| Le deuil qui vous afflige . . . |
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| Le cours normal de la vie fait en sorte que, comme adulte, diff�rents deuils sont v�cus tour � tour : les grands-parents disparaissent, puis les parents ; bien s�r, ces deuils apportent leur douleur, leur peine, mais il est dans l'ordre naturel des choses que cela se passe ainsi . . . Cet ordre �tabli vient de basculer . . . Votre enfant est mort et vous �tes l�, le coeur d�chir�, sans comprendre ce qui vous arrive. La perte d'un enfant, dans notre soci�t�, est per�ue comme un �v�nement des plus tragiques, et cette perte peut affecter tous vos rapports avec vous-m�mes et avec les autres, que ce soit avec votre conjoint, vos autres enfants, vos parents et amis, vos coll�gues de travail. Les parents qui ont v�cu cette terrible exp�rience ont dit avoir appr�ci� comprendre le processus de deuil, processus complexe, difficile, et pourtant n�cessaire, disent-ils, afin d'�tre capables de survivre � cette perte. En comprenant ce processus, vous serez probablement plus r�aliste en regard des attentes face � vous-m�me, et ainsi, vous pourrez vous fixer des objectifs que vous serez en mesure d'atteindre. On peut d�finir le deuil comme �tant l'exp�rimentation des r�actions psychologiques, spirituelles, sociales et physiques reli�es � la perte de votre enfant. Le deuil est donc un processus normal, v�cu par tous ceux qui perdent un �tre cher. Toutefois, les r�actions varient d'un individu � un autre, car plusieurs facteurs peuvent les influencer, entre autres votre �ge, vos deuils ant�c�dents � la mort de votre enfant, vos exp�riences de vie. L'un des buts du travail de deuil est d'exprimer vos sentiments face � la mort de votre enfant, afin d'en arriver, un jour, � survivre � cette mort, � apprendre � vivre sans votre enfant. Les phases de deuil. Tout au long du deuil, les parents traversent diff�rentes phases, qui ne suivent pas n�cessairement un ordre logique. C'est aussi ce qui rend le deuil tr�s difficile, car les parents disent ne pas toujours pr�voir les �motions qui vont ressurgir. . . . le choc Les parents sont d'abord en �tat de choc, submerg�s par l'immensit� de la peine. Ils se sentent parfois engourdis, et ne peuvent croire ce qui est r�ellement arriv�. Il arrive que , peu apr�s le d�c�s, un des parents essaie de nier la terrible r�alit� : ". . . je ne peux croire ce qui est arriv� . . . j'ai toujours l'impression qu'elle va revenir. . ." Les parents �prouvent parfois le d�sir profond de nier la r�alit�. Ce d�ni peut se manifester en faisant tout comme si . . . votre enfant �tait encore pr�sent . . . Cette p�riode est g�n�ralement passag�re, et tout-�-fait normale ; elle peut m�me �tre th�rapeutique, puisqu'elle aide, lentement, � absorber la r�alit�, un peu comme une anesth�sie �motive. En g�n�ral, cette p�riode ne dure pas tr�s longtemps. . . . la peine Vient ensuite la phase de confrontation, phase tr�s intense, pendant laquelle la perte devient une r�alit�, et pendant laquelle s'exp�rimente r�ellement la douleur de la perte. "J'aimerais tellement le tenir encore une fois dans mes bras . . . Je m'ennuie sans cesse, je pense toujours � lui..." C'est une p�riode tr�s douloureuse, car les parents prennent conscience que leur enfant ne reviendra jamais. Ils ressentent g�n�ralement beaucoup de tristesse, et peuvent se sentir tr�s d�prim�s, d�sesp�r�s. Il importe donc de laisser libre cours aux �motions et de pouvoir parler de ce que vous ressentez. Il est difficile de mettre une dur�e sur ces phases, car, comme mentionn� auparavant, chaque personne r�agit � sa mani�re ; il n'y a pas qu'une seule fa�on de faire un deuil. Vous le faites selon votre longue dur�e, et les parents ont souvent l'impression qu'ils ne sortiront jamais de cette �tape difficile. Il peut s'av�rer important d'identifier autour de vous quelques personnes qui pourraient constituer votre r�seau de soutien ; vous pourrez partager vos �motions avec elles et ainsi vous sentir moins isol�. Il n'est pas n�cessaire que ces personnes soient tr�s nombreuses pour que vous vous sentiez �paul�. . . . la r�cup�ration Finalement, il y a la phase de r�cup�ration, o� les parents reprennent go�t � la vie. Les sympt�mes de deuil intense diminuent ; la famille n'est plus la m�me, bien s�r, les r�les de chacun des membres ont chang�, mais les parents sentent qu'ils vont survivre � la perte de leur enfant, tout en se rendant bien compte que ce ne sera plus jamais pareil. "J'ai constat� que j'ai �t� capable de rire de bon coeur aujourd'hui. . .je me suis m�me senti coupable face � mon enfant . . . rire quand notre enfant est mort. . ." Cela ne veut pas n�cessairement dire que vous n'aurez plus de mauvaises journ�es, mais la douleur ne semble pas durer aussi longtemps. Cette phase n'arrive �videmment pas tout d'un coup, et il se peut que des r�actions �prouv�es auparavant refassent surface. Il se peut aussi que vous �prouviez un sentiment de culpabilit�, comme si vous trahissiez votre enfant... �ventuellement, le souvenir de votre enfant pourra �tre une source de r�confort. Il se peut qu'un �v�nement, un mot, une chanson, une pens�e d�clenchent chez vous des sentiments intenses de tristesse, mais au fur et � mesure que le temps passe, les parents disent se sentir capables de mieux vivre ces moments difficiles. Les p�res et les m�res peuvent r�agir de fa�on diff�rente au deuil, et pourtant, c'est le deuil du m�me enfant. Cela peut d�pendre, d'une part, des r�les respectifs jou�s aupr�s de l'enfant, et d'autre part, de la mani�re dont ils vivent leur deuil. D'ailleurs, socialement, on s'attend � ce que les femmes r�agissent de telle et telle mani�re, et c'est un peu la m�me chose pour les hommes. Les m�res peuvent ressentir le besoin de parler constamment de leur enfant, alors qu'il semble que ce soit diff�rent pour les p�res. Ceux-ci se sentent souvent oblig�s de contenir leurs �motions pour soutenir leur femme ou leur conjointe, ce qui ne veut pas dire qu'ils n'�prouvent pas d'�motions. |
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