Note: Pardonnez l'utilisation du symbole P pour désigner la période de l'étoile et de la planète. Le symbole reconnu est plutôt T. Puisque mettre toutes ces équations sur Internet est extrêmement long, la période restera sous le symbole P. Désolée! (Cool Sandou, webmastress)
Légende :
Paramètres connus :
Soit une planète tournant autour de son étoile à l’extérieur du système solaire. Leur orbite respective est parfaitement circulaire, la période est identique et le plan des orbites est à i = 90o par rapport au plan du ciel (voir Figure 8).

Figure 8
Puisque les orbites sont parfaitement circulaires, il est possible de définir les vitesses radiales des deux corps célestes par :

Équation 1

Équation 2
En isolant aE et aP dans les équations 1 et 2, nous obtenons :

Équation 3

Équation 4
Puisque :

Équation 5

Équation 6
En remplaçant aE et aP par les équations 3 et 4 dans l’équation 6, nous obtenons :

Équation 7

Équation 8

Équation 9
Comme les deux objets célestes tournent sur des orbites circulaires à la même période, ils sont toujours opposés l’un à l’autre et la distance qui les sépare se définit par :

Équation 10
En remplaçant aE et aP par les équations 3 et 4 dans l’équation 10, nous obtenons :

Équation 11

Équation 12
Selon la troisième loi de Kepler généralisée :

Équation 13

Équation 14
En remplaçant «a» par l’équation 12 dans l’équation 14, nous obtenons :

Équation 15

Équation 16

Équation 17

Équation 18
Selon cette équation, nous avons besoin de VE et de VP. Hors, VP n’est pas observable (puisque la planète elle-même n’est pas observable). Nous pouvons remplacer VP par le ratio des masses obtenu en isolant VP dans l’équation 9 (comme pour les «single-line spectroscopic binary» (CARROLL, Bradley W. et OSTLIE, Dale A., An Introduction to Modern Astrophysics, systèmes d’étoiles binaires à ligne spectroscopique simple [notre traduction]).

Équation 19
En remplaçant VP par l’équation 19 dans l’équation 18, nous obtenons :

Équation 20

Équation 21

Équation 22

Équation 23

Équation 24

Équation 25

Équation 26
Évidemment, tous ces calculs furent exécutés à partir d’une vitesse radiale observée à des conditions idéales (à 90o du plan du ciel, voir Figure 9, position A).

Figure 7
Source : SÉGUIN, Marc et VILLENEUVE, Benoît (2002), Astronomie et Astrophysique 2e édition, Saint-Laurent (PQ), Éditions du Renouveau Pédagogiques Inc., p.563.
Seulement, cette situation est très rare. Ainsi, à partir d’une vitesse radiale observée à la position B (voir Figure 9, position B) et sachant l’angle d’inclinaison du plan du système observé, l’équation 26 pour obtenir MP devient :

Équation 27
Cependant, comme c’est souvent le cas, si l’angle «i» n’est pas connu :

Équation 28
Et :

Équation 29
Évidemment, pour trouver la masse de la planète, il faudra réussir à isoler MP dans l'équation 27, MPR dans l'équation 28 si «i» est connu et MPC dans l'équation 29.