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Le Journal de Carfy

Une piscine pour Soya

 

Quelle splendide journée, quel merveilleux dimanche! On se croirait en été. Il n'y a plus de neige. Le soleil fait un barbecue avec le toit des maisons. J'ai remisé ma tuque, mes mitaines et mon foulard...

 

Hein! Quoi? Je me trompe de saison? Ok, je reprends.

 

Quel beau dimanche! À l'ouverture des magasins, ce matin, je suis allé acheter une petite piscine pour Soya.

 

Euh, ça ne vous "d'orange" pas trop, j'espère, que je parle encore de ma chienne.

 

Parce que, sinon, ça va être ben plate et je devrai vous parler de musique, comment accorder une guitare, comment faire pour savoir que les cordes doivent être changées, c'est quoi un capot, ce sont quoi des frets, comment faire des arpèges, comment connaître les gammes et les pratiquer....

 

Donc, je suis allé acheter une piscine miniature pour Soya. Et je suis revenu avec ça sous le bras, une grosse affaire quand même quand on doit marcher du Centre d'achat Boulevard jusqu'à chez moi. Mais vous ne savez pas où est situé le Centre d'achat Boulevard à Saint-Léonard (Montréal) et ce n'est pas grave. Je ne vous ferai pas un dessin. Et puis vous vous en foutez. Ce Centre d'achat est à environ 4 pâtés de maisons de chez moi. Nah!

 

Fait dans un plastique résistant -- enfin je pense que c'est du plastique -- et assez rigide, la piscine va durer longtemps. Elle fait quelque cinq pieds sur la largeur et haute d'environ deux pieds. Je l'ai installé (la piscine) sur le balcon avant où Soya à une vue imprenable sur la rue Saint-Zotique -- très passant -- et où elle pourra faire des "babyes" ou faire "baver" les autres chiens du quartier. Elle pourra prendre des airs hautains. Puis j'ai rempli la piscine d'eau, au quart. Quand même, faudrait pas qu'elle se noie, la pôvre! Hihihi! Ensuite je lui ai dit d'y aller, d'embarquer, de barbotter, de plonger, mais pas trop quand même, faudrait pas qu'elle se cogne la tête sur le fond.

 

Ben, je n'en reviens pas... C'est presqu'à contre-coeur qu'elle s'est engagée dans la piscine, comme si c'était un geste pénible. Quoique plus tard, elle n'a plus voulu en sortir. Elle s'y est couchée de tout son long et paresse.

 

Vers l'heure du midi, va falloir qu'elle en sorte parce que le soleil surplombe tout l'après-midi cet endroit et ça vite devenir un four.

 

Moi, ben, chuis dans la cuisine, devant l'écran de mon ordinateur et je pianote les touches du clavier. Je suis complètement nu et, au-dessus de moi, le ventilateur fonctionne au régime maximum. Chaud, chaud, chaud.

 

(30 juin 2002)

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