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partie
2:
L'heure de la récréation |
page 2
[Après
plusieurs minutes d'efforts soutenus pour soulever des haltères
dégoulinantes de sueur et de gras de main, Bob s'assura que
l'attention n'était plus sur lui. En plus de Mike qui le dévisageait
constamment, une foule s'était massée devant lui pour rigoler des
deux poids de dix livres qu'il avait accroché à la barre et qu'il
avait peine à soulever. Heureusement, un détenu était entré avec une
revue pornographique et avait détourné l'attention.
Malheureusement pour ce détenu, un nouveau sans doute, cela excita
les autres prisonniers au plus haut point et il se retrouva au
milieu d'une séance du supplice de l'étoile. Ce supplice bien connu
en milieu carcéral consiste à vous fixer les mains et les pieds bien
écartelés et à vous enculer à tour de rôle. Il est toujours
préférable de se retrouver du côté agresseur qu'agressé ; c'est
généralement la première chose que l'on apprend en tôle, bien
souvent de façon douloureuse. Les gardiens finit par intervenir non
sans avoir attendu un peu afin que le jeune apprenne sa leçon.]
John: QUE TOUT LE MONDE REGAGNE SA CELLULE ET QUE ÇA SAUTE !
[Le gardien s’approcha du Mexicain.]
John : Pipo ! "Et que ça saute" c'était une image. Laisse ce pauvre
détenu tranquille, il en a assez subi comme ça.
[Le jeune homme se releva et enfila ce qui restait de ses
pantalons et de sa dignité. Bob regagna la foule en regardant s'il
avait gagné un peu de volume musculaire. Déçu, il fie la moue.]
Jeune prisonnier: Merci...
Bob: C'est à moi que tu parles ?
Jeune prisonnier: Oui. Merci de ne pas t'être mis de la partie. Tu
dois bien être le seul d'ailleurs. Les putains de gardiens auraient
pu intervenir avant.
Bob: Deux choses. Premièrement les gardiens se régalent toujours
d'un peu de pornographie en direct. Deuxièmement, si je ne suis pas
intervenu c'est que j'étais trop occupé à soulevé des poids afin
d'augmenter mes chances de garder ma virginité anale.
Jeune prisonnier: J'en prends bonne note.
[Les prisonniers firent la file docilement, comme à chaque fois
qu'ils venaient de se vider les couilles collectivement.]
John: Brochu ! Toi tu viens par ici. Y a une jolie femme qui
t'attend au crachoir.
Prisonniers : OUWOUOUOUOUOUOUO !
Couillard: Baises la bien la salope !
Prisonniers : Ah ! ah ! ah !
Bob: Ça va sûrement être plus plaisant que de baiser un jeune homme.
[Couillard, après cette remarque, fulmina de colère et voulu
sauter sur Brochu, mais Mike le retint.]
Mike Goulet : Il n'a pas tort Couillard... laisse-le...
Couillard: Tu vas me le payer sale demeuré.
[Bob, conscient de sa chance ne répliqua pas et suivit John vers
le crachoir, l'endroit où les accusés déterminaient leur défense en
compagnie de leur avocat.]
Bob : Mais ou est-ce qu'on va comme ça ? Le crachoir c'est par là.
[Bob se rendit compte que John ne l'amenait pas du tout là où il
aurait du. Il commença à s'inquiéter (ce qui n’était rien de nouveau
puisqu'il était en état perpétuel d'inquiétude et de paranoïa depuis
les deux dernières semaines).]
John : Ton rendez-vous avec ton avocate n'est que pour demain,
Brochu.
Bob : Mais vous parliez d'une fille que je devais rencontrer.
[John et les autres gardiens qui rôdaient autour d'eux éclatèrent
d'un rire sinistre qui glaça les couilles de Bob.]
John : Nous t'emmenons à ta cellule, Brochu. Là où le nouveau
co-détenu dont je te parlais tout à l'heure t'attend.
Bob : L'espèce de maniaque ?!
[John acquiesça avec un large sourire.]
Bob : Mais pourquoi tu dis que c'est une fille ?
[À ce moment, Bob arriva dans sa cellule. Il n’eut qu’à jeter un
bref coup d'oeil à l’intérieur pour comprendre tout ce que John
avait voulu dire. Écrasé au fond de la cellule, les genoux repliés
sur sa poitrine, se trouvait un gros Noir de 6 pieds 7 qui portait
une robe et un bonnet paysan. Il avait les deux yeux dans le même
trou et n'avait la barbe rasée que d'un seul côté.]
John : Brochu... voici ton nouveau co-détenu. Hugo Hugo.
[Le géant leva les yeux sur Bob et se mit immédiatement à se
lécher ses énormes babines avec sa longue langue pleine de verrues.]
Bob : Mais qu'est-ce que c'est que...
[John poussa Bob à travers la porte de sa cellule et referma
celle-ci en la barrant à triple tour.]
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