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Chapitre V COMMENTAIRES SUR LA STATISTIQUE BAY�SIENNE ET LE JEU D'�CHECS La statistique bay�sienne est la mesure de l'incertitude. Cependant, une telle mesure ne peut etre d�finitive mais seulement transitionelle et la r�evaluation est courante, apr�s avoir tenu compte de la variation des conditions initiales. Cette mesure n'est pas �galement absolue mais fournit des valeurs raisonnables et des valeurs alternatives. Un tel proc�d� est particuli�rement applicable au jeu d�checs o� les situations changent constamment durant le d�roulement du jeu et d�s lors �galement la probabilit� pour arriver au r�sultat final. Cette probabilit� est un ensemble ou un groupe de probabilit�s qui peuvent �tre successives ou concommitantes. Lorsqu'elles sont successives, ces probabilit�s sont souvent conditionnelles. Lorsqu'elles sont concommittantes, elles peuvent �lever ou diminuer la probabilit� pr�sente ou post�rieure par rapport � la probabilit� initiale (tout d�pend du d�roulement du jeu). Le th�or�me de Bayes permet de trouver une telle probabilit�, lorsque les diff�rentes alternatives sont exhaustives ou s'excluent mutuellement, en d'autres termes, lorsque toutes les alternatives ou toutes les suites d'alternatives ne v�hiculent pas les m�mes probabilit�s de conduire au r�sultat final, un fait que l'on peut v�rifier facilement aux �checs en comptant les coups. Pour des situations simples, telles que celles qui se rencontrent en fin de partie, les applications du th�or�me sont faciles. Pour des situations plus complexes, telles que celles qui se rencontrent en d�but de partie, les applications du th�or�me sont plus difficiles et r�clament des syst�mes comput�rises et complexes. Avec le gambit de la reine, par exemple, la probabilit� est la plus grande, en d�but de partie, que celui qui offre le gambit gagne finalement la partie, lorsque les adversaires sont d'�gale force. Cette probabilit� est la plus faible en d�but de partie pour celui qui accepte le gambit. Si le gambit est refus�, ces deux probabilit�s sont consid�rablement amoindries et peuvent s'annuler, ce qui peut conduire � une partie nulle. De telles probabilit�s sont conditionelles et d�pendent �galement de la suite du jeu et d'autres probabilit�s conditionelles qui apparaissent aucours du d�roulement de la partie. - La raison est que le gambit de la reine permet � celui qui l'offre d'avoir de multiples ouvertures et de multiples possibilit�s de d�veloppement de ses pi�ces tandis que celui qui l'accepte en sort avec de moindres possibilit�s en �change de gains mineurs. Dans la partie pr�c�dente, jou�e contre les Noirs, les blancs ont toujours eu, apr�s la fin du milieu de partie, plus de pi�ces en d�fense et en attaque, ce qui a fait pencher, omis les risques d'erreur, les chances (rapport de probabilit�s) (odds) en leur faveur.
Avec le roi noir en e8, un pion noir en e7, un fou blanc en e6, une tour blanche en c1 et le roi blanc en d1, ces pi�ces �tant les seules � demeurer en cette fin de partie, trouvez la probabilit� pour les blancs de mater le roi noir en mettant celui-ci en �chec, i.e., P(mat roi noir/�chec roi noir) en un coup lorsque c'est aux blancs de jouer. Cette probabilit� est: |
Il existe en effet trois fa�ons de mettre en �chec le roi noir, mais il n'existe qu'une seule fa�on de mater le roi noir en le mettant en �chec en un coup. (Pandolfini B; Square One; Fireside Chess Library, a div. of Simon & Schulster Inc., 1998; p.121, diag.144)
Plus nombreuses sont les pi�ces mobilis�es par un joueur plus grande est sa probabilit� de gagner. La pr�cision d'une telle probabilit� augmente encore davantage quand les pi�ces se soutiennent mutuellement et tombe dans le domaine des probabilit�s s�quentielles et des probabilit�s compos�es.( C'est seulement en fin de partie quand il existe peu de pi�ces sur l'�chiquier que les probabilit�s terminales peuvent �tre ais�ment calcul�es.) Dans une d�cision s�quentielle, la probabilit� de gagner en x coups versus celle de perdre en y coups est la probabilit� (p) de r�ussir chacun de ses coups � l'exponentiel de x, (px)x, versus la probabilit� (1-p) d'�chouer en y coups porte � l'exponentiel de y, (1-p)y. Cependant, un protagoniste peut r�ussir un coup et en �chouer un autre et son adversaire peut en faire autant et le rapport des probabilit�s peut d�s lors varier. Au cours d'une de mes parties avec Steve Ortiz, le marchand d'�checs du Broadway, le rapport de ces probabilit�s s�quentielles avait consid�rablement fluctu� avec les erreurs accumul�es de part et d'autre et a diminue cons�quemment les probabilit�s. Cependant, ces probabilit�s sont souvent d�pendantes de sorte que P(A/B/C/...) n'est pas toujours �gale � P(A).P(B).P(C)...mais a �t� souvent plus grande.
Un computer, bien que tr�s rapide et pour puissant soit-il, ne pourra jamais concevoir autant de possibilit�s qu'un cerveau de Grand ma�tre, car il ne comportera jamais autant de circuits de communication qu'un cerveau humain, � moins d'�tre fait de plasma. Dans le cerveau animal aussi, de nouveaux circuits de communication se forment apr�s une �preuve, facilitant l'apprentissage. Un tel processus n'existe pas chez le computer et son apprentissage est des lors limit�.
Cependant, le cerveau �lectronique peut comporter plusieurs programmes et, �tant
dou� d'une m�moire �lectronique, peut abandonner des programmes qui ne
donneraient pas le r�sultat escompt�, i.e., des programmes non viables et ceux-ci
subiraient l'extinction. Tel est le principe de l' Evolutionary Computing . De
nouveaux programmes peuvent �tre aussi introduits dans le cerveau �lectronique par
un programmateur. Cependant, � l'avenir on pourra fabriquer des computers qui
b�tissent leurs propres programmes en modifiant des programmes initiaux. De telles
modifications seront n�ammoins moins plastiques que celles qui se font dans un
plasma.
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