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Normalement ou théoriquement, l'étudiant en médecine est censé connaître ou avoir etudié les maladies qui sont présentes dans son environnement, allant par ordre de priorité, des plus fréquentes et les plus invalidantes ou les plus mortelles à celles qui le sont moins. Pratiquement, ce shéma éducatif est rarement observé du fait d'un certain nombre de contraintes, le temps étant le plus important, la disponibilité du professeur ou du spécialiste étant le second par ordre d'importance. L'internat et la résidence universitaires devraient corriger de tels inconvénients, mais, en réalité, arrivent à peine à aller au delà des cas vus à la faculté. Le nouveau médecin se trouve alors confronté à un problème crucial, celui de combler ce vide le plus vite que possible afin de protéger sa pratique, la vie de ses patients et sa réputation. Des manuels médicaux, comme le Cecil (Beeson & Mc Dermot), le Harrrisson Textbook of Medicine (de l''Université Mc Giil) ou le Merck Manual lui sont, dès lors, d'un grand secours, avec le Harrisson venant en tête de liste pour la pratique clinique, suivi du Merck Manual; celui-ci peut être transporté facilement et serait l'idéal pour la médecine ambulatoire et la médecine de campagne. En fait, aucun de ces manuels ne l'est parce qu'ils doivent tous tenir compte de la contrainte posée par l'édition qui est avant tout celle de l'espace disponible et du volume du livre. D'autres textes présentés sous la forme de revues ou de périodiques et n'ayant pas cette contrainte, comme l'"Encyclopédie Médico-Chirurgicale" française et l'"emedicine.com" américaine de l'internet aident à pallier à ce nouvel inconvénient. Ceux-ci sont alimentés constamment par les écrits, l'enseignement et les recommendations de cliniciens, spécialistes en leur branches et de renommée internationale. J'invite tout étudiant en médecine et tout nouveau médecin à faire la connaissance de ces "feuilles volantes" et à les consulter. Elles sont pratiquement gratuites. L'"emedecine.com", par exemple, vous présente gratuitement la littérature, mais, pour avoir une meilleure vue des représentations graphiques, une contribution insignifiante est requise par année. |