moi et mon alfa mythomane
f�roce son oeuvre est le recensement immens�ment nocturne de son aridit�


i

scalde = reproduire le k.o. originel

vous le verrez fleurir dans sa vitre d'immobilit�
il plastifiera le futur pour en faire un hochet de lionceau ou une
implacable anthologie de tous les cataclysmes
miroir son amour mort est la fianc�e noy�e des steppes inabord�es
la Terre est loess du loess logos du logos des �pop�es intra-cervicales qu'
il d�f�que par la bouche

d�monstration �lectrifi�e de l'inaptitude de ses synapses


ii

le rictus des naufrageurs ils
positionn�s je ne sais o� sur le rivage fluctuant du d�sespoir
allumaient des feux � l'intention de navires aveugles et elliptiques
qui s'ancraient tranquilles � la port�e de leur propre n�ant
cartographie traumative du non-eux


iii

aglyphe la cit�
la terre profonde confort des lumi�res froides
r�percussion et conflit des obscurit�s
l'orbite du goudron qui transperce l'espace permettent de
voyager horizontal! dans la toison hi�roglyphique de la ville


iv

vautr�s dans sa chaise �lectrique vous sentirez son malaise


v

son rire est le souffle des remuements d'enfer
le rime-�-rien de la sensualit�
ou la rime de tous les chants sur la mort
son rire est la danse de ballerines affam�es il est l'
arbre qui pousse au milieu de mes livres ou le fleuve d�chiquet� par
ce que tout le monde pleure
barbarie des civilisations
son rire est le nomade des babylones et une fen�tre cass�e sur le r�el
son fleuve est son noyau d'irrationnel


vi

son fleuve est son rire

son rire est son fleuve


vii

l'entrechat d'une ballerine effar�e est un abandon
�claircie dans la r�alit� boueuse une �claircie bille de croissance impure
vestale primitive et manifeste victime contradictoire :
�a veillait le feu malade de ma machine
mon thorax-coquille enray� o� poussent des mers int�grales
perverses les mers � sourdre de mes poumons
les mers � sombrer dans le bleu de leurs soifs
vitrifi� nu sur les plages o� d'autres s'�chouent
les pupilles pulsatiles et lentes et mortes devant
la transparence creuse des d�serts


viii

�corce nautique son fleuve est son noyau d'irrationnel
bariol�e savoureuse physique am�re
majeure araaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaabesque amphibie d'anthropomorphine
elle survient poussez vos hurlements!!! on dirait une
large parabole (d�but vague, fin impr�cise)
dont le fleuve est l'atome d'hyst�rie
dont le flux est imagination
et dont la Terre est terre


ix

le droit de l'inattendu
: ramener le connu � l'inconnu


x

la maladie ses m�choires frappeuses rongent mon cortex qui semble
�cume de conscience
ab�me de malaise
odyss�e d'infection sournoise
en ces moments-l� je suis feulement ensommeill� et
sommeil de lumi�re
je suis soleil angoiss� et lune d�pr�ci�e d�pressive
ciel destructur� et terre d�phas�e carnassi�re


xi

toujours � cette caresse la nervure d�chir�e de mon attention
cern� dans cette nuit paralys�e o� des peuples s'entr'�gorgent
s'initient connaissent confinant doucement � la barbarie
toujours � tromper le morne m�tal de mon ennui �caille humaine
toujours ma fi�vre � anesth�sier � d�glutir � engluer avec ma langue


xii

le sexe est l'ablution en l'autre


xiii

le sexe est l'ablution en l'autre
mon empire est une plan�te triste
p�n�tr�e �� et l� de satellites n�vrotiques d'
obsessions d'�clats de verre comme des �clats de rire


xiv

� travers l'�coulement arborescent des minutes il souffle sur
le sable de mon erg monotone neuronal
un ouragan vorace de r�el un orage de chair et de sang une temp�te de rage
contre la grimace de silice fade sur mes clavicules
contre cette masse de m�diocrit�


xv

vous le verrez sourire


xvi

gare � l'hypnographe! il ne va nulle part
et en plus il y va t�te baiss�e


xvii

toi il permettra � d'autres horizons de te conna�tre il
charriera ses parfums jusqu'
� ton lit il
phagocytera tes songes au point d'
y amarrer les siens comme des icebergs il
te d�diera � l'inconnu
te fera oublier et puis il
casssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssera le soleil

on sera enfin tranquilles


xviii

toujours ailleurs
la mar�e entra�ne mes navires � tr�bucher sur l'h
orizon d'une mer odorante blottie tout contre moi
son m�tabolisme d'oc�an rarement oxyd�


xix

moi englouti
et je r��merge les yeux clos et l'autre ouvert

sur l'�lan sur la multiplicit� des vides et le monde plein comme un
oeuf
et maintenant      le silence


xx

(nous vous demandons, en son avenir, d'observer une existence de vacarme!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!)


xxi

!


xxii

?


xxiii

la po�sie c'est
retrouver le couteau dans la plaie


xxiv

vitres-lumi�res et souvent
translucides devant les barrages r�els qu'on leur oppose
la nuit appartient � ces cr�atures.


xxv

la feuille appartient � ces fleuves encore
fragiles flux de force incontr�l�e �
admirer sur leur domaine o�
le temps �vaporeux et nos migrations furent solaires


xxvi

le po�te assume son �re d'invraisemblance.


xxvii

je sais la nuit en moi

terreau s�nestre o� croissent les alfas mythomanes


xxviii

long moment abandonn� par la lune je fus


xxix

� mes heures retrouv�es je m'assoupis � proximit� d'un
solarium v�g�tal sous l'averse
o� des filles dorment une biosph�re entre les cuisses
aux l�vres un sourire aux mains une fleur rare et le sexe r�g�n�r�
de leur couche � trame de confluent


xxx

oasis...


xxxi

cadavre d'un paysage hypoxyde
r�gne des m�tropoles impr�cises
et migraine au format d'un d�sert
� l'�manescence
d'un jour sans lointain traversait ma paume

fatigue

photophores
les anus des sphinges auront des remugles d'insuline
(faire anaphore aux visages seuls d'un canal)


xxxii

fleuve au sein de vase, l'amazone roule, tranquille, femme � l'estuaire tranch�. industrieuse, elle na�t d'une conque dure que rongent les hommes des montagnes, et qui s'accouple au sel auquel elle trempe ses l�vres!
indocile, mais elle ne d�daigne pas p
arfois mimer les m�andres du temps - proph�tesse de l'�t� :


xxxiii

je c�l�bre la r�volte incessante du fleuve sur la mer


xxxiv

je d�vierai mon cours vers la terre moins �coeurante
et sortirai du cycle
obs�dant retournement sur elle-m�me
par voie des mar�es que je ne violerai pas
moi qui aime longuement
j'abandonnerai son langage
je d�couvrirai le mien au profond du temps o� elle n'a acc�s :
mon n�ant. la terre me comprendra


xxxv

mais elle
elle elle �tait danse de la pluie
xxxvii

cadence
six visages enfouis dans nos mains
doucement pleurent
doucement planent

plumes


xxxvii

nuit, je m'oriente vers la lune vide, sur la table d'�garement qui fleurit pour moi. respect de la lumi�re des sabbats. que cherchai-je?
(nuit, attraction universelle : son globe de sable, sa corne de deuil, son asthme. admirez.)
pl�nitude de l'absence.
...le territoire fluviatile o� m'effondrer sur moi-m�me
contract�.


xxxviii

oraison d'un infini!

lui guadalquivir qualifiant tout autrui
qui balan�ait sur son roulis froid
nos trois-m�ts qu'on constatait au
loin d'un sol o� confiants nous coulions
trois-m�ts trois fois humains
bovins odorants nus
lui fut chant d'un ocarina
lui couchait parmi vingt syrinx
plaisir qui psalmodiait son horizon aujourd'hui assagi

qu'imprima sur ma Dichtung l'oraison d'un triton ainsi fluvial?


xxxix

thr�ne elle recr��e d�l�t�re
l�g�re gr�le
et sente de ses p�chers exc�de le temps
l�che mes sept mers pel�es s�v�res m�me r�g�n�r�es r�g�n�r�scence
h�b�t�es de te pr�c�der elles se d�v�tent
en d�tresse et s'�l�vent
thr�ne
descente en l'enfer de ce pr�sent reterc�


xl

je connais ce tableau qui ne repr�sente pas une femme sur un r�cif.
je connais ce mouvement qui n'exprime pas la prison tendue de mon espace.
je connais la pulsation du poison qui n'intoxique pas.
je connais cette fille si jolie d�sinfect�e qui para�t si absurde incendi�e dans la loi de l'apr�s-demain quoique.
xli

le temps �vapor� et nos migrations furent subtiles
qui s'informaient des tumulis surgis vides devant nous
tendres st�les berc�es de pantoums d'ha�kus de tankas


xlii

partage violence d'ivresse au front d'un f�tiche de chairs
sa fra�cheur son sucre son sang son suc sa vie
fianc�e ensanglant�e au sommeil d'albatros elle
ressemble � deux gouttes d'eaux glauque et belle � fouetter la mer
aquarium! sensations! poumon! humidit�!


xliii

le Faire pour �chapper � l'�tre?


xliv

n'�tranglez pas s.v.p. les m�duses devant moi


xlv

- nausicaas draguant la nettet� hallucinatoire du sublime -
effroyable ondoyant scintillant spectacle
: de grandes filles amoureuses ins�minent d�licatement l'univers
il nous faut engrosser les mondes chante l'une
pour rendre � la vie la teinte agressive du n�ant texture assassine
: de grandes filles intrigu�es masturbent paisiblement l'univers
il nous faut lui faire �jaculer l'aveu de sa psychose profonde danse l'autre
pour enfin comprendre qui nous avons tu� quand nous avons dit Non
: de grandes filles inventives tr�panent respectueusement l'univers
bien que ce monde nous interpelle psalmodie une troisi�me
nous dialoguons solitaires sur le manque qui nous corrode
qui nous colore


xlvi

et pleurons l'�p�e d�ploy�e s'insinuant froide entre nos l�vres


xlvii

autant de gagn� (?) sur le d�sert


xlviii

habiter un po�me
mais la terre comme un po�me
le po�me comme un espace
l'espace comme un mollusque ensanglant� d'obscurit�


xlix

r�ve
marque la virgule du sommeil

toboggan
l'arbre polyphonique
manque

mangue de tous mes instants
�piderme de la f�te nocturne
hypnose ecchymose
r�ve


l

nul ne cherche � prouver � l'homme qu'il poss�de un visage
pourquoi?
doute qui danse au-dehors mais c'est moi qu'il �crase


li

je connais le silence
intempestif il enseigne � avoir faim
discret lucif�re il souligne l'obscur dans la clart�
incivil sinc�re il se tuerait pour un sourire
qui soit profond


lii

...conflagration.


liii

astral je l'
�tre fondamentalement solaire en mal d'exode


liv

nous qui respirons violence
nous qui travaillons silence

nous ne troquons pas notre droit d'a�nesse contre un plat de lentilles pacifi�es
nous ne trahissons pas la lumi�re en l'assassinant
nous ne souillons pas l'eau rar�fi�e par plaisir

nous voulons vous l�guer de main � main nos cervelles incroyantes pour que vous en parfumiez vos sexes et vos possessions o� l'infini s'inhume qui op�re le d�b�ptissement du monde dont le souffle est traqu�

nous qui traces du soleil
nous qui tra�ne du myst�re


lv

nous ne conservons pas la m�moire des dieux; peu d'entre nous ont souvenir de leur identit� d'humains; nous savons cependant les filles dont nous cherchons la pr�sence �berlu�e.


lvi

il y a quelque chose de pourri dans le royaume d'Absolu.


lvii

quelque chose de froiss�. quelque chose de bris�. quelque chose d'an�anti.


lviii

j'indiff�re. instatisfait.


lix

walhalla stress� o� les hommes font la guerre et l'amour � des femmes transperc�es
nirvana inrepos� lorsque la tristesse se vit �clatante
en des femmes transgress�es


lx

� contre-courant
le mode d'emploi est, suivez bien : transi d'infini
faire violence � l'impossible dans un large mouvement
insane irr�versible irr�el


lxi

le temps?
malsain.
l'espace?
insalubre.
la vie?
impure.


lxii

c'est �a qui insoumet les monstres et leur donne une poitrine infinie! du dehors, on ne dirait pas : c'est �triqu�, rachitique, �a respire difficilement, �a souffre. mais � l'int�rieur! et puis? monde inexploit� pour un royaume? s�jour solaire o� f�ter le temps? eh bien ailleurs! je m'insupporte.


lxiii

croyez � mes yeux tranch�es dans le lointain
croyez aux lointains oc�an par mes yeux o� tra�nent voile
mille bateaux de conqu�te


lxiv

espace, 'est-ce pas?


lxv

le po�te ressent cr�e son lointain. il le devance sans l'�treindre.
on luit toujours plus que sa lumi�re, souvent dans l'obscurit�, �ternellement pour quelqu'un d'autre.
le po�te a le dernier mot. et il en cr�ve.


lxvi

d'o� r�ves-tu �tranger


lxvii

voici j'ai tiss� mon insomnie sous les auspices terrifi�s du jour et � pr�sent je sais
que les remous eux-m�mes de mon lit irr�ductible soupirent le souci d'
un murmure de sommeil :
lucidit� sur l'�-pic immobile d'un astre
immobile qui chacun esseul� dans dans l'�cueil de sa
chaleur de son �veil insomnie insomnie
- voie des d�bris sanglants d'ouranos pour na�tre sur l'�cume une belle �me exacerb�e -
si je ne peux infl�chir le sommeil j'insufflerai l'oc�an


lxviii

sacrificiel ou superficiel
ce ciel?


lxix

rem�cher sans d�go�t la viande commune et me ceindre de la couronne agit�e des
transes tourment�es d'une absente ronge l'�cre dissemblance d'avec moi-m�me travaill� d'
�vasion : d�bourser l'infini d�chiffr� � m�me l'angoisse
lourde ainsi qu'une sph�re
bonheur :
soulager l'�tendue de limites qui me d�voile for�at du vide


lxx

moi ma conscience fut mill�naire car elle n'a jamais v�cu et
je fusille mon �me au t�nu de l'instant
je jette au feu mon aur�ole d'�ternit� qui d�samorce notre dialogue
je m'en reflue demeurer dans mes cahutes d�sertiques hospitali�res
et j'en �crirai la douceur j'en tresserai les vertiges j'en produirai les barreaux
moi ma cellule sera v�ritable car je m'en �vaderai


lxxi

et pourtant l'horizon est supplice, est Le supplice.
jamais la plus haute parole, la plus aventureuse parole, la plus inspir�e parole - ne d�passera ni m�me n'atteindra l'horizon. pourquoi d'ailleurs (tantales!) le d�sirer? parce que Lointain. parce que Secret. parce que... mais..."lointain"? "secret"? "..."?
n'existe que par l'�chelle incroyable et inaper�ue dont on use pour l'effaroucher, et qui nous d�salt�re un instant.
insipide horizon. seule la course vers l'horizon peut-elle pr�tendre � une saveur qu'elle a cependant toujours d�j� perdue.
.   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .
plus lointain que moi, je meurs.
.   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .
et pourtant l'horizon est espace, est L'espace.


lxxii

non les dix doigts de ma main sont sacril�ges � ton entour une aptitude � te danser
qui lascivement lance sa l�vre � ta gr�ce meurtrie
non les dix lignes de ma main sont sacrifices � ta profusion infusion insue
des harpes terreuses d'o� efflue la tisane aigre de ta saison
non les dix gestes de ma main sont �difices � ton intimit� h�sitante houle
que je hale jusqu'� ta bouche close � mes questions
non les dix larmes de ma main sont croissances � ton eurythmie et ma triple natation
vers le r�cif o� je t'entonne estuaire esclave de ton effluve


lxxiii

ce soir la pompe � id�al ex�cute son sublime salto et cette danse r�veuse
o� d'aventure elle invoque ses d�lires s�ismes arides qu'elle aggrave d'un mot
cataclysmes propices - fruit aphasique
et avec elle totem rev�che et avec elle entre la lumi�re et qui d�c�de parh�lie


lxxiv

la lune �jacul�e de la cosse d'une nuit (principe masculin)
et l'astre �gar� de la maternit� d'une d�esse (principe f�minin)

�clisse de vulve stellaire leur prog�niture �mue


lxxv

c'est pour mieux vous correspondre
et si quelquefois je ne parle que de moi
delta


lxxvi

le Verbe n'�merge jamais que sur fond de silence

mouvement des phrases fluides fluviales p�riodes poss�d�es par la terre


lxxvii

en une d�flagration de l'�t� sa cruaut� comme son pschent de moiteur qui ne meurt
ni n'excelle


lxxviii

ma main a son profil de potence quand j'esquisse jour chor�e comme un rite impossible � profaner le temple de la feuille.


lxxix

entre mes mains survit une fleur autre
la v�rit� c'est que je suis
�perdument du monde - et plus si infinit�s -
et MIREZ dans mon absence dans mon ailleurs les absences les ailleurs de vos Ciels?


lxxx

po�me : ambiguit�
car reliquat de temps - voil� tout :


lxxxi

travailler au monde ne le console il ne braille
que pour qu'on l'�coute - d�sertifi� d'ineffable
lxxxii

ce dont nous r�vons c'est de la pr�sence espace
o� nage depuis lucide l'enivrance de ma Langue


lxxxiii

qui s�me d'une autre voix navre sa r�colte tumultueuse
de ce bl� qui sans haleter enseigne le trouble


lxxxiv

je suis satellite atterr� d'un d�sespoir
qui p�rit s'il te touche et revit s'il te poss�de


lxxxv

le fleuve est ainsi paradoxal : il nous arrache ce que pourtant
il nous immole. ainsi le po�te : flux �mouvant.


lxxxvi

c'est mon souci d'une aurore anarchique
qui vous accueillera en ma maison


lxxxvii

aussit�t que ses portes se prononceront
ce ne sera plus moi


lxxxviii

� perdre le sens des r�alit�s nous gagnons l'essence de
l'irr�alit� c'est s'assimiler les �toiles


lxxxix

� chanter tr�s haut sa victoire la po�sie ne suffit plus
(ou) on ne se saigne jamais deux fois dans le m�me fleuve


xc

identifi�/affam�  par la mer embrass� par la terre fleuve je me tus � vous le dire!


xci

il s'agit de s'appesantir sur ce souffle qui �tonnament s'exhale
de la l�vre des hommes
(il en est qui prennent appui sur la s�cheresse du sol)
il s'agit de cette parole silenci�e profonde hurlante et crisp�e
douceur
�motion
travail
il s'agit du monde de ses premiers-n�s de leur peur quand ils sont perdus
il s'agit de leur hospitalit� maladroite
tout au moins ironirique


xcii

vous traiterez l'un des deux sujets suivants, au choix :

- le Rien.

- l'escatologie est-elle la mer � boire?


xciii

vous emmonder en mon zodiaque �prouvez vertiges
d�pec�s de mes lointains

et moi si j'�tais l'horizon

xciv

po�te est qui r�alise sa r�alit� et r�ve ses r�ves


xcv

aux fontaines de sa nudit�
me surmonter


xcvi

en convalescence de mon spasme dont nul n'eut jamais vent
d�crue de ma crise
d�b�cle de mon hiver
pour m'engouffrer dans un autre hiver plus essentiel celui-l�


xcvii

fiancez-vous � une femme et vous vous unirez au myst�re


xcviii

et des filles debout d�c�dant tr�s lentement secou�es d'astrales
de fatales impulsions envers les eaux fluantes
s�vissent
insolites s'�brouent sur une rive diverse
et veillent.


xcix

accoucher plus que les eaux c'est
une perte d'oc�an. noyer marinement son malaise
mais d�mesur�ment.


c

la po�sie/l'humanit� �cl�t f�conde se fane avorte!
en l'alchimie inqui�te aux soleils inape
r�us l'humanit�/la po�sie sort
il�ge que son silenc
e d�nonce.


ci

toi cet oc�an o� certaines vagues
me sont famili�res
m'assassinez si bien :
sinc�res effondr�s vous naissiez pourtant
mais mourez b�nins
et oeuvrez sans hiers
tra�tres.


cii

je ne Suis pas po�te; je Fais po�te.


ciii

son espoir de b�tir un futur dans ce monde
toujours d�j� pass�
mine la voix humaine
souveraine sans �poux
silence! c�libat des rois


civ

� trop vivre on en oublie d'exister.
se suicider c'est se d�barrasser d'un tr�s mauvais pli.
� tutoyer les humains j'ai perdu l'habitude de parler aux vivants.


cv

- humain, tes �crits sont zone sinistre. nous avons notre comptant de n�ant. inverse un peu ton vol, qu'il nous atteigne � droite, qu'il annonce, qu'il c�l�bre ou bien qu'il b�tisse.
- je ne force � se fier � ma danse, s�nestre et terrible essor puisqu'il ne conna�t que votre coeur, non la main dont vous construisez/d�truisez. non proph�te, mais le monde de mauvais augure : existons.
- sachez que je vous �cris de terres nouvelles. j'ignore mon crime; mon tragique exil est mon enfance. comme vous j'aime � peupler longuement ma bouche. mais ma mandragore est pr�sente, non pr�visible; mais ma mandragore se tourne vers l'ouest, inconscient soleil.
- les dieux sont parmi nous.


cvi

d�laver la parole :
il suffit d'un silence
�loquent


cvii

� saisir :
pour quatre pneus achet�s,
le cinqui�me offert.
id�al pour cinqui�me roue du carosse.


cviii

les dieux n'ont de v�rit� qu'
explosible, d'autorit� que
pulv�ris�e. d�flagrant,
poussi�re tragique.


cix

ma seule victoire est l'�chec de mon chant

cx

je dis : transmue � la faveur de leur arriv�e
dans ta maison. leur pas est d'aventure. puis
jauge leur magnitude aux constellations, et commence par aimer celles
qui les contredisent. tu seras surpris.


cxi

voil� mon ambition : circonvenir le pauvre monde
par circumnavigation circonscrite
� ma bouche


cxii

dormez, braves gens.
la po�sie? publicit� mensong�re, intimit� d'un escroc
parcourant les rues
la fen�tre ouverte.


cxiii

?
cuisine interne de ma famine


cxiv

je me vient de loin et ma ruse et ma candeur seront
d'instiller mon poison aux seins
des aurores les plus aim�es


cxv

la musique finalement jou�e n'est que l'absence de la
musique originelle
entre temps et mort.


cxvi

je n'est pas mon futur
ni mon envergure purifiante ni le souci qu'elle d�livre
mais leur houle
proc�dera de mes fleuves o� l'absence
insuffle la clart� o� l'asphyxie
hante la col�re


cxvii

mon h�ritage prostitu�
nerveux � m'attarder ici
aurai-je le savoir-vivre de
te parler

cxviii

pardonnez-moi d'exister qui �miette l'infini


cxix

voil� pourquoi
ceux dont l'�clair est parole
n'esp�rent peupler
que l'orage du silence et ne signifient
que l'asc�se d'un trajet
voil� pourquoi
je m'attarde � la r�volte

patience dans l'azur
nous triomphons


cxx

il est des hommes r�els
qui cachent des dieux poignard�s


cxxi

m'astralise? me soup�onne?

m'�pluche! m'�miette!

cxxii

la po�sie est un attentat � l'impudeur.

cxxiii

strolls in her sun makes my moon more miraculous

cxxiv

longue ellipse amoureuse
vise le chas florescent du po�me.

cxxv

aimer [eme]. v. tr. (Xe, inf. amer jusqu'au XVe; lat. amare) placer le couteau du sacrifice dans sa main. l�zarder. l�chet�.

� Alexandre Pouliquen
Gustav Klimt
mes liens pr�f�r�s :
mal d'aurore...
Name: alexandre pouliquen
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