Appendice
Table de l'appendice
Les pièces 1 à 38 sont présentées et commentées dans « L'inquisition de nos jours » sous la titre « Appendice ».
Pièce No 01: Diagnostic psychiatrique de mon ex-épouse
Pièce No 02: Copie des lettres de mes enfants
Pièce No 03: Copie de la lettre du docteur Filip Juretic au docteur Louis Dionne
Pièce No 04: Extrait des lettres - copie - de mon frère à ma femme
Pièce No 05: Les «renseignements», le récit sans valeur psychiatrique et légale pour justifier mon internement
Pièce No 06: Appel du docteur Grenier au docteur Roy
Pièce No 07: Communication (complot) entre Dionne et Hudon
Pièce No 08: Note de l'Hôtel-Dieu
Pièce No 09: Note de l'Hôtel-Dieu
Pièce No 10: Note de l'Hôtel-Dieu
Pièce No 11: Note de l'Hôtel-Dieu
Pièce No 12: Observations de l'infirmière de l'Hôtel-Dieu
Pièce No 13: Note de l'Hôtel-Dieu
Pièce No 14a: Certificat médical
Pièce No 14b
: Certificat médicalPièce No 14c: Certificat médical
Pièce No 14d
: Certificat médicalPièce No 15: FORMULE II
Pièce No 16: Note d'admission du 12-11-71
Pièce No 17: Note de la «tempête dans un verre d’eau»
Pièce No 18: La leçon est plutôt pour les psychiatres
Pièce No 19: Perte de temps du docteur Dorion
Pièce No 20: Note de la «Réunion» abrégée
Pièce No 21
: Lettre attestant que j’étais «suffisamment bien mentalement pour signer des documents ayant une valeur légale»Pièce No 22: «LIBÉRÉ Définitivement»
Pièce No 23: Note d'admission à Saint-Jean-de-Dieu - première supercherie par mon «ami», le docteur Juretic
Pièce No 24: Note: Pas psychotique mais paranoïde!? Deuxième fraude par le fraudeur
Pièce No 25: Formule de cure - libre sans liberté même de téléphoner ou de sortir en dehors de la salle. Troisième escroquerie par le professeur Juretic
Pièce No 26: Permission d'ostéotomie par mon ex-femme - décision inquisitoriale par les inquisiteurs
Pièce No 27: Feuille sommaire - quatrième accablante tromperie par le professeur Juretic
Pièce No 28: Cinquième manipulation déshonorante du professeur Juretic. (No correspondance)
Pièce No 29: Lettre de mon fils Slobodan, l'avocat, à René Lévesque
Pièce No 30: «Plaidoyer spécifique» -- supercherie du docteur Jacques Grenier
Pièce No 31: Solde de mon compte bancaire à Vienne
Pièce No 32: Extraits de journaux du Québec sur mon cas
Pièce No 33
: Correspondance entre les infirmières Paré, Parent-Naud et moiPièce No 34: Lettre crapuleuse de Jean-Marc Lyonnais pour s'emparer de mes affaires (correspondance personnelle, etc.) à Hamilton
Pièce No 35: Lettre signée par mes amis et adressée au Collège des médecins et au Protecteur du citoyen
Pièce No 36: Preuve que le juge Boudreault a agi maladroitement
Pièce No 37: Extrait de lettres de la tante de mon ex-épouse et son mari écrites avant et après mon internement
Pièce No 38: La lettre de l'autre tante de mon ex-épouse
POST-SCRIPTUM
Il est facile de contester ce qui n'est pas appuyè par la preuve.
Euclide, mathèmaticien et rhètoricien de la Grèce antique
Ce que suit fait partie de conversations que j'ai eues avec des personnes de qui j'attendais quelque geste humain, ou qu'elles trouvent une solution humaine à mes problèmes après mon internement. Étant donné que j'avais passé beaucoup de temps dans des hôpitaux psychiatriques et que je me suis retrouvé sans argent et étiquetté comme un malade mental, je pensais qu'il m'était impossible d'intenter un procès contre tant de gens vils et puissants. Ceux-ci, pour se défendre, utiliseraient les mêmes moyens dégoutants que ceux dont ils se servis pendant mon internement.
Depuis mon congé, j'ai visité ou j'ai écrit plusieurs fois à tous ceux qui, à mon avis, ont été en position et en mesure d'améliorer ma situation. Par exemple j'ai écrit à Mme Jeanne Castonguay, mère de Claude Castonguay, Ministre de la Santé et des Services Sociaux à l'époque, et aussi au Dr Augustin Roy, président du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec. Je me suis mis en contact avec M. Louis Marceau, Protecteur du citoyen. Ils ont reçu une multitude de lettres de ma part et de la part de tous ceux qui m'appuyaient: les docteurs P. Vujnovic, E. Mihic, S. Littmann, ainsi que les maîtres J. Grudeff (juge en retraite) et H. Litowitz, aux autorités tel que le premier-ministre P.-E. Trudeau et bien d'autres. Mon fils Slobodan s'est adressé à M. René Levesque, premier Ministre du Québec. Au cours de ces contacts j'ai dépensé beaucoup d'argent pour les frais de recommandation et les voyages de Hamilton, Ontario, à Montréal et à Québec, ce qui était pour moi un grand poids financier, étant donné ma situation. Le pire, c'est que tous ces efforts furent sans succès.
Il m'est impossible d'exhiber toute cette correspondance ici. Je ne présente ici seulement que quelques lettres intéressantes .
Cette longue et triste histoire, les dessous de la tempête dans un verre d'eau, comme l'a appelé le docteur Juretic, un des créateurs de mes malheurs, culmine avec les relations entre les enfants et leur père. Comme j'ai déjà écrit, avant et après mon internement les relations entre les enfants et moi-même ont été plus que parfaites. Graduellement, elles se sont détériorées jusqu'au point où nous doutions les uns des autres. La lettre suivante est ma dernière tentative de communiquer avec Gligor et Slobodan. Elle n'a pas trouvé de réponse.
Pièce No 39
: Lettre à mes fils Gligor et SlobodanChers Gligor et Slobodan, Toronto, le 23 mai 1996.
Cette lettre a pour but de vous informer que la malheureuse histoire qui nous concerne tous les trois sera accessible bientôt sur Internet pour le grand public. J'en ai décidé ainsi afin d'obtenir enfin une opinion objective et finale sur la question, à savoir si je suis mentalement malade ou non. Cette façon de regler nos affaires, en public, n'est pas, à mon avis, la meilleure qui soit. Cependant, les circonstances malheureuses et votre incompréhensible obstination à refuser de discuter de ce problème avec moi font en sorte qu'il ne reste plus que cette issue.
Je persiste à croire que nous pouvons encore régler cette triste histoire entre nous, comme des gens civilisés. Vous êtes tous les deux des professionnels et en position de régler instantanément la question qui nous dérange tous. Si je suis vraiment malade, comme vous l'insinuez, Gligor, en tant que médecin, vous pouvez accomplir le devoir de tous les bons médecins. Diagnostiquer des malades mentaux est facile aujourd'hui.
Par contre, si je ne suis pas malade, comme je l'affirme depuis 25 ans, Slobodan, en tant qu'avocat, vous pouvez faire triompher la justice et obtenir ma et votre réhabilitation.
Toutefois, vu votre attitude distante, je soupçonne que vous doutez encore de ma paternité dans votre cas. Mais même dans ce cas, je suis convaincu que nous pouvons trouver un moyen de régler tout cela sans l'aide de personne.
Pour le moment, les versions anglaise et française, laquelle j'ai terminé la rédaction récemment, ne sont pas accessibles au public. J'attends donc votre réaction par téléphone, télécopieur ou courrier électronique dans un délai de cinq jours. Sinon, je permettrai l'accès à mes dossiers sur Internet. Je dois ajouter que cette lettre sera placée également sur Internet.
Malgré tout, je vous considère encore comme mes enfants et souhaite pour vous ce qu'il y a de meilleur.
Bien à vous, votre père.
Pièce No 40:
Extrait d'une lettre à Mme Jeanne Castonguay (la mère du ministre Claude Castonguay)Ministère de l'Immigration Hamilton, 31-05-1972
A/n: Mme Jeanne Castonguay
Québec, P.Qué.
Cher Madame,
Je suis vraiment dans une mauvaise situation et c'est la raison que je vous dérange.
Mes médecins ont promis beaucoup pour moi, mais en réalité je suis jeté just comme un chien sur la rue. J'ai été plus puni et humilié que soigné.
Je n'ai pas droit de continuer cours d'anglais. Sans anglais et avec référence que j'aie été hospitalisé six mois dans une hospital psychiatrique mes chance pour arranger n'import quoi ici sont presque nul. Après tout ce que j'ai survécu, sans famille, sans travail, sans moyens de subsistance, je suis devenu maitenent malade.
Je me souviens que vous avez promis, je suis profondément sûr, que vous êtes capable et vous pourriez faire quelque chose por moi. Maitenent, quand est tout fini avec ma femme, je vodrais vous assurer que je suis incapable (de faire tort à n'importe qui, certainement pas à ma femme). Si vous me donnez encore une chance, je vais vous donner la preuve que (vous étiez mal informé sur moi). Pour mes fils je vais faire tout. Vous verrez. Si je vais réussir, ça sera encore une preuve que je n'était jamais malade, ce que je voudrais démontrer à tout le monde.
Puis, je voudrais beaucoup voir mes enfants. S.V.P. influencez ma femme pour donner la permission que je les vois. Ils ont besoin de moi, je le sais, comme moi d'eux. Mon influence était le plus important sur leur éducation et je vais rester comme tel, malgré une propagande enragé contre moi.
En espérant que je vais recevoir votre réponse posituf, je vous remerci d'avance.
Votre bien obligé,
Risto Delev
(Note: Je n'ai jamais reçu de réponse de madame Castonguay).
Pièce No 41
: Réponse du Collège des Médecins à ma lettre du 23 décembre 1972
LE COLLÈGE DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS DE LA PROVINCE DE QUÉBEC
Montréal, Qué.
M. le docteur Risto Delev, Le 8 janvier 1973
96 Grenadier Road,
Toronto 3, Ontario.
Cher docteur,
Nous accusons réception de votre lettre datée du 23 décembre 1972 dans laquelle vous nous demandez de tenir une enquête et de prendre toutes les mesures contre les médecins inconscients et criminellement responsables de votre hospitalisation à l'Hôpital St-Michel-Archange de Québec et à l'Hôpital St-Jean-de-Dieu de Montréal.
Pour pouvoir donner droit à votre requête il nous faudra obtenir l'adresse complète du docteur Josif Divic de Toronto et il nous faudra aussi étudier vos dossiers médicaux de l'Hôpital St-Michel Archange et de l'Hôpital St-Jean-de-Dieu.
Vous trouverez sous pli des formules nous autorisant à obtenir une photocopie de votre dossier des institutions précipitées. Auriez-vous l'obligeance de nous retourner ces formules après les avoir complétées et signées en présence d'un témoin.
Comme vous le savez le Collège a édicté, dans son Code de déontologie, les règles de conduite auxquelles chacun de ses membres a le droit (sic) de se soumettre.
En cas d'infraction, le rôle du Collège consiste à prendre les mesures correctives nécessaires et, selon gravité de celle-ci et selon la preuve disponible, à soumettre l'infraction à son Conseil de Discipline. Celle-ci a le pouvoir d'imposer les peines prévues par laloi.
Quant au préjudice qu'un patient peut estimer avoir subi par la faut de son médecin, il y a lieu de rappeler qu'il n'est pas du ressort du Collège d'en ordonner la réparation: ceci-relève exclusivement des tribunaux civils, auxquels doit s'adresser le patient, s'il le juge à propos.
Au surplus, les enquêtes que le Législateur permet au Collège de tenir revêtent un caractère confidentiel et ne peuvent servir qu'aux fins disciplinaires pour lesquelles elles sont autorisées.
Nous vous prions d'agréer, cher docteur, l'expression de nos meilleur sentiments.
Marcel Ferron, M.D.
Service d'évaluation
professionnelle et d'information
.......
(Note: Après avoir reçu la lettre précédente, j'ai été en personne au Collège afin de leur donner l'adresse du docteur Josif Divic et signer les formulaires d'autorisation. Par la suite, je leur ai écrit plusieurs fois, mais on ne m'a jamais répondu. Pendant ce temps, le docteur Pierre Dorion, un des psychiatres les plus incompétents qu'il m'ait été donné de voir et grand responsable de mon cas, était promu en sous-président de l'Association des psychiatres de Québec!
(Comparer aussi cette lettre avec celle du docteur Roch Bernier datée le 25 mai 1995, président du Collège des médecins).
Pièce No 42:
Lettre à Me Louis Marceau, Protecteur du Citoyen et Me Raymond Gagnon, directeur du Centre Communautaire Juridique de Québec
Me Louis Marceau, Toronto, le 2 mars 1973
Protecteur du Citoyen,
Québec,Qué.
et
Me Raymond Gagnon,
Centre Communautaire Juridique
Québec, Qué.
Chers messieurs,
Tout de suite de mon hospitalisation dans l'hôpital St-Michel-Archange à Québec, j'ai demandé votre interventions, mais, malheureusement, je n'ai reçu qu'une lettre de la part M. Marceau, du 30 novembre 1971, dans laquelle il m'a assuré qu'il a « fait enquête », malgré que je n'ai pas vu aucun enquêteur; puis, il m'a écrit qu'il « ne voie aucune irrégularité » dans mon cas; à la fin, il m'a « suggéré de consulter un avocat ». Cependant il est clair que les malades dans des hôpitaux ne gagnent l'argent pour payer des avocats et je me demande comment le Protecteur a fait l'enquête sans me contacter et comment j'ai pu « consulter » un avocat si je n'ai pas l'argent. En plus, je n'ai pas droit de communiquer hors des hôpitaux, ce qui était la raison pourquoi j'ai demandé l'aide de messieurs Marceau et Gagnon. De la part du M. Gagnon je n'ai pas reçu aucune réponse. La même chose de la parte de la Service Juridique Universitaire.
Aujourd'hui il est évident que j'étais incarcéré et brutalisé dans les hôpitaux psychiatrique pendant six mois grâce aux gens criminellement responsables.
Vous pourriez imaginer quelles sont les conséquences pour moi après une situation que j'ai subi. Après mon hospitalisation j'étais en plusieurs reprises aux bureaux ci-haut mentionnés. J'ai écris beaucoup des lettres demandant l'aide légale. Puis, j'ai reçu des lettres de la parte du Consulat Yougoslave à Toronto et du Service Juridique Universitaire à Québec, selon lesquelles le maître A. Turgeon « a communiqué à mon sujet avec maître Raymond Gagnon » et « qu'il puisse me référer à un bureau d'avocat de pratique privée sans qu'il m'en coûte un sou, car les frais seront alors assumés par l'Assistance Juridique », pour sauvegarder mes droits et intérêts.
D'autre part, j'ai été à Québec il y a quelque jours et j'ai communiqué par téléphone avec Mes Gagnon et Turgeon à l'Assistance Juridique. Ils m'ont recommandé de communiquer avec Me Gaumon de la Service Juridique Universitaire. Alors j'étais au bureau chez Me Gaumon, pourtant, il m'a dit qu'il va communiquer avec Me Gagnon. Tout court, je me tourne dans un cercle vicieux et pour le moment je ne vois aucune issue.
En plus, le maître M. Rusko, qui j'ai engagé pour me représenter dans la cour, m'a dit qu'il refuse s'engager avec moi, parce qu'il n'a pas reçu un sou pour des démarches à la cour qu'il a déjà fait pour moi, le 15 novembre 1972, malgré la promesse de la part du Service Juridique Universitaire.
Quant à ma résidence à Ontario et la juridiction de la Service Juridique Universitaire, c'est une question de plus qui montre que mon affaire est trop sale. Pour être verrouillé les psychiatres sont se servi par des manoeuvres dolosives en me traitant comme un résident québecois, par contre, pour contester mes droits de l'aide juridique, je suis traité comme ontarien. N'est il tout cella, messieurs, un peu drôle, si non disgracieux pour la justice de Québec?!
Je compte beaucoup sur vous pour une réponse le plus tôt possible. Je vous en remercie à l'avance.
Dr Risto Delev
Ci-joint:
1. La lettre du Service Juridique Universitaire;
2. La lettre du maître Paré;
3. La lettre du Consulat Général Yougoslave de Toronto;
4. La lettre (réponse) de la SJU au Consulat Yougoslave.
(D'après la lettre du Consulat Yougoslave «les frais seront assumés par l'Assistance Juridique», pourtant, au bureau du Service Juridique Universitaire à Québec j'ai reçu «l'explication» suivante: parce que je demeure en Ontario, je n'ai pas droit à l'aide juridique du Québec!)
Pièce No 43
: Réponse du Protecteur du citoyen
Québec, 13 mars 1973
Monsieur Risto Delev
96 Grenadier Rd
Toronto 3, Ont
Monsieur,
J'accuse réception de votre lettre du 2 courant et des documents qui y étaient joints.
Vous me demandez à nouveau de me prononcer sur le bien fondé de votre hospitalisation à St-Michel-Archange.
Dans ma lettre du 30 novembre 1971, je vous mentionnais que mon enquête avait démontré que les exigences de la loi des institutions pour malades mentaux avaient été respectées.
A plusieurs reprises, vous avez été en contact avec l'un ou l'autre de mes assistants. Ils se sont employés à vous expliquer que je ne saurais mettre en cause les gestes et décisions qui relèvent de la pratique de la profession médicale. Je crois d'ailleurs comprendre que vous avez déjà fait parvenir une plainte au Collège des médecins à l'endroit d'un ou plusieurs des psychiatres qui ont eu un rôle à jouer dans la situation que vous déplorez.
Je tiens, par ailleurs, à vous signaler qu'il m'est impossible d'agir auprès de vous à titre de conseiller juridique. En effet, la loi m'impose de me consacrer totalement à l'exercice de ma fonction de Protecteur du citoyen, qui est de faire enquête à l'intérieur des services administratifs du gouvernement du Québec.
Je sais bien que vous serez une fois de plus déçu de cette réponse, mais c'est la seul que je puisse vous faire. Il serait inutile de demander à nouveau de reconsidérer votre cas.
Veuillez agréer, monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Le Protecteur du citoyen
Louis Marceau
(La lettre précédente et les suivantes parlent mieux si l'on assume que le Protecteur devrait «s'être consacré totalement à l'exercice de sa fonction de Protecteur du citoyen». L'éthique du Protecteur et des avocats n'était pas bien différente de celle des psychiatres).
Pièce No 43
: Réponse (extrait) du Conseil de la santé et des services sociaux de Montréal Métropolitain
3535 Chemin de la Reine-Marie, Suite 520,
Montréal, Québec, H3V 1H8 - 514-735-6171
SERVICE DES PLAINTES
Monsieur Risto Delev Le juillet 12 1977
240 Garden Avenue
Toronto, Ont.
N6R 1J1
Monsieur,
Après une étude approfondie de votre plainte, déposée chez le Ministre des Affaires Sociales, Monsieur Denis Lazure, le 30 juin 1977, et transmise au Service des Plaintes du C.R.S.S.S. qui a comme principale fonction de recevoir et de traiter toute plainte relativement aux soins et services rendus par les différents établissements du réseau des Affaires Sociales, permettez-moi de vous communiquer les renseignements que vous êtes en droit de recevoir, relativement à cette affaire.
La Corporation Professionnelle des Médecins du Québec nous a informé, que vous leur avez adressé une requête identique le 23 décembre 1972. Les démarches qu'ils ont entreprises dans cette affaire, ne leur ont pas permis de conclure qu'il y a eu négligence ou incompétence de la part des médecins qui ont eu à vous traiter.
La Corporation Professionnelle se voit confier par le Législateur, le soin, entre autres, de soumettre à son Comité de Discipline, toute infraction aux lois qui la régissent et aux règlements adoptés en vertu de ces lois. Dans votre cas, ils ont jugé qu'il n'y avait pas matière à discipline.
Nous considérons donc cette plainte irrecevable. De plus, nous considérons, compte-tenu des faits cités, que notre Service a accordé toute l'attention requise dans ce cas.
Veuillez accepter, Monsieur, mes salutations distinguées.
La Responsable
Service des Plaintes
Sgd. Estelle Obonsawin, Mrs E.
c.c.: Dr. Denis Lazure, Ministre des Affaires Sociales
(Note: Comparer cette lettre avec celle du président du Collège des médecins (Corporation des médecinsà l'époque), le Dr Roch Bernier, datée du 19 mai 1995 et celle de Mme Sandra Ouellet, attachée politique du Ministère de la Santé et des Services sociaux, datée du 27 juin 1995
Pièce No 44
: Lettre au Collège des médecins du Québec
Dr Risto Delev
508 - 2567 Yonge Street
Toronto, Ontario
Canada M4P 3B4
Tél. : (416) 481-9041 Téléc. : (416) 481-6801
Toronto, le 1er mai 1995
Collège des médecins du Québec
2170, boul. René-Lévesque Ouest
Montréal (Québec)
H3H 2T8
À l'attention du Dr Roch Bernier, président
SOUS TOUTES RÉSERVES COURRIER RECOMMANDÉ
Monsieur le Président,
Au cours des années, j'ai fait parvenir de nombreuses demandes d'explication concernant les délibérations (dans mon cas) de votre Comité disciplinaire à votre prédécesseur, le Dr Augustin Roy. Il n'a jamais su répondre à ma requête de façon satisfaisante.
Je voudrais par la présente vous demander, en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, de me faire parvenir toute la documentation concernant les décisions prises à mon sujet.
M'apprêtant à publier un livre (titre provisoire : « Mon expérience dans un goulag québécois ») qui relate les événements qui m'ont amené à séjourner dans des hôpitaux psychiatriques du Québec, suite à des démarches douteuses, inhumaines et non-professionnelles, de la part des médecins impliqués, je voudrais m'assurer d'avoir tous les documents qui s'y rapportent.
Recevez, Monsieur le Président, l'expression de mes meilleures salutations.
Dr Risto Delev
c.c. Dr Jean Rochon, Ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec
M. Daniel Jacoby, Protecteur du citoyen
Pièce No 45
: Lettre à M. Daniel Jacoby, Protecteur du citoyen
Dr Risto Delev
508 - 2567 Yonge Street
Toronto, Ontario
Canada M4P 3B4
Tél. : (416) 481-9041 Téléc. : (416) 481-6801
Toronto, le 1er mai 1995
M. Daniel Jacoby
Protecteur du citoyen
2875, boul. Laurier
4e étage
Sainte-Foy (Québec)
G1V 2M2
Monsieur,
En 1971 et 1972, j'ai déposé des plaintes auprès du Protecteur du citoyen suite à mon internement dans des hôpitaux psychiatriques du Québec (Saint-Michel-Archange et Saint-Jean-de-Dieu).
À plusieurs reprises j'ai réclamé des explications sur les procédures d'enquête entreprises par monsieur Louis Marceau, Protecteur du citoyen à l'époque. Je n'ai malheureusement jamais reçu une réponse satisfaisante.
En vertu de la Loi sur l'accès à l'information, je voudrais réitérer ma demande pour obtenir tous les documents qui ont entouré cette enquête, (y compris les copies du Certificat médical et du Décret du Conseil médical), alors que je m'apprête à publier un livre sur mon histoire, livre dont le titre provisoire est : « Mon expérience dans un goulag québécois ».
Je vous prie de recevoir, Monsieur, l'expression de mes salutations les plus distinguées.
Dr Risto Delev
c.c. Dr Jean Rochon, Ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec
Dr Roch Bernier, président, Collège des médecins du Québec
Pièce No 46
: Lettre à M. Jean Rochon, Ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec
Dr Risto Delev
508 - 2567 Yonge Street
Toronto, Ontario
Canada M4P 3B4
Tél. : (416) 481-9041 Téléc. : (416) 481-6801
Toronto, le 1er mai 1995
Monsieur Jean Rochon
Ministre de la Santé
et des Services sociaux
Édifice Catherine de Longpré
15e étage
1075, chemin Sainte-Foy
Québec (Québec)
G1S 2M1
Monsieur le Ministre,
Je m'adresse à vous dans l'espoir que par vos bons offices je puisse enfin faire la lumière sur les événements qui ont entouré mon internement dans certains hôpitaux psychiatriques du Québec (Saint-Michel-Archange et Saint-Jean-de-Dieu) au début des années 70.
Toutes mes démarches, visant à me faire réhabiliter, ou, à tout le moins, expliquer la nature de ma maladie (et comment on est arrivé à cette conclusion), sont restées lettre morte.
Alors que je m'apprête à publier un ouvrage qui relate les faits de ma pénible histoire, je voudrais m'assurer d'avoir fait appel à toutes les instances – y compris de vous demander d'avoir l'obligeance de bien vouloir vous pencher sur mon cas.
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de ma considération distinguée.
Dr Risto Delev
P.-S. Vous trouverez ci-inclus des copies de mes lettres au Collège des médecins du Québec et au Protecteur du citoyen.
Pièce No 47
: Lettre du Ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec
Gouvernement du Québec
Ministère de la Santé
et des Services sociaux
Cabinet du ministre
N/Référence: AO004389
Québec, le 19 mai 1995
Docteur Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto (Ontario)
M4P 3B4
Monsieur,
Le ministre de la Santé et des sévices sociaux et député de Charlesbourg, monsieur Jean Rochon, me prie d'accuser réception de votre lettre du 1er mai dernier concernant vos démarches en vue d'obtenir de information relativement à une situation pénible que vous avez vécue dans certains hôpitaux psychiatriques québecois.
Soyez assuré que nous accordons toute l'attention requise à votre demande. En conséquence, nous acheminons votre dossier à la direction des affaires juridiques du Ministère et dans les meilleurs délais, vous serez informé des développement ainsi que du suivi que nous pourrons y donner.
Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de nos sentiments les meilleurs.
Sandra Ouellet
Attachée politique
1075, chemin Sainte-Foy, 15 étage
Québec (Québec) G1S 2M1
Tél.: (418) 643-3160
Pièce No 48
: Lettre du Protecteur du citoyen (Violette Caron, Responsable de l'accès aux documents)
Protecteur du citoyen
Sainte-Foy, le 19 mai 1995
Dr Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto (Ontario)\M4P 3B4
Monsieur,
Je donne suite à votre demande de copies de documentations qui ont entouré l'enquête menée par le Protecteur du citoyen, en 1971 et 1972.
Je dois d'abord vous informer qu'en vertu de l'article 7 de la Loi sur les archives «tout organisme public doit établir et tenir à jour un calendrier de conversation qui détermine les périodes d'utilisation et les supports de conservation de ses documents actifs et semi-actifs et qui indique quels documents inactifs sont conservés de manière permanente et lesquels sont éliminés.»
Chez le Protecteur du citoyen, il a été établi que le calendrier de conservation serait de cinq ans à partir de la date de fermeture d'un dossier d'enquête. Après ce délai, tous les dossiers qui n'ont pas été sélectionnés pour conservation sont détruits. Ce fut le cas pour vos dossiers.
Pour obtenir copie des certificats médicaux que vous réclamez, vous pouvez vous adresser à la personne responsable de l'accès dans les institutions en cause. Vous trouverez ci-après le nom, l'adresse et le numéro de téléphone de ces personnes.
Centre hospitalier Robert-Giffard
Monsieur Pierre-André Bernier
Directeur général
2601, chemin de la Canardière
Beauport (Québec)
G1J 2G3 Tél.: (418) 663-5126
Hôpital Louis-H. Lafontaine
Madame Denise Champagne
Accès et protection
Chef du Service des archives
7401, rue Hochelaga
Montréal (Québec)
H1N 3M5 Tél.: (514) 251-4000
Si vous n'êtes pas satisfait de cette décision, la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels prévoit que vous pouvez en demander la révision par la Commission d'accès à l'information dans les trente jours de la présente.
Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Violette Caron
Responsable de l'accès aux documents
Pièce No 49:
Lettre du président du Collège des médecins du Québec
COLLÈGE DES MÉDECINS DU QUÉBEC
Le 25 mai 1995
M. le docteur Risto Delev
2567, rue Yonge
Bureau 508
Toronto, (Ontario)
M4P 3B4
Cher Docteur,
J'accuse réception de votre lettre du 1er mai 1995, à laquelle étaient jointes copies d'une lettre que vous adressiez à cette même date au docteur Jean Rochon, ministre de la Santé et des Services sociaux, et d'une lettre que vous adressiez, à cette même date, à maître Daniel Jacoby, protecteur du citoyen.
Je dois vous informer que la loi sur accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels, de même que le loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé ne s'appliquent pas au Collège des médecins du Québec.
Nos recherches nous permettent toutefois de vous informer que le Comité de discipline n'a jamais entendu de plainte à votre sujet et n'a jamais rendu de décision à votre sujet. D'ailleurs, le Comité de discipline du Collège des médecins n'a compétence que sur les membres du Collège des médecins. Vous n'avez jamais été membre du Collège des médecins du Québec.
Nous vous prions d'accepter, Cher Docteur, l'expression de nos sentiments les meilleurs.
Le président.
Roch Bernier, md
JB/cd
(Note: Comparer cette lettre avec celle du Conseil de la santé et des Services sociaux du Montréal Métropolitain, datée du 7 décembre 1977, et aussi celle du Collège des Médecins, datée du 23 décembre 1972).
Pièce No 50
: Lettre à l'Hôpital Louis-H. Lafontaine
Dr Risto Delev
508 - 2567 Yonge Street
Toronto (Ontario)
M4P 3B4
Tél. : (416) 481-9041
Téléc. : (416) 481-6801
Toronto, le 2 juin 1995
Hôpital Louis-H. Lafontaine
Madame Denise Champagne
Accès et protection
Chef du Service des archives
7401, rue Hochelaga
Montréal (Québec)
H1N 3M5
Courrier recommandé
Madame,
Je m'apprête à publier un livre sur ma triste aventure dans les hôpitaux psychiatriques du Québec. Aussi, avant de publier cet ouvrage, je veux m'assurer d'avoir en main tous les documents qui se rapportent à mon internement en 1971-72, notamment dans votre institution.
Madame Violette Caron, du bureau du Protecteur du citoyen (voir correspondance incluse), m'a suggéré de vous contacter pour obtenir les renseignements pertinents.
Je vous remercie à l'avance de votre bienveillante collaboration, et je vous prie, Madame, de recevoir l'expression de ma considération la plus distinguée.
Dr Risto Delev
p. j. Lettre au Protecteur du citoyen (25.4.95)
Lettre du Protecteur du citoyen (19.5.95)
c. c. Protecteur du citoyen
Ministère de la santé
Ministère de la justice
Pièce No 51
: Lettre au Centre hospitalier Robert Giffard
Dr Risto Delev
508 - 2567 Yonge Street
Toronto (Ontario) M4P 3B4
Tél. : (416) 481-9041
Téléc. : (416) 481-6801
Toronto, le 2 juin 1995
Centre hospitalier Robert-Giffard
Monsieur Pierre-André Bernier
Directeur général
2601, chemin de la Canardière
Beauport (Québec)
G1J 2G3
Courrier recommandé
Monsieur le Directeur général,
Je m'apprête à publier un livre sur ma triste aventure dans les hôpitaux psychiatriques du Québec. Aussi, avant de publier cet ouvrage, je veux m'assurer d'avoir en main tous les documents qui se rapportent à mon internement en 1971-72, notamment dans l'institution que vous dirigez.
Madame Violette Caron, du bureau du Protecteur du citoyen (voir correspondance incluse), m'a suggéré de vous contacter pour obtenir les renseignements pertinents, dont, en particulier, la correspondance échangée entre le Protecteur du citoyen et le surintendant de l'époque, le Dr Louis Roy.
Je vous remercie à l'avance de votre bienveillante collaboration, et je vous prie, Monsieur le Directeur général, de recevoir l'expression de ma considération la plus distinguée.
Dr Risto Delev
p. j. Lettre au Protecteur du citoyen (25.4.95)
Lettre du Protecteur du citoyen (19.5.95)
c. c. Protecteur du citoyen
Ministère de la santé
Ministère de la justice
Pièce No 52
: Lettre à l'honorable Paul Bégin, Ministre de la justice
Dr. Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto, ON M4P 3B4
Tél.: (416) 481-9041 Téléc.: (416) 481-6801
Toronto, le 2 juin 1995
L'honorable Paul Bégin
Ministère de la justice
1200, route de l'Église
Sainte-Foy (Québec)
G1V 4M1
Monsieur le Ministre,
Je m'apprête à publier un livre sur les événements qui ont entouré mon internement injustifié dans des hôpitaux psychiatriques du Québec en 1971-1972. Certaines personnes qui me conseillent sur les aspects légaux de mon « affaire » m'ont suggéré d'obtenir, notamment, en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, les documents entourant l'enquête menée par le protecteur du citoyen au moment de mon internement, suite à ma demande d'intervention dans mon cas. (Voir lettre ci-jointe).
Le Protecteur du citoyen m'avait alors répondu, qu'après enquête, (voir lettre du 30 novembre 1971 ci-jointe) toutes les règles avaient suivies et qu'il ne pouvait intervenir autrement. Or, dans le jugement rendu par le juge Boudreault, le juge dit clairement, en parlant de la « formule III (Art. 12, Geo VI, Ch. 31) Demande d'émission d'une ordonnance »: « Cette formule est remise à des policiers de la ville de québec qui, sans obtenir d'un juge une ordonnance de transport selon l'article 12 de la loi, se saisissent du demandeur...»
La question qui se pose, entre autres est de savoir comment le Protecteur du citoyen a pu déterminer que toutes les règles avaient été suivies si le juge Boudreault lui-même constate une dérogation à la Loi.
La réponse de Madame Violette Caron du Protecteur du citoyen (ci-jointe) à ma requête me laisse perplexe. Que puis-je obtenir toute la documentation pertinente auprès des organismes impliqués. Déjà, au Ministère de la santé, (voir lettre ci-jointe) on m'assure que mon dossier à été acheminé vers « la direction des affaires juridiques du Ministère ».
Je veux vous remercier à l'avance, Monsieur le Ministre, pour votre bienveillante attention, et je vous prie d'accepter l'expression de ma considération le plus distinguée.
Dr Risto Delev
Pièce No 53
: Lettre à l'honorable Serge Ménard, Ministre de la sécurité publique
Dr Risto Delev
508 - 2567 Yonge Street
Toronto (Ontario) M4P 3B4
Tél. : (416) 481-9041
Téléc. : (416) 481-6801
Toronto, le 12 juin 1995
L'honorable Serge Ménard
Ministère de la sécurité publique
2525, boul. Laurier
Sainte-Foy (Québec)
G1V 2L2
Monsieur le Ministre,
C'est avec émotion que j'ai retenu une phrase de l'entrevue que vous accordiez à l'émission «Le Point», le 1er juin dernier. En substance, vous avez dit que, pour n'importe quel juriste, le fait de savoir que quelqu'un soit détenu injustement pour quelque temps que ce soit est intolérable. Il est réconfortant d'entendre un homme, qui occupe un poste comme le vôtre, faire une telle déclaration.
J'ai précisément été injustement gardé dans des hôpitaux psychiatriques du Québec pendant une période de six mois. On m'a arrêté et retenu sur des ouï-dire, puis relâché sans autre forme d'explication. Malgré mes nombreuses démarches, je n'ai jamais réussi à me faire réhabiliter. Cet incident, qui s'est passé en 1971-72, a brisé ma vie. J'y ai perdu famille, réputation et perspective de réussite professionnelle.
Dans son jugement, rendu le 14 août 1981, l'honorable juge Pierre Boudreault, J.C.S. (No: 500-05-005500-739 C.S. MONTRÉAL), se référant à la « Formule III (Art. 12, 14 Geo VI, Ch. 31) Demande d'émission d'ordonnance », dit clairement que « Cette formule est remise à des policiers de la ville de Québec qui, sans obtenir d'un juge une ordonnance de transport selon l'article 12 de la Loi, se saisissent du demandeur
¼ » De plus, la « Formule II (Art. 10, 14 Geo. VI. Ch. 31) n'a pas été complétée entièrement, ni expédiée au Ministère de la santé, comme la loi le prescrit.
Le Protecteur du citoyen de l'époque n'a rien trouvé d'anormal.
Pour ce qui est du traitement que j'ai reçu, j'inclus, pour votre gouverne, une lettre du Dr Dimitrije Pivnicki, un éminent spécialiste, dans laquelle il analyse les dossiers tenus au cours de mon internement.
Lorsque j'ai reçu mon congé de St-Jean-de-Dieu on m'a « dirigé » vers l'Ontario.
Que puis-je faire ? Y a-t-il quelque recours ? Je m'apprête à publier un livre sur mes difficultés dans les hôpitaux psychiatriques du Québec, et les dédales de la justice, et j'aimerais que votre intervention me permette d'y ajouter un chapitre final qui soit un «happy ending ».
Je vous prie de recevoir, Monsieur le Ministre, l'expression de ma considération la plus distinguée.
Dr Risto Delev
p.j. Lettre du Dr Pivnicki
Lettre au Protecteur du citoyen
Lettre du Protecteur du citoyen
Lettre au ministère de la santé
Lettre du ministère de la santé
Lettre au ministère de la justice
c.c. Ministère de la santé
Ministère de la justice
Pièce No 54:
Lettre du Protecteur du citoyen (Jacques Meunier, Adjoint au Protecteur du citoyen)
Protecteur du citoyen
Sainte-Foy, le 13 juin 1995
Dr Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto (Ontario)\M4P 3B4
Monsieur,
On a porté à mon attention la copie d'une lettre que vous adressiez à l'Honorable ministre de la justice, le 2 courant, dans laquelle vous référez à une lettre du Protecteur du citoyen, date du 30 novembre 1971, ainsi qu'à un jugement de l'Honorable Juge Boudreault.
Puisqu'aucune copie de ces documents n'était jointe à la copie de lettre que vous avez adressée, auriez-vous l'obligeance de me faire parvenir copie de ces documents.
Je vous remercie d'avance de l'attention que vous porterez à cette demande.
Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Adjoint au Protecteur du citoyen
Jacques Meunier
Pièce No 55:
Lettre à Me Jacques Meunier, Adjoint au Protecteur du citoyen
Dr. Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto, ON M4P 3B4
Tél.: (416) 481-9041 Téléc.: (416) 481-6801
Toronto, le 21 juin 1995
Monsieur Jacques Meunier
Protecteur du citoyen
2875, boul. Laurier
4e étage
Sainte-Foy
G1V 2M2
Monsieur,
Suite à votre lettre du 13 juin courant, je vous fais parvenir une copie de la lettre du Protecteur du citoyen du 30 novembre 1971. Pour votre gouverne, j'inclus également une lettre de l'éminent professeur, Dr Dimitrije Pivnicki, qui, pour le moins, contredit l'évaluation de Monsieur Marceau.
En ce qui a trait au jugement de l'honorable juge Boudreault, en voici les numéros de référence, qui vous permettront de le récupérer:
500-09-001238-815
Cour d'appel - Montréal
No: 500-05-005500-739 C.S. - Montréal
Jugement rendu par l'honorable juge Pierre Boudreault J.S.S. le 14 août 1981.
Je demeure à votre disposition pour tout autre renseignement qui vous serait utile et je vous prie de recevoir l'expression de mes meilleures salutations.
Dr Risto Delev
Pièce No 56
: Lettre de l'honorable Paul Bégin, Ministre de la justice
Cabinet du ministre de la justice
Procureur général et ministre responsable
de l'application des lois professionnelles
Sainte-Foy, le 22 juin 1995
Dr Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto (Ontario)
M4P 3B4
Objet: Protecteur du citoyen
Notre dossier: 051-009 BP
Monsieur,
Au nom du ministre de la Justice, Procureur général et ministre responsable de l'application des lois professionnelles, monsieur Paul Bégin, nous accusons réception de votre lettre du 2 Juin 1995.
C'est avec intérêt que nous avons pris connaissance de votre lettre et des pièces jointes. Nous avons transmis ces documents aux autorités compétentes pour examiner et un suivi vous parviendra prochainement.
Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de nos sentiments les meilleurs.
BRIGITTE PELLETIER, avocate
Attachée politique,
Cabinet du ministre de la Justice
BP/lp
1200, route de l'Église Téléphone (418) 643-4210
Sainte-Foy (Québec) Télécopieur Québec (418) 646-0027
G1V 4M1 Montréal (514) 873-7174
Note: Le 23 juin 1995, j'ai reçu de l'Hôpital Louis-H. Lafontaine les photocopies des « documents » de mon internement. Ces documents étaient incomplets et et on n'y retrouvait pas un mot sur l'enquête du Protecteur du citoyen.
Le 4 juillet 1995, le Centre hospitalier Robert Giffard m'envoyait juste deux pièces de mon dossier hospitalier - un certificat médical (tandis que durant le procès, on en a produit quatre), et une lettre dans laquelle M. Raymond Lépine, adjoint au Protecteur du citoyen, exprime sa gratitude envers les autorités de l'hôpital pour leur « collaboration ». Il ne dit pas de quelle sorte de collaboration il s'agisait -- était-ce pour me relâcher ou pour prolonger mon internement?
Pièce No 57:
Lettre de madame Sandra Ouellet, attachée politique du Ministère de la Santé et des Services sociaux
Gouvernement du Québec
Ministère de la Santé et des Services sociaux
Cabinet du ministre
Québec, le 27 juin 1995
Dr Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto, Ontario
M4P 3B4
Monsieur,
La présente fait à notre lettre du 19 mai dernier, laquelle confirmait la réception de la votre du 1er mai 1995. Malheureusement, nous ne pouvons vous aider dans vos démarches auprès du Collège des médecins ou du Protecteur du citoyen, ces organismes étant totalement indépendants de notre Ministère.
L'état actuel de la législation en matière d'accès aux dossiers médicaux ne nous permet pas d'intervenir auprès des établissement de santé et des services sociaux de notre réseau en matière.
Comte tenu que vous désirez connaître les motif de votre hospitalisation au début des années 70, nous vous suggérons de vous adresser directement aux établissement de santé qui vous ont alors accueilli de même qu'à votre médecin traitant de l'époque. S'ils ont encore en main votre dossier médical, ceux-ci pourront certainement vous éclairer sur les raisons qui ont justifié leur intention.
Nous regrettons sincèrement de ne pouvoir vous venir en aide davantage et nous vous prions d'agréer, Monsieur, l'expression de nos sentiments les meilleurs.
Sandra Ouellet
Attachée politique
(Cette lettre indique que madame Sandra Ouellet, attachée politique, est ignorante ou malhonnête. Lire la lettre du Conseil de la santé et des services sociaux de Montréal Métropolitain, datée du juillet 12 1977.)
Pièce No 58:
Lettre du Ministre de la sécurité publique (André Gariépy, avocat, Directeur de cabinet adjoint)
Cabinet du ministre
de la Sécurité publique
Le 3 juillet 1995
Monsieur Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto (Ontario)
M4P 3B4
Monsieur,
Au nom du ministre de la Sécurité publique, M. Serge Ménard, j'accuse réception de vos lettres en date du 12 juin 1995 dans lesquelles vous lui faites part de votre situation concernant une garde en établissement psychiatrique.
Je dois comprendre que vous avez saisi le ministre de la Santé et des Services sociaux de même que le ministre de la Justice, des circonstances entourant l'ordonnance de garde. En vous rappelant que les policiers agissent dans ces situations à partir d'un pouvoir décisionnel que la loi accorde à d'autres personnes, je laisse aux ministres précipités le soin de donner les suites qu'ils jugeront appropriées à votre demande.
Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Le Directeur de cabinet adjoint,
André Gariépy, avocat
N/R: 2672-1
2525, boul. Laurier
5e étage Tél.: (418) 643-2112
Sainte-Foy (Québec)
G1V 2L2
Pièce No 59:
Lettre du Ministre de la justice (Brigitte Pelletier, avocat, attachée politique)
Cabinet du ministre de la justice
Procureur général et ministre responsable
de l'application des lois professionnelles
Sainte-Foy, le 20 juillet 1995
Dr Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto (Ontario)
M4P 3B4
Monsieur,
Le ministre de la Justice m'a demandé de donner suite à votre lettre du 2 juin concernant l'accès à la documentation relative à l'enquête à laquelle le Protecteur du citoyen a procédé dans la foulée de votre demande d'intervention.
En l'espèce, puisque les documents visés ont été détruits conformément à la Loi sur les archives, le seul objet d'une demande de révision auprès de la Commission d'accès à l'information serait de faire vérifier si le Protecteur du citoyen disait bien la vérité en affirmant dans sa réponse que le dossier en cause n'avait pas été conservé plus de cinq ans.
À priori, il n'y a cependant aucune raison qu'on vous ait menti à cet égard et une demande de révision a la Commission d'accès à l'information serait inutile dans les circonstances, à moins que vous n'ayez des motifs raisonnables de croire le contraire.
Néanmoins, nous comprenons que vous poursuivez vos recherches auprès des organismes qui ont pu être impliqués dans votre internement dans des hôpitaux du Québec en 1971-1972, tel que vous l'indiquait madame Violette Caron, responsable de l'accès aux documents du Protecteur du citoyen, dans sa lettre du 19 mai 1995.
Dans ce cas, si vous étés insatisfait des réponses qui vous seront données, vous pouvez aussi évaluer, selon l'argumentation donnée, d'avoir recours à la Commission d'accès à l'information.
Vous trouverez sous pli un formulaire de renseignements sur la procédure à suivre pour porter une affaire devant la Commission d'accès à l'information.
J'espère le tout à votre entière satisfaction et vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Brigitte Pelletier, avocat
Attachée politique.
Pièce No 60:
Lettre au Ministère de la sécurité publique (André Gariépy, avocat, Directeur de cabinet adjoint)
Dr. Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto, ON M4P 3B4
Tel.: (416) 481-9041 Fax: (416) 481-6801
Toronto, le 18 août 1995
Me André Gariépy
Ministère de la Sécurité publique
2525, boul. Laurier
5e étage
Sainte-Foy (Québec)
G1V 2L2
Cher Maître,
Je vous sais gré d'avoir pris la peine de répondre à ma lettre du 12 juin dernier, bien que j'en sois fort déçu.
Force est de constater que les paroles du Ministre auxquelles je me référais dans ma lettre n'étaient que cela : des paroles.
Vous me rappelez que « les policiers agissent dans ces situations à partir d'un pouvoir décisionnel que la loi accorde à d'autres personnes ». Qu'en est-il alors lorsque des policiers agissent sans se préoccuper d'avoir en main les instruments que la loi exige qu'ils obtiennent pour leur intervention ? Ce qui est précisément ce que relève l'honorable juge Boudreault dans son jugement, tout en s'en lavant calmement les mains. C'est ce que le Protecteur du citoyen de l'époque avait écarté du revers de la main. Cette indulgence face à la négligence de ces policiers et de tout l'appareil judiciaire a de sérieuses conséquences. Rien de tout cela n'était justifiable, et ne l'est toujours pas.
J'ai quitté l'ancienne Yougoslavie pour venir dans ce pays, n'escomptant jamais que j'y trouverais des méthodes qui s'apparentent à celle du régime dont je croyais m'éloigner pour toujours. Je vous concède qu'ici, au moins, j'ai le droit de protester, mais on se demande à quoi bon protester si toutes les autorités en place font la sourde oreille et ferment les yeux. Cette loi du silence a des côtés terrifiants. C'est ce que je veux exposer dans mon livre.
Me Ménard, dans son entrevue avait fait naître un espoir en moi. Votre réponse, semblable à d'autres, l'a étouffé. Je vous demandais d'intervenir pour réparer une injustice et je vous réitère cette demande. J'ose espérer, qu'à tout le moins, vous aurez l'aimable obligation et de prendre en considération ce que le juge y constate et affirme.
D'avance, je vous en remercie et je vous prie d'agréer, cher maître, l'assurance de ma considération la plus distinguée.
Dr Risto Delev
c.c. Ministère de la justice
Ministère de la santé
Protecteur du citoyen
M. Jean-François Lépine, Le Point, SRC - Montréal
Pièce No 61
: Lettre au Centre hospitalier Robert Giffard
Dr. Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto, ON M4P 3B4
Tél.: (416) 481-9041 Téléc.: (416) 481-6801
Toronto, le 18 août 1995
Madame Fernande St-Hilaire
Chef de service
Service des archives cliniques
Centre hospitalier Robert-Giffard
2601, chemin de la Canardière
Beauport (Québec)
G1J 2G3
Madame, Je vous suis reconnaissant d'avoir donné à ma demande de renseignements au sujet de mon internement dans votre institution en 71-72, mais c'est un peu bref.
Ainsi, après avoir séjourné dans vos murs de novembre 1971 à février 1972, c'est tout ce que vous pouvez me transmettre : une lettre de l'Assistant du Protecteur du citoyen et le Certificat médical ! Allons donc !
Je vous demande donc, par la présente, de me fournir toute la documentation dans les délais prévu par la loi, à défaut de révision à la Commission d'accès à l'information.
Recevez, Madame, l'impression de mes salutation les meilleures,
Dr Risto Delev
c.c. Ministère de la justice
Ministère de la santé
Ministère de la Sécurité publique
Protecteur du citoyen
M. Jean-François Lépine, Le Point, SRC - Montréal
Pièce No 62
: Lettre à l'Hôpital Louis-H. Lafontaine
Dr Risto Delev
508 - 2567 Yonge Street
Toronto (Ontario)
M4P 3B4
Tél. : (416) 481-9041
Téléc. : (416) 481-6801
Toronto, le 18 août 1995
Hôpital Louis-H. Lafontaine
Madame Denise Champagne
Accès et protection
Chef du Service des archives
7401, rue Hochelaga
Montréal (Québec)
H1N 3M5
Madame,
J'ai bien reçu la documentation que vous m'avez fait parvenir et je vous en remercie. Toutefois, certain éléments de mon dossier sont absents.
Lors de la comparution des responsables de votre hôpital au cours du procès que j'ai intenté contre votre institution, on avait soumis, au compte-goutte, plus d'une centaine de pages. J'en ai reçu exactement 24. De plus, le Dr Filip Juretic avait, au cours de son témoignage, parlé d'échanges avec le Protecteur du citoyen. Rien de ces échanges ne figure dans la documentation que vous m'avez expédié, pas plus que le certificat médical.
Je vous saurais gré de bien vouloir vérifier plus avant le contenu de vos archives et de me faire tenir cette documentation dans les plus brefs délais.
Vous remerciant de votre excellente collaboration, je vous prie d'agréer. Madame, l'expression de ma considération la plus distinguée.
Dr Risto Delev
c.c. Ministère de la justice
Ministère de la santé
Ministère de la Sécurité publique
Protecteur du citoyen
M. Jean-François Lépine, Le Point, SRC - Montréal
Pièce No 63:
Lettre de M. Jacques Meunier, Adjoint au Protecteur du citoyen
Protecteur du citoyen
Sainte-Foy, le 28 août 1995
Dr Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto (Ontario)\M4P 3B4
Monsieur,
Dans la lettre que vous adressais le 13 juin dernier, et dont vous trouverez copie ci-jointe, je vous invitais à me faire parvenir copie de certains documents.
Tout en incluant une copie de la lettre que vous adressait le Protecteur du citoyen, le 30 novembre 1971, votre réponse du 21 juin dernier se limitait à fournir la référence de deux jugements.
Puisque, jusqu'ici, nous n'avons pu obtenir copie de ces jugements en nous adressant aux greffes concernés, vous serait-il possible de nous en transmettre vous-même copie ?
Vous remerciant d'avance de l'attention que vous porterez à cette demande, je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Adjoint au Protecteur du citoyen
Jacques Meunier
Pièce No 64
: Lettre à Me Daniel Jacoby, Protecteur du citoyen
Dr. Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto, Ontario
Canada M4P 3B4
Tel.: (416) 481-9041 Fax: (416) 481-6801
M. Daniel Jacoby Toronto, le 15 novembre 1995
Protecteur du citoyen
2875, boul. Laurier
4e étage
Sainte-Foi (Québec)
G1V 2M2
Dear Mr. Jacoby,
I received a letter of Aug. 28, 1995 written by your assistant Mr. Jacques Meunier, which I found very peculiar because he asked me question, which, considering the position of your institution, he could easily have found the judgment in question and also whether the questionable inquiry was done or not, thus, to finish our long and deplorable conversation.
In my many letters to Mr. Louis Marceau, Protecteur du citoyen at the time, I maintained during my internment and afterwards to both Mr. Marceau and your predecessor Ms. L. Patenaude, that I was tortured in mental hospitals without psychiatric and legal justification (without warrant for arrest, without respecting the Declaration of Human Rights, the chapter of Corpus habeas was not applied and on the basis of a false documentation). Nevertheless, Mr. Marceau had always maintained qu'il « a fait enquête...», « que les procédures prévues dans la loi des institutions pour malades mentaux sont bien respectées...» et « que le surintendant de l'hôpital avait en main tous les documents l'autorisant à vous admettre à l'hôpital ».
To clarify the issue I contacted Ms. Patenaude too, but, like you, she was vague, without giving me proper answer.
Could you, sir, give me the answer how we could find out the trace of the documents of the inquiry, or, was the inquiry done at all? Maybe Mr. Marceau could help us?
I believe that the idea to destroy the documentation on the inquiry was wrong. The destruction, in fact, give bad impression about your institution. Wouldn't you want to improve this impression?
I hope that this time I will receive a satisfactory response.
Yours sincerely,
Dr. Risto Delev
C.c.: Mr. Louis Marceau, judge of Federal Court of Canada
Pièce No 65
: Lettre à Me Daniel Jacoby, Protecteur du citoyen
Expédiée le 17 juillet 1996 par télécopieur et courrier ordinaire.
Dr. Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto, ON M4P 3B4
Tel.: (416) 481-9041 Fax: (416) 481-6801
E-mail [email protected]
M. Daniel Jacoby Toronto, le 16 juillet 1996
Protecteur du citoyen
2875, boul. Laurier
4e étage
Sainte-Foy (Québec)
G1V 2M2
Objet: Enquête sur mon internement dans des hôpitaux psychiatriques.
Cher monsieur le Protecteur,
Je m'adresse encore une fois directement à vous, car les lettres de vos assistants m'ont surprit. Leurs réponses sont presque pareilles comme celles du monsieur Louis Marceau et vos prédécesseurs - vous hésitez ou simplement vous ne me répondez pas.
Ma question est simple et claire: Est-ce que je peux avoir les documents de l'enquête «faite» par M. Marceau? J'ai toujours revendiqué que l'enquête n'a jamais eu lieu. La refus du Mr. Marceau de donner une explication valable, et maintenant vos lettres récentes, prouvent per se que M. Marceau n'a pas fait l'enquête.
Je sais, M. Jacoby, que vous n'êtes pas impliqué directement dans mon internement, cependant, votre révélation, que les documents son détruits, fait la situation un peu compliquée. Je me demande comment s'est-il fait que les documents légaux d'une signification considérable aient été détruits?
Monsieur Marceau sait très bien que j'insiste sur ces documents depuis mon premier contact avec lui. En titre du Protecteur du citoyen vous-même, cette situation vous place devant la question pourquoi les documents sont détruits et qui est responsable pour la destruction des documents en question. Auriez-vous l'obligeance, monsieur Jacoby, de me donner la réponse sur cette question le plus tôt possible?
Dans mes lettres j'ai mentionné juste un aspect de mon internement illégal (arrêt sans mandat). Cependant, il y a plus d'une conjecture qui démontre que le protecteur Marceau manquait d'agir comme mon protecteur.
En tout cas, j'espère bien que vous allez répondre cette fois à mes questions simples.
Veuillez agréer, monsieur le Protecteur du citoyen, expression de mes sentiments les meilleurs.
Votre dévoué,
Risto Delev
c.c. M. Louis Marceau, juge de la Cour fédérale du Canada
Division d'appel
Pièce No 66
: Lettre de Me Daniel Jacoby, Protecteur du citoyen
PROTECTEUR DU CITOYEN
Sainte-Foy, le 29 juillet 1996
Dr Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto (Ontario) M4P 3B4
Monsieur,
J'ai pris connaissance de votre lettre du 16 juillet courant concernant les documents relatifs à l'enquête effectuée par le Protecteur du citoyen, en 1971 et 1972.
Dès le retour de Me Jacques Meunier, Adjoint du Protecteur du citoyen qui est présentement en vacances jusqu'au 12 août prochain, je vais entreprendre les démarches nécessaires afin d'obtenir les informations relatives à votre demande et je communiquerai avec vous ce sujet dans les meilleurs délais.
Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Protecteur du citoyen
Daniel Jacoby, avocat
»
Pièce No 67: Lettre de Me Daniel Jacoby, Protecteur du citoyen
PROTECTEUR DU CITOYEN
Sainte-Foy, le 19 novembre 1996
Dr Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto (Ontario) M4P 3B4
Monsieur,
La présente fait suite à votre lettre du 16 juillet dernier concernant les documents relatifs a l'enquête effectuée par le Protecteur du citoyen en 1971 et 1972, suite à vos demandes d'intervention à l'effet que vous aviez été indûment retenu à l'Hôpital St-Michel Archange, aujourd'hui l'Hôpital Robert Giffard.
L'enquête qui a été menée alors par le Protecteur du citoyen consistait à s'assurer que les procédures prévues dans la Loi des institutions pour malades mentaux, qui était en vigueur à cette époque, étaient bien respectées. Monsieur Louis Marceau, qui occupait la fonction de Protecteur du citoyen, vous informait, dans une lettre en date du 30 novembre 1971 que son enquête ne démontrait aucune irrégularité de la part de la direction de l'Hôpital. De plus, le Protecteur du citoyen n'était pas habilité à se prononcer sur le diagnostic posé ou la thérapie décrétée par les médecins qui ont pris connaissance de votre cas.
Pour ce qui est de la copie des documents de votre dossier d'enquête, je vous rappelle, que depuis 1982, le bureau du Protecteur du citoyen, en vertu de l 'article 7 de la Loi sur les archives, doit tenir à jour un calendrier de conservation qui détermine les périodes d'utilisation et les supports de conservation de ses documents actifs et semi-actifs et qui indique quels documents inactifs sont conservés de manière permanente et lesquels sont éliminés. Ce calendrier de conservation des dossiers pour le bureau du Protecteur du citoyen à été établi à cinq ans.
Après le délai de cinq ans, tous les dossiers qui n'ont pas été sélectionnés pour conservation sont détruits. Ce qui fut le cas pour votre dossier.
Soyez assuré qu'il n'est certes pas de mon intention de vous cacher quoi que ce soit de votre dossier et je regrette que le Protecteur du citoyen ne puisse vous être plus utile dans les circonstances.
Veuillez agréer, monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Le Protecteur du citoyen
Daniel Jacoby, avocat
c.c. L'Honorable Louis Marceau, Cour d'appel
Pièce No 68
: Lettre à Me Daniel Jacoby, Protecteur du citoyen
Transmitted by fax (418) 643-8759, Dec. 16, 1996 and by ordinary mail.
Dr. Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto, ON M4P 3B4
Tel.: (416) 481-9041 Fax: (416) 481-6801
E-mail [email protected]
Toronto, December 16, 1996
Mr Daniel Jacoby, avocat
Protecteur du citoyen
2875, boul. Laurier, 4e étage
Sainte-Foy (Québec)
G1V 2M2
Dear Mr Jacoby,
Thank you for your letter of November 19, 1996, in reply to my letter of July 16, 1996.
In the first part of your letter you have repeated what Mr Louis Marceau and your assistant had already written, which to me is pretty insulting. In response, I can only repeat and stress what I have written previously. I had asked Mr Marceau to make an inquiry into my case as a Protector. I have never ever asked Mr Marceau to act as my psychiatrist!
In the second part of your letter, you are taking unappreciated role trying to prove what is impossible to prove. If an inquiry had not been conducted, then how could a nonexistent documentation be destroyed? However, if you persist in maintaining that such documentation had existed, could you kindly tell me how such sensitive documents could have been destroyed? After all, I would presume that somebody somewhere would have authorized their destruction. I am sure that there is a process to dealing with papers, whether they are « active, « semi-active » or » inactive ». Such documents cannot be fired at the stake without any trace of why and who authorized such destruction! There surely must be a record of who had authorized the destruction. As I had suggested to Mr Marceau, perhaps he could help us.
As you can see, Mr Jacoby, I take very seriously the question of Mr Marceau's inquiry. A consequence of this is this letter, as well as many other disagreeable consequences. I would like to remind you that the English version of my story is already on the Internet. In addition, I intend to add some of our recent conversations as an article entitled Post Scriptum. I'll be waiting with great anticipation to receiving your reply as soon as possible.
You could write to me in French or English. I would appreciate it very much indeed if you would send your answer by fax (416 481-6801).
I am looking forward to your reply.
Yours sincerely,
Risto Delev
C.c.: Honourable Louis Marceau, Court of Appeal of Federal Court of Canada.
Pièce No 69
: Lettre à Me Daniel Jacoby, Protecteur du citoyen
Transmitted by fax (418) 643-8759, March 03, 1997 and by ordinary mail.
Dr. Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto, ON M4P 3B4
Tel.: (416) 481-9041 Fax: (416) 481-6801
E-mail [email protected]
Toronto, March 03, 1997
Mr Daniel Jacoby, avocat
Protecteur du citoyen
2875, boul. Laurier, 4e étage
Sainte-Foy (Québec)
G1V 2M2
Dear Mr Jacoby,
Your letter, dated of february 26, 1997 and signed by your deputy (signature illegible), as an answer to my letter of Dec. 16 1996, I received today, March 3, 1997. I hasten to answer immediately.
After so long corresponding with Mr Marceau and now with you, you have still not understood "which documents raise the questions". I insist simply on documents on which apparently Mr Marceau "based his decision" about my internment. If you did choose to destroy the file, as you insist, I would like to have the authorization for destroying the file. Did you ask Mr Marceau about the documents in question, as I suggested to you in every letter?
I hope this time you did understand my query.
Please write by telecopier .
Sincerely yours,
Risto Delev
C.c.: Honourable Louis Marceau, Court of Appeal of Federal Court of Canada.
Pièce No 70
: La lettre de Me Daniel Jacoby, Protecteur du citoyen
PROTECTEUR DU CITOYEN
Sainte-Foy, le 5 mars 1997
Dr Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto (Ontario) M4P 3B4
Monsieur,
En l'absence du Protecteur du citoyen, Me Daniel Jacoby, j'accuse réception de votre lettre du 3 courant.
En réponse à cette lettre, ainsi qu'en complément à la lettre que vous adressait le Protecteur du citoyen, le 19 novembre dernier, et dont vous trouverez copie ci-jointe, je vous informe que la destruction de dossiers, au bureau du protecteur du citoyen, se fait en vertu d'une politique de gestion documentaire identique à celle qui s'applique dans tous les ministères et organismes du gouvernement.
Vous aurez en outre compris que monsieur le juge Marceau ne possède aucun des dossiers qui ont pu faire partie de ceux de l'institution alors qu'il était Protecteur du citoyen.
Ces précisions ainsi que les informations contenues dans la copie de lettre ci-jointe, sont les seules informations que nous puissions vous fournir en réponse à votre demande.
Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.
L'Adjoint au Protecteur du citoyen,
Jacques Meunier
Pièce No 71
: Lettre à Me Daniel Jacoby, Protecteur du citoyen
Transmitted by fax (418) 643-8759, March 21, 1997 and by ordinary mail.
Dr. Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto, ON M4P 3B4
Tel.: (416) 481-9041 Fax: (416) 481-6801
E-mail [email protected]
Me Daniel Jacoby, Toronto, March 21, 1997
Protecteur du citoyen
2875, boul. Laurier
4e étage
Sainte-Foy (Québec)
G1V 2M2
Dear Mr Jacoby,
Your adjoint, Mr Meunier, again did not understand the issue of my letters. Therefore I have delayed writing this letter, hoping that you will be able to reply upon your return. My questions are simple and remain the same as when I was in the hospital and after I left the hospital, but for some reason I have still not yet received a satisfactory answer. This time I shall try to be more direct and specific.
First, does any evidence exist, at any time, of the inquiry (enquête) conducted by Mr Marceau regarding my case?
Second, if it existed could you tell me why, how and who had authorized the documentation of my case to be destroyed? I am sure that some written data must exist about it.
Finally, since I am not familiar with the procedure regarding the destruction of official documents in Quebec, I would appreciate it very much indeed if you could send me the guidelines about the procedures to be followed when destroying official documents in government institutions in Quebec generally, and in your office specifically.
Thank you very much in anticipation for your attention to this matter.
Yours sincerely,
Risto Delev
C.c.: Honourable Louis Marceau, Court of Appeal of Federal Court of Canada.
Pièce No 72
: Lettre de la directrice du cabinet du Protecteur du citoyen, Mme Hélène Roux
PROTECTEUR DU CITOYEN
Sainte-Foy, le 5 mars 1997
Dr Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto (Ontario) M4P 3B4
Monsieur,
En l'absence du Protecteur du citoyen, Me Daniel Jacoby, j'accuse réception de votre lettre du 21 courant.
Soyez assuré que votre lettre sera portée à l'attention de Me Jacoby dès son retour, pour son information.
Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.
La directrice du cabinet,
Hélène Roux
Pièce No 73
: Lettre de Me Daniel Jacoby, Protecteur du citoyen
PROTECTEUR DU CITOYEN
Sainte-Foy, May 26 1997
Dr Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto (Ontario) M4P 3B4
Dear Sir,
Following your letter dated March 21st 1997, the answer to your questions are:
1. There is no evidence of the inquiry because your file has been destroyed;
2. The person responsible of administrative business is the one who, at the time, has destroyed your file;
3. Every year, we destroy all the files for which the inquiry was completed 5 years before;
4. There is no order for destruction of a specific file but a general order to destroy the files according to the date.
Your truly,
The Quebec Ombudsman,
Daniel Jacoby, lawyer
Pièce No 74
: Lettre à Me Daniel Jacoby, Protecteur du citoyen
Transmitted by fax (418) 643-8759 and by ordinary mail.
Dr. Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto, ON M4P 3B4
Tel.: (416) 481-9041 Fax: (416) 481-6801
Toronto, June 9, 1997
Mr Daniel Jacoby, avocat
Protecteur du citoyen
2875, boul. Laurier, 4e étage
Sainte-Foy (Québec)
G1V 2M2
Dear Mr Jacoby,
Thank you for your letter dated May 26 1997. However, I must say, your letter, like previous letters, raises more questions than answers. Once again I shall repeat my questions, keeping in mind the numbers used in your last letter.
1. How can we ascertain conclusively that the evidence of the inquiry was destroyed? As you know, I have consistently maintained, since the outset of the affair, that the inquiry was never done.
2. Supposing that the inquiry was done and later somebody destroyed the evidence, could we assume that the person who was responsible for the destruction of my file had committed an improper action, or, to be more specific, how would you assess the person in question: did he fulfil his duty? (By the way, could you name the person in question?)
3. If I understood your letter correctly, you have internal rules to destroy the files of your institution after 5 years of the completion of the inquiry. I have already asked you and I repeat again the question: could you kindly send me a copy of the said rules.
4. This question is relating to the previous one. As a Protecteur du citoyen and lawyer, do you think that it is normal for the files of your institution to be destroyed without evidence or without an order for destruction? How could we find out the reason why my file was classified as being "inactive" (therefore meant for destruction), as you wrote in one of your previous letters?
I have requested you in nearly every letter to ask the Honourable Judge Mr Louis Marceau, who could possibly be helpful in clarifying the question about the inquiry. Have you ever asked him and if you did what was his response?
Hoping that this time I shall receive a reply without any delay, I express in advance my appreciation.
Yours sincerely,
Risto Delev
C.c.: Mr Louis Marceau, Honourable Judge of Federal Court of Canada.
Pièce No 75
: Lettre à Me Daniel Jacoby, Protecteur du citoyen
(Puisque la reponse du Protecteur du citoyen, Me Daniel Jacoby, se faisait attendre j'ai écrit une autre lettre):
Transmitted by fax: (418) 643-8759, e-mail: [email protected] and ordinary mail.
Dr. Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto, ON M4P 3B4
Tel.: (416) 481-9041 Fax: (416) 481-6801
E-mail [email protected]
Toronto, July 10, 1997
Mr Daniel Jacoby, avocat
Protecteur du citoyen
2875, boul. Laurier, 4e étage
Sainte-Foy (Québec)
G1V 2M2
Dear Mr. Jacoby,
I read with great interest The Gazette of June 18 and 19 where you were praised as "an outspoken defender of the little guy". Believe me, Mr. Jacoby, ever since my first contact with you, I had the distinct feeling that you are a competent and honest man.
However, considering Mr. Marceau's present position, I think that to correct the mistake in my case seems impossible. Still, I firmly believe that nothing is impossible, especially when the people involved meet with feelings of good will and a sense of justice.
Mr. Marceau had an opportunity to find his assistant, Mr. Raymond Lepine, responsible for my misfortune in addition to the unscrupulous psychiatrists. Instead of responding to my desperate cries for help, Mr. Marceau took it upon himself to absolve Mr. Lepine of any responsibility and insisted that an inquiry had been done.
Undoubtedly, taking into consideration my long outstanding case and now your battle against the "negligence, errors, unfairness and abuse on the part of government departments and agencies", there has to be something fundamentally wrong with the Quebec society. It is everybody's duty to fight the evils or, for that matter, injustices that exist, as it would, in turn, be of great benefit to society itself.
Having an opinion of you as a reasonable and honest person, I have already proposed to you in one of my previous letters, that we meet in order to find a possible solution in my case, which I have also been doing many times with Mr. Marceau. This letter is another suggestion for us to find a humane solution in my case. As the English say, "Where there's a will, there's a way".
You will doubtless continue to defend courageously the best interests of Quebecers. I wish you every success in overcoming the obstacles placed before you.
I shall look forward to hearing from you at your earliest convenience.
With kind regards,
Yours sincerely,
Pièce No 76
: Lettre de l'assistante du Protecteur du citoyen, Mme Hélène Roux
PROTECTEUR DU CITOYEN
Sainte-Foy, July 11 1997
Dr Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto (Ontario) M4P 3B4
Sir,
On behalf on the Public Protector, Mr. Daniel Jacoby, presently on holidays, I acknowledge receipt of your letter dated July 10, 1997.
I will see that your letter be transmitted to Mr Jacoby as soon as possible, and you may rest assured that he will give it all the attention it deserves.
Yours truly
Hélène Roux
Assistant
Pièce No 77
: Lettre à Me Daniel Jacoby, Protecteur du citoyen
Transmitted by ordinary mail, fax: (418) 643-8759 and e-mail: [email protected].
Dr. Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto, ON M4P 3B4
Tel.: (416) 481-9041 Fax: (416) 481-6801
E-mail [email protected]
Toronto, August 25, 1997
Mr. Daniel Jacoby, avocat
Protecteur du citoyen
2875, boul. Laurier, 4e étage
Sainte-Foy (Québec)
G1V 2M2
Dear Mr. Jacoby,
I feel obliged to remind you that I wrote to you by ordinary mail, fax and e-mail on July 10, 1997. Since I have not received your reply I would appreciate, Sir, to answer to my letter as soon as possible.
Yours truly,
Risto Delev
Pièce No 78:
Lettre à Me Daniel Jacoby, Protecteur du citoyen
Transmitted by ordinary mail, fax: (418) 643-8759 and e-mail: [email protected].
Dr. Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto, ON M4P 3B4
Tel.: (416) 481-9041 Fax: (416) 481-6801
E-mail [email protected]
Toronto, August 26, 1997
PERSONAL:
Mr. Daniel Jacoby, avocat
Protecteur du citoyen
2875, boul. Laurier, 4e étage
Sainte-Foy (Québec)
G1V 2M2
Dear Mr. Jacoby,
On my letter of July 10, 1997 to you I received a short note from your assistant Ms. Roux that you are on your holidays and that she would transmit my letter to you "as soon as possible". After more than month and half waiting I lost patience and I wrote yesterday reminding you to respond to my letter.
Instead, today I received a phone call from some Mr. St. Hilaire telling me what I knew already, that my "documentation is destroyed". On my question whether does exist an evidence of the destruction, he did not answer.
I express my doubt to Mr. St. Hilaire that you are informed about my last letters. This is why I am writing once more to you personally, hoping you would reconsider my last proposition to meet me, though I am well aware that you are overburdened with your duties.
I am of firm opinion that my case is unique and it has particular significance for the psychiatrists, lawyers and judges to learn how to do, first of all, ethically their duties. Beside my personal satisfaction, my aim is also to help professionals and, by the same token, that the cases like mine never recur.
Mr. Marceau did a deplorable mistake by entrusting an inquiry of big significance to a man ignorant in law (I was told that Mr. Lepine was not a lawyer). Afterwards, many times I insisted to see Mr. Marceau to clarify his position. After one campaign in the media, he finally accepted to meet me, but when I was in the waiting room of his office with Mr. Georges Belanger, lawyer, he refused to see me. That was his second mistake, though he does not admit it.
It would be humanly and professionally appropriate if you accept my proposition to see me. I believe you could also learn from my case.
Hoping I will hear soon from you, I remain yours sincerely,
Risto Delev
Pièce No 79:
Lettre à l'assistante du Protecteur du citoyen, Mme Hélène Roux
Transmitted by fax: (418) 643-8759, e-mail: [email protected] and ordinary mail.
Dr. Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto, ON M4P 3B4
Tel.: (416) 481-9041 Fax: (416) 481-6801
E-mail [email protected]
Toronto, December 01, 1997
Ms. Hélène Roux
Assistant of
Protecteur du citoyen
2875, boul. Laurier, 4e étage
Sainte-Foy (Québec)
G1V 2M2
Dear Ms. Roux
I refer to your letter of July 11, 1997, more than four months ago, in which you stated that you would transmit my letter to Mr. Daniel Jacoby, Public Protector. To-date I have not received any answer from Mr. Jacoby or from you indicating whether you have transmitted or not my letter to Mr Jacoby.
I am perplexed at why I have not yet received a reply to my letters.
Hoping that you will comprehend my anxiety for waiting so long to get a simple answer to my simple request: namely why the documentation about my case was destroyed.
I expect you will answer promptly this time.
Yours sincerely,
Dr. Risto Delev
Pièce No 80:
Lettre à l'assistante du Protecteur du citoyen, Mme Hélène Roux.Dr. Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto, ON M4P 3B4
Tel.: (416) 481-9041 Fax: (416) 481-6801
E-mail: [email protected]
Toronto, le 16 février 1998
Mme Hélène Roux
Assistante du
Protecteur du citoyen
2875, boul. Laurier, 4e étage
Sainte-Foy (Québec)
G1V 2M2
Chère Mme Roux,
Après une longue et fatigante conversation, menée en français et en anglais, sur les documents relatifs à l'enquête de l'Honorable Louis Marceau sur mon internement, j'avais demandé à mes amis d'intervenir auprès de votre bureau afin que la question soit résolue une fois pour toutes. Malheureusement, il me semble que la question ne devienne encore plus confuse qu'elle ne l'était auparavant.
Le Père Claude Lavergne, dans toute sa gentillesse, a essayé de contacter Me Daniel Jacoby, mais comme d'habitude, il a été avisé que Me Jacoby était occupé. C'est ainsi qu'il s'est trouvé à vous parler. Selon le Père Lavergne, vous sembliez bien au courant de mon cas et que vous lui auriez dit que Me Marceau ne serait « jamais intervenu dans mon affaire » et qu'il était « out of his juridiction ». Ceci est une nouvelle pour moins étonnante. Me Marceau n'a jamais admis n'être pas intervenu ou ne pas avoir juridiction dans mon affaire. En outre, le Père Lavergne m'a écrit que vous parleriez à Me Jacoby.
Auriez-vous l'obligeance de m'informer sur le résultat de votre conversation avec Me Jacoby? Vous avez promis à plusieurs reprises que vous alliez m'écrire, mais ma boîte aux lettres est toujours vide.
La lettre de Me Robardet, que j'ai reçue récemment, ajoute à la confusion, au lieu de clarifier la situation. Selon lui, la loi en vigueur présentement n'aurait pas été appliquée dans la destruction des documents concernant mon cas, contrairement à l'opinion émise par l'un ou l'autre des représentants de votre bureau.
La question persiste: est-ce que l'enquête en question a bel et bien été effectuée? Si c'est le cas, où sont passés les documents de l'enquête? Et si les documents ont été détruits, serait-il possible de savoir quand, pourquoi et par qui ils ont été détruits? Me Robardet ne donne pas un mot d'explication sur ces questions primordiales et sur lesquelles j'ai pourtant insisté depuis la première lettre adressée à votre bureau.
Je vous prie d'agréer, Madame, l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Dr Risto Delev
C.c. L'Honorable Louis Marceau, juge de la Cour fédérale du Canada
Pièce No 81
: Lettre de Me Daniel Jacoby, Protecteur du citoyen
PROTECTEUR DU CITOYEN
Québec, le 24 février 1998
Dr Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto (Ontario) M4P 3B4
Monsieur,
J'ai pris connaissance de votre lettre du 16 courant que vous adressez à Mme Hélène Roux, directrice de mon cabinet, concernant les documents relatifs à l'enquête effectuée par le Protecteur du citoyen en 1971 et 1972.
J'ai demandé à monsieur Gilles St-hilaire, commissaire à la qualité des services et aux relations communautaires au bureau de Protecteur du citoyen, d'examiner votre dossier. Dans le meilleurs délais, M. St-Hilaire prendra connaissance de votre demande et communiquera avec vous à ce sujet.
Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Le Protecteur du citoyen,
Daniel Jacoby, avocat
Pièce No 82:
Lettre à Me Daniel Jacoby, Protecteur du citoyen
La lettre envoyée par télécopieur : (514) 445-5590 et par courrier recommandé avec avis de réception.
Dr. Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto, ON M4P 3B4
Tel.: (416) 481-9041 Fax: (416) 481-6801
E-mail [email protected]
Toronto, le 23 avril 1998
Cher Maître Jacoby,
Je vais faire parvenir ce courrier par lettre recommandée avec accusé de déception, au-moins là je suis sur qu'il vous parviendra.
En effet, je dois vous avouer que j'ai eu un certain nombre de doutes quant à l'honnêteté ou à la competence de vos plus proches collaborateurs. Le refus par exemple de Mme Roux de donner la chance au Père Claude Lavergne de parler avec vous, en personne, surtout de sa déclaration suivant laquelle l'honorable Juge Louis Marceau n'est « jamais intervenu dans mon affaire » et qu'il ait été « hors de sa juridiction » a confirmé l'hypothèse suivant laquelle mes doutes étaient fondés. D'ailleurs, la seule raison pour laquelle j'ai engagé le Père Lavergne à parler avec vous et maintenant de vous écrire, est ce doute suivant lequel vous étiez au courant de mon cas.
Je suis bien content que vous ayez finalement décidé d'engager Monsieur Gilles St-Hilaire afin d'examiner mon dossier. Néanmoins, je pense que M. St-Hilaire n'est pas la personne requise pour ce genre de tâche. Tout d'abord, M. St-Hilaire a du préjugés devant mes interrogations, comme d'ailleurs la plupart de vos collaborateurs. Pour preuve, je vous ferais part d'un entretien téléphonique qui s'est déroulé le 26 juillet 1997.
J'ai reçu un appel téléphonique de M. St-Hilaire au cours duquel il m'a répété ce que vous et vos collaborateurs m'avez déjà écrit: que les documents sont détruits. Au sujet de ma suggestion d'un rendez-vous qu'il établirait avec vous, il s'est moqué de moi avec un rire sarcastique et offensant. J'ajouterais que je n'ai eu aucune nouvelle de M. St-Hilaire depuis le 24 février 1998, date à laquelle vous lui avez demandé d'examiner mon dossier.
Enfin, je réitère ce que je vous ai déjà écrit, à savoir que personne ne peut retrouver les documents de l'enquête, pour la bonne et simple raison qu'il n'y a jamais eu d'enquête.
M. Marceau sait cela, et le plus logique serait de lui demander ce que je vous ai suggéré dans mes précédents courriers. À savoir faire enquêter sur une enquête inexistante ne serait qu'une perte de temps.
Dans mes lettres, même avant la conversation avec M. St-Hilaire, je vous ai proposé une rencontre et éventuellement une consultation avec M. Marceau pour trouver une solution afin de lever l'affront qui m'a été fait et de recouvrer mon honneur alors que j'ai été incarcéré illicitement. J'insiste sur mes droits humains comme tout un chacun le ferait.
Cette lettre, je vous l'envoie avec le secret espoir qu'elle vous parvienne et que vous essayez de trouver une solution afin de sauver mon honneur sans être nuisible à qui que ce soit, si possible - si vous me considérez naturellement comme un être humain parmi tant d'autres.
Quoi qu'il en soit, je me sens aujourd'hui complètement ruiné, et en plus, j'attends la fin de mes jours. Je n'ai d'autre chose à faire que de me battre pour un respect qui m'appartient.
J'ai déjà écrit sur mon cas: une partie est déjà publiée et l'autre est sur Internet (www.globalserve\~rdelev). Mes ouvrages sont intitulés Psychiatry and Justice on Trial et L'Inquisition de nos jours.
Je me suis juré depuis les premiers jours de mon internement que je me battrais pour ma dignité et si Dieu me prête vie, j'ai l'intention de mettre sur Internet toutes les correspondances avec toutes les personnes et les institutions impliquées dans cette affaire. J'espère bien que je serai réhabilité, au moins après ma mort.
Je vous remercie d'avance, et je vous prie d'agréer, cher Maître Jacoby, l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Risto Delev
cc: L'Honorable Juge Louis Marceau,
Juge de la Cour fédérale du Canada
Pièce No 83
: Lettre de Me Daniel Jacoby, Protecteur du citoyen.
Protecteur du citoyen
Assemblée nationale
Québec
Québec, le 12 mai 1998
Monsieur Risto Delev,
508-2567 Yonge Street
Toronto (Ontario) M4P 3B4
J'ai bien reçu votre lettre du 23 avril dernier, concernant les documents relatifs à l'enquête effectuée par le Protecteur du citoyen en 1971 et 1972.
Je dois malheureusement vous référer à la lettre du 22 avril dernier de M. Gilles St-Hilaire, commissaire à la qualité des services et aux relations communautaires, ainsi qu'aux lettres qui vous ont déjà été transmises et qui vous expliquaient que le bureau de Protecteur du citoyen n'a plus de dossier vous concernant puisque selon notre calendrier de conservation, les dossiers de plus de cinq ans son détruits.
Je regrette de ne pouvoir vous être utile dans les circonstances et je vous prie d'agrée, Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Protecteur du citoyen,
Daniel Jacoby, avocat
Pièce No 84
: Lettre de M. Gilles St-hilaire, commissaire à la qualité des services et aux relations communautaires au bureau de Protecteur du citoyen:
Protecteur du citoyen
Assemblée nationale
Québec
Montréal, le 22 avril 1998
Dr. Risto Delev,
508-2567 Yonge Street
Toronto (Ontario) M4P 3B4
Monsieur,
J'ai pris connaissance de l'échange de correspondances, que vous
avez eu avec Me Daniel Jacoby, le Protecteur du citoyen ainsi qu'avec des membres de son personnel.
Je constate, suit aux informations que vous nous transmises, que vous aviez demandé, en 1971 et 1972 au Protecteur du citoyen, de faire enquête sur le fait que vous étiez indûment retenu à l'Hôpital St-Michel Archange. Me Louis Marceau, le Protecteur du citoyen au cours des années 1971 et 1972, vous confirme les résultats de son enquête dans sa lettre datée du 30 novembre 1971.
Vous demandez maintenant, et ce depuis 1995, de recevoir tous les documents se rapportant à votre internement psychiatrique, afin de vous permettre d'écrire un livre sur l'histoire de votre internement.
Malheureusement, tel qu'expliqué dans les lettre qui vous furent déjà expédiées, le Protecteur du citoyen n'a plus aucun dossier à votre nom. En effet, selon le calendrier de conservation, cinq ans après la fermeture, les dossiers sont détruite. Une infime quantité de dossiers est conservée, soit ceux ayant été cités dans le rapport annuel ou faisant l'objet d'un point de droit particulier. Malheureusement, votre dossier ne se retrouve pas dans cette catégorie, c'est donc dire qu'il fut détruit. C'est la raison pour laquelle il n'y a aucune trace de votre demande au Protecteur du citoyen, y compris les documents qui pu faire partie de votre dossier.
Je suis vraiment désolé de ne pouvoir répondre à votre demande. J'espère que vous pourrez quand même procéder à l'écriture de votre livre.
Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Gilles St-hilaire,
commissaire à la qualité des services et aux relations communautaires
Pièce No 85:
Lettre à Me Daniel Jacoby, Protecteur du citoyen.
Lettre expédiée par télécopieur (418) 643-8759 et courrier électronique : [email protected]
Dr. Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto, ON M4P 3B4
Tel.: (416) 481-9041 Fax: (416) 481-6801
E-mail [email protected]
Toronto, le 15 juin 1998
Me Daniel Jacoby
Protecteur du citoyen
2875, boul. Laurier, 4e étage
Sainte-Foy (Québec) G1V 2M2
Cher Maître Jacoby,
J'ai bien reçu votre lettre ainsi que celle de M. St-Hilaire et je vous en remercie. Je trouve cependant qu'elle sont écrites comme auparavant d'une seule et même façon : Ignoratio Elenchi.
Je ne trouve même pas la preuve selon laquelle le « calendrier de conversation » est respecté. Il est bien curieux de savoir la façon dont M. St-hilaire a réussi de ne « retrouver » que la lettre datée du 30 novembre 1971 si mon dossier a été détruit à cette époque!
Je suis encore persuadé que vous et les membres de votre bureau n'ont pas compris le but de mes requêtes auprès de M. Marceau et de votre bureau. Maître Jacoby, essayez de jeter un coup d'oeil sur ma Web page et vous changerez peut-être votre attitude envers moi et ma situation. Lisez au moins le « Communiqué de presse » ci-inclus (attachments) s'il vous plaît.
Veuillez agréer, Me Jacoby, l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Dr. Risto Delev
Pièce No 86: Lettre de la directrice du cabinet du Protecteur du citoyen, Mme Hélène Roux.
T
LE PROTECTEUR DU CITOYEN
Assemblée nationale
Québec
Québec, le 16 juin 1998
Monsieur Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto (Ontario) M4P 3B4
Monsieur,
En l'absence du Protecteur du citoyen, Me Daniel Jacoby,
présentement à 1'étranger, j'accuse réception de votre lettre du 15 courant suite à la lettre qu'il vous adressait le 12 mai dernier.
Je regrette de vous informer que le Protecteur du citoyen ne peut vous être utile dans les circonstances et ce, pour les raisons qui vous ont déjà été fournies antérieurement.
Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments les
meilleurs.
La directrice du cabinet,
Hélène Roux
Pièce No 87:
Lettre à la directrice du cabinet du Protecteur du citoyen, Mme Hélène Roux.Transmis par télécopieur : (418) 643-8759, par e-mail : [email protected] et par courrier ordinaire.
Dr. Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto, ON M4P 3B4
Tel.: (416) 481-9041 Fax: (416) 481-6801
E-mail [email protected]
Toronto, le 02 juillet 1998
Mme Hélène Roux
La directrice du cabinet
Protecteur du citoyen
2875, boul. Laurier, 4e étage
Sainte-Foy (Québec)
G1V 2M2
Madame,
Je vous remercie pour votre lettre, cependant, je trouve, que vous ne répondez pas vraiment à ma dernière lettre adressée à Me Jacoby. Auriez vous l'obligeance de transmettre ma lettre à Me Jacoby, afin qu'il me réponde lui-même. Je suis prêt à patienter jusqu'à son retour de vacances.
Je vous prie d'agréer, Madame, l'expression de mes meilleurs salutations.
Dr Risto Delev
Pièce No 88:
Lettre de Me Daniel Jacoby, Protecteur du citoyen
T
LE PROTECTEUR DU CITOYEN
Assemblée nationale
Québec
Québec, le 6 juillet 1998
Monsieur Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto (Ontario) M4P 3B4
Monsieur,
J'ai bien reçu votre lettre du 2 courant et j'ai pris connaissance de votre lettre du 16 juin dernier ainsi que la réponse que vous adressait Madame Hélène Roux, directrice de mon cabinet.
Compte tenu des explications qui vous ont déjà été fournies par
différents intervenants au bureau du Protecteur du citoyen et par M. Gilles
St-Hilaire, Commissaire à la qualité aux services et aux relations
communautaires, je vous informe que le Protecteur du citoyen n'interviendra pas davantage dans votre dossier.
Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments les
meilleurs.
Le Protecteur du citoyen,
Daniel Jacoby, avocat
Pièce No 89:
Lettre à Me Daniel Jacoby, Protecteur du citoyen.Transmis par télécopieur : (418) 643-8759, par e-mail : [email protected] et par courrier ordinaire.
Dr. Risto Delev
508-2567 Yonge Street
Toronto, ON M4P 3B4
Tel.: (416) 481-9041 Fax: (416) 481-6801
E-mail [email protected]
Toronto, le 17 juillet 1998
Me Daniel Jacoby
Protecteur du citoyen
2875, boul. Laurier, 4e étage
Sainte-Foy (Québec)
G1V 2M2
Cher Me Jacoby,
Pour faire suite à notre longue conversation, à laquelle un nombre considérable de vos assistants ont participé, je dois vous remercier tous, et vous en particulier, M. Jacoby pour votre patience, votre diligence et vos efforts pour tenter de clarifier la question de l'enquête prétendue de M. Louis Marceau, protecteur du citoyen à l'époque de mon internement dans les hôpitaux psychiatriques.
Suivant votre suggestion et après avoir lu attentivement le rapport de M. St-Hilaire, il me semble que la version de M. St-Hilaire est la plus proche de ce que j'ai toujours affirmé : il n'existe aucune preuve (procès verbal ou autre preuve écrite) que l'enquête en question ait bel et bien été effectuée ou que la destruction des documents ait été proprement exécutée.
Ainsi, je pense qu'il est temps de terminer notre conversation, à moins que vous n'ayez quelque chose à ajouter à ma conclusion.
Je ne saurais terminer cette lettre sans vous assurer que je conserve un bon souvenir de vous, malgré que la communication ait parfois été déplaisante. C'est, je présume, à cause que mon français qui n'est pas tout à fait beau. Pour cela, je m'excuse infiniment.
Veuillez agréer, Maître Jacoby, l'expression de mes sentiments les meilleurs.
Dr. Risto Delev
La correspondance précédente, juste comme les événements relatés au début de cette histoire, en dit déjà long. Elle confirme les paroles du maître Jérôme Choquette, ex-ministre de la justice du Québec, que j'ai citées au début de cette ouvrage.