Jacob . . . suite 3
Jacob se sentait aussi honteux que triste en commen�ant sa longue marche vers le nord-est, jusqu'� la ville natale de sa m�re.  Il avait tromp� Esa� et lui avait ravi son dro�t d'a�nesse par ruse.  Maintenant il devait fuir avant que son fr�re ne le tue.

  Quand la nuit tomba, il s'enveloppa dans son manteau pour se r�chauffer et se coucha � la belle �toile, une pierre plate en guise d'oreiller.  Pendant son sommeil, il fit un r�ve.  Il vit un large escalier �tincelant qui reliait la terre au ciel.  Des anges lumineux montaient et descendaient en portant les messages de Dieu.  Comme il regardait, �tonn�, Jacob aper�ut Dieu qui se tenait tout pr�s de lui.

"Je suis le Dieu d'Abraham et d'Isaac, ton p�re" dit-il � Jacob.  "Je donnerai � tes descendants tout ce territoire qui nous entoure.  Tes enfants deviendront une nation puissante et je b�nirai le monde entier par leur interm�diaire.  N'aie pas peur, je suis avec toi et je prendrai soin de toi, o� que tu ailles."

  Quand Jacob se r�veilla, il fut tr�s surpris.  Dieu avait �t� avec lui et lui avait parl�.  Il appella cet endroit "B�thel" ce qui signifie "la maison de Dieu".  Il dressa la pierre qui lui avait tenu lieu d'oreiller pour d�signer l'endroit et pria Dieu :
"Si tu prends r�ellement soin de moi et me ram�nes � la maison sain et sauf, je te servirai fid�lement toute ma vie."

  Puis fortifi� et r�confort�, Jacob continua son voyage jusqu'� ce qu'il arrive au puits situ� � l'ext�rieur de la ville natale de sa m�re, Haran.  Il demanda � des bergers qui se trouvaient l� avec leurs moutons, s'ils connaissaient Laban, le fr�re de sa m�re.
"Oui", r�pondirent-ils, "et voici sa fille Rachel qui arrive."
Une jolie jeune fille amenait au puits son troupeau de moutons et de ch�vres.  Jacob s'avan�a et roula la lourde pierre qui couvrait le puits afin qu'elle puisse puiser de l'eau.

  Puis il r�v�la � Rachel qui il �tait.  Elle l'emmena alors avec joie dans la maison de Laban, l'oncle de Jacob.  Laban accueillit Jacob, le fils de sa soeur, et lui permit d'habiter avec sa famille qui comptait deux filles, L�a et Rachel.  Jacob les aidait en s'occupant des troupeaux de son oncle.
"Il faudrait que je te paye pour ton rude travail", lui dit un jour son oncle Laban.
"Je ne d�sire aucun salaire", r�pondit Jacob.  "Si seulement tu me laisses �pouser Rachel, je te servirai pendant 7 ans sans �tre pay�."
Jacob aimait tant Rachel que 7 ann�es fatiguantes de travail semblaient peu de chose � donner pour l'avoir comme femme.

  Quand les 7 ann�es furent �coul�es, on pr�para une grande f�te pour le mariage.  La nuit tomb�e, dans l'obscurit�, Laban amena sa femme � Jacob.  Mais le lendemain matin, quand le jour fut lev�, Jacob d�couvrit que la femme qu'il avait �pous�e n'�tait pas Rachel, mais L�a.  Jacob, qui avait tromp� les autres, venait d'�tre tromp� � son tour.

  Quand Jacob vint se plaindre am�rement � Laban, ce dernier lui dit qu'il n'aurait pas �t� juste pour L�a que sa soeur, plus jeune, se marie avant elle. 
"Si tu attends la fin de cette semaine de r�jouissances", lui promit Laban, "tu pourras �pouser aussi Rachel.  Mais il te faudra travailler pour moi encore 7 autres ann�es sans salaire."
A cette �poque, les hommes avaient plusieurs femmes, en d�pit de la jalousie et des querelles que cela occasionnait.  C'est ainsi que les deux soeurs �pous�rent Jacob.
Jacob 2
Jacob 4
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