Les sacrements vs Harry Potter :
Ces rites de passage sont-ils actualis�s ?
Travaillant avec des jeunes d'�ge scolaire de 6 � 13 ans pendant plusieurs ann�es, j'�tais toujours surprise du peu d'int�r�t que ces jeunes ainsi que leurs parents avaient envers les sacrements.  Ils les consid�raient comme passages oblig�s dans une soci�t� majoritairement catholique.  Ils les consid�raient comme des pr�-requis au mariage � l'�glise, comme des devoirs obligatoires parce l'�cole ainsi que l'�tat qu�b�cois ont �t� si longtemps li�s � la religion qu'il devient difficile pour un non pratiquant de distinguer les fables urbaines de la vraie n�cessit� civile d'�tre baptiser ou confirmer. 

  Le texte suivant est une r�flexion sur l'actualisation des sacrements.  Il m'est venu en regardant le film Harry Potter au cin�ma.  Je me disais int�rieurement comment, o�, pourquoi avions-nous, comme �glise, perdu l'int�r�t des enfants ?  Alors que devant moi, d�filait le film, l'auteure des Harry Potter r�ussissait si bien � passer des concepts compliqu�s de bien et de mal, cr�ant des nouveaux mots, des myst�res imaginaires alors que nous avons un
vrai Sauveur, de vrais myst�res en J�sus , Dieu et l'Esprit !

  Voici ce texte :
Actualisation des traditions et les rites de passage chez les jeunes chr�tiens.
Au d�part, les sacrements n'ont pas �t� institu�s par J�sus dans leurs formes actuelles.  En effet, relisez les �vangiles, except� le dernier repas, J�sus n'a demand� et montr� aucun rite particulier.  C'est le Jean le Baptiste, qui baptisait par exemple.  J�sus gu�rissait les malades et pardonnaient aux p�cheurs.  Ce sont les ap�tres qui ont continu�s, au nom de J�sus.  Les sacrements ont �volu�, ont �t� r�fl�chi par les p�res de l'�glise, par les saints.  Des r�gles s'y sont ajout�es, etc.  Ils ont constamment �volu�s � travers les vingt si�cles de l'histoire du christianime et sont porteurs d'un immense bagage de tradition.  Les gens ayant chang� constamment de de fa�on beaucoup plus rapide dans ce dernier si�cle pour atteindre la vitesse grand V depuis vingt ans, les sacrements devront aussi �voluer, s'actualiser, �tre dynamique afin de continuer � atteindre et � toucher les chr�tiens dans leur foi et leur v�cu.

  Vatican II proposait une aire de changement afin de poursuivre le travail de transformation afin de continuer � r�pondre aux besoins des chr�tiens d'aujourd'hui.  En voici quelques lignes majeures :

1. La vie d'un chr�tien contient un ensemble de composantes qui d�passent largement le niveau spirituel.  L'�tre humain est intelligent, il r�fl�chit aux grandes questions, il s'engage au nom de sa foi et de ses convictions.  Pourtant, il semble que cette personne ressent un malaise, ne semble pas se reconna�tre au niveau de la liturgie et de la forme actuelle des sacrements.  Je parle ici de mani�re g�n�rale mais je m'inclus � quelque part aussi.  J'ai d� travailler fort pour arriver � comprendre les sacrements, leurs sens, leurs myst�res, les raisons de leur �tat actuel.  Ce n'est pas tout le monde qui se donne cette peine, pr�f�rant souvent laisser tomber.  Par exemple, je pense que les symboles sont tellement anciens et j'ajouterais rigide, que lors de la c�l�bration eucharistique, les gens ne comprennent plus la forme, le pourquoi, le but du rituel perdant son sens et sa valeur ressour�ante, exceptionnelle d'une rencontre avec le Ressuscit�.

2. Dieu est myst�re et ce qui entoure notre liturgie devrait avoir une dimension mystagogique.  Pourtant je ne souhait pas le retour aux rituels d'avant Vatican o� les gens �taient, d'apr�s moi, plus maintenus dans l'ignorance que dans le myst�re, surtout avec le latin.  Je crois que nous ne pouvons transformer Dieu qui est un immense myst�re mais nous devrons trouver des fa�ons plus actuelles d'entrer en contact avec ce myst�re avec des rituels et une liturgie plus ressour�ante et exclusive.

3. Enrayer l'an�mie th�ologique, on assiste � un manque de connaissances g�n�rales chez les chr�tiens envers la liturgie.  Pour que la foi soit nourrie, pour que les symboles touchent, il faut un certain bagage th�ologique, ce que tr�s peu de gens poss�dent.  Il y a une histoire avant nous, les changements ont �t� pens�s, m�ris avant de se faire, on ne peut tout jeter pour refaire � la mode d'aujourd'hui.  Il faut conna�tre le pass�, les raisons des changements pour prendre de bonnes d�cisions futures.

4. D�velopper le sens th�ologique de la liturgie.  On mise sur les grands rites et les c�l�brations eucharistiques, laissant tomber les petits gestes qui ont pourtant une grande port�e th�ologique, symbolique et d'engagement.  Ces petits momentss sont ceux qui habituellement marquent la personne, la nourrit dans ses engagements futurs.

5. L'inculturation de la liturgie.  On ne peut imposer des rites qui ont un sens dans un certain pays, dans un certain climat, � un autre peuple dans un autre lieu.  Un exemple ancien, le bapt�me par immersion d'un adulte dans l'eau courante pour se laver de ses p�ch�s avait beaucoup plus de sens, frappait plus par son symbolisme que quelques gouttes d'eau sur le front d'un b�b� naissant dans nos �glises.  Par contre, nous ne pouvons ramener int�gralement l'immersion compl�te dans l'eau de la personne avec nos climats nordiques !  Je crois que si J�sus avait v�cu en Am�rique du Nord, � notre �poque, il aurait pris nos symboles actuels.  Lors de repas de f�te, ici, nous avons du pain rond, du pain de "m�nage", nous prenons du vin, mais aussi de la bi�re.  Peut-�tre que J�sus aurait rompu le pain de m�nage et partager la bi�re ou le cidre avec ses amis pour le dernier repas. � nous , je crois, d'adapter le message du Messie avec la culture du peuple.  Un exemple que j'avais trouv� adorable, une cr�che venant d'Afrique o� tout les personnages �taient noirs, y compris la vierge et l'enfant.  Je m'�taits dit � l'�poque : Wow ! c'est magnifique.  J'ajouterais que nous avons oubli� dans notre monde technologique et s�cularis� que J�sus est d'abord venu pour renverser les valeurs du monde, d�livrer les p�cheurs, gu�rir les malades et soulager les pauvres.

  Pendant la r�daction de cette r�flexion sur les sacrements, le film "Harry Potter � l'�cole des sorciers" �tait en salle.  S'adressant � des jeunes d'�ge habituellement sacramentel, donc de 8 � 12 ans, ce film r�ussit � d�placer les foules battant des records d'entr�es dans les salles de cin�ma.  Les enfants s'arrachent les objets tir�s du film, les produits d�riv�s.  Qu'est-ce que cela a en commun avec les sacrements ?  Croyez-le ou non, j'ai remarqu� que ce film contient plusieurs rites de passage et symboles qui touchent les enfants et qui ressemblent �trangement � nos rites chr�tiens.
La suite de ce texte . . .
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