Le concept ou le mot apprenti-sorcier se r�f�re � un individu ou � un comportement qui met, imprudemment, en jeu des forces
naturelles pour accomplir un fait, lesquelles se retournent,
plus tard, contre celui-ci ou contre cela afin de l'annhiler. Le mot
caricature le manque de ma�trise des hommes sur les forces
naturelles, qu'elles soient humaines ou ou purement physiques, et
met en garde ceux-ci contre un comportement volatil.
Un bon nombre d'exemples existent dans l'histoire humaine. Le plus r�cent concerne les dem�l�es du gouvernement am�ricain, avec l'un des anciens collaborateurs, en Afghanistan, de son service de renseignement, le terroriste farouche Osama bin Laden, d'origine saoudienne.
En Haiti, le comportement d'apprenti-sorcier de quelques dirigeants
peut �tre document� dans l'histoire du pays. Le candidat Fran�ois Duvalier, par exemple, paraissait, aux
�lections de 1957, �tre le plus doux et le plus respecteux des
r�gles �lectorales. M�decin de carri�re, Duvalier jouissait du support d'un grand nombre
de ses concitoyens, ayant �t� ministre au D�partement de la Sant�
Publique sous le respecteux pr�sident Estim� et ayant particip� � la campagne d'�radication du pian avec l'Alliance Pour le
Progr�s, un fonds d'aide internationale d'origine am�ricaine.
Le quartier g�n�ral du candidat Duvalier f�t assailli, durant ces �lections, par les partisans anarchistes (le "rouleau
compresseur") du professeur Fignol� et la Radio Port-au-Prince,
son principale porte-parole, f�t pill�e par les partisans fanatiques
du candidat mul�tre, l'agronome Louis D�joie.
�lu pr�sident, Duvalier fondit une milice qui se d�barassa
des quelques militaires qui l'avaient soutenu lors de sa campagne
�lectorale. Il e�t peu de contr�le sur cette milice,
celle-ci ayant �t� grandement indisciplin�e et dirig�e par des
hommes tr�s autoritaires et, en grande partie, ignards; il ne se
montra surtout pas enclin � condamnner propmtement les crimes de
ses hommes et dev�nt l'ennemi acharn� du gouvernement am�ricain
d'alors; n�ammoins, un fait r�confortait les U.S.A., c'est qu'il
�tait anti-castriste et anti-communiste, � une �poque ou le
gouvernement am�ricain avait besoin de tels chefs d'�tat en Am�rique Latine.
Duvalier f�t un abus de son pouvoir transf�rentiel par suite d'un
manque de contr�le personnel, peut-�tre � cause de son diab�te, et fondit un r�gime dictatorial qui opprima ses concitoyens qui
l'avaient port� au pouvoir et leur enleva leurs libert�s
individuelles.
Un autre exemple de l'histoire d'Haiti f�t celui de l'empereur
Faustin Soulouque.
Soulouque f�t port� au pouvoir par la chambre des repr�sentants.
Candidat indolent, appel� pour cause, le "bonhomme Coachi", Soulouque f�t �lu
par la chambre des repr�sentants pour venir � bout d'une impasse �lectorale, caus�e par les
deux candidats les plus influents. Il s'empara par la suite du
pouvoir d�finitivement et transforma la r�publique en un royaume,
le sien. Son bras droit le g�n�ral Maximilien f�t le Fondateur de
la terrible milice, les Zinglins, qui terrorisa le pays � son �poque.
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