se faire immédiatement. Vous allez devenir un franc-maçon.
- Mais... patron, je croyais que... Je ... je suis complètement
confus ?
- Écoutez Couture, jamais vous n'auriez été engagé dans mon
entreprise. Voyons, vous aviez un CV moins complet qu'un enfant
diplômé de sa garderie... Mais les francs-maçons m'ont fait une
offre que je n'ai pu refuser. Un si magnifique stylo... Tout cela
pour quoi ? Seulement pour vous engager, et vous faire chier le plus
possible.
- Mais, alors... pourquoi m'avoir protégé, aujourd'hui ?
- J'ai été très en colère de voir que vous aviez volé mon stylo.
Alors je voulais regagner votre amitié et le récupéré, mais vous
avez pris le billet de mille dollars.
- ??
- ????
- ?!?!?!
- ? ? ?
[Tous et chacun se regardèrent avec un air hébété, personne ne
réussissait vraiment à cerner l'implication et le rôle de McGuliver
dans cette histoire. Lui-même le savait-il ?]
- Un jour j'en ai eu assez de payer pour la tuyauterie que vous
foutiez en l'air à toutes les semaines... Mais en même temps, devant
le refus des francs-maçons de me donner ma promotion, j'ai eu pitié
de vous...
- Mais... alors ? Êtes-vous avec moi ou avec eux ?
- Oui, avec nous ou avec lui ?
- Couac ! Couac !
- ... Vous savez Couture... Ce document... cette lettre qui se
trouvait dans ce colis ?... Et bien il contient la réponse à votre
question...
[Sans plus tarder, Gilles saisit la lettre qui, de façon
télépathique, ne cessait de l'inviter à la déflorer avec violence.]
- J'ouvre la lettre.
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