| Page précédent | <<====>> | |
| Voir table des matières | ||
Pièce No 01:
Diagnostic psychiatrique de mon ex-épouse.| Nom de la compagnie | No de la police |
| 1. Wiener Städische Wechselseitige Versicherungsanstalt Vienne - Autriche | 1 207 934 |
| 2. Acadie, Compagnie d'assurance-vie, Québec | 23 727 |
| 3. La Laurentienne - Québec | 176 113 |
| 4. Lloyd's assurance compagnie Québec | 99 444 |
| 5. New York Life Insurance Compagnie - Québec | 32 640 962 |
| 6. Allstate du Canada - assurance d'auto | A-97 503 |
| 7. Union du Canada Assurance-vie (fils Alexandre) | C-052 706 |
| 8. " " " " (fils Slobodan) | C-052 707 |
| 9. " " " " (fils Gligor) | C-052 708 |
| 10. Bourse universitaire du Canada (fils Gligor) | 86 967 |
| 11. Bourse universitaire du Canada (fils Slobodan) | 105 606 |
Je possédais des comptes bancaires actifs dans les institutions suivantes:
Österreichische Länderbank, à Vienne (Autriche) (voir Pièce No 31), Banque de
Montréal ainsi qu'à la Banque Royale du Canada. Les livrets ont toujours été en
possession soit de moi-même ou de mon ex-épouse. Je possédais également une voiture
vieille d'un an seulement (Volkswagen).
Pièce No 16: Note
d'admission du 12-11-71:
HISTOIRE DE CAS ET EXAMEN PHYSIQUE-2A:
(Renseignements donnés par relation avec le malade: 1. -Raison d'admission 2. - Ant.
familiaux et pers. 3. - Hist. actuelle 4. - Questionnaire subjectif 5. - Examen physique
6. -Impression diagnostique):
12-11-71: Patient admis contre son gré, sur les allégation de méfiance, d'agressivité
et de menace contre l'épouse.
Patient bien orienté, se défendant bien verbalement, niant la violence par détournement
de la conversation et tentant de nous faire croire que le malade serait sa femme.
Cependant dans son histoire antérieure, on retrouve qu'avec sa première femme, son
comportement ressemblait à celui qu'on a aujourd'hui. Ainsi, il nous dit que sa femme
n'était pas fidèle, de plus on retrouve dans son histoire antérieure de la méfiance,
l'ayant conduit à rejeter l'enfant comme n'étant pas le sien, et divorça. Ainsi avec sa
2ième femme, soit aujourd'hui, on retrouve un schème d'idée et comportement semblable.
Durant toute l'entrevue, on sent chez lui une agressivité qu'il maîtrise par un sourire
ironique.
Notre impression234
au moment de l'interview: État paranoïaque.
J. Boucher, étudiant
......
Le premier examen à l'Hôpital Saint-Michel-Archange a été fait par le docteur André
Beaudoin. Je présume que l'étudiant Boucher était présent pendant l'examen.
Néanmoins, l'étudiant a effectué un excellent travail, bien que je ne sois pas d'accord
avec son raisonnement. Implicitement, il a nié ce que les docteur Grenier et Dufour m'ont
imputé: «Délirant, paranoide, a menacé de tuer sa femme avec une hache, halluciné,
méfiant...Non coopératif. Dx Schizo-paranoide235 Danger d'homicide».
Le fait que j'aie épousé deux femmes «semblables» ne prouve pas une «impression
d'état paranoïaque». Il importe, au premier chef, de s'enquérir du comportement de ces
femmes. Puis, même le fait que le sujet soit mentalement malade, selon la loi et l'art
psychiatrique, ce n'est pas une condition suffisante pour l'internement; il faut aussi
prouver que le patient est dangereux pour lui-même ou pour la société.
Évidemment, les circonstances, arrestation sans examen et sans mandat d'arrêt,
arrangement de mon internement de manière inouïe et indigne, justifiaient mon
«agressivité». Quant au «sourire ironique», il ne prouve en rien que j'aie été
dangereux pour quiconque. La situation ressemblait davantage à une tragi-comédie; je me
trouvais devant des gens qui se disaient normaux mais qui posaient des questions
inopinées et parfois même idiotes.
En outre, la phrase «une agressivité qu'il maîtrise par un sourire ironique» n'a pas
de sens.
Pièce No 17: Note
de la «tempête dans un verre».
15-11-71 (Le premier contact avec mon psychiatre le docteur Pierre Dorion).
Dx: Impression état paranoïaque ou troubles transitoires situationnels.
Pierre Dorion m.d.
......
Imaginez une situation comme la mienne, dans laquelle une personne est capturé dans la
rue sans savoir la raison et puis elle est débarquée dans l'hôpital psychiatrique.
Quelle sera la réaction? Naturellement les troubles situationnels. Seulement les idiots
ou les personnes vraiment mentalement malades serons indifférents.
Le terme «impression» dans le jargon médical signifie que le diagnostic n'est pas
définitif.
......
16-11-71
NOTE ÉVOLUTIVE:
Un appel téléphonique fait par madame Louis Dionne qui connaît bien la famille Delev
depuis leur arrivée au Canada nous apprend que le cas de monsieur et madame Delev a été
porté à attention de l'Ambassade yougoslave à Ottawa et au service de l'Immigration en
Yougoslavie et au Canada. Le frère de monsieur Delev serait sur le point d'arriver au
Canada à propos de l'histoire présente. D'autre part, elle nous apprend qu'elle n'a
aucune raison de croire que madame Delev avait des attitudes louches envers les autres
hommes et que d'autre part, monsieur Delev aurait surveillé sa femme pendant trois jours
à Québec dernièrement. Madame se sent désemparée lorsque je lui dis que monsieur
Delev allait probablement sortir de l'hôpital dans un temps indéterminé. Elle me dit
que c'est un cas très grave et qu'il a menacé de tuer sa femme et que cette dernière
avait passé trois jours avec ses enfants dans la maison du docteur Dionne.
D'autre part, le docteur Dionne rejoint au téléphone, se dit très surpris et trouve le
procédé bizarre, le fait d'avoir appelé son épouse et de lui avoir demandé sa
collaboration pour des informations. Il dit que son épouse fut en panique après l'appel
téléphonique et il met en doute nos procédés, se basant sur la sienne au point de vue
chirurgical. Je lui explique que nous voulons seulement leur collaboration et qu'ils ne
sont pas forcés de nous la donner. Après quelques mises au point, le docteur Dionne
confirme que le frère de monsieur Delev s'en vient au Canada. D'un autre côté,
j'apprends du docteur Louis Roy que le docteur Dionne a été menacé par monsieur Delev.
Le docteur Filip Juretic, un psychiatre yougoslave à l'Hôpital Saint-Jean-de-Dieu de
Montréal, m'apprend par téléphone qu'il est très surpris de voir son ami et
compatriote, le docteur Delev hospitalisé à l'Hôpital Saint-Michel-Archange. D'après
lui, il met en doute que le docteur Delev soit psychotique mais dit n'avoir pas connu les
troubles familiaux qui existent entre les époux. Il pense que c'est précisément une
tempête dans un verre d'eau; à propos de la déportation, il dit que ce serait un
scandale si nous mettons ce procédé en marche à propos du docteur Delev contre le gré
de ces derniers,
......
Après quatre jours d'internement, le docteur Pierre Dorion, psychiatre, était d'avis que
«j'allais probablement sortir de l'hôpital». Confirmation implicite que mon état de
santé était satisfaisant. De plus, le docteur Filip Juretic, professeur en psychiatrie,
«pense que (mon internement), c'est précisément une tempête dans un verre d'eau».
Deux professionnels sont d'avis que je ne suis pas malade. D'autre part, deux autres
personnes, non psychiatres, au contraire, pensent que mon cas, «est un cas très grave».
Madame Dionne est une simple maîtresse de maison et, évidement, elle est aussi une fine
mouche. Elle sait tout, même sur les plus intimes comportements de mon ex-épouse
«envers les autre hommes», comme si elle avait vécu jour et nuit avec elle, comme si
elle était gardienne de sa chasteté. Elle ne s'informe ni de ma santé ni de mon état
et se sent même «désemparée» en apprenant que je suis en bonne santé! Lorsque ses
«arguments» ne suffisent plus à confirmer ses opinions, elle fait appel à son époux.
Quoiqu'il en soit, une certaine incohérence se dégage de cette note. Tout d'abord, ce
que le docteur Dorion écrit n'est pas sérieux et il est même interdit à un médecin de
discuter par téléphone de l'état de ses patients. En outre, le comportement normal d'un
médecin serait de manifester la plus grande prudence et de réprimander les gens en leur
signalant qu'ils n'ont pas le droit d'intervenir dans son travail. S'ils persistaient, il
se devait de leur demander pourquoi ils tenaient tellement à ce que le patient reste
hospitalisé. Enfin, comment se fait-il que le docteur Dionne ait oublié, quelques
instants auparavant, l'allégation la plus importante, à savoir qu'il «a été
menacé»? Pourquoi communique-t-il cette menace par des voies détournées?
Logiquement, les remarques du docteur Dionne sont, moralement du moins, fort douteuses.
Nous avons déjà vu que le docteur utilise exactement la même tactique avilissante dès
le début de mon internement.
Pièce No 18:
Leçon est plutôt pour les psychiatres.
01-12-71
NOTES ÉVOLUTIVES
Monsieur Delev affirme qu'il n'a plus confiance en moi et qu'il n'a rien à me dire. Il
répète toujours les même arguments qu'auparavant. Comportement et état mental idem.
Discussion orageuse.
Au téléphone vendredi, sa femme me dit qu'elle n'a jamais été d'accord pour interner
son mari. Elle demande si elle peut le faire sortir. Elle est maintenant sûre que son
mari a eu une bonne leçon et qu'actuellement elle est sûre qu'il n'est plus dangereux.
J'explique à madame que nous ne demeurons rigides sur nos positions et je l'invite à me
rappeler la semaine prochaine pour rediscuter.
Le docteur Roy est mis au courant des nouveaux développements.
Pierre Dorion m.d.
......
La leçon est plutôt pour les psychiatres que pour moi mais leur intelligence était trop
limitée pour qu'ils puissent identifier une hystérique.
«La re-discussion» ne figure pas dans mon dossier. Pourquoi? Je laisse au lecteur le
soin de répondre.
Ce n'est pas que je n'avais pas confiance au docteur Dorion au départ mais à la longue,
je me suis rendu compte qu'il était complètement incompétent. Exception faite de notre
première rencontre au cours de laquelle nous avons eu une conversation intéressante,
avec le temps, son comportement est devenu pour le moins particulier. Il m'évitait, ce
qui me forçait à le poursuivre dans les couloirs pour lui demander s'il pensait à ma
situation. Généralement, lorsque je réussissais à «l'attraper», sa réponse se
résumait en un haussement d'épaules accompagné d'un «ha!?!» qui exprimait sa
perplexité et son manque d'intér
Pièce No 19:
Perte de temps du docteur Dorion.
8-12-71
NOTES ÉVOLUTIVES:
Patient plus calme en entrevue mais affirme que nous perdons notre temps à vouloir le
changer. Demande à travailler pour occuper le temps dans l'hôpital. Veut encore aller au
preuve dit que sa femme est malade. Je lui explique que son caractère est devenu malade
depuis qq temps de même que son imagination etc. Pt argumente en dessus mais d'une façon
plus calme.
Pierre Dorion m.d.
Pièce No 20: Note
de la «Réunion» abrégée:
24-12-71
NOTES ÉVOLUTIVES:
La semaine vient de se passer en discussion au sujet de monsieur Delev. Réunion avec le
frère du patient + interprète + docteur Roy + madame Delev (sic).
Monsieur Delev a très bien mis en évidence son délire d'interprétation et de jalousie
accusant sa femme d'infidélité, accusant beaucoup de personnages (sic) à Québec
d'avoir couché avec sa femme et accusant son frère de n'être pas venu de Yougoslavie
pour l'aider mais bien pour coucher avec sa femme. Monsieur Delev continue à dépenser
une énergie très intense à prouver son point et interpréter (sic) tous les moindres
détails.
Madame Delev et ses enfants vont être rapatriés en Yougoslavie le plutôt que possible
mais monsieur Delev cache les documents nécessaires, passeport etc.
Quant à monsieur Delev, depuis aujourd'hui il travaille à se faire rapatrier en
Yougoslavie par l'ambassade; ceci pourra se faire qu'à la condition que l'ambassade
Yougoslave le sachant malade, en prenne la pleine responsabilité.
Actuellement, monsieur Delev accepte plus ou moins notre plan de soins à savoir
réorganiser sa vie indépendamment de sa famille, et ceci, à partir de l'hôpital. Il
est considéré comme un traitement long terme: travailler dans l'hôpital et
graduellement réintégrer la société sans sa famille.
Il est possible que son frère fasse des démarches auprès de l'ambassade pour assurer
une prise en charge médicale en Yougoslavie si le patient est rapatrié. Ceci peut
prendre 6 mois ou plus à se réaliser. Pour le moment nous tenons à notre plan de
traitement.
P. Dorion m.d.
.....
Une note très significative qui indique comment le docteur Dorion et tous les autres ont
fabriqué les symptômes de ma «maladie». La note est écrite à la main dans un style
télégraphique. Elle stipule que je n'étais pas présent à la réunion et pas un seul
mot sur la discussion qui s'y déroula n'y est inscrit. Cependant, dans le deuxième
paragraphe, nous pouvons lire que j'ai tenu toutes sortes de propos répugnants au sujet
de mon ex-épouse. Si je n'étais pas présent, comment peuvent-ils tirer la conclusion
que j'ai «très bien mis en évidence son (mon) délire d'interprétation et de
jalousie...» etc. etc.? Il est fort possible que mon ex-épouse ait fait jouer son
hystérie fantaisiste et que le médecin l'ait interprétée comme une «preuve»
irréfutable. D'autre part, le docteur ne dit pas comment je «dépense une énergie très
intense à prouver son (mon) point et interpréter les moindres détails».
Ensuite, comment le docteur peut-il parler de «plan de soins» et de «traitements»
puisque je lui ai affirmé quelques jours auparavant que lui et le docteur Roy perdaient
leur temps à vouloir me changer?
Le raisonnement du médecin, quant à son accusation que je «cache les documents», est
fautif. Premièrement, j'étais entre leurs mains et je ne pouvais cacher quoi que soit
dans l'hôpital. Deuxièmement, si mon frère et mon ex-épouse avaient été sérieux au
sujet du rapatriement, l'Ambassade aurait été heureuse de délivrer tout de suite des
passeports. Bien au contraire, mon ex-épouse n'avait pas l'intention d'aller ailleurs.
C'est une supercherie typique de mon ex-épouse.
Pièce No 21:
Lettre que je fusse «suffisamment bien mentalement pour signer des documents ayant une
valeur légale»:
Le 5 janvier 1972
Monsieur Ghislain Boily,
Représentant,
Allstate, compagnie d'assurance.
965, Route de l'Église, Ste-Foy.
Sujet: monsieur Risto Delev (14 février 1922). 273, Paquin, Duberger.
La présente est pour certifier que monsieur Risto Delev, quoiqu'hospitalisé à
l'Hôpital Saint-Michel-Archange, est suffisamment bien mentalement pour signer des
documents ayant une valeur légale.
Les biens de monsieur Delev ne sont pas sous la juridiction du Curateur public.
Louis Roy, m. d.
Surintendant Médical
La lettre parle d'elle-même. Bien que je fusse «suffisamment bien mentalement pour
signer des documents», c'est mon ex-épouse qui a signé les documents pour mon
internement, pour mon congé et même pour l'opération chirurgicale - la résection des
os pour un durillon au pied (sic).
Pièce No 22:
«LIBÉRÉ Définitivement»:
Suit la formule accablante, comme d'ailleurs le dossier en entier, selon laquelle, Le 17
février 1972, j'étais LIBÉRÉ définitivement par le Comité de révision de l'Hôpital
Saint Michel-Archange!? En réalité, je fus transféré, sous une escorte digne d'un
grand criminel, à l'Hôpital Saint-Jean-de-Dieu de Montréal, sous un traitement beaucoup
plus inhumain qu'auparavant. (Sceau du Comité de révision). Le juge a oubli de
mentionner cette pièce avilissante.
Pièce No 23: Note
d'admission à Saint-Jean-de-Dieu - première supercherie par mon «ami», le docteur
Juretic:
NOTES D'ADMISSION)
Montréal - Gamlin Salle Saint-Gabriel
DELEV, Risto 75189
07-02-72 J'aimerais l'opinion du docteur Juretic au sujet de ce cas.
(Sign.) F. Juretic m.d.
Per Jean-F. Filotto m.d../cb
11-02-72 Demander au docteur Juretic de contacter personnellement un chef d'une salle
d'admission homme et faire les arrangements nécessaires à savoir faire réserver un lit
(je suis d'accord pour le transfert).
(Sign.) F. Juretic m.d.
Per Jean-F. Filotto m.d./cb
14-02-72 Admettre dans le Service du docteur Legault cette semaine.
(Sign.) F. Juretic m.d.
Per Jean-F. Filotto m.d./cb
17-02-72 J'admets ce malade aujourd'hui selon les arrangements pris. Il ira dans le
Service du docteur Legault et sera traité par le docteur
Juretic qui parle la même langue.
Le résumé de dossier est considérable et il semble bien que le malade souffre de
paranoïa, ce qu'il restera à infirmer ou confirmer ici.
Diagnostic Provisoire: Paranoïa.
(Sign.) F. Juretic m.d.
Per Jean-F. Filotto m.d./cb
C'est le docteur Jean-F. Filotto qui s'est occupé de mon admission. Cependant les
signatures «per Jean-F. Filotto» sont faites par le docteur Filip Juretic.
Le docteur Juretic viendra me voir le lendemain, le 18-2-1972, ce qui ressort des notes
écrites par le docteur Juretic et les infirmières.
Allons donc! Le docteur Juretic «aimerait l'opinion du docteur Juretic»!? Encore le
docteur Juretic qui demande au docteur Juretic de...??? En fait, nous sommes en présence
des premières manipulations maladroitement fabriquées par mon «bon ami» Juretic. C'est
lui-même qui se déclare mon «bon ami» (voir Pièces No 03 et 17).
Toutes les notes portées sur ce formulaire indiquent que leur auteur, le docteur Juretic,
n'est pas bien orienté et que son discours n'est pas adéquat. En psychiatrie, on dit que
les personnes désorientées qui tiennent un discours inadéquat souffrent de
schizophrénie paranoïde.
De plus, le «diagnostic provisoire» soulève une question sérieuse. Est-ce qu'il est
possible qu'après plus de trois mois de tortures, les psychiatres errent encore. Sans
doute est-ce là une preuve flagrante de leur incompétence et de leur culpabilité.
Après plus de trois mois, ils en sont encore à des diagnostics «provisoires»!
Pièce No 24:
Deuxième fraude par le fraudeur. «Pas psychotique mais paranoïde»(!?)
18-02-1972
Évolution mentale:
Finalement nous avons reçu la nouvelle que le patient de Saint-Michel-Archange, le
docteur Risto Delev, est transféré à l'Hôpital Saint-Jean-de-Dieu avec approbation de
la direction de l'hôpital et du bureau d'admission du docteur Filotto.
Nous avons vu le patient immédiatement et nous avons pu constater que le patient n'est
pas profondément dérangé comme le fait croire son dossier, évidemment il est
déprimé. Sa dépression est d'ordre situationnel et du ménage car sa femme, selon le
patient, se comporte plus au moins de façon orthodoxe au point de vue de son devoir
marital et serait à la base de cette hospitalisation qui se prolonge déjà depuis 2 mois
et demi.
Le patient est lucide, bien orienté, assez vivace au point de vue intellectuel mais nous
notons qu'il nous demande beaucoup de choses dont on n'est pas prêt à lui donner. Le
patient est exigeant. Nous proposons de lui interdire tous les téléphones, étant donné
que son compte au Bell Téléphone est déjà monté à $250. 00 et de lui interdire les
sorties. Nous le suivrons le plus fréquemment possible.
Le patient n'a pas encore une idée de ce qu'il fera une fois son congé obtenu, ne s'est
pas encore cristallisé. Le patient a exprimé de façon incertaine et peu déterminée,
l'idée même de son retour en Yougoslavie, pour nous dire 2 minutes plus tard,
qu'éventuellement l'Autriche serait le pays où il pourrait s'établir car il a déjà
séjourné dans ce pays.
Nous croyons que cet imbroglio de son statut d'émigrant reçu mais pas encore de
citoyenneté en étant encore, en effet, citoyen Yougoslave, nous empêche de prendre une
décision immédiate. Nous préférons le suivre, l'observer de près, et lui faire une
psychothérapie de soutien car, à notre avis, il en aurait besoin pour le moment. Le
patient n'est pas psychotique et son état dépressif est susceptible d'être amélioré
de façon significative.
Multiples interprétations paranoïdes et délirantes malgré l'apparence lucide,
compliquées par une agressivité dangereuses (sic).
F. Juretic m. d./ld
Voilà une falsification évidente à la manière du docteur Juretic. Sur la manoeuvre
dolosive de mon «ami», même le juge Pierre Boudreault écrit dans son jugement: «La
simple vue de la page de ce document permet de se demander pourquoi le dernier paragraphe
n'a pas été dactylographié avec le même ruban que les précédents. Les lettres sont
plus foncées. Le demandeur a apporté une preuve sur ce sujet. Monsieur André Munch, un
spécialiste en documents et police scientifique, a exprimé l'avis que ce paragraphe n'a
pas été apposé au même moment que les autres parties de l'écrit. Il se fonde sur le
fait que ces deux lignes sont beaucoup plus foncées et que l'alignement en est
différent.... il conclut aussi que le paragraphe a été ajouté après que les initiales
manuscrites eurent été apposées.».
D'ailleurs, il n'est pas nécessaire d'être juge, spécialiste ou psychiatre pour voir la
contradiction bien claire entre les deux dernières lignes et le texte qui les précède:
le patient qui «n'est pas psychotique», ne peut présenter des «interprétations
paranoïdes et délirantes», et vice versa.
Le juge soulève la possibilité d'une manipulation faite par le docteur Juretic mais ne
la confirme pas. Vraiment, pourquoi pas?!
Pièce No 25:
Troisième escroquerie par le professeur Juretic. Formule de cure - libre sans d'être
libre même de téléphoner ou de sortir en dehors de la salle.
Le 23 février 1972, le docteur Juretic a signé la «formule de cure» qui se lit:
Nous, soussignés, médecins-psychiatres, attestons avoir examiné le docteur Risto delev
et avons noté le diagnostic suivant:
DÉPRESSION SITUATIONNELLE
Nous déclarons que le(la) patient(e) est atteint(e) de la maladie mentale et capable
d'administrer ses biens, nous recommandons la CURE LIBRE.
Date 23-03-1972.
(Sign.) F. Juretic.
.....
La dépression situationnelle est plutôt une condition normale qu'une manifestation
psychotique. Un tel diagnostic n'existe pas dans la Manuel de classification des
diagnostics psychiatriques, basé sur la Classification internationale des maladies,
adapté - CIMA-8: Bureau fédérale de la statistique, Ottawa, 1969.
Le même jour, 23 février 1972, le docteur Juretic a signé «Ordonnances médicales»:
Pas de permis de sortir de la salle. Aucune permission de téléphoner. Continuer le
reste. Requête: En ergothérapie (sculpture). Médication: Déprex 25 mg T.I.D.
F. Juretic m.d.
......
La Loi concernant les hôpitaux pour le traitement des maladies mentales (Geo. VI, Ch. 31,
Art. 17) dit: «Un malade traité en cure libre peut quitter l'hôpital à volonté».
C'est là une violation flagrante de la loi.
Pièce No 26:
Permission d'ostéotomie par mon ex-femme - décision inquisitoriale par les inquisiteurs:
Hopital Saint-Jean-de-Dieu
Montréal-Gamelin
Québec
Secrétariat Médico-chirurgical
Tel.: 254-8381 ext.: 312
Montréal, le 20 mars 1972
Mme Delev Risto
273, Paquin
Ville Duberger
Québec
La présente est pou vous informer qu'une intervention chirurgicale a été jugée
nécessaire par les médecins de l'Hôpital Saint-Jean-de-Dieu dans le cas de M. Delev
Risto -356189-
Cette intervention Ostéotomie du 5e métatarsien et fixation par broches i.m. sera
effectivement incessamment et si vous désirez obtenir de plus amples détails, veuillez
communiquer avec le Secrétariat de l'Unité Médico-chirurgical, en appelant au numéros
suivant -
Tel.: 254-8381 ext.: 312-
Veuillez me croire, Département Médico-chirurgical
Votre tout dévoué, Autorisation accordée
Par C. Bissayon
C. Bissayon
Unité Médico-chirurgical
S.V.P. NE PAS DÉTACHER
--------------------------------------------------------------------
J'accepte que l'intervention ci-haut désignée soit pratiquée par le chirurgiens de
l'Hôpital Saint-Jean-de-Dieu.
Signature: Vasilka Deleva Date 31-03-1972, Québec
S.V.P. Prière de signer et de retourner cette lettre au:
Secrétariat de
l'Unité Médico-chirurgical,
Hopital Saint-Jean-de-Dieu,
Montréal, Gamelin
P.Q.
......
D'après ce document, on a demandé à mon ex-épouse (à qui d'autre?) la permission
d'effectuer une intervention d'ostéotomie du 5e métatarsien et fixation par broche i.m.236 Et
pourquoi? Parce que j'ai eu quelques difficultés avec un durillon au pied. Cette façon
d'agir démontre la cruauté la plus brutale. Même si j'étais «capable d'administrer
mes biens» - voir le document du 23 février 1972 (Pièce No 21), selon cette formule, je
n'étais pas capable d'administrer mes os!!! Ils ont également voulu effectuer une
opération chirurgicale pour mon ulcère bien que je n'en n'avais pas besoin.
J'ai éprouvé, en définitive, beaucoup plus de souffrances de la part de mes
«collègues» que de mes pieds et de mon ulcère. J'ai eu de grandes difficultés avec le
chirurgien en essayant de le convaincre que j'étais moi-même médecin, que je savais ce
qui me convenait le mieux. C'est une preuve de plus que depuis mon internement, je
n'étais pas traité comme un malade, mais comme une «statue de marbre» ou plutôt,
comme un idiot! Mon refus d'ostéotomie et de l'opération pour mon ulcère, ainsi que des
traitements cruels fut interprété par mes psychiatres comme des preuves que j'étais
mentalement malade»?!
Pièce No 27:
Feuille sommaire - quatrième accablante tromperie par le professeur Juretic.
FEUILLE-SOMMAIRE
Date d'admission: 17 février 1972; Médecin de l'admission Dr. Jean Filotto237
Transfert de Saint-Michel Archange
Médecin recommandant: Docteur Pierre Dorion M.D.
Adresse: Hôpital Saint-Michel Archange.
Première Admission: x; Hôp. psych.: x;
Date d'admission à cet endroit / L. P.
Date de départ: 02-05-1972.
État au départ:
guéri -; très amélioré -; amélioré X; Non amélioré -; non traité -
Diagnostic final (psychiatrique): Dépression psychotique situationnelle.
No de code 300.0
Autre diagnostic (psychiatrique): Personnalité paranoïde. Schizo-paranoide238.
......
J'ai finalement reçu mon congé le 2 mai 1972, m'étant «amélioré». Le docteur
Juretic a eu par la suite le culot de maquiller la «feuille-sommaire du dossier». Je
préfère ne pas me prononcer sur l'effronterie de mon «ami», préférant citer
l'Honorable Juge Pierre Boudreault: Devant une preuve aussi accablante, le défendeur
Juretic a dû convenir qu'il s'agissait de modifications qu'il avait ultérieurement
apportées au dossier. Il a aussi reconnu qu'il avait modifié la feuille-sommaire du
dossier de Saint-Jean-de-Dieu dans le rectangle réservé aux diagnostics. Sous la partie
«Diagnostic final (psychiatrique)», il a ajouté le mot psychotique à la mention
originale «Dépression situationnelle». Sous la mention «Autres diagnostics
(psychiatriques)», qui avait originalement été non complétée, il a écrit
«Personnalité paranoïde schizo-paranoïde».
Évidemment, le juge n'avait d'autre choix que d'y voir «une preuve accablante», la
preuve d'une fraude évidente. Mais il allait, dans son jugement, qualifier le geste
frauduleux du docteur Juretic de «modifications au dossier». Pas plus que ça!
Précisons, d'autre part, que le docteur Juretic se devait de me recommander à un autre
médecin s'il jugeait que je n'étais pas guéri. La mention «amélioré» suppose que je
ne sois pas totalement guéri. Selon le Code de déontologie, «le médecin ne doit cesser
de traiter un malade que pour juste cause; il doit alors s'assurer que celui-ci peut
continuer à obtenir les soins requis et y contribuer dans la mesure nécessaire». «Le
médecin désirant adresser son malade à un autre médecin doit assumer la
responsabilité de ce malade tant que le nouveau médecin n'a pas pris la charge du
malade». «Le médecin doit, lorsqu'il adresse un malade à un autre médecin, fournir à
celui-ci les renseignements qu'il possède pouvant aider au traitement de ce malade».
Ces principes s'appliquent à tous les médecins, dans le monde entier; ce qui est tout à
fait logique, humain et médicalement convenable. Dans mon cas, les psychiatres m'ont
maltraité pendant six mois, en me renvoyant l'un à l'autre. Je fus interné à titre de
schizo-paranoide (sic) et, au terme de plusieurs diagnostics et traitements biscornus,
j'étais congédié encore avec un autre diagnostic biscornu mais n'étant pas «guéri»
ni «très amélioré». J'étais congédié comme m'étant «amélioré» c'est-à-dire
que, selon cette feuille-sommaire, j'avais besoin d'être traité comme malade. La
responsabilité des psychiatres ne se termine pas le jour de mon congé.
Comme je l'ai écrit à plusieurs reprises, je n'ai jamais cru être malade et les
psychiatres ne le croyaient pas non plus. Dès ma première rencontre avec ces
psychiatres, j'ai compris que j'étais entre les mains de gens que l'on ne peut qualifier
d'êtres humains et cette note le confirme.
Cette FEUILLE-SOMMAIRE mérite un peu plus d'explication. Le code 300.0 correspond au
diagnostic Névrose d'angoisse. D'après la Classification internationale des maladies,
adapté - CIMA-8, «L'angoisse est la caractéristique principale des névroses. Les
névroses, contrairement aux psychoses, ne sont causes ni de grossière distorsion ou
fausse interprétation de la réalité extérieure, ni de désorganisation évidente de la
personnalité. Cette névrose est caractérisée par une grande inquiétude pouvant aller
jusqu'à la panique et fréquemment accompagnée de symptômes somatiques. Contrairement
à la Névrose phobique (q.v.), l'angoisse peut se produire dans n'importe quelle
circonstance et n'a pas trait à un objet ou à une situation déterminés. Il importe de
la distinguer de sentiments normaux d'appréhension ou de peur, lesquels sont liés à des
situations présentant réellement un danger».
J'étais vraiment placé dans des situations présentant réellement un danger.
Constamment menacé et parfois attaqué par les patients dangereux, dans une atmosphère
d'hostilité de la part des psychiatres, j'ai eu peur permanente que ces même psychiatres
dépravés, afin de «prouver» ma maladie, utilisent des électrochocs.
Ainsi, cette «feuille sommaire» est une disgrâce outrageuse, au même titre que le
dossier entier.
Pièce No 28:
Cinquième manipulation insolente du professeur Juretic.
Il s'agit ici de la troisième «édition» du résumé, en fait, de la cinquième
manipulation de dossier du professeur Filip Juretic. Une manoeuvre vraiment digne d'un
professeur! Pour démontrer une meilleure image des qualités professionnelles et des
moeurs du professeur Juretic, je donne la copie de la page en question. Sauf pour les
falsifications flagrantes (que l'honorable Juge Pierre Boudreault appelait, par
euphémisme, une «modification»), le reste du paragraphe «Patient de 50 ans, de
nationalité bulgare...» jusqu'au paragraphe «Donc, il sort de l'hôpital»..., est la
transcription textuelle de l'«évolution mentale» précédente.
Cependant, nous avons ici deux en-têtes du «Diagnostic», l'un à la suite de l'autre.
Le premier est écrit en lettres minuscules et le deuxième en majuscules. Il évoque le
diagnostic de «schizo-paranoide», un terme que les psychiatres n'ont utilisé que le
premier jour de mon internement. Par la suite, ils n'y ont plus jamais fait mention. Pour
impressionner les profanes en psychiatrie, il invente le diagnostic non-psychiatrique de
«dépression situationnelle, greffé sur schizo-paranoïde». Cette manipulation prouve
que le professeur manque autant d'intelligence que d'honneur.
Le juge Boudreault a écrit dans son jugement: «L'expert (A. Munch) a aussi témoigné
que les mots «greffés sur schizo-paranoïde» et la virgule qui les précède, que l'on
retrouve sous l'en-tête «DIAGNOSTIC», ont été ajoutés au document après la
rédaction et après avoir changé en virgule le point situé à la fin des deux mots
«Dépression situationnelle». (Lire Jugement par honorable juge Boudreault, chapitre: 3)
Dossier de l'Hôpital Saint-Jean-de-Dieu).
Le juge, plein d'attentions pour le docteur Juretic, n'ajoute pas qu'il s'agit d'une
tromperie bien évidente! Il acquittait le professer comme étant un psychiatre honnête,
compétent et diligent...
Au sujet la décision du docteur de me «diriger vers l'Ontario (Hamilton)», la
Déclaration canadienne des droits est explicite: «Nulle loi du Canada ne doit
s'interpréter ni s'appliquer comme autorisant ou prononçant la détention,
l'emprisonnement ou l'exil arbitraire de qui que ce soit».
C'est une preuve de plus que mes droits ont été lésés du tout premier instant jusqu'au
jour de mon congé définitif.
Pièce No 29:
Lettre de mon fils Slobodan, l'avocat, à monsieur René Lévesque, Premier du Québec à
l'époque:
Honorable Premier ministre,
Un fait inusité s'est passé dans la vie d'un immigrant Yougoslave, mon père. Il s'est
fait interné dans un asile de fous. Grâce aux fausses déclarations de divers gens de la
société et grâce à des falsifications de dossiers et de tous genres de manipulation,
ils ont réussi à le garder pendant six mois.
Depuis ce temps, nous en sommes restés marqués. On avait peur de sortir dehors d'être
questionné sur la disparition subite de mon père: je ne voulais à tout prix leur dire
la vérité puisque moi-même, je savais mon père en très bon état mental.
Après six mois d'«emprisonnement», il en sortit avec dix ans de plus dans le visage.
Pendant les premiers jours de sa sortie, il vécut dans la terreur et dans la faim
puisqu'il était seul et n'avait aucun soutien moral après une telle épreuve. Après
l'«emprisonnement», il ne put jamais pratiquer son vrai métier, dû son dossier
psychiatrique.
Et dire que il y avait quelque semaines de tout cela, il avait été demandé comme
psychiatre au Nouveau-Brunswick.
Il y a très peu de temps de cela, un nouveau parti vient an pouvoir avec en tête, vous,
monsieur Lévesque.
Voilà une chance de prouver que vous êtes avec le peuple.
Malgré mon jeune âge, je me crois assez mature pour imposer une telle tâche à un
gouvernement aussi jeune que le vôtre. Nous apprécierons beaucoup une aide telle que la
vôtre. Tout ce qu'on exigerait de votre part serait de mener ce mystère à bien.
S.V.P. Aidez mon père à retrouver sa place dans la société. Aidez-nous à effacer ce
dossier qui représente non seulement une tache de boue sur la vie de mon père mais aussi
dans toute la famille.
Ça non plus, ça ne peut plus continuer comme ça!
Veuillez agréer mes plus sincères sentiments. Au nom des fils du docteur Delev,
Slobodan Delev
(fils du docteur Delev)
......
Il n'y a pas eu de réponse.
Pièce No 30:
«Plaidoyer spécifique» -- supercherie du docteur Jacques Grenier.
Étant un homme sans pudeur, le docteur Grenier est allé un peu plus loin. Il a écrit le
plaidoyer contradictoire à sa déclaration préalable, qui se lit:
Plaidoyer spécifique
du docteur Jacques Grenier
Montréal, ce 15e jour de janvier 1975. Montréal, ce 15e jour de janvier 1975. C A N A D
A
C O U R S U P E R I E U R E
PROVINCE DE QUÉBEC
DISTRICT DE MONTRÉAL
No: 05-005500-73
Docteur Risto Delev,
demandeur,
-vs-
Docteur Jacques Grenier,
et al.,
défendeurs.
PLAIDOYER SPÉCIFIQUE
EN RÉPONSE À LA DÉCLARATION DU DEMANDEUR,
LE DÉFENDEUR, LE DOCTEUR JACQUES GRENIER, PLAIDE CE QUI SUIT:
1. Il nie tels que libellés les paragraphes 1, 4, 5, et 6 de la déclaration du
demandeur;
2. Il ignore les paragraphes 2 et 3 de la déclaration du demandeur;
ET SOUS RÉSERVE ET SANS PRÉJUDICE À CE QUI PRÉCEDE, LE DÉFENDEUR, LE DOCTEUR JACQUES
GRENIER, AJOUTE CE QUI SUIT:
3. Il est un médecin compétent, détenant toutes les qualifications l'habilitant à
exercer sa profession;
4. En 1971, il pratiquait sa profession de psychiatre à l'Hôtel-Dieu de Québec;
5. Au mois d'octobre 1971, le docteur Louis Dionne, chirurgien à l'Hôtel-Dieu de
Québec, lui rapporta que le demandeur présentait un comportement qui le rendait
potentiellement dangereux pour lui-même ainsi que pour son entourage;
6. Il fut avisé lors de cette rencontre que le demandeur nécessitait des soins
psychiatriques d'urgence;
7. Le 27 octobre 1971, le demandeur se présenta à la clinique psychiatrique de
l'Hôtel-Dieu de Québec et son histoire médico-psycho-sociale fut rédigée;
8. Il essaya ensuite d'interviewer le demandeur mais celui-ci refusa obstinément de
collaborer;
9. Devant le refus du demandeur à se faire examiner, il n'eut d'autre alternative que de
transmettre les renseignements déjà obtenus sur le demandeur au co-défendeur, le
docteur Louis Roy;
10. Les dommages réclamés ne peuvent en aucune façon être conséquence directe ou
indirecte des actes du défendeur, le docteur Jacques Grenier, envers le demandeur;
11. Les dommages réclamés sont inexistants ou tout au moins grossièrement exagérés et
de tout façon ne peuvent être exigés du défendeur, le docteur Jacques Grenier;
12. L'action du demandeur quant au docteur Jacques Grenier est mal fondée en faits et en
droit.
Pourquoi, le défendeur, le docteur Jacques Grenier, conclut que par jugement de cette
honorable Cour son plaidoyer soit maintenu et l'action du demandeur soit renvoyée, le
tout avec dépens.
.....
À la lecture de ce plaidoyer, je n'en croyais pas mes yeux. Premièrement, dans sa
déclaration précédente, le docteur a admis qu'il ne m'a «pas rencontré» avant mon
internement. Deuxièmement, il a été prouvé qu'à la date mentionnée, je suivais un
cours d'anglais en Ontario.
Selon la déclaration hors-cour et ce plaidoyer, il est clair que le docteur, comme tous
ses collègues, est un vulgaire imposteur. Nous avons plusieurs versions de son
implication dans mon internement. Les principales sont:
1.- Selon sa déclaration, il a «pris des renseignements» (par l'entremise de mon
épouse) sur mon état mental et «les a fait parvenir au surintendant médical» de
l'Hôpital Saint-Michel-Archange, d'après le Certificat médicale.
2.- Selon les certificats médicaux (voir les Pièces No 14a,b,c,d), je suis «un
schizo-paranoïde non coopératif, connu du docteur Grenier».
3.- Dans ce plaidoyer «spécifique», le docteur écrivait que je me suis «présenté à
la clinique» et qu'il «essaya de m'interviewer»;
4.- Devant la cour, à plusieurs reprises, il affirmait qu'il ne m'avait pas vu.
5.- Ci-après, nous avons la deuxième version par l'avocat du docteur Grenier dans la
cour en amendant le plaidoyer que «le 27 octobre '71, l'épouse du demandeur se présenta
à la clinique psychiatrique de l'Hôtel-de Québec et l'histoire médico-psycho-sociale
du demandeur fut rédigée. Alors au lieu d'être le demandeur, c'est l'épouse du
demandeur» (sic).
......
Ayant en vue le plaidoyer, si nous acceptons l'«amendement» comme l'avocat suggère, on
verra qu'il est impossible d'expliquer le contexte des autres paragraphes. Il est bien
évident que le plaidoyer ne se rapporte pas à «l'épouse du demandeur» mais bien au
«demandeur» (moi).
Pour cette moquerie de la justice, tous les trois sont responsables - le client et
l'avocat, pour leur plaidoyer mensonger et le juge, en acceptant l'«amendement», qui
n'avait pas de sens. En fait, c'est un outrage à la cour et au juge lui-même.
Pièce No 31:
Solde de mon compte bancaire à Vienne: Je possédais des comptes bancaires actifs dans
l'Österreichische Länderbank, à Vienne (Autriche):
ÖSTERREICHISCHE LÄNDERBANK
Vienna I, Austria
Established 1880
2 Am Hof, Vienna 1, November 27, 1968
Foreign Accounts WR/L
Dr. Risto Delev
2714 rue Wilbrod
Quebec 5, P.Q
Canada
Dear Sir,
We acknowledge receipt of your letter dated November 15, 1968 and beg to inform you that
we have effected payment to Wiener Städtische Wechselseitige Versicherungsanstalt, Wien,
in the amount of $ 3.657.- as well as the transfer of $ 2.000.- to Mr. Kosta Delev,
Skopje.
After executing of the foresaid payments your savings accounts No.20-165-923 and
No.20-159-874 show a credit balance of $ 10.334,65 and $ 33.000.- (S.E.&.o.)
respectively.
Always with pleasure at your service we remain, Dear Sir,
Very truly yours
ÖSTERREICHISCHE LÄNDERBANK
Aktiengesellschaft
By Airmail
Pièce No 32:
Extraits (copie) de journaux aux Québec sur mon cas: «Le cas, quasi incroyable, d'un
immigrant yougoslave qu'on a fait passer pour aliéné mental...»
Pièce No 33:
Correspondance entre les infirmières Paré, Parent-Naud et moi.
Pièce No 34:
Lettre dolosive de Jean-Marc Lyonnais pour s'emparer de mes affaires (correspondance
personnelle, etc.) à Hamilton.
SWEDA
Sweda International * Caisse enregistreuse * Division Litton industries
159 Des Chenes ouest, Place des Chenes, Québec 3, Qu. Tel.: 628-0555
January 24th, 1972
Mr. Vic Kekys
6 Caledon Avenue
HAMILTON, ONTARIO
Dear Sir,
It has been a pleasure for me to talk to you over the phone last week though under other
circumstances. If I ever i go in Hamilton, I'll stop at your place.
Would you be kind enough to contact Mr. Jim Durnin, 158 Dundurn Street South, of Sweda
International, in order to send him or have him pick up all Dr. Delev's personal things.
I thank you in advance and remain,
Yours very truly,
J. Mark Lyonnais
JML/db Sweda International,
P.S. Sweda in Hamilton phone number is 527-8530.
......
En sachant que je possède des lettres et des autres documents à Hamilton qui peuvent
contredire les déclaration de mon ex-épouse, elle a utilisé son ami M. Lyonnais pour
saisir tout ce que j'ai possédé à Hamilton, ce qu'il est illégale de faire sans ma
permission.
Pièce No 35:
Lettre signée par plusieurs de mes amis, trois médecin et un membre des gouvernements
fédéral et provincial. Lettre adressée au Collège des médecins et envoyée aussi au
Protecteur du citoyen. Ils ont demandé une enquête «impartiale, indépendante et
juste». Il n'y a jamais eu de réponse.
La lettre parle d'elle-même.
HOUSE OF COMMONS
CANADA
20-07-1979
The Secretary of the Committee on Discipline
Corporation professionnelle des medecins du Quebec
1440 ouest, Sainte Catherine, Suite 914
Montreal, Quebec H3G 1S5
Dear Sirs:
We the undersigned, friends of Dr. Risto Delev are joining him in his request for a fair
and human solution to his confinement in some psychiatric institution in the Province of
Quebec.
It is our firm opinion and understanding that almost eight years of suffering is more than
enough. These sufferings and grievances have made Dr. Delev's life extremely difficult, if
not unbearable. Our understanding is that Dr. Delev pleads and insists on recognition and
respect for his fundamental human rights - namely to give him a chance for an impartial,
independent and fair inquiry and hearing of his case. We believe that Dr. Delev is right
in requesting this justice and resolution of his case once and for all. We believe also
that, in one way or another, there could be found some human and fair solution, if there
is any goodwill and understanding. Dr. Delev deserves to be accepted as a human being who
could be useful to the society and his medical profession.
We hope and expect that the Committee will pay immediate attention to Dr. Delev's request.
We think a human approach to his case is possible and urgent, taking into consideration
his present situation.
Yours sincerely,
FRIENDS OF DR. Risto Delev
SIGNED:
Jesse P. Flis, M.P.
Parkdale-High Park ......... Dr. Predrag Vujnovic M.D, Dr. Iva P. Mihic M.D.
Ed Ziemba M.P.P
High Park, Swansea ......... Dr. Josip Gamulin M. D.
Dr. A. Varadinov ......... H. Schimkat R.N.
Father St. Spraic ........ Richard Bulicki
Maria Bulicki ......... Lynne Verhoeff
K. Kuzevic ......... Joss Saksbush
.....
Messiers Jesse Fliss MP et Ed Zimba MPP ont présenté mon cas us la TV, comme un cas
incroyable).
Pièce No 36:
Preuve que le juge Boudreault n'a pas agi comme un juge vrai. Il a confié à Me St.
Clerk, avocat de mes adversaires, les cassettes (bobines) de magnétophones de la cour sur
lesquelles se trouvaient des témoignages de ses clients, les docteurs Juretic et Legault.
Me Clerk, dans sa tentative dolosive d'exonérer ses clients, avait produit devant la cour
le dossier falsifié; ce qui est relevé par le juge et qui l'a même qualifié de geste
«accablant» (voir Pièces No 23, 24, 25, 26, 27, 28.
En fait, le juge s'est associé avec Me Clerk, dont il savait pouvoir se livrer à des
manoeuvres douteuses. C'est comme si le juge avait confié l'Hôtel de la monnaie à un
faux-monnayeur notoire.
Pièce No 37:
Extrait d'une lettre avant et l'autre après mon internement (en serbe) et de la dernière
photo de la tante de mon ex-épouse (soeur de mon ex-belle mère) avec son mari. Dans ces
lettres, ils expriment une grande admiration pour moi. Ces ont eux qui ont toujours
accusé mon ex-épouse pour son attitude. Ce sont eux qui ont instantanément répondu à
mes lettres de l'hôpital en m'encourageant, disant qu'il étaient «de mon coté» et
qu'ils «ne croyaient jamais» que j'étais malade. Les lettres sont longues.
L'extrait de la première lettre écrite avant mon internement, dit:
À vous, nos chéris, nous vous souhaitons de vivre en harmonie, paix et amour. Vaska
(surnom de mon ex-épouse) doit éviter ses explosions. Elle doit comprendre Risto car
c'est lui qui a charge de la famille et qui, pour le bien-être de tous vous, décidait de
travailler dans un pays étranger.
J'ai reçu un bon nombre des lettres pendent mon internement et après. Voici un extrait
d'une lettre reçue à l'hôpital:
«Notre cher Risto, tu dois savoir que nous, Hrisula et moi, t'aimons et te respectons
beaucoup. Alors, nous allons bien satisfaire toutes les demandes de ta part». (La passage
souligné par l'auteur). Ils parlent en long de la convention avec mon frère de faire
tout pour me faire sortir de l'hôpital. La tante accompagnait mon frère jusqu'à
l'aérodrome à Belgrade (au mois décembre) et lui, apparemment, a pris comme son devoir
primordial d'écrire tout de suite après son arrivée à Québec. Après deux mois et
plus, ils ne savaient pas qu'est ce qu'il a fait.
La photo est prise récemment à Salonique.
Pièce No 38: La
lettre de l'autre tante de mon ex-épouse:
Cher Risto,
Je suis tellement contente de recevoir ta lettre! Je te sais bon gré parce que tu te fies
à moi et m'a ouverts ton coeur.
Dans un sens, elle (mon ex-épouse) appartient à ma famille mais après tout ce qui s'est
passé là, elle ne vaut rien à mes yeux. En effet, elle me rend honteuse.
Encore une fois, je voudrais te dire comment je t'apprécie, quelle confiance j'ai en toi!
Je me rends compte de tes souffrances, des ennuis qu'elle t'a apporté. Heureusement, tu
possèdes un caractère très fort qui t'aide à braver ces gens maudits et même cette
femme. Je me demande pourquoi elle a fait tout cela? Elle était si chanceuse d'avoir ce
qu'il y a de meilleur: elle a obtenu de toi tout ce qu'elle pouvait désirer. Tu l'as
comblée d'amour et elle n'avait qu'a se réjouir de vos enfants beaux et sages, comme tu
le dis. Pourtant, elle a refusé le bonheur. Pourquoi? Pour moins que rien. Elle ne
faisait que des intrigues avec ses collaborateurs vils et malhonnêtes afin d'aboutir à
la position d'une femme vulgaire, méprisée partout. Maintenant, je suis sûre qu'elle
n'est pas saine d'esprit et avec son mauvais caractère, elle est néfaste du fond du
coeur! Au lieu de t'être reconnaissante, elle devint ton ennemi et t'amena à l'asile.
Cher Risto, en lisant ta lettre, je me sentais très malheureuse. J'ai le coeur plein de
douleur. Je pense à toi et prie le bon Dieu qu'il te fasse fort et courageux pour
triompher de tes griefs et te débarrasser de cette femme qui ne parvient pas être
humaine, mais reste une bête sauvage. Accueille ton espérance des mains du bon Dieu,
sois sûr qu'il t'aidera. Il assiste ceux qui croient en Lui, ceux qui sont justes et pas
mauvais. Dieu abonde en miséricorde.
Je te respecte, Risto. La seule chose à laquelle je m'attends de ta part, c'est que tu me
considères comme membre de ta famille. Je serais très heureuse de recevoir tes lettres
et de continuer nos relations comme auparavant.
Je te souhaite du bonheur et tout le meilleur de mon coeur. Je t'aime. Ta tante.
Nafsika Sotiriadou
| Page précédent | <<====>> | |
| Voir table des matières | ||