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APPENDICE
Table des matières d'appendice

Pièce No 01: Diagnostic psychiatrique de mon ex-épouse.

Pièce No 02: Copie des lettres de mes enfants.

Pièce No 03: Copie de la lettre du docteur Filip Juretic au docteur Louis Dionne.

Pièce No 04: Extrait des lettres - copie - de mon frère à ma femme.

Pièce No 05: Les «renseignements» sans valeur psychiatrique et legale.

Pièce No 06: Appel du docteur Grenier au docteur Roy.

Pièce No 07: Communication (complot) entre Dionne et Hudon.

Pièce No 08: Note de l'Hôtel-Dieu.

Pièce No 09: Note de l'Hôtel-Dieu.

Pièce No 10: Note de l'Hôtel-Dieu.

Pièce No 11: Note de l'Hôtel-Dieu.

Pièce No 12: Observations de l'infirmière de l'Hôtel-Dieu.

Pièce No 13: Note de l'Hôtel-Dieu.

Pièce No 14a, No 14b, No 14c, No 14d: Certificats médicaux.

Pièce No 15: FORMULE II.

Pièce No 16: Note d'admission du 12-11-71.

Pièce No 17: Note de la «tempête dans un verre».

Pièce No 18: Leçon est plutôt pour les psychiatres.

Pièce No 19: Perte de temps du docteur Dorion.

Pièce No 20: Note de la «Réunion» abrégée.

Pièce No 21: Lettre que je fusse «suffisamment bien mentalement pour signer des documents ayant une valeur légale».

Pièce No 22: «LIBÉRÉ Définitivement».

Pièce No 23: Note d'admission à Saint-Jean-de-Dieu - première supercherie par mon «ami», le docteur Juretic.

Pièce No 24: Note: Pas psychotique mais paranoïde!? Deuxième fraude par le fraudeur.

Pièce No 25: Formule de cure - libre sans liberté même de téléphoner ou de sortir en dehors de la salle. Troisième escroquerie par le professeur Juretic.

Pièce No 26: Permission d'ostéotomie par mon ex-femme - décision inquisitoriale par les inquisiteurs.

Pièce No 27: Feuille sommaire - quatrième accablante tromperie par le professeur Juretic.

Pièce No 28: Cinquième déshonorante manipulation du professeur Juretic.

Pièce No 29: Lettre de mon fils Slobodan, l'avocat, à René Lévesque.

Pièce No 30: «Plaidoyer spécifique» -- supercherie du docteur Jacques Grenier.

Pièce No 31: Solde de mon compte bancaire à Vienne.

Pièce No 32: Extraits de journaux aux Québec sur mon cas.

Pièce No 33: Correspondance entre les infirmières Paré, Parent-Naud et moi.

Pièce No 34: Lettre dolosive de Jean-Marc Lyonnais pour s'emparer de mes affaires (correspondance personnelle, etc.) à Hamilton.

Pièce No 35: Lettre signée par mes amis au Collège des médecins et au Protecteur du citoyen.

Pièce No 36: Preuve que le juge Boudreault n'a pas agi comme un juge vrai.

Pièce No 37: Extrait d'une lettre avant et l'autre après mon internement par la tante de mon ex-épouse et son mari.

Pièce No: 38: La lettre de l'autre tante de mon ex-épouse:

* * * * *

Pièce No 01:
Diagnostic psychiatrique de mon ex-épouse: réaction dépressive. Elle fut alors placée dans le Service de psychiatrie. Le diagnostic réaction dépressive comme tel n'existe pas dans la terminologie psychiatrique. C'est un terme plutôt euphémique pour l'hystérie. (Voir Manuel de classification des diagnostics psychiatriques, adapté - CIMA-8: Bureau fédéral de la statistique, Ottawa, 1969.

* * * * *
Pièce No 02:
Les lettres de mes enfants avant de mon internement:

Mon cher papa! Oh mon cher papa que je t'aime! Mon cher papa, tu as fait tout ce que tu pouvais faire pour moi, mes frères et ma mère. Papa, je te promets que quand je serai grand, je te remettrai tout ce que tu as fais pour moi. Maintenant, que j'ai une grande chance de te dire un grand merci, je te le dis. Papa, maintenant tu vois pourquoi je te dis MON CHER PAPA (Les majuscules écrites par Gligor).

Ton fils Gligor (maintenant médecin)

.....

Cher papa, je sais que tu m'aimes et je t'aime beaucoup aussi. Que pourrais-je dire que tu ne sais déjà? Il fait si doux quand ton sourire éclaire tout sous notre toit! Je me sens fort, je me sens roi quand je marche à côté de toi.

Ton fils Slobodan (maintenant avocat)

......

Les lettres après mon internement:

01-06-1972.

Cher papa,

J'ai attendu ta lettre depuis longtemps et je l'ai finalement reçue. Je peux te dire que je me sens plein de joie. Je suis très fier que tu m'aies adressé ta lettre et pour cela, je me suis senti très honoré. Tu es pour moi le meilleur père du monde. Dans ton travail, je voudrais que tu sois le meilleur docteur qui puisse exister.

Tout va bien pour nous trois à l'école. Nous avons avancé au niveau de la discipline. Avant, il y avait beaucoup de batailles mais maintenant, nous nous entendons. Je vais terminer l'école dans deux semaines. Aussitôt que nous recevrons les bulletins, nous te les enverrons. Nous allons tous très bien. A l'école, ça marche très bien en français, en mathématiques et, en anglais, je suis parmi les meilleurs de mon école. Slobodan et Alexandre, tous les deux, ont cent pour cent en mathématiques. Quand je serai grand, je voudrais être ingénieur en mécanique. La mécanique m'intéresse beaucoup. Je voudrais dessiner des automobiles de course, des avions etc.

Papa, n'oublie pas que tu es le meilleur père au monde et que je t'aime beaucoup. Je t'envoie mes salutations et beaucoup de baisers.


Ton fils Gligor.

La lettre de mon deuxième fils, Slobodan:

Cher papa,

J'ai reçu ta lettre. Quand tu étais à Montréal, maman m'a demandé de t'écrire225, tandis que j'attendais que tu m'écrives parce que je ne savais pas ton adresse. Le 8 mai, jour de mon anniversaire, nous avons reçu la lettre du docteur Juretic qui a écrit que tu étais sorti de l'hôpital et que tu était parti pour Hamilton. Ta lettre a été mon meilleur cadeau d'anniversaire. Ta lettre m'a tant ému que j'en ai pleuré parce que j'ai été rempli de joie en apprenant la belle nouvelle que tu était sorti de l'hôpital. J'étais sûr que tu allais m'écrire.

Tout le monde ici va bien. Nous n'avons pas beaucoup d'argent mais maman en dispose comme il faut. Comme cela, il ne nous manque rien. Comme d'habitude tout va bien pour nous à l'école.

Pendant mes vacances, sois sûr que je vais venir te voir. Je vais t'écrire quand je viendrai exactement. 226

A la fin, je t'envoie mille, mille baisers,

Ton Slobodan.

Encore une fois mille et mille baisers de

ton Slobodan.


La lettre de mon troisième fils Alexandre:

Papa, comme je viens de commencer l'école, je vais t'écrire brièvement. Je t'aime beaucoup et t'embrasse de tout mon coeur.

Ton Alexandre.


* * * * *

Pièce No 03:
Le 12 juillet 1971, quatre mois avant mon internement, le docteur Filip Juretic, professeur en psychiatrie, a écrit au docteur Louis Dionne la lettre suivante:

Cher docteur Dionne,

Vous m'avez agréablement surpris et je vois que votre intérêt pour le docteur Risto Delev est plein d'humanisme et de sentiment médical profond. Je suis en train de faire tout ce qui est possible pour notre collègue et mon ami (sic) et je suis certain que je parviendrai à trouver une solution satisfaisante.

J'ajoute une lettre que nous avons reçu du docteur Berchmans Rioux, North Dakota. Le docteur Delev devrait immédiatement prendre contact avec moi, même par téléphone.

Je sais qu'il attend une réponse des Services psychiatriques du Nouveau-Brunswick.

Je vous informerai de solution de nos efforts mais je ne désespère pas du tout car je crois que le docteur Delev est un médecin honnête et brillant (sic) et il mérite toute notre considération.

Veuillez agréer, cher docteur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.

Le Chef de service,
docteur Filip Juretic


(Cette lettre paraîtra un peu bizarre car elle montre comment des gens peuvent tomber dans la boue d'infamie. Le docteur Dionne était l'instigateur et dirigeant de mon internement et le professeur Juretic un impitoyable inquisiteur de mes souffrances).

Pièce No 04:
Extrait des lettres (dans la langue macédonien) de mon frère à ma femme, selon lesquelles ils ont comploté mon internement (les copies à venir).

Pièce No 05: Les «renseignements», sans valeur psychiatrique et legale.

(Note générale à propos du «dossier» de l'Hôtel-Dieu. Toutes les notes de l'Hôtel-Dieu sont bizarres et inacceptable du point de vue sémantique, orthographique, syntaxique et logique. Elles sont plutôt bien illisiblement griffonnées sur des bouts de papier. On peut se demander si les auteurs des notes étaient dans un état normal ou sous l'effet d'une quelconque drogue. Il faut vraiment le voir pour le croire! Je les exhibe à la fin de cet ouvrage. On doit souligner, que plus ou moins, tous les médecins impliqués ont agit de manière semblable).

Pièce No 06: Première note du dossier de l'Hôtel-Dieu

«2-XI-71227 appel au docteur Louis Roy - de S. M. A. (abréviation pour l'Hôpital Saint-Michel-Archange) qui conseille (à l'épouse de faire appel à la police - à la cour - aux juges....» (pas de signature).

Cette note du dossier de l'Hôtel-Dieu de Québec constitue ni plus ni moins une insulte à l'intelligence de quiconque qui la lit. La note est écrite par le docteur Jacques Grenier dix jours avant mon internement, lorsque j'habitais à Hamilton. Ce qui n'est pas clair, c'est le but de cette note mais, de toute évidence, son dessein était malveillant. On peut se demander pourquoi le docteur Grenier a appelé le docteur Roy plutôt que de me contacter à Hamilton, soit mon domicile de l'époque. La note est écrite sur un bout de papier de 4.25 X 5.5 pouces exactement et se lit comme suit.

Pièce No 07: Communication (complot) entre Dionne et Hudon.

Il est extrêmement difficile de déchiffrer cette note qui est encore écrite sur un petit bout de papier. On y retrouve mon nom, le numéro de téléphone du docteur Louis Dionne à l'époque et les mots:

«Dionne appellera R-V. Demain matin au docteur Hudon».

......
Il n'y a pas de date mais implicitement, on peut comprendre quelle a été écrite à la veille de mon internement. La note semble insignifiante mais le nom du docteur Dionne revêt une grande importance. C'est un vil personnage qui, en me tendant un piège de manière insidieuse, va contribuer à la destruction de ma vie personnelle, professionnelle et familiale.

Pièce No 08: Note de l'Hôtel-Dieu) se lit:

L'Hôtel-Dieu de Québec
SERVICES EXTERNES

DeLevre.M. Risto, 49 ans
@-#vasioka jerceva
273 Paquin que
Tel: 727-9274
Dr Hudon

DOULEUR D'ESTOMAC.

Patient de 49 ans se présentant pour douleurs abdominales hautes soulagées par l'alimentation et apparaissent fréquemment quelques heures après repas. Pas de diarrhée. Un peu de constipation. Épisode de mélena228 il y a 2 ans pour lequel il y eu diagnostic de ulcère duodénal au Centre hospitalier de l'Université Laval. La symptomatologie dure depuis bientôt dix ans.

Ces derniers jours le patient a noté une certaine exacerbation des symptômes sans toutefois d'épisode de mélena ou l'hématémèse.

(Pas de signature)
......
Regardez, il écrit «... mélena il y a 2 ans...» et dans la phrase suivante note «... dure depuis bientôt dix ans...». Même l'adresse griffonnée est fausse (À l'époque j'habitais à Hamilton, Ontario). Dans le Code de déontologie, le Règlement concernant la tenue des dossiers est clair au sujet de cette question: «Le médecin doit insérer au dossier médical qu'il a constitué, les renseignements, les observations et les documents suffisants pour décrire clairement l'identité du patient, notamment ses nom, prénom, sexe, date de naissance et adresse, et ce, à l'occasion de chaque consultation.».

Je ne crois pas que la note aie été écrite par un médecin mais les autorités de l'Hôtel-Dieu, elles, ont produit cette note comme faisant partie du dossier et comme étant écrite par un médecin. Pour cette raison, je vais traiter cette note de même que les autres qui figurent dans mon dossier comme étant des documents officiels. En fait, toutes les notes de l'Hôtel-Dieu me concernant sont étonnantes du point de vue médical et du sens commun. J'espère bien que le lecteur en tirera la même conclusion.

......
Le «docteur» poursuit:

Patient vu; Va assez bien du coté digestif. Le patient ne veut absolument pas demeurer à l'hôpital. Il devrait, selon la psych (sic) être hospitalisé pour traitement de paranoïa? Exigeons que le patient soit vu par la psychiatrie et afin de l'hospitaliser si nécessaire.

Patient vu par le docteur Dufour.

A. Hudon m.d.
......
C'est une note singulière, sur le plan logique. Si j'étais «bien du coté digestif», pourquoi devrais-je «demeurer à l'hôpital?» Puis, dans la phrase suivante, il dit que «selon la psych», je devrais «être hospitalisé pour traitement de paranoïa?» Il n'est pas claire qui est «la psych» et comment elle a fait la conclusion que je doive «être hospitalisé pour traitement de paranoïa». Pas un mot sur des signes ou des symptômes de paranoïa. Ensuite, il «exige» que «je sois vu par la psychiatrie afin de me faire hospitaliser si nécessaire». Tous ces mots sont écrits dans le plus grand désordre. La logique nous donne les règles auxquelles nous devons nous soumettre, à défaut de quoi, notre conversation peut être complètement dénuée de sens. Ou, comme le professeur Gilbert Ryle229 écrit, les idiots s'expriment à la manière des idiots et ils ne peuvent que bredouiller comme des perroquets.

Pièce No 09: Note de l'Hôtel-Dieu:

Suit un autre chef-d'oeuvre de l'intelligence du docteur. Il s'agit d'une note d'évolution de la maladie. Il est à se demander s'il ne s'agit pas plutôt de la maladie du docteur que celle du patient. En tout cas, elle mérite d'être lue:

NOTES D'ÉVOLUTION DE LA MALADIE:

12-11-71 Le patient a été vu par le Dr Jacques Dufour qui voulait hospitaliser le patient à l'Hôpital Saint-Michel-Archange; son épouse refuse de faire interner son mari. Le patient a refusé le traitement et a quitté l'hôpital sans autorisation.

André Hudon m.d.

(Souligné par l'auteur).

......

Voyons donc! Il n'y a pas un mot sur l'évolution de la maladie. La note a plutôt pour but de détruire complètement ma famille qui était déjà fragile. Le docteur Jacques Dufour «voulait» me faire hospitaliser (cependant omet de dire pourquoi); mon épouse refuse de me faire interner; je refuse le traitement. Pourquoi, dès lors, ne pas refuser le traitement si le psychiatre n'est pas compétent et honnête?

Et, le pire symptôme de ma «maladie» était le fait d'avoir «quitté l'hôpital sans autorisation»! Ceci démontre que mes droits fondamentaux ont été lésés avant mon internement, contrairement à la Déclaration canadienne des droits. Pourquoi avais-je besoin d'autorisation pour quitter l'hôpital? Dans tous les pays civilisés, les patients peuvent entrer ou sortir d'un hôpital à volonté.

Je concède que mes commentaires sont loin d'être académiques mais comment débattre avec des gens qui font partie du groupe des homo sapiens et qui n'hésitent pas à faire ce que même les animaux ne font pas? Certains psychiatres sont en apparence des plus respectables alors que leurs actions ne mériteraient rien de moins que la prison. Comment appeler des gens détenteurs de diplômes universitaires, eux qui ne savent même pas écrire correctement une ou deux phrases? On ne peut que les qualifier d'ignorants, indignes de pratiquer leur profession et, de là, agissant de façon criminelle.

Pièce No 10: Note de l'Hôtel-Dieu.

DEMANDE DE CONSULTATION:

CONSULTATION: Urgente

Monsieur Psychiatre vous êtes prié d'examiner ce malade actuellement Pt Connu au point de vue de Opinion psych. Patient ne veut pas se faire hospitalisé.

A. Hudon m.d.
Médecin traitant

......

La note est comme toutes les autres. D'une qualité orthographique pitoyable, elle soulève beaucoup plus de questions qu'elle ne donne de réponses. Pourquoi cette «consultation urgente»? De qui étais-je «connu» et de quel «point de vue»? Pourquoi le docteur voulait-il me faire hospitaliser? Si j'ai refusé de me «faire hospitaliser», quelle était ma raison? Évidemment, ce «monsieur» abusait de la situation à l'extrême mais le fait demeure qu'à ce moment-là, je n'était pas «actuellement hospitalisé».

* * * * *

Sur la même feuille de la demande de consultation est écrit le «rapport» suivant
Voir Pièce No 11: Note de l'Hôtel-Dieu

12-11-71: Le Dr Delev, un schizo-paranoide (sic) non coopératif, connu du Dr Grenier qui a déjà fait envoyer l'histoire à Saint-Michel-Archange, est amené à l'urgence par le Dr Luc Dionne pour évaluation psychiatrique et investigation gastro-duodénale (ulcus?)

Délirant, paranoide, a menacé de tuer sa femme avec une hache, halluciné, méfiant...

Non coopératif.
Dx Schizo-paranoide230
Danger d'homicide (voir pages ).
Recommandation: internement.

(Pas de signature)231

......

En fait, le rapport est le miroir exact de la «demande de consultation». Le «spécialiste consulté», dont nous ignorons le nom, recommande l'internement sous prétexte que je suis «un schizo-paranoide non coopératif» connu du docteur Grenier lequel est déjà censé avoir rédigé l'histoire du cas. Il est évident que le «spécialiste» ne fit aucun examen. Il présume que j'aurais été «connu du Dr Grenier». Il est pourtant prouvé que le Dr Grenier ne m'a pas connu avant mon internement (lire sa Déclaration hors-cour).

De plus, l'évaluation, rédigée deux heures plus tard à l'Hôpital Saint-Michel-Archange, s'écarte largement de l'avis du «spécialiste consulté» (lire la note par l'étudiant Jacques Boucher, du 12-11-1971, Pièce No 16)

L'élément le plus étrange de cette histoire est certes l'apparition soudaine de ce diagnostic inexistant232. Le médecin ne fournit aucune explication sur l'origine de «schizo-paranoïde». Énoncés sans aucune explication, les termes «non coopératif», «délirant», «paranoïde», «a menacé de tuer sa femme», «halluciné», «méfiant»..., ne signifient absolument rien. Il est, en effet, nécessaire d'expliquer et de transcrire tous les mots en détail, surtout lorsqu'il s'agit d'interner un patient.

De plus, selon le "Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders" (DSM-III-R), il faut au moins six mois avant qu'un psychiatre ne puisse poser un diagnostic de schizophrénie.233

Pièce No 12: Note de l'Hôtel-Dieu.

Observations de l'infirmière:

12-11-71 à 10:15 heures: Arrivée du patient sur pied à urgence - se présente pour douleur épigastrique. TA: 130/80; Pouls 80; Respiration: 20/minute. Appel au Dr Dionne. Vu en psychiatrie.

(Pas de signature)

......

Les observations de l'infirmière ne montrent rien de bien spécial sauf qu'il y est noté un «appel au docteur Dionne». Nous pouvons remarquer que les communications avec le docteur Dionne sont bien amorcées. Aucune explication sur leur raison d'être. Plus tard, cependant, alors que j'étais interné à l'hôpital, et plus tard encore, à la cour, j'ai appris qu'il travaillait activement depuis longtemps à ruiner ma vie.

Pour réaliser sa diabolique besogne, il n'a pas hésité à faire ce qu'un homme ne doit jamais faire: mentir en disant qu'il était mon voisin et qu'il était au courant de mes problèmes familiaux. Ce ne sont là que d'effrontées insinuations. Il n'a jamais été ni mon voisin ni mon ami. Il n'est jamais venu chez moi! Il n'est même jamais venu me rendre visite au cours de mon internement. Mais il sera, par contre, un des acteurs obscurs qui régira mon internement. Ainsi, le jour même de mon internement, alors que je le suppliais par téléphone de me faire sortir de l'hôpital, il se montra très surpris quand je lui dis que j'étais examiné par un psychiatre qu'il n'avait pas choisi. Trois jours après mon internement, alors que j'étais sur le point d'être libéré, il se livrera à de sales machinations pour que je demeure interné. Même à l'occasion de mon transfert, il en a été «avisé», ce qui est formellement interdit par le Code de déontologie (voir le Code, Art. 52, paragraphe. 10).

Pièce No 13: Note de l'Hôtel-Dieu.
Suit la note la plus effrayante:

(Non datée)
Appel du docteur Louis Dionne au docteur Dufour:

lui disant que le docteur Delev l'avait appelé chez lui samedi et qu'au cours de la conversation, il aurait laissé entendre que «deux couples allaient y goûter» à sa sortie de Saint-Michel, soit lui-même: docteur Dionne et son épouse ainsi qu'un autre couple. Le docteur Dionne demande (sic) que le docteur Roy de Saint-Michel-Archange garde le patient jusqu'à l'arrivée de son frère qui arrivera à Québec en fin de semaine.

Le frère a tenté d'ailleurs d'interner le docteur Delev il y a trois et demi ans en Yougoslavie.

Signé par: Reine Lord

.......

Je n'arrive pas à comprendre pourquoi docteur Dionne se montre à ce point intéressé à mon internement. Comme le lecteur peut le remarquer, il apparaît partout. Il veut m'interner par tous les moyens. Pourquoi? La note soulève quand même des questions: si mon ex-épouse fut la source de cette note, ce qui est le plus plausible, pourquoi n'a-t-elle pas communiqué cette information directement, au docteur Dorion? En d'autres termes, pourquoi utilise-t-il la voie indirecte (Lord - Dufour - Roy - Dorion) au lieu de transmettre le message directement au docteur Dorion, mon psychiatre d'alors? Or, aucune trace de cette allégation n'existe dans les notes du docteur Dorion (lire le dossier). Il se peut qu'elle ne constitue qu'une tromperie de plus. Mon ex-épouse finira par désavouer cette allégation mais d'autre part, elle a allégué devant la Cour qu'elle et mon frère ont conspiré pour que je sois emprisonné ou interné.

Il était pourtant facile de vérifier cette insinuation et de clarifier immédiatement le rôle du docteur Dionne et celui de mon ex-épouse. Il était également facile et logique de poser la question à mon ex-épouse: comment se fait-il qu'elle soit venue au Canada, dans un pays étranger, avec un mari criminel ou mentalement malade!?

Pièce No 14a, No 14b, No 14c, No 14d: Certificats médicaux.

Le certificat médical a été écrit d'une façon inacceptable au point de vue formater, logique et psychiatrique. De plus, nous avons quatre «Certificats médicaux». Le seul fait que leurs auteurs en aient produit quatre, sur le même événement, mon internement, en dit déjà long. Puis, le fait que les quatre certificats soient différents, c'est-à-dire manipulés, donne une idée claire de la probité et de la responsabilité de leurs auteurs - les docteurs Jacques Grenier et Jacques Dufour. Si les certificats diffèrent, on peut facilement en déduire qu'ils ont été faussées. Le certificats sont écrits - et comme tel sont produit à la cour -- avec quatre textes différents écrits sur les premières pages. et avec deux dates, celle du 12 novembre et du 22 novembre 1971, de la décision de la cure fermée.

L'endos de la première page est bien importante sur le plan légal et médical.Il n'y a pas de réponse sur la question des maladies antérieures; si étaient des troubles mentaux, à quel hôpital a-t-il été (patient) traité; maladie actuelle: date et mode du début, évolution; le malade a-t-il eu des crises convulsives, leur durée; en quoi est-il dangereux pour lui-même ou pour autrui; fait-il abuse d'alcool, de narcotiques, d'hypnotiques; a-t-il un dossier judiciaire, donner les détails; les renseignements ont été fournis par qui?.

Dans mon livre Psychiatry and Justice on Trial je illustrais (avec des copies) les quatre Certificats. Il est absolument dénué de bon sens d'écrire quatre documents différents sur une décision de mon internement.

Sur la deuxième page de ceux certificats on est écrit:

Le Docteur Delev, un schizo-paranoide (sic) non coopératif, connu du Dr Grenier qui a déjà fait envoyer l'histoire à S.M.A., est amené à l'urgence par le Dr Louis Dionne pour évaluation psychiatrique et investigation gastro-duodénale (ulcus?). Délirant, paranoïde, a menacé de tuer sa femme avec un hache, halluciné, méfiant...
Non coopératif.
Diagnostic: schizo-paranoide danger d'homicide
Recommandation: internement

.......

Cette note est la plus grande fraude dans toute mon histoire et la cause de la destruction de ma vie.

Tout d'abord, je n'était pas connu du Dr Grenier, ce que le docteur a admit (lire sa Déclaration hors-cour).

Puis, presque tous les détails de ce Certificat sont déniés même par l'étudiant J. Boucher le même jour de mon internement. Les mots «délirant, paranoïde, a menacé de tuer sa femme avec un hache, halluciné, méfiant...Non coopératif; Diagnostic: schizo-paranoide danger d'homicide» -- ne sont pas mentionnés. Il est évident qu'il existe un ample désaccord entre les faits manufacturés dans le Certificat et de mon premier examen fait par l'étudiant J. Boucher de l'Hôpital St-Michel Archange (lire Note d'admission du 12-11-71, Pièce No 16). Le Certificat a été examiné sur falsification and manipulation par monsieur A. Munch, un spécialiste en documents et police scientifique.

De plus, le certificat n'est pas été complété proprement et entièrement, ni expédié au Ministère de la santé et au Ministère de la justice, comme la loi le prescrit (Art. 10, 14 Geo. VI. Ch. 31).

Pièce No 15: FORMULE II.

Cette formule est une fraude comme le certificat procédant, avec la collaboration de mon ex-épouse.

Tout d'abord, mon épouse n'avait pas le droit de signer la formule en mon nom car je n'étais pas privé de mes droits civils (voir Pièce No 21: lettre du surintendant stipulant que j'étais apte à signer des documents). Par conséquent, cette formule doit être considérée comme étant illégale.

Deuxièmement, presque tous les renseignement sont faux, incluant mon adresse. Les plus grands détails importantes ont été omit - les noms et adresses du tuteur et curateur, numéro du curateur, numéro et date du jugement. Selon Loi concernant les hôpitaux pour le traitement des maladies mentales, un patient «en cure fermée» doit avoir un procureur. Selon Art. 21, Geo. VI, Ch. 31 «le surintendant informe sans délai le ministre de la Santé et le curateur publique des décisions prises».

Puis, les renseignements sont malicieusement faussés. Je n'étais pas bénéficiaire du Bien-Être Social. Je gagnais alors 82 $ par semaine du Mohawk College en plus d'une somme variant entre 40-60 $ par semaine pour travailler des demi-journées. J'ai payé un total de onze polices d'assurances:

Nom de la compagnie No de la police
1. Wiener Städische Wechselseitige Versicherungsanstalt Vienne - Autriche 1 207 934
2. Acadie, Compagnie d'assurance-vie, Québec 23 727
3. La Laurentienne - Québec 176 113
4. Lloyd's assurance compagnie Québec 99 444
5. New York Life Insurance Compagnie - Québec 32 640 962
6. Allstate du Canada - assurance d'auto A-97 503
7. Union du Canada Assurance-vie (fils Alexandre) C-052 706
8. " " " " (fils Slobodan) C-052 707
9. " " " " (fils Gligor) C-052 708
10. Bourse universitaire du Canada (fils Gligor) 86 967
11. Bourse universitaire du Canada (fils Slobodan) 105 606


Je possédais des comptes bancaires actifs dans les institutions suivantes: Österreichische Länderbank, à Vienne (Autriche) (voir Pièce No 31), Banque de Montréal ainsi qu'à la Banque Royale du Canada. Les livrets ont toujours été en possession soit de moi-même ou de mon ex-épouse. Je possédais également une voiture vieille d'un an seulement (Volkswagen).

Pièce No 16: Note d'admission du 12-11-71:

HISTOIRE DE CAS ET EXAMEN PHYSIQUE-2A:

(Renseignements donnés par relation avec le malade: 1. -Raison d'admission 2. - Ant. familiaux et pers. 3. - Hist. actuelle 4. - Questionnaire subjectif 5. - Examen physique 6. -Impression diagnostique):

12-11-71: Patient admis contre son gré, sur les allégation de méfiance, d'agressivité et de menace contre l'épouse.

Patient bien orienté, se défendant bien verbalement, niant la violence par détournement de la conversation et tentant de nous faire croire que le malade serait sa femme.

Cependant dans son histoire antérieure, on retrouve qu'avec sa première femme, son comportement ressemblait à celui qu'on a aujourd'hui. Ainsi, il nous dit que sa femme n'était pas fidèle, de plus on retrouve dans son histoire antérieure de la méfiance, l'ayant conduit à rejeter l'enfant comme n'étant pas le sien, et divorça. Ainsi avec sa 2ième femme, soit aujourd'hui, on retrouve un schème d'idée et comportement semblable.

Durant toute l'entrevue, on sent chez lui une agressivité qu'il maîtrise par un sourire ironique.

Notre impression234 au moment de l'interview: État paranoïaque.

J. Boucher, étudiant

......

Le premier examen à l'Hôpital Saint-Michel-Archange a été fait par le docteur André Beaudoin. Je présume que l'étudiant Boucher était présent pendant l'examen. Néanmoins, l'étudiant a effectué un excellent travail, bien que je ne sois pas d'accord avec son raisonnement. Implicitement, il a nié ce que les docteur Grenier et Dufour m'ont imputé: «Délirant, paranoide, a menacé de tuer sa femme avec une hache, halluciné, méfiant...Non coopératif. Dx Schizo-paranoide235 Danger d'homicide».

Le fait que j'aie épousé deux femmes «semblables» ne prouve pas une «impression d'état paranoïaque». Il importe, au premier chef, de s'enquérir du comportement de ces femmes. Puis, même le fait que le sujet soit mentalement malade, selon la loi et l'art psychiatrique, ce n'est pas une condition suffisante pour l'internement; il faut aussi prouver que le patient est dangereux pour lui-même ou pour la société.

Évidemment, les circonstances, arrestation sans examen et sans mandat d'arrêt, arrangement de mon internement de manière inouïe et indigne, justifiaient mon «agressivité». Quant au «sourire ironique», il ne prouve en rien que j'aie été dangereux pour quiconque. La situation ressemblait davantage à une tragi-comédie; je me trouvais devant des gens qui se disaient normaux mais qui posaient des questions inopinées et parfois même idiotes.

En outre, la phrase «une agressivité qu'il maîtrise par un sourire ironique» n'a pas de sens.

Pièce No 17: Note de la «tempête dans un verre».

15-11-71 (Le premier contact avec mon psychiatre le docteur Pierre Dorion).

Dx: Impression état paranoïaque ou troubles transitoires situationnels.
Pierre Dorion m.d.

......

Imaginez une situation comme la mienne, dans laquelle une personne est capturé dans la rue sans savoir la raison et puis elle est débarquée dans l'hôpital psychiatrique. Quelle sera la réaction? Naturellement les troubles situationnels. Seulement les idiots ou les personnes vraiment mentalement malades serons indifférents.

Le terme «impression» dans le jargon médical signifie que le diagnostic n'est pas définitif.

......

16-11-71
NOTE ÉVOLUTIVE:

Un appel téléphonique fait par madame Louis Dionne qui connaît bien la famille Delev depuis leur arrivée au Canada nous apprend que le cas de monsieur et madame Delev a été porté à attention de l'Ambassade yougoslave à Ottawa et au service de l'Immigration en Yougoslavie et au Canada. Le frère de monsieur Delev serait sur le point d'arriver au Canada à propos de l'histoire présente. D'autre part, elle nous apprend qu'elle n'a aucune raison de croire que madame Delev avait des attitudes louches envers les autres hommes et que d'autre part, monsieur Delev aurait surveillé sa femme pendant trois jours à Québec dernièrement. Madame se sent désemparée lorsque je lui dis que monsieur Delev allait probablement sortir de l'hôpital dans un temps indéterminé. Elle me dit que c'est un cas très grave et qu'il a menacé de tuer sa femme et que cette dernière avait passé trois jours avec ses enfants dans la maison du docteur Dionne.

D'autre part, le docteur Dionne rejoint au téléphone, se dit très surpris et trouve le procédé bizarre, le fait d'avoir appelé son épouse et de lui avoir demandé sa collaboration pour des informations. Il dit que son épouse fut en panique après l'appel téléphonique et il met en doute nos procédés, se basant sur la sienne au point de vue chirurgical. Je lui explique que nous voulons seulement leur collaboration et qu'ils ne sont pas forcés de nous la donner. Après quelques mises au point, le docteur Dionne confirme que le frère de monsieur Delev s'en vient au Canada. D'un autre côté, j'apprends du docteur Louis Roy que le docteur Dionne a été menacé par monsieur Delev.

Le docteur Filip Juretic, un psychiatre yougoslave à l'Hôpital Saint-Jean-de-Dieu de Montréal, m'apprend par téléphone qu'il est très surpris de voir son ami et compatriote, le docteur Delev hospitalisé à l'Hôpital Saint-Michel-Archange. D'après lui, il met en doute que le docteur Delev soit psychotique mais dit n'avoir pas connu les troubles familiaux qui existent entre les époux. Il pense que c'est précisément une tempête dans un verre d'eau; à propos de la déportation, il dit que ce serait un scandale si nous mettons ce procédé en marche à propos du docteur Delev contre le gré de ces derniers,

......

Après quatre jours d'internement, le docteur Pierre Dorion, psychiatre, était d'avis que «j'allais probablement sortir de l'hôpital». Confirmation implicite que mon état de santé était satisfaisant. De plus, le docteur Filip Juretic, professeur en psychiatrie, «pense que (mon internement), c'est précisément une tempête dans un verre d'eau».

Deux professionnels sont d'avis que je ne suis pas malade. D'autre part, deux autres personnes, non psychiatres, au contraire, pensent que mon cas, «est un cas très grave». Madame Dionne est une simple maîtresse de maison et, évidement, elle est aussi une fine mouche. Elle sait tout, même sur les plus intimes comportements de mon ex-épouse «envers les autre hommes», comme si elle avait vécu jour et nuit avec elle, comme si elle était gardienne de sa chasteté. Elle ne s'informe ni de ma santé ni de mon état et se sent même «désemparée» en apprenant que je suis en bonne santé! Lorsque ses «arguments» ne suffisent plus à confirmer ses opinions, elle fait appel à son époux.

Quoiqu'il en soit, une certaine incohérence se dégage de cette note. Tout d'abord, ce que le docteur Dorion écrit n'est pas sérieux et il est même interdit à un médecin de discuter par téléphone de l'état de ses patients. En outre, le comportement normal d'un médecin serait de manifester la plus grande prudence et de réprimander les gens en leur signalant qu'ils n'ont pas le droit d'intervenir dans son travail. S'ils persistaient, il se devait de leur demander pourquoi ils tenaient tellement à ce que le patient reste hospitalisé. Enfin, comment se fait-il que le docteur Dionne ait oublié, quelques instants auparavant, l'allégation la plus importante, à savoir qu'il «a été menacé»? Pourquoi communique-t-il cette menace par des voies détournées?

Logiquement, les remarques du docteur Dionne sont, moralement du moins, fort douteuses. Nous avons déjà vu que le docteur utilise exactement la même tactique avilissante dès le début de mon internement.

Pièce No 18: Leçon est plutôt pour les psychiatres.

01-12-71
NOTES ÉVOLUTIVES

Monsieur Delev affirme qu'il n'a plus confiance en moi et qu'il n'a rien à me dire. Il répète toujours les même arguments qu'auparavant. Comportement et état mental idem. Discussion orageuse.

Au téléphone vendredi, sa femme me dit qu'elle n'a jamais été d'accord pour interner son mari. Elle demande si elle peut le faire sortir. Elle est maintenant sûre que son mari a eu une bonne leçon et qu'actuellement elle est sûre qu'il n'est plus dangereux.

J'explique à madame que nous ne demeurons rigides sur nos positions et je l'invite à me rappeler la semaine prochaine pour rediscuter.

Le docteur Roy est mis au courant des nouveaux développements.

Pierre Dorion m.d.

......

La leçon est plutôt pour les psychiatres que pour moi mais leur intelligence était trop limitée pour qu'ils puissent identifier une hystérique.

«La re-discussion» ne figure pas dans mon dossier. Pourquoi? Je laisse au lecteur le soin de répondre.

Ce n'est pas que je n'avais pas confiance au docteur Dorion au départ mais à la longue, je me suis rendu compte qu'il était complètement incompétent. Exception faite de notre première rencontre au cours de laquelle nous avons eu une conversation intéressante, avec le temps, son comportement est devenu pour le moins particulier. Il m'évitait, ce qui me forçait à le poursuivre dans les couloirs pour lui demander s'il pensait à ma situation. Généralement, lorsque je réussissais à «l'attraper», sa réponse se résumait en un haussement d'épaules accompagné d'un «ha!?!» qui exprimait sa perplexité et son manque d'intér

Pièce No 19: Perte de temps du docteur Dorion.

8-12-71
NOTES ÉVOLUTIVES:

Patient plus calme en entrevue mais affirme que nous perdons notre temps à vouloir le changer. Demande à travailler pour occuper le temps dans l'hôpital. Veut encore aller au preuve dit que sa femme est malade. Je lui explique que son caractère est devenu malade depuis qq temps de même que son imagination etc. Pt argumente en dessus mais d'une façon plus calme.

Pierre Dorion m.d.

Pièce No 20: Note de la «Réunion» abrégée:

24-12-71
NOTES ÉVOLUTIVES:

La semaine vient de se passer en discussion au sujet de monsieur Delev. Réunion avec le frère du patient + interprète + docteur Roy + madame Delev (sic).

Monsieur Delev a très bien mis en évidence son délire d'interprétation et de jalousie accusant sa femme d'infidélité, accusant beaucoup de personnages (sic) à Québec d'avoir couché avec sa femme et accusant son frère de n'être pas venu de Yougoslavie pour l'aider mais bien pour coucher avec sa femme. Monsieur Delev continue à dépenser une énergie très intense à prouver son point et interpréter (sic) tous les moindres détails.

Madame Delev et ses enfants vont être rapatriés en Yougoslavie le plutôt que possible mais monsieur Delev cache les documents nécessaires, passeport etc.

Quant à monsieur Delev, depuis aujourd'hui il travaille à se faire rapatrier en Yougoslavie par l'ambassade; ceci pourra se faire qu'à la condition que l'ambassade Yougoslave le sachant malade, en prenne la pleine responsabilité.

Actuellement, monsieur Delev accepte plus ou moins notre plan de soins à savoir réorganiser sa vie indépendamment de sa famille, et ceci, à partir de l'hôpital. Il est considéré comme un traitement long terme: travailler dans l'hôpital et graduellement réintégrer la société sans sa famille.

Il est possible que son frère fasse des démarches auprès de l'ambassade pour assurer une prise en charge médicale en Yougoslavie si le patient est rapatrié. Ceci peut prendre 6 mois ou plus à se réaliser. Pour le moment nous tenons à notre plan de traitement.

P. Dorion m.d.

.....

Une note très significative qui indique comment le docteur Dorion et tous les autres ont fabriqué les symptômes de ma «maladie». La note est écrite à la main dans un style télégraphique. Elle stipule que je n'étais pas présent à la réunion et pas un seul mot sur la discussion qui s'y déroula n'y est inscrit. Cependant, dans le deuxième paragraphe, nous pouvons lire que j'ai tenu toutes sortes de propos répugnants au sujet de mon ex-épouse. Si je n'étais pas présent, comment peuvent-ils tirer la conclusion que j'ai «très bien mis en évidence son (mon) délire d'interprétation et de jalousie...» etc. etc.? Il est fort possible que mon ex-épouse ait fait jouer son hystérie fantaisiste et que le médecin l'ait interprétée comme une «preuve» irréfutable. D'autre part, le docteur ne dit pas comment je «dépense une énergie très intense à prouver son (mon) point et interpréter les moindres détails».

Ensuite, comment le docteur peut-il parler de «plan de soins» et de «traitements» puisque je lui ai affirmé quelques jours auparavant que lui et le docteur Roy perdaient leur temps à vouloir me changer?

Le raisonnement du médecin, quant à son accusation que je «cache les documents», est fautif. Premièrement, j'étais entre leurs mains et je ne pouvais cacher quoi que soit dans l'hôpital. Deuxièmement, si mon frère et mon ex-épouse avaient été sérieux au sujet du rapatriement, l'Ambassade aurait été heureuse de délivrer tout de suite des passeports. Bien au contraire, mon ex-épouse n'avait pas l'intention d'aller ailleurs. C'est une supercherie typique de mon ex-épouse.

Pièce No 21: Lettre que je fusse «suffisamment bien mentalement pour signer des documents ayant une valeur légale»:

Le 5 janvier 1972
Monsieur Ghislain Boily,
Représentant,
Allstate, compagnie d'assurance.
965, Route de l'Église, Ste-Foy.

Sujet: monsieur Risto Delev (14 février 1922). 273, Paquin, Duberger.

La présente est pour certifier que monsieur Risto Delev, quoiqu'hospitalisé à l'Hôpital Saint-Michel-Archange, est suffisamment bien mentalement pour signer des documents ayant une valeur légale.

Les biens de monsieur Delev ne sont pas sous la juridiction du Curateur public.

Louis Roy, m. d.
Surintendant Médical

La lettre parle d'elle-même. Bien que je fusse «suffisamment bien mentalement pour signer des documents», c'est mon ex-épouse qui a signé les documents pour mon internement, pour mon congé et même pour l'opération chirurgicale - la résection des os pour un durillon au pied (sic).

Pièce No 22: «LIBÉRÉ Définitivement»:

Suit la formule accablante, comme d'ailleurs le dossier en entier, selon laquelle, Le 17 février 1972, j'étais LIBÉRÉ définitivement par le Comité de révision de l'Hôpital Saint Michel-Archange!? En réalité, je fus transféré, sous une escorte digne d'un grand criminel, à l'Hôpital Saint-Jean-de-Dieu de Montréal, sous un traitement beaucoup plus inhumain qu'auparavant. (Sceau du Comité de révision). Le juge a oubli de mentionner cette pièce avilissante.

Pièce No 23: Note d'admission à Saint-Jean-de-Dieu - première supercherie par mon «ami», le docteur Juretic:

NOTES D'ADMISSION)
Montréal - Gamlin Salle Saint-Gabriel
DELEV, Risto 75189

07-02-72 J'aimerais l'opinion du docteur Juretic au sujet de ce cas.

(Sign.) F. Juretic m.d.
Per Jean-F. Filotto m.d../cb

11-02-72 Demander au docteur Juretic de contacter personnellement un chef d'une salle d'admission homme et faire les arrangements nécessaires à savoir faire réserver un lit (je suis d'accord pour le transfert).

(Sign.) F. Juretic m.d.
Per Jean-F. Filotto m.d./cb

14-02-72 Admettre dans le Service du docteur Legault cette semaine.

(Sign.) F. Juretic m.d.
Per Jean-F. Filotto m.d./cb

17-02-72 J'admets ce malade aujourd'hui selon les arrangements pris. Il ira dans le Service du docteur Legault et sera traité par le docteur
Juretic qui parle la même langue.

Le résumé de dossier est considérable et il semble bien que le malade souffre de paranoïa, ce qu'il restera à infirmer ou confirmer ici.

Diagnostic Provisoire: Paranoïa.

(Sign.) F. Juretic m.d.
Per Jean-F. Filotto m.d./cb

C'est le docteur Jean-F. Filotto qui s'est occupé de mon admission. Cependant les signatures «per Jean-F. Filotto» sont faites par le docteur Filip Juretic.

Le docteur Juretic viendra me voir le lendemain, le 18-2-1972, ce qui ressort des notes écrites par le docteur Juretic et les infirmières.

Allons donc! Le docteur Juretic «aimerait l'opinion du docteur Juretic»!? Encore le docteur Juretic qui demande au docteur Juretic de...??? En fait, nous sommes en présence des premières manipulations maladroitement fabriquées par mon «bon ami» Juretic. C'est lui-même qui se déclare mon «bon ami» (voir Pièces No 03 et 17).

Toutes les notes portées sur ce formulaire indiquent que leur auteur, le docteur Juretic, n'est pas bien orienté et que son discours n'est pas adéquat. En psychiatrie, on dit que les personnes désorientées qui tiennent un discours inadéquat souffrent de schizophrénie paranoïde.

De plus, le «diagnostic provisoire» soulève une question sérieuse. Est-ce qu'il est possible qu'après plus de trois mois de tortures, les psychiatres errent encore. Sans doute est-ce là une preuve flagrante de leur incompétence et de leur culpabilité. Après plus de trois mois, ils en sont encore à des diagnostics «provisoires»!

Pièce No 24: Deuxième fraude par le fraudeur. «Pas psychotique mais paranoïde»(!?)

18-02-1972
Évolution mentale:

Finalement nous avons reçu la nouvelle que le patient de Saint-Michel-Archange, le docteur Risto Delev, est transféré à l'Hôpital Saint-Jean-de-Dieu avec approbation de la direction de l'hôpital et du bureau d'admission du docteur Filotto.

Nous avons vu le patient immédiatement et nous avons pu constater que le patient n'est pas profondément dérangé comme le fait croire son dossier, évidemment il est déprimé. Sa dépression est d'ordre situationnel et du ménage car sa femme, selon le patient, se comporte plus au moins de façon orthodoxe au point de vue de son devoir marital et serait à la base de cette hospitalisation qui se prolonge déjà depuis 2 mois et demi.

Le patient est lucide, bien orienté, assez vivace au point de vue intellectuel mais nous notons qu'il nous demande beaucoup de choses dont on n'est pas prêt à lui donner. Le patient est exigeant. Nous proposons de lui interdire tous les téléphones, étant donné que son compte au Bell Téléphone est déjà monté à $250. 00 et de lui interdire les sorties. Nous le suivrons le plus fréquemment possible.

Le patient n'a pas encore une idée de ce qu'il fera une fois son congé obtenu, ne s'est pas encore cristallisé. Le patient a exprimé de façon incertaine et peu déterminée, l'idée même de son retour en Yougoslavie, pour nous dire 2 minutes plus tard, qu'éventuellement l'Autriche serait le pays où il pourrait s'établir car il a déjà séjourné dans ce pays.

Nous croyons que cet imbroglio de son statut d'émigrant reçu mais pas encore de citoyenneté en étant encore, en effet, citoyen Yougoslave, nous empêche de prendre une décision immédiate. Nous préférons le suivre, l'observer de près, et lui faire une psychothérapie de soutien car, à notre avis, il en aurait besoin pour le moment. Le patient n'est pas psychotique et son état dépressif est susceptible d'être amélioré de façon significative.

Multiples interprétations paranoïdes et délirantes malgré l'apparence lucide, compliquées par une agressivité dangereuses (sic).

F. Juretic m. d./ld

Voilà une falsification évidente à la manière du docteur Juretic. Sur la manoeuvre dolosive de mon «ami», même le juge Pierre Boudreault écrit dans son jugement: «La simple vue de la page de ce document permet de se demander pourquoi le dernier paragraphe n'a pas été dactylographié avec le même ruban que les précédents. Les lettres sont plus foncées. Le demandeur a apporté une preuve sur ce sujet. Monsieur André Munch, un spécialiste en documents et police scientifique, a exprimé l'avis que ce paragraphe n'a pas été apposé au même moment que les autres parties de l'écrit. Il se fonde sur le fait que ces deux lignes sont beaucoup plus foncées et que l'alignement en est différent.... il conclut aussi que le paragraphe a été ajouté après que les initiales manuscrites eurent été apposées.».

D'ailleurs, il n'est pas nécessaire d'être juge, spécialiste ou psychiatre pour voir la contradiction bien claire entre les deux dernières lignes et le texte qui les précède: le patient qui «n'est pas psychotique», ne peut présenter des «interprétations paranoïdes et délirantes», et vice versa.

Le juge soulève la possibilité d'une manipulation faite par le docteur Juretic mais ne la confirme pas. Vraiment, pourquoi pas?!

Pièce No 25: Troisième escroquerie par le professeur Juretic. Formule de cure - libre sans d'être libre même de téléphoner ou de sortir en dehors de la salle.

Le 23 février 1972, le docteur Juretic a signé la «formule de cure» qui se lit:

Nous, soussignés, médecins-psychiatres, attestons avoir examiné le docteur Risto delev et avons noté le diagnostic suivant:

DÉPRESSION SITUATIONNELLE

Nous déclarons que le(la) patient(e) est atteint(e) de la maladie mentale et capable d'administrer ses biens, nous recommandons la CURE LIBRE.

Date 23-03-1972.
(Sign.) F. Juretic.

.....

La dépression situationnelle est plutôt une condition normale qu'une manifestation psychotique. Un tel diagnostic n'existe pas dans la Manuel de classification des diagnostics psychiatriques, basé sur la Classification internationale des maladies, adapté - CIMA-8: Bureau fédérale de la statistique, Ottawa, 1969.

Le même jour, 23 février 1972, le docteur Juretic a signé «Ordonnances médicales»:

Pas de permis de sortir de la salle. Aucune permission de téléphoner. Continuer le reste. Requête: En ergothérapie (sculpture). Médication: Déprex 25 mg T.I.D.

F. Juretic m.d.
......

La Loi concernant les hôpitaux pour le traitement des maladies mentales (Geo. VI, Ch. 31, Art. 17) dit: «Un malade traité en cure libre peut quitter l'hôpital à volonté». C'est là une violation flagrante de la loi.

Pièce No 26: Permission d'ostéotomie par mon ex-femme - décision inquisitoriale par les inquisiteurs:

Hopital Saint-Jean-de-Dieu
Montréal-Gamelin
Québec
Secrétariat Médico-chirurgical

Tel.: 254-8381 ext.: 312
Montréal, le 20 mars 1972
Mme Delev Risto
273, Paquin

Ville Duberger
Québec

La présente est pou vous informer qu'une intervention chirurgicale a été jugée nécessaire par les médecins de l'Hôpital Saint-Jean-de-Dieu dans le cas de M. Delev Risto -356189-

Cette intervention Ostéotomie du 5e métatarsien et fixation par broches i.m. sera effectivement incessamment et si vous désirez obtenir de plus amples détails, veuillez communiquer avec le Secrétariat de l'Unité Médico-chirurgical, en appelant au numéros suivant -
Tel.: 254-8381 ext.: 312-

Veuillez me croire, Département Médico-chirurgical

Votre tout dévoué, Autorisation accordée
Par C. Bissayon

C. Bissayon
Unité Médico-chirurgical

S.V.P. NE PAS DÉTACHER
--------------------------------------------------------------------
J'accepte que l'intervention ci-haut désignée soit pratiquée par le chirurgiens de l'Hôpital Saint-Jean-de-Dieu.

Signature: Vasilka Deleva Date 31-03-1972, Québec
S.V.P. Prière de signer et de retourner cette lettre au:

Secrétariat de
l'Unité Médico-chirurgical,
Hopital Saint-Jean-de-Dieu,
Montréal, Gamelin
P.Q.
......
D'après ce document, on a demandé à mon ex-épouse (à qui d'autre?) la permission d'effectuer une intervention d'ostéotomie du 5e métatarsien et fixation par broche i.m.236 Et pourquoi? Parce que j'ai eu quelques difficultés avec un durillon au pied. Cette façon d'agir démontre la cruauté la plus brutale. Même si j'étais «capable d'administrer mes biens» - voir le document du 23 février 1972 (Pièce No 21), selon cette formule, je n'étais pas capable d'administrer mes os!!! Ils ont également voulu effectuer une opération chirurgicale pour mon ulcère bien que je n'en n'avais pas besoin.

J'ai éprouvé, en définitive, beaucoup plus de souffrances de la part de mes «collègues» que de mes pieds et de mon ulcère. J'ai eu de grandes difficultés avec le chirurgien en essayant de le convaincre que j'étais moi-même médecin, que je savais ce qui me convenait le mieux. C'est une preuve de plus que depuis mon internement, je n'étais pas traité comme un malade, mais comme une «statue de marbre» ou plutôt, comme un idiot! Mon refus d'ostéotomie et de l'opération pour mon ulcère, ainsi que des traitements cruels fut interprété par mes psychiatres comme des preuves que j'étais mentalement malade»?!

Pièce No 27: Feuille sommaire - quatrième accablante tromperie par le professeur Juretic.

FEUILLE-SOMMAIRE

Date d'admission: 17 février 1972; Médecin de l'admission Dr. Jean Filotto237
Transfert de Saint-Michel Archange
Médecin recommandant: Docteur Pierre Dorion M.D.
Adresse: Hôpital Saint-Michel Archange.
Première Admission: x; Hôp. psych.: x;
Date d'admission à cet endroit / L. P.
Date de départ: 02-05-1972.
État au départ:
guéri -; très amélioré -; amélioré X; Non amélioré -; non traité -
Diagnostic final (psychiatrique): Dépression psychotique situationnelle.
No de code 300.0

Autre diagnostic (psychiatrique): Personnalité paranoïde. Schizo-paranoide238.
......

J'ai finalement reçu mon congé le 2 mai 1972, m'étant «amélioré». Le docteur Juretic a eu par la suite le culot de maquiller la «feuille-sommaire du dossier». Je préfère ne pas me prononcer sur l'effronterie de mon «ami», préférant citer l'Honorable Juge Pierre Boudreault: Devant une preuve aussi accablante, le défendeur Juretic a dû convenir qu'il s'agissait de modifications qu'il avait ultérieurement apportées au dossier. Il a aussi reconnu qu'il avait modifié la feuille-sommaire du dossier de Saint-Jean-de-Dieu dans le rectangle réservé aux diagnostics. Sous la partie «Diagnostic final (psychiatrique)», il a ajouté le mot psychotique à la mention originale «Dépression situationnelle». Sous la mention «Autres diagnostics (psychiatriques)», qui avait originalement été non complétée, il a écrit «Personnalité paranoïde schizo-paranoïde».

Évidemment, le juge n'avait d'autre choix que d'y voir «une preuve accablante», la preuve d'une fraude évidente. Mais il allait, dans son jugement, qualifier le geste frauduleux du docteur Juretic de «modifications au dossier». Pas plus que ça!

Précisons, d'autre part, que le docteur Juretic se devait de me recommander à un autre médecin s'il jugeait que je n'étais pas guéri. La mention «amélioré» suppose que je ne sois pas totalement guéri. Selon le Code de déontologie, «le médecin ne doit cesser de traiter un malade que pour juste cause; il doit alors s'assurer que celui-ci peut continuer à obtenir les soins requis et y contribuer dans la mesure nécessaire». «Le médecin désirant adresser son malade à un autre médecin doit assumer la responsabilité de ce malade tant que le nouveau médecin n'a pas pris la charge du malade». «Le médecin doit, lorsqu'il adresse un malade à un autre médecin, fournir à celui-ci les renseignements qu'il possède pouvant aider au traitement de ce malade».

Ces principes s'appliquent à tous les médecins, dans le monde entier; ce qui est tout à fait logique, humain et médicalement convenable. Dans mon cas, les psychiatres m'ont maltraité pendant six mois, en me renvoyant l'un à l'autre. Je fus interné à titre de schizo-paranoide (sic) et, au terme de plusieurs diagnostics et traitements biscornus, j'étais congédié encore avec un autre diagnostic biscornu mais n'étant pas «guéri» ni «très amélioré». J'étais congédié comme m'étant «amélioré» c'est-à-dire que, selon cette feuille-sommaire, j'avais besoin d'être traité comme malade. La responsabilité des psychiatres ne se termine pas le jour de mon congé.

Comme je l'ai écrit à plusieurs reprises, je n'ai jamais cru être malade et les psychiatres ne le croyaient pas non plus. Dès ma première rencontre avec ces psychiatres, j'ai compris que j'étais entre les mains de gens que l'on ne peut qualifier d'êtres humains et cette note le confirme.

Cette FEUILLE-SOMMAIRE mérite un peu plus d'explication. Le code 300.0 correspond au diagnostic Névrose d'angoisse. D'après la Classification internationale des maladies, adapté - CIMA-8, «L'angoisse est la caractéristique principale des névroses. Les névroses, contrairement aux psychoses, ne sont causes ni de grossière distorsion ou fausse interprétation de la réalité extérieure, ni de désorganisation évidente de la personnalité. Cette névrose est caractérisée par une grande inquiétude pouvant aller jusqu'à la panique et fréquemment accompagnée de symptômes somatiques. Contrairement à la Névrose phobique (q.v.), l'angoisse peut se produire dans n'importe quelle circonstance et n'a pas trait à un objet ou à une situation déterminés. Il importe de la distinguer de sentiments normaux d'appréhension ou de peur, lesquels sont liés à des situations présentant réellement un danger».

J'étais vraiment placé dans des situations présentant réellement un danger. Constamment menacé et parfois attaqué par les patients dangereux, dans une atmosphère d'hostilité de la part des psychiatres, j'ai eu peur permanente que ces même psychiatres dépravés, afin de «prouver» ma maladie, utilisent des électrochocs.

Ainsi, cette «feuille sommaire» est une disgrâce outrageuse, au même titre que le dossier entier.

Pièce No 28: Cinquième manipulation insolente du professeur Juretic.

Il s'agit ici de la troisième «édition» du résumé, en fait, de la cinquième manipulation de dossier du professeur Filip Juretic. Une manoeuvre vraiment digne d'un professeur! Pour démontrer une meilleure image des qualités professionnelles et des moeurs du professeur Juretic, je donne la copie de la page en question. Sauf pour les falsifications flagrantes (que l'honorable Juge Pierre Boudreault appelait, par euphémisme, une «modification»), le reste du paragraphe «Patient de 50 ans, de nationalité bulgare...» jusqu'au paragraphe «Donc, il sort de l'hôpital»..., est la transcription textuelle de l'«évolution mentale» précédente.

Cependant, nous avons ici deux en-têtes du «Diagnostic», l'un à la suite de l'autre. Le premier est écrit en lettres minuscules et le deuxième en majuscules. Il évoque le diagnostic de «schizo-paranoide», un terme que les psychiatres n'ont utilisé que le premier jour de mon internement. Par la suite, ils n'y ont plus jamais fait mention. Pour impressionner les profanes en psychiatrie, il invente le diagnostic non-psychiatrique de «dépression situationnelle, greffé sur schizo-paranoïde». Cette manipulation prouve que le professeur manque autant d'intelligence que d'honneur.

Le juge Boudreault a écrit dans son jugement: «L'expert (A. Munch) a aussi témoigné que les mots «greffés sur schizo-paranoïde» et la virgule qui les précède, que l'on retrouve sous l'en-tête «DIAGNOSTIC», ont été ajoutés au document après la rédaction et après avoir changé en virgule le point situé à la fin des deux mots «Dépression situationnelle». (Lire Jugement par honorable juge Boudreault, chapitre: 3) Dossier de l'Hôpital Saint-Jean-de-Dieu).

Le juge, plein d'attentions pour le docteur Juretic, n'ajoute pas qu'il s'agit d'une tromperie bien évidente! Il acquittait le professer comme étant un psychiatre honnête, compétent et diligent...

Au sujet la décision du docteur de me «diriger vers l'Ontario (Hamilton)», la Déclaration canadienne des droits est explicite: «Nulle loi du Canada ne doit s'interpréter ni s'appliquer comme autorisant ou prononçant la détention, l'emprisonnement ou l'exil arbitraire de qui que ce soit».

C'est une preuve de plus que mes droits ont été lésés du tout premier instant jusqu'au jour de mon congé définitif.

Pièce No 29: Lettre de mon fils Slobodan, l'avocat, à monsieur René Lévesque, Premier du Québec à l'époque:

Honorable Premier ministre,

Un fait inusité s'est passé dans la vie d'un immigrant Yougoslave, mon père. Il s'est fait interné dans un asile de fous. Grâce aux fausses déclarations de divers gens de la société et grâce à des falsifications de dossiers et de tous genres de manipulation, ils ont réussi à le garder pendant six mois.

Depuis ce temps, nous en sommes restés marqués. On avait peur de sortir dehors d'être questionné sur la disparition subite de mon père: je ne voulais à tout prix leur dire la vérité puisque moi-même, je savais mon père en très bon état mental.

Après six mois d'«emprisonnement», il en sortit avec dix ans de plus dans le visage. Pendant les premiers jours de sa sortie, il vécut dans la terreur et dans la faim puisqu'il était seul et n'avait aucun soutien moral après une telle épreuve. Après l'«emprisonnement», il ne put jamais pratiquer son vrai métier, dû son dossier psychiatrique.

Et dire que il y avait quelque semaines de tout cela, il avait été demandé comme psychiatre au Nouveau-Brunswick.

Il y a très peu de temps de cela, un nouveau parti vient an pouvoir avec en tête, vous, monsieur Lévesque.

Voilà une chance de prouver que vous êtes avec le peuple.

Malgré mon jeune âge, je me crois assez mature pour imposer une telle tâche à un gouvernement aussi jeune que le vôtre. Nous apprécierons beaucoup une aide telle que la vôtre. Tout ce qu'on exigerait de votre part serait de mener ce mystère à bien.

S.V.P. Aidez mon père à retrouver sa place dans la société. Aidez-nous à effacer ce dossier qui représente non seulement une tache de boue sur la vie de mon père mais aussi dans toute la famille.

Ça non plus, ça ne peut plus continuer comme ça!

Veuillez agréer mes plus sincères sentiments. Au nom des fils du docteur Delev,

Slobodan Delev
(fils du docteur Delev)
......

Il n'y a pas eu de réponse.

Pièce No 30: «Plaidoyer spécifique» -- supercherie du docteur Jacques Grenier.

Étant un homme sans pudeur, le docteur Grenier est allé un peu plus loin. Il a écrit le plaidoyer contradictoire à sa déclaration préalable, qui se lit:

Plaidoyer spécifique
du docteur Jacques Grenier

Montréal, ce 15e jour de janvier 1975. Montréal, ce 15e jour de janvier 1975. C A N A D A
C O U R S U P E R I E U R E
PROVINCE DE QUÉBEC
DISTRICT DE MONTRÉAL
No: 05-005500-73

Docteur Risto Delev,
demandeur,
-vs-
Docteur Jacques Grenier,
et al.,
défendeurs.

PLAIDOYER SPÉCIFIQUE
EN RÉPONSE À LA DÉCLARATION DU DEMANDEUR,
LE DÉFENDEUR, LE DOCTEUR JACQUES GRENIER, PLAIDE CE QUI SUIT:

1. Il nie tels que libellés les paragraphes 1, 4, 5, et 6 de la déclaration du demandeur;

2. Il ignore les paragraphes 2 et 3 de la déclaration du demandeur;

ET SOUS RÉSERVE ET SANS PRÉJUDICE À CE QUI PRÉCEDE, LE DÉFENDEUR, LE DOCTEUR JACQUES GRENIER, AJOUTE CE QUI SUIT:

3. Il est un médecin compétent, détenant toutes les qualifications l'habilitant à exercer sa profession;

4. En 1971, il pratiquait sa profession de psychiatre à l'Hôtel-Dieu de Québec;

5. Au mois d'octobre 1971, le docteur Louis Dionne, chirurgien à l'Hôtel-Dieu de Québec, lui rapporta que le demandeur présentait un comportement qui le rendait potentiellement dangereux pour lui-même ainsi que pour son entourage;

6. Il fut avisé lors de cette rencontre que le demandeur nécessitait des soins psychiatriques d'urgence;

7. Le 27 octobre 1971, le demandeur se présenta à la clinique psychiatrique de l'Hôtel-Dieu de Québec et son histoire médico-psycho-sociale fut rédigée;

8. Il essaya ensuite d'interviewer le demandeur mais celui-ci refusa obstinément de collaborer;

9. Devant le refus du demandeur à se faire examiner, il n'eut d'autre alternative que de transmettre les renseignements déjà obtenus sur le demandeur au co-défendeur, le docteur Louis Roy;

10. Les dommages réclamés ne peuvent en aucune façon être conséquence directe ou indirecte des actes du défendeur, le docteur Jacques Grenier, envers le demandeur;

11. Les dommages réclamés sont inexistants ou tout au moins grossièrement exagérés et de tout façon ne peuvent être exigés du défendeur, le docteur Jacques Grenier;

12. L'action du demandeur quant au docteur Jacques Grenier est mal fondée en faits et en droit.

Pourquoi, le défendeur, le docteur Jacques Grenier, conclut que par jugement de cette honorable Cour son plaidoyer soit maintenu et l'action du demandeur soit renvoyée, le tout avec dépens.
.....

À la lecture de ce plaidoyer, je n'en croyais pas mes yeux. Premièrement, dans sa déclaration précédente, le docteur a admis qu'il ne m'a «pas rencontré» avant mon internement. Deuxièmement, il a été prouvé qu'à la date mentionnée, je suivais un cours d'anglais en Ontario.

Selon la déclaration hors-cour et ce plaidoyer, il est clair que le docteur, comme tous ses collègues, est un vulgaire imposteur. Nous avons plusieurs versions de son implication dans mon internement. Les principales sont:

1.- Selon sa déclaration, il a «pris des renseignements» (par l'entremise de mon épouse) sur mon état mental et «les a fait parvenir au surintendant médical» de l'Hôpital Saint-Michel-Archange, d'après le Certificat médicale.

2.- Selon les certificats médicaux (voir les Pièces No 14a,b,c,d), je suis «un schizo-paranoïde non coopératif, connu du docteur Grenier».

3.- Dans ce plaidoyer «spécifique», le docteur écrivait que je me suis «présenté à la clinique» et qu'il «essaya de m'interviewer»;

4.- Devant la cour, à plusieurs reprises, il affirmait qu'il ne m'avait pas vu.

5.- Ci-après, nous avons la deuxième version par l'avocat du docteur Grenier dans la cour en amendant le plaidoyer que «le 27 octobre '71, l'épouse du demandeur se présenta à la clinique psychiatrique de l'Hôtel-de Québec et l'histoire médico-psycho-sociale du demandeur fut rédigée. Alors au lieu d'être le demandeur, c'est l'épouse du demandeur» (sic).
......

Ayant en vue le plaidoyer, si nous acceptons l'«amendement» comme l'avocat suggère, on verra qu'il est impossible d'expliquer le contexte des autres paragraphes. Il est bien évident que le plaidoyer ne se rapporte pas à «l'épouse du demandeur» mais bien au «demandeur» (moi).

Pour cette moquerie de la justice, tous les trois sont responsables - le client et l'avocat, pour leur plaidoyer mensonger et le juge, en acceptant l'«amendement», qui n'avait pas de sens. En fait, c'est un outrage à la cour et au juge lui-même.

Pièce No 31: Solde de mon compte bancaire à Vienne: Je possédais des comptes bancaires actifs dans l'Österreichische Länderbank, à Vienne (Autriche):

ÖSTERREICHISCHE LÄNDERBANK
Vienna I, Austria
Established 1880

2 Am Hof, Vienna 1, November 27, 1968
Foreign Accounts WR/L
Dr. Risto Delev
2714 rue Wilbrod
Quebec 5, P.Q
Canada

Dear Sir,

We acknowledge receipt of your letter dated November 15, 1968 and beg to inform you that we have effected payment to Wiener Städtische Wechselseitige Versicherungsanstalt, Wien, in the amount of $ 3.657.- as well as the transfer of $ 2.000.- to Mr. Kosta Delev, Skopje.

After executing of the foresaid payments your savings accounts No.20-165-923 and No.20-159-874 show a credit balance of $ 10.334,65 and $ 33.000.- (S.E.&.o.) respectively.

Always with pleasure at your service we remain, Dear Sir,

Very truly yours

ÖSTERREICHISCHE LÄNDERBANK
Aktiengesellschaft

By Airmail

Pièce No 32: Extraits (copie) de journaux aux Québec sur mon cas: «Le cas, quasi incroyable, d'un immigrant yougoslave qu'on a fait passer pour aliéné mental...»

Pièce No 33: Correspondance entre les infirmières Paré, Parent-Naud et moi.

Pièce No 34: Lettre dolosive de Jean-Marc Lyonnais pour s'emparer de mes affaires (correspondance personnelle, etc.) à Hamilton.

SWEDA
Sweda International * Caisse enregistreuse * Division Litton industries
159 Des Chenes ouest, Place des Chenes, Québec 3, Qu. Tel.: 628-0555

January 24th, 1972
Mr. Vic Kekys
6 Caledon Avenue
HAMILTON, ONTARIO

Dear Sir,

It has been a pleasure for me to talk to you over the phone last week though under other circumstances. If I ever i go in Hamilton, I'll stop at your place.

Would you be kind enough to contact Mr. Jim Durnin, 158 Dundurn Street South, of Sweda International, in order to send him or have him pick up all Dr. Delev's personal things.

I thank you in advance and remain,

Yours very truly,

J. Mark Lyonnais

JML/db Sweda International,

P.S. Sweda in Hamilton phone number is 527-8530.
......

En sachant que je possède des lettres et des autres documents à Hamilton qui peuvent contredire les déclaration de mon ex-épouse, elle a utilisé son ami M. Lyonnais pour saisir tout ce que j'ai possédé à Hamilton, ce qu'il est illégale de faire sans ma permission.

Pièce No 35: Lettre signée par plusieurs de mes amis, trois médecin et un membre des gouvernements fédéral et provincial. Lettre adressée au Collège des médecins et envoyée aussi au Protecteur du citoyen. Ils ont demandé une enquête «impartiale, indépendante et juste». Il n'y a jamais eu de réponse.
La lettre parle d'elle-même.

HOUSE OF COMMONS
CANADA

20-07-1979

The Secretary of the Committee on Discipline
Corporation professionnelle des medecins du Quebec
1440 ouest, Sainte Catherine, Suite 914
Montreal, Quebec H3G 1S5

Dear Sirs:

We the undersigned, friends of Dr. Risto Delev are joining him in his request for a fair and human solution to his confinement in some psychiatric institution in the Province of Quebec.

It is our firm opinion and understanding that almost eight years of suffering is more than enough. These sufferings and grievances have made Dr. Delev's life extremely difficult, if not unbearable. Our understanding is that Dr. Delev pleads and insists on recognition and respect for his fundamental human rights - namely to give him a chance for an impartial, independent and fair inquiry and hearing of his case. We believe that Dr. Delev is right in requesting this justice and resolution of his case once and for all. We believe also that, in one way or another, there could be found some human and fair solution, if there is any goodwill and understanding. Dr. Delev deserves to be accepted as a human being who could be useful to the society and his medical profession.

We hope and expect that the Committee will pay immediate attention to Dr. Delev's request. We think a human approach to his case is possible and urgent, taking into consideration his present situation.

Yours sincerely,

FRIENDS OF DR. Risto Delev

SIGNED:

Jesse P. Flis, M.P.
Parkdale-High Park ......... Dr. Predrag Vujnovic M.D, Dr. Iva P. Mihic M.D.

Ed Ziemba M.P.P
High Park, Swansea ......... Dr. Josip Gamulin M. D.

Dr. A. Varadinov ......... H. Schimkat R.N.

Father St. Spraic ........ Richard Bulicki

Maria Bulicki ......... Lynne Verhoeff

K. Kuzevic ......... Joss Saksbush

.....

Messiers Jesse Fliss MP et Ed Zimba MPP ont présenté mon cas us la TV, comme un cas incroyable).

Pièce No 36: Preuve que le juge Boudreault n'a pas agi comme un juge vrai. Il a confié à Me St. Clerk, avocat de mes adversaires, les cassettes (bobines) de magnétophones de la cour sur lesquelles se trouvaient des témoignages de ses clients, les docteurs Juretic et Legault. Me Clerk, dans sa tentative dolosive d'exonérer ses clients, avait produit devant la cour le dossier falsifié; ce qui est relevé par le juge et qui l'a même qualifié de geste «accablant» (voir Pièces No 23, 24, 25, 26, 27, 28.

En fait, le juge s'est associé avec Me Clerk, dont il savait pouvoir se livrer à des manoeuvres douteuses. C'est comme si le juge avait confié l'Hôtel de la monnaie à un faux-monnayeur notoire.

Pièce No 37: Extrait d'une lettre avant et l'autre après mon internement (en serbe) et de la dernière photo de la tante de mon ex-épouse (soeur de mon ex-belle mère) avec son mari. Dans ces lettres, ils expriment une grande admiration pour moi. Ces ont eux qui ont toujours accusé mon ex-épouse pour son attitude. Ce sont eux qui ont instantanément répondu à mes lettres de l'hôpital en m'encourageant, disant qu'il étaient «de mon coté» et qu'ils «ne croyaient jamais» que j'étais malade. Les lettres sont longues.

L'extrait de la première lettre écrite avant mon internement, dit:

À vous, nos chéris, nous vous souhaitons de vivre en harmonie, paix et amour. Vaska (surnom de mon ex-épouse) doit éviter ses explosions. Elle doit comprendre Risto car c'est lui qui a charge de la famille et qui, pour le bien-être de tous vous, décidait de travailler dans un pays étranger.

J'ai reçu un bon nombre des lettres pendent mon internement et après. Voici un extrait d'une lettre reçue à l'hôpital:

«Notre cher Risto, tu dois savoir que nous, Hrisula et moi, t'aimons et te respectons beaucoup. Alors, nous allons bien satisfaire toutes les demandes de ta part». (La passage souligné par l'auteur). Ils parlent en long de la convention avec mon frère de faire tout pour me faire sortir de l'hôpital. La tante accompagnait mon frère jusqu'à l'aérodrome à Belgrade (au mois décembre) et lui, apparemment, a pris comme son devoir primordial d'écrire tout de suite après son arrivée à Québec. Après deux mois et plus, ils ne savaient pas qu'est ce qu'il a fait.

La photo est prise récemment à Salonique.

Pièce No 38: La lettre de l'autre tante de mon ex-épouse:

Cher Risto,

Je suis tellement contente de recevoir ta lettre! Je te sais bon gré parce que tu te fies à moi et m'a ouverts ton coeur.

Dans un sens, elle (mon ex-épouse) appartient à ma famille mais après tout ce qui s'est passé là, elle ne vaut rien à mes yeux. En effet, elle me rend honteuse.

Encore une fois, je voudrais te dire comment je t'apprécie, quelle confiance j'ai en toi! Je me rends compte de tes souffrances, des ennuis qu'elle t'a apporté. Heureusement, tu possèdes un caractère très fort qui t'aide à braver ces gens maudits et même cette femme. Je me demande pourquoi elle a fait tout cela? Elle était si chanceuse d'avoir ce qu'il y a de meilleur: elle a obtenu de toi tout ce qu'elle pouvait désirer. Tu l'as comblée d'amour et elle n'avait qu'a se réjouir de vos enfants beaux et sages, comme tu le dis. Pourtant, elle a refusé le bonheur. Pourquoi? Pour moins que rien. Elle ne faisait que des intrigues avec ses collaborateurs vils et malhonnêtes afin d'aboutir à la position d'une femme vulgaire, méprisée partout. Maintenant, je suis sûre qu'elle n'est pas saine d'esprit et avec son mauvais caractère, elle est néfaste du fond du coeur! Au lieu de t'être reconnaissante, elle devint ton ennemi et t'amena à l'asile.

Cher Risto, en lisant ta lettre, je me sentais très malheureuse. J'ai le coeur plein de douleur. Je pense à toi et prie le bon Dieu qu'il te fasse fort et courageux pour triompher de tes griefs et te débarrasser de cette femme qui ne parvient pas être humaine, mais reste une bête sauvage. Accueille ton espérance des mains du bon Dieu, sois sûr qu'il t'aidera. Il assiste ceux qui croient en Lui, ceux qui sont justes et pas mauvais. Dieu abonde en miséricorde.

Je te respecte, Risto. La seule chose à laquelle je m'attends de ta part, c'est que tu me considères comme membre de ta famille. Je serais très heureuse de recevoir tes lettres et de continuer nos relations comme auparavant.

Je te souhaite du bonheur et tout le meilleur de mon coeur. Je t'aime. Ta tante.

Nafsika Sotiriadou

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