Comportements
M
E
N
U
Tous les hommes ont les m�mes besoins fondamentaux, mais chaque �tre humain pourra y r�pondre d'une mani�re particuli�re. D�s lors il s'agira pour lui d'y r�pondre avec honn�tet� et avec la connaissance qu'il a de lui-m�me.

Dans la d�pendance la connaissance de soi et l'honn�tet� sont souvent devenus obsol�tes. Il aura alors des comportements inapropri�s pour sa propre personne. C'est la perte de ma�trise.

La qu�te du plaisir

La principale fonction du cerveau est de garder l'organisme qui l'h�berge en vie et en �tat de se reproduire.

Il n'est donc pas surpremant de constater que les syst�mes de notre cerveau qui influencent le plus nos comportements sont ceux qui nous permettent de satisfaire nos besoins vitaux (manger, boire, dormir etc ...)

Notre cerveau nous incite � l'action pour
satisfaire nos besoins. C'est par exemple la faim qui nous pousse � nous faire � manger. Ou simplement l'isolement qui nous pousse � rencontrer les autres, un besoin de socialisation plus sp�cifiquement humain.

En deuxi�me lieu, cette action sera r�compens�e par une sensation de plaisir. Mais il est important de noter que c'est l'
action qui est surtout r�compens�e et pas seulement l'obtention de la r�compense. Un goutte � goutte peut r�tablir notre taux de glucose mais il ne vous donnera jamais autant de plaisir qu'un bon repas partag� avec des amis. L'action, qui se traduit souvent par un rituel est donc � la base m�me du plaisir ressenti.

Enfin, un sentiment de satisfaction vient mettre un terme � l'action ... jusqu'� ce qu'un nouveau signal ne vienne red�clencher un d�sir. Les comportements utiles � notre survie sont donc sous contr�le du cycle (
d�sir - action - satisfaction) qui permet � l'organisme de maintenir son int�grit�.

Manger, boire, se reproduire sont des activit�s essentielles pour la survie de l'homme. Au cours de l'�volution, la s�lection naturelle a associ� � ces comportements de fortes sensations de satisfaction.

Un v�ritable circuit de la r�compense s'est d�velopp� pour favoriser ces
comportements reli�s � nos besoins fondamentaux.

Le circuit de la
r�compense est donc au coeur de notre activit� mentale et oriente tous nos comportements.

Le message chimique qui assure la connexion entre les neurones est la dopamine. C'est � cet endroit que la plupart des drogues produisent leurs effets (d�pendance).

Le r�le principal de notre cerveau est de maintenir l'�quilibre de notre milieu int�rieur. Il y parvient en incitant notre corps � agir pour r�tablir le d�s�quilibre au fur et � mesure qu'il se cr�e.

Quand l'action est possible, le plaisir est tr�s souvent au rendez-vous gr�ce au cycle "
d�sir - action - satisfaction".

On sait aujourd'hui que les d�pendances entretiennent un rapport �troit avec le plaisir. Toutes les substances psychoactives ont un effet sur des neurones du cerveau qui forment ce qu'on appelle le circuit du plaisir ou de la
r�compense.

Les substances psychoactives court-circuitent ce syst�me normalement activ� par des signaux naturels en activant directement les circuits du plaisir.

Elles agissent � diff�rents endroits sur ce circuit mais g�n�rent toutes un renforcement positif qui incite � r�p�ter l'exp�rience plaisante. C'est le d�but de ce qui peut mener � une d�pendance.

Les raisons pour lesquelles on consomme des substances qui modifient nos �tats d'esprit sont nombreuses.

Dans tous les cas, la prise de drogue nous procure un plaisir ou un
soulagement imm�diat qui nous incite � y recourir de nouveau.

Presque toutes les drogues agissent donc comme des
agents de renforcements positif.

Les drogues capitalisent en fait un syst�me qui a �t� mis au point par l'�volution pour nous inciter � renforcer les comportements favorables � la survie de l'esp�ce. Pour nous inciter � se nourrir ou � se reproduire par exemple, deux activit�s g�n�ratrices de plaisir et de bien-�tre.

Prendre une drogue ne serait donc rien d'autre qu'un moyen artificiel d'activer ce syst�me naturel. Le danger de certaines drogues, c'est justement qu'elles court-circuitent tr�s fortement cette voie naturelle de la production des plaisirs.

On peut alors se mettre � consommer abusivement une substance pour tenter d'oublier une r�alit� v�cue comme insupportable... et sombrer dans une d�pendance qui nous fera oublier jusqu'� nos besoins les plus fondamentaux.

La consommation d'une drogue qui nous procure du plaisir ne m�ne pas in�vitablement � la d�pendance. On commence � parler de d�pendance  lorsqu'on observe chez quelqu'un le besoin compulsif et irr�pressible pour une substance psychoactive.

A diff�rents degr�s on est tous d�pendants � quelque chose, parce que la d�pendance est intimement li�e � la qu�te du plaisir. Et on est tous pr�dispos�s � r�p�ter les exp�riences agr�ables parce que c'est une strat�gie qui a �t� bonne pour notre survie durant l'�volution. La difficult� c'est donc de g�rer son plaisir pour qu'il nous fasse effectivement plus de bien que de mal.

Car les d�pendances comportent des composantes physiques et psychologiques qui contribuent � maintenir la personne d�pendante dans la spirale auto-destructrice de la consommation.

Une d�pendance se caract�rise souvent par des p�riodes d'abstinence suivies de rechute. Celles-ci surviennent le plus souvent quand la personne se retrouve dans le contexte qui �tait associ� au rituel de leur d�pendance. Les fumeurs qui ont arr�t� savent � quel point la tentation de fumer est forte lorsqu'elles se retrouvent dans des situations autrefois associ�es � la cigarette. De m�me les ex-toxicomanes qui retournent dans le milieu ou ils consommaient jadis risquent davantage de faire des rechutes. La dopamine, un messager chimique impliqu� dans le circuit de la r�compense pourrait jouer un r�le tr�s sp�cifique dans cet effet d�clencheur de l'environnement.

Enlever le piratage artificiel du circuit du plaisir (
r�compense) n'est pas chose ais�e.
R�entra�ner la fonction naturelle de ce circuit non plus. Mais c'est possible.

Petit truc : Essayez de le faire avec plaisir.


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