120
Les derniers paragraphes méritent plus ample explication car le
juge faisait un petit pêle-mêle et l'omission, qui peuvent être interprété un peu
différemment de ce qu'il était dans le dossier.
Pour le moment je soulignerais que le docteur Louis Dionne n'est jamais été mon ami et
il n'était pas présenté dans le dossier comme tel. Et, ce que madame et monsieur Dionne
ont dit n'a pas un valeur psychiatrique.
Le mentionne «que le patient allait probablement sortir de l'hôpital» est très
important. Puis, l'appel du docteur Filip Juretic, professeur en psychiatrie, est un
élément psychiatrique qui a encore plus grande importance. Il est noté dans le dossier,
ce que le juge omit, que le docteur Juretic «est très surpris de voir son ami et
compatriote, le docteur Delev hospitalisé à l'Hôpital Saint-Michel-Archange. D'après
lui, il met en doute que le docteur Delev soit psychotique... Il pense que c'est
précisément une tempête dans un verre d'eau...». Donc, l'opinion des fines mouches
pourrait avoir peu valeur pour un psychiatre compétent. D'ailleurs, selon le dossier, je
n'étais pas libellé avec la paranoïa mais plutôt avec les «troubles transitoires
situationnels». Dans le dossier il n'est pas noté qu'il y a eu la discussion «de la
possibilité de transférer», car tous les deux psychiatres, Dorion et Juretic,
partageaient l'opinion que j'étais sain d'esprit.
121 Malgré qu'il est
noté en plusieurs reprises que mon épouse niait la violence physique à l'Hôtel-Dieu,
le juge semble avoir l'idée compulsive de m'imputer des choses quelles n'ont jamais eu
lieu. Dans le dossier il est noté: «Puis il recommence à conter son histoire de ce qui
s'était passé à l'Hôtel-Dieu, qu'il avait seulement donné un soufflet mais pas assez
pour lui donner des bleus». Comme j'ai déjà écrit, les dossiers sont tellement mal
rédigés, qu'il semble qu'ils sont écrits par des psychiatres intoxiqués ou idiots.
Personne de l'Hôtel-Dieu n'a pas témoigné à la cour qu'il/elle a reçu un «soufflet»
ou avoir été «marqué». Il n'est pas clair qui est «lui», mais le juge sait mieux
que le docteur Dorion d'altérer le dossier. Il a changé le mot «lui» en «son
épouse». Est-ce que c'est preuve que j'étais violent ou que le juge n'est pas qualifié
d'être juge?
122 La description de mon
ex-épouse est par excellence. En fait, c'est une description d'une personne hystérique.
Comme telle elle était hospitalisée à l'Hôpital l'Enfant Jésus qui se situé juste au
coté de l'Hôpital Saint Michel Archange.
Le professeur Lawrence C. Kolb, dans son manuel, dit que «la personne hystérique, qui
est plus clairement définie chez la femme que chez l'homme, est reconnue pour son
caractère vaniteux, sybarite et à son égocentrisme associé à un certain
théâtralisme, à la dramatisation ou à l'exhibitionnisme. Le caractère émotif de la
personnalité hystérique est inconstant, capricieux et montre une propension aux sautes
d'humeur.» «Leur attitude séductrice à l'égard des hommes dissimule une agressivité
ainsi qu'un désir pour une relation de dépendance enfantine. Elles évitent et ne sont
pas à l'aise avec ce qui est exact et précis.» «Parfois, elles s'en remettent au
mensonge et à la tromperie ou bien jouent la comédie pour attirer l'attention ou pour
éviter la honte. Ici, les réponses affectives peuvent paraître superficielles et
frauduleuses. Ces femmes ayant des personnalités moins bien structurées proviennent de
familles où règnent la contradiction et la désorganisation.» (Kolb, Lawrence C.:
Modern Clinical Psychiatry, W.B. Sanders Company, Philadelphia, 1973. Page 91-92).
Cette description correspond parfaitement à la personnalité de mon ex-épouse. D'autre
part, elle prouve aussi que le docteur Dorion est un incompétent.
123 Il me semble que
selon le juge et les psychiatres impliqués deux catégories des dépressions
situationnelles existent. L'une, comme celle de mon ex-épouse, est causée par «de ses
difficultés d'immigrante et de celles de sa grossesse», pour laquelle «elle n'avait
été hospitalisée que quelques jours». D'autre part, pour une dépression
situationnelle, diagnostiqué par le docteur Juretic, «est causée sans doute par son
hospitalisation involontaire» -- les mots exacts du juge Boudreault, pour laquelle
j'avais été interné six mois! Ou est la logique et la justice!?
124 Selon le rapport du
travailleur social, Y. Gervais, les Lyonnais se déclaraient comme mon locateurs «de
septembre 1968 à mai 1971» (presque trois ans), ce qu'il était un mensonge aux fins
d'impressionner qu'ils «savaient» ma vie depuis mon arrivé au Canada. En fait,
j'habitais chez eux juste deux mois et demi.
125 Une preuve de la
doublepensée du juge Boudreault: Il minutieusement réplique la témoignage des Lyonnais,
ce qu'ils ont oublient de dire au monsieur Gervais avant huit ans, sans doute afin
d'impressionner le lecteur que le couple est digne de foi.
Cependant, il écrit que «Le tribunal s'interroge sur la crédibilité de
monsieur et madame Lyonnais...»
Donc, le juge déclarait les Lyonnais comme des personnes de bonne foi et à la fois des
menteurs.
126 Mon commentaire sur
mon «sensible ami» est le même comme celui-là à propos des Lyonnais. Il a oublie de
dire au monsieur Gervais que j'ai «admis avoir frappé son épouse». Puis, il n'avait
jamais été consigné au dossier que mon «ami» était présent d'un conflit quelconque
entre mon frère et moi.
127 Les notes démontrent
que mon comportement était plus que parfait, vu les circonstances où mon épouse et ses
amis m'ont placé. J'ai fait une enquête anonyme sur mon comportement pendant mon
internement et le résultat en était que majorité aurait fait la violence physique. La
plupart ont répondu qu'ils aurons tué quelqu'un responsable de l'internement.
Opinion sur le juge Boudreault était: 90 pour-cent pensent que le juge est malhonnête, 8
pour-cent qu'il manque d'habilité de raisonner proprement et 2 pour-cent ne peuvent se
prononcer.
128 S'il on accepte le
première date, la cure fermée était déjà ordonnée le 12 novembre, dès que je sois
entré l'hôpital (voir le dossier médical Pièce No 14d).
129 Le 1 décembre 1971
le docteur Dorion notait:
Au téléphone vendredi, sa femme me dit qu'elle n'a jamais été d'accord pour interner
son mari. Elle demande si elle peut le faire sortir. Elle est maintenant sûre que son
mari a eu une bonne leçon et qu'actuellement elle est sûre qu'il n'est plus dangereux.
J'explique à madame que nous ne demeurons rigides sur nos positions et je l'invite à me
rappeler la semaine prochaine pour rediscuter.
La leçon était plutôt pour les psychiatres que pour moi mais leur intelligence était
trop limitée pour qu'ils puissent identifier le jeu d'une hystérique capricieuse.
Ce n'est pas que je n'avais pas confiance au docteur Dorion au départ mais à la longue,
je me suis rendu compte qu'il était complètement incompétent.
«La re-discussion» ne figure pas dans mon dossier et le juge ne mentionne pas cette
note. Pourquoi? Je laisse au lecteur le soin de répondre.
130 Voyons! Nous avons
commenté sur l'attitude du monsieur Boudreault. Le juge, pour aider les malfaiteurs, il
cite Le Manuel de classification des diagnostic psychiatriques et les numéros des codes
proprement énumérées. D'autre part, lorsqu'il était prouvé que les psychiatres ont
fait des erreurs graves, en agissant non professionnellement, le juge discrédit les
numéros de classification. Les textes de classification sont bon utiles pour le juge et
les psychiatres, cependant, les numéros sont pour «un personnel non médical»!? C'est
le double raisonnement du juge Boudreault!
131 Le docteur Morton
Rapp, professeur en psychiatrie de l'Université de Toronto, dans son article compare à
des «prostitués», les psychiatres qui servent «d'experts». Le psychiatre n'a aucun
rôle à titre d'expert à la cour. Il ne vient «témoigner» que parce qu'il est payé.
Et, s'il y a des prostitues, il y en a aussi des entremetteurs qui aident les prostitués.
Ce sont, selon le professeur Rapp, les avocats et les juges. Cf.: Psychiatrists in court:
The Globe and Mail, February 3, 1990, p. D7, Toronto).
Les psychiatres compétents et honnêtes partagent l'avis du professeur. J'ai produit un
bon nombre des ouvrages sur la psychiatrie. Le juge ne les même mentionne pas, car, je
présume, ils ne sont pas convenable à mes adversaires.
132 Si nous prenons aux
sérieux les théories et doctrines que le juge cite ici, comme j'ai dit déjà, le juge
serai un bon candidat pour l'internement, les rues seront vides et il n'y aura personne
pour s'engager avec les malades mentaux, car selon des belles théories des psychiatres
cités, tout le monde serait malade, en incluant eux-mêmes.
Il est peut-être opportun à ce stade-ci de citer le docteur Szasz, qui nous indique bien
sous quel angle envisager ces notes:
Le résultat est que, de nos jours, particulièrement dans les pays de l'Ouest dont
l'influence est fort grande, toutes les difficultés et les problèmes que posent la vie
sont considérés comme des maladies psychiatriques, et que tous, sauf les personnes qui
font le diagnostic, souffrent de maladies mentales. De fait, il n'est pas exagéré de
dire que la vie est maintenant perçue comme une maladie qui commence à la conception et
se termine à la mort, exigeant, à chaque étape, l'habile intervention de médecins et,
en particulier, de professionnels de la santé mentale.
Cf. Szasz, Th. S.: Ideology and Insanity - Essays on the Psychiatric Dehumanization of
Man, A Doubleday Anchor Original, Garden City, N.Y, 1970, p. 4.
133 C'est la plus sale
insinuation que j'ai entendu que j'ai accusé beaucoup de personnages d'avoir couché avec
ma femme et que mon frère d'être venu de Yougoslavie pour coucher avec ma femme. C'est
ma femme et ses amis se sont plaints que je les avait accusé. Pendant tout le temps de
mon internement personne ne m'a demandé sur la fidélité de mon femme. Je répète:
D'après moi, une femme qui interne le mari pour recevoir la leçon (d'être cocu) n'est
pas fidèle ou elle est malade mentalement. Quant à mon frère, il admit en personne à
moi-même qu'il n'était pas venu m'aider mais bien pour ma femme. Puis, j'ai réussi de
saisir la correspondance de mon ex-épouse avec mon frère, selon laquelle ils ont joué
sale jeu. Enfin, selon un témoignage de mon ex-épouse devant la cour, mon frère et
elle, même en Yougoslavie, «ont eu une discussion pour demander à la police de
m'emprisonner ou à l'hôpital de m'interner» parce que, selon elle, «ce n'est pas
normal de vouloir émigrer au Canada» (sic).
134 D 'après le Comité
de révision de l'Hôpital Saint-Michel-Archange, le 17 février 1972 je fus «libéré
définitivement», cependant, en réalité, je fus transféré, sous une escorte digne
d'un grand criminel, à l'Hôpital Saint-Jean-de-Dieu de Montréal.
Le juge est bien méticuleux de consigner, avec tous les moindres détails, les
«témoignages» hors dossier hospitalier, tandis que les pièces du dossier, comme cette
formule d'une grande signification, il «oublie» même de les mentionner. Cependant, je
l'exhibe à la fin de cette ouvrage comme Pièce No 22,
aux fins de souligner les qualités professionnelles et morales des psychiatres et du juge
lui-même.
135 Le docteur Jean Filotto
avait fait mon admission mais la note et la signature sont faussées par le docteur
Juretic. C'est lui qui a falsifié je dossier et des notes du docteur Filotto. Le juge
l'aperçut, mais, comme d'habitude, il aime de jouer d'aveugle, comme s'il ne les a pas
discerné. Au dessous de la signature du docteur Juretic est écrit «par (à la main)
Jean-F. Filotto M.D./cb«. Il y a plus qu'une note sur la même page, mais, ce qu'il est
étonnant, les notes sont écrites d'une telle façon comme si le docteur soit un peu
imbécile, ce que le juge n'a pas osé de noter. Par exemple, je cite juste la première
phrase: «07-02-72: J'aimerais l'opinion du docteur Juretic au sujet de ce cas. (Sign.) F.
Juretic m.d. Per Jean-F. Filotto m.d../cb». Il semble que le docteur Juretic «aime
l'opinion du docteur Juretic»! (Voir Pièce No 23).
136 Évidemment, le juge
n'avait d'autre choix que d'y voir «une preuve accablante», la preuve d'une fraude
évidente. Mais il allait, dans son jugement, qualifier le geste frauduleux du docteur
Juretic de «modifications au dossier». Pas plus que ça! Le juge, plein d'attentions
pour le docteur Juretic, l'acquittait comme étant un psychiatre crédible digne de foi,
honnête, compétent et diligent...
137 Le docteur a été
demandé de produire les lettres en question. Il ne les a pas produites car il ne les a
pas reçues.
138 Le juge, comme
d'ailleurs dans le jugement entier, faisait des nuances, parfois des présentations des
insinuations impudentes, aux seules fins de disculper les psychiatres pour le crime
accompli. Sa présentation des docteurs Juretic et Legault est la plus éclatante. Les
«pièces» mentionnées, y comprit les dossiers hospitaliers, démontrent clairement que
mon accusation est bien fondé, qu'elle est une preuve puissante contre les psychiatres
impliquée. Si nous avions en vu les textes tels que les pièces auxquelles le juge se
réfère, nous aurions un meilleure image des criminels.
139 Monsieur Boudreault
mentionne la Pièce 40 comme si elle
démontrait une menace contre le docteur Juretic. En fait. la conversation enregistré
(P-40) prouvait que c'est le docteur qui m'a menacé.
Le fait demeure que le docteur Juretic et moi, nous avons établi une amitié très proche
avant mon internement. Ce fait est prouvé pendant le procès avec la pièce No 03 et la
correspondance du docteur (cartes de Noël). D'après la pièce j'étais «un médecin
honnête et brillant». Il est même noté dans le dossier qu'il a téléphoné le
quatrième jour de mon hospitalisation «qu'il est très surpris de voir son ami et
compatriote, le docteur Delev hospitalisé. D'après lui, il met en doute que le docteur
Delev soit psychotique ...Il pense que c'est précisément une tempête dans un verre
d'eau. à propos de la déportation, il dit que ce serait un scandale...». Le juge n'a
pas consigné cette note dans le jugement. Je suis sur que le lecteur prendra la
conclusion propre pour l'attitude du monsieur le juge.
Alors, reviendrons sur la question de la «terreur». Avant d'être examiné hors cour mon
ami s'est plaint que je lui «menacé» par téléphone plusieurs fois. Depuis j'étais
transféré d'être sous leur soin, j'ai apprit qu'il s'est joint à la bande des
criminels. Alors j'ai pris tous les précaution et j'ai enregistré tous les conversations
que j'ai eu avec les malfaiteurs. C'est le cas ainsi d'une seul conversation
téléphonique que j'ai eu avec le docteur Juretic. Le juge avait la chance de l'écouter
et de dire ce qu'il était, qu'il s'agit d'une conversation entre un psychiatre criminel
et moi-même. Sur cette conversation lire aussi la Déclaration hors-cour, qui parle mieux
que mes dires. La menace et la persécution est de la part de mon «ami».
140 Je trouve l'allusion ici
par le docteur comme un outrage plutôt pour le juge Boudreault que pour mon procureur,
car le juge «épousait» ma cause plus longuement que mon procureur.