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Au début de la période de sevrage, la mère offrira à l’enfant un seul alilment
dont la digestion est facile. Ensuite, elle diversifiera, progressivement, l’alimentation. Au cours de la période de sevrage la mère prendra soin de présenter à l’enfant le nouvel ailment avant la têtée afin d’en réduire la probabilité de refus.
Il est coutume, en Haïti, de présenter à l’enfant une boulilie d’araout ou un plat de bananes. Ceci est à éviter car l’araout et la banane sont très pauvres en protéines et peuvent prédisposer l ’enfant à faire de la malnutrition. La nourrice haïtienne devra aussi se rappeler que la purée de légumes vertes, malgré son effet en “coup de fouet” sur l’organisme, n’a souvent pas la quantité de protéines et de calories nécessaires pour couvrir les besoins quotidiens. La racine de manioc et, moins souvent, la cassave contiennent des quantités appréciables d’acide cyanhydrique (cyanure), un poison organique, qui est responsable d'un grand nombre de cas locaux et endémiques d’hypothyroidisme et de diabète secoondaires. D’autre part, les céréales, en particulier le maïz et le blé, et les oléagineux, tels que la pistache et la noisette, peuvent héberger, lorsqu’ils sont “stockés” assez longtemps et dans de mauvaises conditions (humidité, etc. ), une moisissure qui sécrète l’aflatoxine, un violent poison hépatique qui a été responsable de cas endémiques ou accidentels de cancer du foie. Les familles prendront soin également de ne pas trop se fier au plat d’aqui (akee) qui peut porter, lorsque mal préparé, un poison mortel. Enfin, la nourrice devra éviter de se rendre à des matinées religieuses de jeûne afin de ne pas exposer l’enfant à des intervalles périodiques de dénutrition. Apres l’apparition des dents, les aliments devant étre présentés à l’enfant peuvent être hâchés au lieu d’étre transformés en purées. La diète de celui-ci sera, ensuite, peu à peu, ajustée à la coutume familiale et sociale de la communauté locale (un repas trois fois par jour). La période du repas devra être une occasion plaisante de réunion familiale et les parents éviteront de réprimander l’enfant à table; l’enfant, réprimandé au cours des repas, est enclin à développer des troubles psychologiques en rapport avec les habitudes alimentaires. D’autre part, en dehors d’une pathologie (maladie) organique, la malnutrition associée au refus catégorique de la nourriture est rare chez l’enfant, mais peut se présenter, particulièrement au cours de l’adolescence, sous forme d'anorexie nerveuse. Enfin, les programmes d’aide étrangère, alimentaire, conduisent, souvent, à une dépréciation des produits locaux, à la ruine de l’industrie alimentaire nationale et à l’appauvrissement du paysan. Ces programmes devront être envisagés de façon ecclectique et devront être encadrés de programmes de relève de l’industrie alimentaire locale. |
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