Un nouveau départ - Chapitre XXIII " La traversée "   

 

Nos trois compagnons s’embarquèrent donc sur l’Orion, un porte-conteneur transportant des machines agricoles vers le port marchand de New-York pour un voyage de 18 jours avec différentes escales pour embarquer d’autres marchandises.

Une fois installés à bord, le capitaine David leur exposa le plan de route et ce qu’il attendait d’eux durant le voyage.

Le lendemain ils allaient atteindre le port de Tarente en Italie, le troisième jour Livourne, le cinquième Gênes, le sixième jour ils seraient à Fos sur Mer, près de Marseille, le septième à Valence, le dixième à Lisbonne, et enfin pendant 8 jours, ils traverseraient l’Atlantique.

 

A bord, ils n’étaient plus considérés comme des chevaliers, mais comme des marins comme les autres. Ils purent obtenir une cabine commune mais qu’ils devaient partager avec une autre personne. Il était très difficile pour Shaka de s’isoler pour méditer, et surtout initier Saga à l’art de la méditation.

Ce fut Saga qui trouva la solution au problème de la place en sautant sur le toit de la tour, il était clair que là, au moins, personne ne pourrait les suivre et encore moins les déranger.

Ils essayaient donc de se voir tous les trois quand leurs tours de garde le leur permettaient. Saga se prêtait de bonne grâce aux exercices de Shaka, la méditation après une dure journée de labeur le reposait et le détendait. Kanon, lui, n’y arrivait tout simplement pas, s’asseoir plus de trente secondes lui était impossible. En plus, son attention était toujours attirée par le cri des mouettes ou les bruit des vagues s’écrasant sur la coque. Mais au moins il essayait et Shaka lui en était reconnaissant. Mais l’important était que Saga y arrive, pour préparer le terrain à la personne qu’ils devaient rencontrer aux Etats-Unis. Kanon restait surpris de voir son frère arriver à se détendre et faire abstraction du monde extérieur avec autant de facilité, lui qui était un grand nerveux, très colérique. Décidément, le fait de s’être laissé posséder à nouveau devait l’avoir assagi. Ce qui était clair, aux yeux de Kanon, c’est que la vie de marin lui convenait très bien, il s’animait à vue d’oeil, il vivait enfin. Par contre, il ne parlait toujours pas. Mais Shaka et lui s’étaient habitués à communiquer sans se parler, et aucun des trois n’était d’un tempérament très bavard de toute façon.

 

 

Chapitre 24 " Les US, enfin ! "

 

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