! Vulgairement vôtre ! – Humour, jokes, blagues, parodies, scripts rejetés, métiers insolites, nouvelles inédites, pensées étranges, humour noir et décapant, vulgarités, amusant, joke de sexe, jokes cochonnes, blague, gags, gag, sex, parodie, script, métier insolite, nouvelle, pensée étrange
 








Cauchemord

 
 

partie 1: L'aquarium

page 2

Bob : De quoi est-ce que je suis accusé, exactement ? On m'a jamais rien dit de vraiment précis. Tout ce que je sais, c'est qu'il y a deux semaines environ, je m'étais assoupi dans le fauteuil devant ma télé alors que je regardais paisiblement pour la douzième fois de la soirée la même info-pub d’un produit capillaire à base de pisse de mouton quand y a une meute de chiens-policiers qui a défoncé la porte de mon appartement, mangée tout le steak haché qui avait dans mon frigidaire, avant de me sauter dessus pis de me traîner à l'extérieur de mon bloc, où une douzaines de policiers, accompagnés d'un tank de l'armée, m'attendaient pour me conduire dans cette maudite prison, comme si j'étais le diable en personne. On m'a jamais dit ce dont j'étais accusé, on m'a jamais lu mes droits, on m'a jamais donné la chance d'appeler un avocat et le pire, c'est qu'on m'a jamais donné l'opportunité d'aller chercher quelques trucs personnels à la maison pour emmener avec moi comme ma crème anti-boutons rectaux dont j'ai absolument besoin. Je vais vous faire grâce de l'état de mon anus en ce moment sans cette damnée crème.

[L'avocate tira de toutes ses forces sur un lourd tiroir à deux bouts par lequel il était possible de passer des trucs à travers la vitre de pellicule. Elle fouilla dans son vieux sac à main en cuir avec des franges et jeta dans le tiroir un tube bleu qu'elle en avait tiré. Elle poussa sur le tiroir.] 

Myriam : Voici un tube de ma réserve personnelle de crème anti-boutons dans le cul. Cela soulagera vos démangeaisons.

Bob : Je vous remercie infiniment, maître Dupuis.

[Bob s'empara du tube et se prouteprouta une grosse motte visqueuse de crème nauséabonde dans sa main droite - main qui disparut immédiatement dans la noirceur inquiétante de son arrière-train. Bob parut soulagé au point de l'extase.]

Myriam : Pour en revenir à votre cas. Je comprends que vous vous interrogiez sur le pourquoi de votre incarcération. Après tout, la plupart des grands psychopathes de l’histoire n'ont jamais vraiment eu conscience de ce qu'ils faisaient. Ils ne croyaient pas avoir quoi que ce soit à se reprocher. C'est un classique.

Bob : Mais moi je ne suis pas un psychopathe. Non ! Non ! Je suis doux… doux comme un agneau.

Myriam : Silence avec ces agneaux. Ne prononcez pas leur nom. Surtout dans la situation dans laquelle vous êtes. Cela pourrait vous porter malheur.

Bob : Désolé.

[À ce moment, le directeur de la prison se ramena, accompagné d'un régiment de gardiens.]

Lapierre : Cet entretien est terminé. Le détenu Brochu doit se préparer à aller au lit, maintenant.

Myriam : Mais nous n'avons pas terminé nos affaires lui et moi. C'est un scandale !

Lapierre : Vous êtes chez moi, mademoiselle, et c'est moi qui décide de qui doit parler avec qui et pendant combien de temps. Cet entretien est terminé. Messieurs, veuillez reconduire cette femme à la sortie, ensuite, vous borderez Brochu pour la nuit. Et assurez-vous d'employer toute la force nécessaire afin de lui faire entendre raison. Nous ne voulons plus que des incidents regrettables comme le meurtre crapuleux du détenu Hugo Hugo ne se reproduisent.

Myriam : Je vais revenir, Robert. Je vous le promets.

Bob : Je vous aime, Myriam. Ne me quittez pas.

[Les gardiens empoignèrent l'avocate et l'emmenèrent en direction de la sortie. Alors qu'elle passait devant le directeur Lapierre (qui la toisait d'un air supérieur), elle lui éternua (par accident) une grosse motte verte en pleine figure. Bob en rigola d’ailleurs un bon coup.

Après avoir violemment souhaité bonne nuit à Brochu, les gardes et le directeur quittèrent les lieux.  

Bob se retrouva à nouveau seul avec pour unique compagnon une toilette puante qui ne flushait pas. La forte odeur fécale qui s'en échappait lui rappelait d’ailleurs les terribles problèmes intestinaux dont il était affligé, mais du même coup l'incroyable soulagement qu'il aurait à remplir cette horrible bole, jour après jour.  Bientôt, les lumières du couloir adjacent furent éteintes. 

Bob se mit à lécher ses plaies tendrement dans la pénombre jusqu'à ce qu'un sifflotement nonchalant n'éveille sa curiosité. Cela venait de l'extérieur de sa cellule. Il se leva pour aller voir à travers le mur de pellicule moulante qui pouvait bien être l'interprète de cette mauvaise version de "Frère Jacques" en sol mineur. Ce qu'il vit le figea sur place (comme la fois où il avait tenté de s'arracher les poils du nez qui dépassaient et qu'il en avait prit une trop grosse poignée.)] 

Bob: Hugo ? Est-ce bien toi ??? 

[À travers la noirceur du couloir, Bob vit un homme de très grande stature s'arrêter net. Il semblait fixer l'aquarium.] 

Bob: Est-ce vraiment toi Hugo ??? Tu... tu n'es pas mort ??? 

Homme: Je suis le conciewge. Je nettwoie les cowwidows. Je connais pas de Hugo Hugo, c'est juwé ! 

Bob: Mais... tu... Approches par ici ! Il faut que je sache ! 

[L'homme hésita un long moment mais finit par venir coller ses grosses babines dans la vitre.] 

Homme : Qu'est-ce que wous woulez ? J'ai du trawail à faire. 

[Dans le noir, cet homme de couleur était pratiquement invisible si bien que pour Bob, il ne semblait y avoir qu'un gros dentier qui flottait de l'autre côté de sa cellule en claquant des dents au rythme de ses paroles.] 

Bob : J'ai jamais dit Hugo Hugo. J'ai juste dit Hugo. Alors c'est sûrement toi. 

Homme : Meeerwde de meeerwde ! Moi et ma gwande gueule. 

Bob : Je te croyais mort. 

Homme : Je ne swuis pas Hugo Hugo. Je swuis son fwère jumeau. Mon nom est Yogi Yogi. 

Bob : Donc Hugo Hugo est bien mort ? N'est-ce pas ? 

Yogi Yogi : Woui. Il est mowrt. 

Bob : Mort et enterré ? 

Yogi Yogi : Pas entewré, monsieur. 

Bob : Ils ont pas enterré son cadavre. Qu'est-ce qu'ils ont fait avec d'abord ? 

Yogi Yogi : Euh... Je fewrais mieux de pas le dire, je pense. 

Bob : Come on man ! Tu peux me faire confiance. Je suis muet comme une carpe. 

Yogi Yogi : J'ai déjà été mowrdu par wune carpe quand j'étais petit. 

Bob : Ouch ! Ça sûrement du faire mal. 

Yogi Yogi : Woui. Tewrriblement. 

Bob : J'irai jamais raconter à personne que t'as été mordu par une carpe, Yogi. C'est juré. 

Yogi Yogi : Vous êtes gentil, monsieur. 

Bob : Pis pour le corps de Hugo Hugo ? Qu'est-ce qu'ils ont fait avec ? 

Yogi Yogi : Ok. Je vais wous le dire. Ils l'ont découpé en mworceaux et ils en ont fait du steak haché. Mais faut pas le dire à pwersonne, monsieur. 

Bob : Putain ! Ils sont vraiment dégueulasses dans cette prison. Merci de me l'avoir dit, Yogi. Je vais m'en tenir aux biscuits soda la prochaine fois qu’il va y avoir du steak haché au menu. 

Yogi Yogi : Il faut que je wetourne au twravail, monsieur. 

Bob : C'est toi le concierge ici, Yogi. C'est bien ça ? 

Yogi Yogi : C’est ça monsieur.

 

<- page précédente | menu | page suivante ->


Haut de la page | Accueil | Mot de l'éditrice | Scripts rejetés | Recueil de stupidités |
Nouvelles inédites | Pensée étrange du jour | Jokes vulgaires | Exutoire | Liens salés | Avertissement |
Écrivez-nous !

© 2002-2004 Tout droits réservés, Vulgairement Vôtre inc.



LISTE DES CHAPITRES

 

Chapitre 1: Vie de prisonnier


partie 1: Une douche d'eau froide

partie 2: L'heure de la récréation

 

Chapitre 2: Cauchemort


partie 1: L'Aquarium


partie 2: Le repas est servit

 

Hosted by www.Geocities.ws

1