Andre Valente de Catarina Ruivo Site Officiel de

direction de la photographie Rui Poças

 

André Valente

de Catarina Ruivo

 

Revue de presse

 

" Sous son apparente simplicité, le film réussit le petit miracle de concilier une grande exigence et un réjouissant mélange. "
J.-M. F. - Les cahiers du cinéma n°597, page 51 (extrait)

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"Un beau film sur l'enfance. "
T.C. Studio - Magazine n°208, page 25 (extrait)

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"Cette relation sans ambiguïté (…) permet au film de décoller de la grisaille déprimante qui en a fait le lit."
Grégory Alexandre - Cinélive n°86, page 54 (extrait)

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De l’art de grandir trop vite

Catarina Ruivo filme la violence du monde de l’enfance, à travers le regard aigu d’un petit garçon de huit ans, trop vite jeté au cœur des drames de la vie.

André a huit ans, et dans le regard la gravité qu’impriment les peines de l’enfance. Un papa-papillon qui peine à se fixer avant de disparaître pour de bon, une maman qui porte sur ses épaules toute la misère de la terre. L’école est un combat, contre les moqueries, les provocations et les embuscades des chefs de bandes. Et puis il y a Susana, son amie pour la vie, avec qui il explore le monde, après l’école, et Nicolaï, le voisin, qui sort tous les soirs avec son sac de sport.

Petites misères, vrais drames


Catarina Ruivo signe ici son premier long-métrage et s’attache aux petites misères et aux grands drames de l’enfance. Peu d’insouciance dans la vie d’André, mais un regard aigu sur ce qui l’entoure ; peu de paroles, mais la compréhension douloureuse du monde des grands sur lequel il ne peut rien. Alors André s’invente un univers, essaie de faire ressembler la réalité à son rêve, et court après un père idéal, qui serait assez fort pour le défendre, assez patient pour lui apprendre la vie, et qu’il aurait choisi. Mais André apprendra surtout que les êtres chers disparaissent, que les amitiés se défont, que les amours se trahissent, que les mamans elles-mêmes peuvent vous abandonner.

Un monde violent

Car il est bien question ici de la violence du monde de l’enfance, quand il faut grandir et se construire sur des repères qui s’effondrent, quand les petits drames enflent dans des proportions inouïes. La réalisatrice a choisi de faire passer son propos à travers l’œil noir du petit garçon, observateur impitoyable, qui s’imprègne en silence de tout ce qui l’entoure et grandit trop vite. Peu de dialogues, peu de lumière, aussi, dans cette Lisbonne grise et terne, comme rétrécie à des appartements trop étroits, des terrains vagues, des chantiers. Pas de misérabilisme non plus, parce que tout ça, c’est la vie et qu’on n’y peut pas grand-chose. André sait mieux que personne qu’on se console de tout et qu’il faut aller de l’avant. C’est le prix à payer pour montrer ce qu’il est vraiment : courageux. Valente !

Catherine Le Ferrand - portugal-express.fr

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Sortie inespérée d’un film portugais en France

Le premier long métrage de Catarina Ruivo va sortir en France ce mois-ci avec l’une des plus importantes distributions jamais vues dans un film en langue portugaise, dit le producteur Paulo Branco. "La sortie du film est déjà garantie dans 55 villes de France."

La date de sortie étant prévue pour le 26 janvier, "André Valente" sera d’abord projeté dans 25 salles de cinéma et la distribution de dix copies supplémentaires est assurée pour la semaine suivante. Il y a plus de demandes pour la semaine suivante, mais le producteur attend les chiffres de billetterie pour décider s’il tire de nouvelles copies ou s’il va faire tourner celles qui entre temps ne serons plus à l’affiche.

Le film va être distribué dans le circuit indépendant et le nombre de salles, malgré tout, est loin de celui des grandes sorties françaises. Le dernier Téchiné, "Les Temps qui Changent" (également produit par Paulo Branco), a été lancé avec 300 copies. Les grands films américains peuvent atteindre les 700 copies.

Avec un budget réduit (650 mil euros), "André Valente" n’a fait que 2592 entrées au Portugal, ayant été projeté dans six cinémas et ayant ensuite circulé dans huit autres.

L’enthousiasme français vis à vis de ce premier film, en terme de distribution, n’a été dépassé, selon l’expérience de Paulo Branco, que par deux films de Manoel de Oliveira, le plus vieux âgé des cinéastes en activité au Portugal et dans le monde. "Je rentre à la maison"(Vou para Casa) et "La Lettre"(A Carta) ont été lancés avec un nombre de copies de l’ordre de plusieurs dizaines - le premier avec près de 60 copies -, la location ayant ensuite atteint plusieurs centaines. Les deux, cependant, avaient des acteurs français et étaient en langue française. Les films de João César Monteiro, qui touchent un large public en France, n’ont jamais été distribués avec autant de copies. Du même ordre, seule la sortie de "Val Abraham"(Vale Abraão), de Oliveira. "C’est une sortie fantastique pour un film indépendant européen."

Pour le producteur, la bonne réception du film par la critique, lors du Festival de Cinéma de Locarno, Suisse, en août, serait la raison la plus directe de cet enthousiasme. Paulo Branco reconnait que ce succès est "un peu exceptionnel" et difficile à expliquer puisque d’autres films ayant eu de bonnes critiques n’ont pas provoqué cette demande.

"C’est toujours difficile pour un producteur de comprendre les raisons, mais en France il y a une critique très cinéphile qui adore le film", dit Paulo Branco, ajoutant que le film de Catarina Ruivo propose "une approche simple et touchante" du thème de l’enfance.

Le film a pour protagoniste André, interprété par Leonardo Viveiros, un enfant de huit ans dont le père quitte la maison. Mais ce n’est pas la seule perte qu’André doit affronter, puisqu’il y a d’autres épreuves, à l’image du héros de bande dessinée Princípe Valente (Prince Vaillant), auquel se réfère le titre du film. Le film a aussi pour acteurs, entre autres,  Rita Durão (la mère) et Dmitry Bogomolov (l’ami adulte immigrant).

Dans l’histoire du cinéma

De "Le Monde" à "Libération", en passant par la revue "Les Inrockuptibles", ou même par la Nord-américaine "Variety", durant le festival suisse, la critique française a découvert et fait l’éloge du film,

"Le Monde" a écrit que le film était l’un des rares qui se distinguait dans la compétition internationale: un "très beau film", le personnage d’André Valente "devrait rester dans l’histoire du cinéma". "Libération" a parlé de réalisatrice "émergente" et de film où "rien ne correspond aux canons habituels de réalisation". La revue "Les Inrockuptibles" a également parlé de la révélation d’une jeune réalisatrice, et "Variety" a dit que " le travail antérieur de montage de la débutante Catarina Ruivo se ressentait dans l’attention portée au rythme du film, qui suggère la manière lente dont passe le temps pour un enfant de huit ans".

Paulo Branco explique qu’il a choisit le circuit indépendant, ayant refusé, jusqu’à présent, les demandes de chaînes de multiplex UGC, afin d’assurer que le film reste plus longtemps à l’affiche. "Le circuit indépendant est plus adapté à la sortie du film. Il va sortir à Paris dans cinq salles, il aurait pu le faire dans neuf ou dix… De cette manière, j’ai l’assurance que le film restera à l’affiche plus de temps, au moins quatre semaines."

Isabel Salema

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ENTRETIEN AVEC CATARINA RUIVO

 

QUEL A ÉTÉ TON PARCOURS JUSQU’À ARRIVER MAINTENANT À CE PREMIER LONG MÉTRAGE ? DU PREMIER COURT AU PREMIER LONG MÉTRAGE ?

Quand j’ai terminé le cours de montage à l’École Supérieure de Théâtre et de Cinéma de Lisbonne j’ai eu le privilège d’être invitée par Alberto Seixas Santos, qui avait été mon professeur, pour faire le montage de son long métrage “Mal”.     À partir de là j’ai continué à travailler avec d’anciens professeurs comme Joaquim Sapinho et Vítor Gonçalves. Avec ce dernier j’ai beaucoup appris sur les structures narratives. Ce scénario a commencé a être écrit, en grande partie, grâce à la pression exercée par Alberto Seixas Santos et Vítor Gonçalves. D’ailleurs, Alberto Seixas Santos m’a aussi donné un soutien important pendant la préparation du film.

COMMENT EST APPARUE L’HISTOIRE DE LA FAMILLE VALENTE ?

APPRENDRE À VIVRE SEUL EST L’UNE DES PLUS GRANDES DIFFICULTÉS QUE TOUS DOIVENT AFFRONTER… POURQUOI AS-TU DÉCIDÉ DE PLACER UN ENFANT DE HUIT ANS AU CENTRE DE CETTE PROBLÉMATIQUE ?

Cette histoire a surgi peu à peu, j’ai commencé par vouloir écrire sur un enfant parce que l’enfance est  pour moi un moment encore très présent en terme de mémoire, mais en relation auquel il existe déjà la distance nécessaire pour pouvoir le filmer.

Je pense que nous avons tendance à idéaliser l’enfance comme étant un moment sans préoccupations ou sans grandes souffrances, alors qu’en réalité c’est une période où nous affrontons tous les jours de grandes épreuves et où des choses, que plus tard nous apprendrons à relativiser, prennent des proportions alarmantes. Et ceci si nous avons la chance de naître dans une famille relativement organisée et intégrée socialement. Je pense qu’il faut beaucoup de courage pour grandir et c’est sur cela que j’ai voulu parler.

QU’EST-CE QUI TE SÉDUISAIT DANS L’UNIVERS DE L’ENFANCE ? ET DANS CET ANDRÉ QUE TU AS INVENTÉ ?

L’ADVERSITÉ DU MONDE ADULTE CONTAMINE CETTE FABLE SUR L’ENFANCE ET FINIT PAR FONCTIONNER COMME UN CATALYSATEUR TU ES D’ACCORD ?

L’adversité du monde adulte est l’adversité qu’André affronte, puisque les enfants n’ont pas une vie séparée de celle de leurs parents, les problèmes des parents sont inévitablement leurs problèmes. Plus qu’un catalyseur, l’adversité est la somme des épreuves par lesquelles le héros, comme dans les fables, doit  passer pour vaincre.

Le nom qu’André invente pour lui-même (André Valente) vient de l’histoire du Príncipe Valente (Prince Vaillant) et d’un évènement de mon enfance. Quand j’avais quatre ans je me suis blessée et, comme je n’ai pas pleuré pendant qu’on me recousait, l’infirmière m’avait appelé Catarina Valente (Catarina Vaillante). Dans le film, André aussi découvre que s’il le veut il peut être courageux, il peut être André Valente.

QU’EST-CE QUI T’AS AMENÉ A CRÉER LE PERSONNAGE DE NICOLAI ?

J’ai créé le personnage de l’immigrant russe (Nicolai), parce que je voulais quelqu’un qui soit dans une situation de fragilité pour que la relation entre lui et André soit plus égalitaire et donc plus riche, puisque, suivant les situations, Nicolai aura des rôles différents dans la vie d’André.

En plus de cela, je voulais un personnage qui montre à André que même dans un quotidien difficile nous pouvons inventer le bonheur, et je voulais que cette aide vienne de quelqu’un d’improbable. Je crois que c’est ce qui m’intéresse le plus et ce qui émeut les gens: la manière comme au milieu de la routine, des doutes, des problèmes, ils arrivent à créer une oasis de bonheur, à avoir du plaisir et de la joie dans les petites choses.

COMMENT S’EST PASSÉ LE TOURNAGE?

J’ai eu beaucoup de chance dans le choix de l’équipe, j’ai travaillé avec des personnes qui avaient déjà beaucoup d’expérience, par exemple, Rui Poças (Directeur de la photographie), Vasco Pimentel (Directeur de Son), Paulo Belém (Assistant de réalisation), José Manuel Rodrigues (Chef électricien). L’ambiance sur le tournage était très chaleureuse, et j’ai beaucoup de gratitude envers toute l’équipe.

 Le cinéma est un travail de groupe, dans lequel chaque élément de l’équipe est déterminant pour le résultat final et où les personnes sont constamment e train de nous offrir des choses qui rendent le film meilleur. Je pense qu’une partie du travail d’un réalisateur est de savoir écouter.

De ce tournage, ce dont j’ai le plus de nostalgie, ce sont ces moments uniques où les acteurs nous surprennent, en improvisant des paroles et des gestes que je n’aurais jamais su écrire aussi bien, de manière aussi juste. Dans ces moments là je pensais au privilège que c’était d’être là.

QUELS SONT TES PROJETS POUR LE FUTUR ?

Faire des films.

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"Resistente existencial"

Septembre 2004

Nous sommes devant ce qui est, jusqu’à cette date, le film portugais le plus intéressant de l’année. Il s’agit d’une narration qui croise différents thèmes urbains et sujets inhérents à l’actualité nationale : la décadence des espaces urbains, l’érosion des familles, la croissance des enfants sans accompagnement, la question de l’immigration et le rôle de la femme au milieu de tout ça. Le fil conducteur de tous ces thèmes est le petit André, qui vit avec une mère perdue dans la vie. Le père les a abandonnés. Au milieu de la tristesse environnante, la ténacité d’André paraît maintenir son monde à la surface.

"André Valente" est un film avec quelques déséquilibres. L’acteur-enfant est vraiment une trouvaille et supporte tout le film avec son naturel et sa forte présence à l’écran. Cependant, la même force n’est pas partagée par les autres personnages, notamment la mère, également très présente. La photographie de Rui Poças est très bonne et Catarina Ruivo fait preuve de vitalité dans la direction des scènes. Le film contient des scènes de grand impact émotionnel et d’autres assez comiques. Pourtant, il n’y a pas toujours une vraie pertinence dans ce qui nous est montré. Certaines scènes ne paraissent exister que pour que l’enfant y brille. Malgré cela, je crois que moi et les trois personnes qui ont vu cette session au Alvaláxia (je suis fasciné par ce complexe de cinémas!) n’ont pas perdu leur temps. "André Valente" est un bon film.


 

Le film

Photos de Tournage

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"Odete", de João Pedro Rodrigues, 2005 "Tomai lá do O'Neill" (doc), de Fernando Lopes; "José de Guimarães" (doc), de João Mário Grilo, 2004; "Horizonte(s)" (doc), de Margarida Ferreira de Almeida, 2004; "A Cara que Mereces" "La gueule que mérites" "the face you deserve", de Miguel Gomes; "Ghosts" (instalação interactiva), de Julião Sarmento, 2004; "Sangue sobre Vermelho", de Pedro Baptista, 2003 "Adriana", de Margarida Gil, 2003 "André Valente", de Catarina Ruivo, 2003; "Parasite", (instalação) de Julião Sarmento, 2003; "Maria e as Outras", de José Sá Caetano, 2003; "Santa Liberdade", de Margarita Ledo Andión, 2002; "Relâmpago", de José Nascimento, 2002; "O Rapaz do Trapézio Voador", de Fernando Matos Silva, 2002; "Hora da Morte", de José Nascimento, 2001;  "Charm" (instalação video interactiva), de Julião Sarmento, 2001; “Close” (Cor/16mm, instalação), de Julião Sarmento e Atom Egoyan, 2000;  “Duplo Exílio”  (Cor/35mm), de Artur Ribeiro, 2000;  “Inventário de Natal” (Cor/35mm), de Miguel Gomes, 2000; Prémio para a Melhor Direccção de Fotografia no VIII Festival Internacional de Curtas Metragens de Vila do Conde  “Boris e Jeremias”  (Cor/35mm), de Pedro Caldas, 2000;  “The Dancer Upstairs” (Cor/35mm) op cam, de John Malkovitch, 2000; “Puzzle”  (Doc), de Hugo Vieira da Silva, 2000; “Contra Ritmo” (Cor/35mm), de João Figueiras, 2000; “O Fantasma”  (Cor/35mm), de João Pedro Rodrigues, 2000; "Entretanto"  (Cor/35mm), de Miguel Gomes, 1999, Prémio para a Melhor Direccção de Fotografia no VI Festival Internacional de Curtas Metragens de Vila do Conde "António, um rapaz de Lisboa" (Cor/35mm)op.cam, de Jorge Silva Melo, 1999; "Joaquim Bravo, Évora 1935 Etc. Etc. Etc. Felicidades" (Doc.), de Jorge Silva Melo, 1999; "O Silêncio" (Doc.), de António Loja Neves e José Manuel Pereira, 1998; "As Palavras Derretem-se na Água" de Pedro Sena Nunes, 1998; "Um Outro País" (Doc.), de Sérgio Tréfaut, 1998; “Pesadelo Cor de Rosa” (Cor/35mm), de Fernando Fragata, 1998; “Entraste no jogo, vais ter de jogar” (Doc.), de Pedro Sena Nunes, 1997; “Palavra de Honra” (Cor/35mm), de Fátima Ribeiro, 1997; “Alta Saciedade” (Cor/35mm), de Carlos Assis, 1997; “Se Deus Quiser” (Doc.), de Fernando Lopes, 1996; “O Apartamento” (Cor/ 35mm), 1996, (co-realização); “Guilege - O Corredor da Morte”>>> (Doc.), de José Manuel Saraiva, Guiné-Bissau, 1996; “Palolo - Ver o Pensamento a Correr” (Doc.), de Jorge Silva Melo, 1995; “Madina de Boé” (Doc.), de Manuel Costa e Silva e José Manuel Saraiva, Guiné-Bissau, 1994/95;“Kites don’t fly in NYC” (cor/16mm), de Luisa Ataíde. Nova Iorque, EUA, 1994; “Save Me” (Cor/ 16mm), de Renato Falcão, Nova Iorque, EUA, 1994; “La révolution des Oeillets” (Doc.), de  Dominique Rabourdin, 1994; “Eléctricos” (Cor/ 16mm), de Pedro Sena Nunes, 1993; “Eduardo Viana, pintor” (Doc.), de Luis Matos, 1993; “Nunca Mais Te Livras de Mim” (Cor/ 16mm), de Pedro Sena Nunes, 1992; “Mar de Rosas” (Cor/ 16mm), de Luis Matos, 1991.

 

 

 

 

 

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