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Maisons Ancestrales en Pièce sur Pièce
R�cup�ration de la maison Gauthier
Exemples de mon travail, en r�cup�ration de maisons.
Pour mieux comprendre, laissez- moi vous guider au travers quelques exemples de chantiers de r�cup�ration, que j�ai effectu� au cours des derni�res ann�es.
Lorsqu�une maison ancestrale est r�cup�r�e, elle pr�sente rarement son apparence d�origine. Elle a subi diff�rentes modes de mat�riaux de recouvrements, int�rieurs et ext�rieurs, au cours de son existence. Souvent les divisions int�rieures se sont transform�es et model�es, au style de vie des g�n�rations qui ont v�cu dans la maison. L�aspect architectural ext�rieur de la maison peut aussi avoir �t� remodel� en partie avec le temps.
Prenons maintenant l�exemple de la maison Gauthier.
R�cup�r� en avril-juin 2004 en Mauricie, cette maison a �t� construite vers 1830-50. Superbe beau grand carr� de maison de 29 x 42 pieds. C�est une maison � structure dite Qu�b�coise. Contrairement � la maison Bourque que je vous ai pr�sent�e en BLEU, celle-ci ne poss�de pas 2 �poques d�architecture de toit. L�apparence actuelle de ce doit galb�, est le m�me que celui qui apparaissait, il y a plus de 150 ans. Son recouvrement est diff�rent par contre, actuellement le toit est recouvert de t�le � pannes pinc�es (d�but 1900). Sous cette t�le, il y a le recouvrement de bardeaux de c�dre d�origine, clou� � clous carr�s. J�ai vendu la maison � un client de la r�gion de Montr�al. La maison est d�mont�e et entrepos�e � l�abri chez moi depuis son d�mant�lement. Le transport, le remontage structurel et la restauration de la maison est pr�vu pour le printemps 2006, dans le nord de Montr�al. Commen�ons notre visite cette fois-ci, par l�int�rieur de la maison.

Sur la photo ci-haut, vue de la maison lors de sa r�cup�ration en 2004. La maison, situ�e dans un parc industriel, �tait vou�e � la d�molition si je n��tais intervenu � temps. Il y avait 2 logements d�am�nager au 2i�me-plancher. Les 2 lucarnes que l�on voit sur le toit n�existaient pas � l�origine. On les a construites au 20i�me-si�cle.

Sur la photo ci-haut, vue de la finition moderne du 1ier-plancher.

Sur la photo ci-haut, autre vue de la finition moderne du salon, au 1ier-plancher.

Sur la photo ci-haut, suite au curetage du mur central de la maison, c�t� salon, on d�couvre cach� dans le mur, ce magnifique mur � caisson de pin, finement rabot� et moulur� � la main. Ce mur traversait la maison en son centre, sur le sens de la longueur, appel� mur de refend. Le mur a �t� num�rot� et d�mont� m�ticuleusement. Ce sera une pi�ce majeure � r�installer, lors de la future restauration.

On remarque sur la photo ci-haut, qu�apr�s avoir d�garni les murs des recouvrements modernes de stuc, de gypse, de pr�finis et de petite planche cheap de quincailleries, on retrouve le mur d�origine de cr�pi sur lattes de bois, ainsi que les boiseries d��poque qui entouraient les fen�tres. Les boiseries sont r�cup�r�es, pour �tres restaur�s plus tard (d�capage, r�paration, reconstitution de pi�ces manquantes), et �tre r�install� lors de la restauration. Plusieurs �paisseurs de tapisseries coll�es au fil du temps ont �t� photographi�es pour les archives de la maison. Les pr�larts de la premi�re moiti� du 20i�me-si�cle, sont �galement apparus sous les tapis ; ici encore plusieurs photos ont �t� prises de ces �l�ments qui parlent�En effet des centaines de feuilles de journaux d�pos�s sous les diff�rentes couches de pr�larts, donne une id�e de l��poque d�utilisation de ces recouvrements de sol. (Entre 1920 et 1950)

Sur la photo ci-haut, suite au curetage des murs de la salle � manger, appara�t encore ici le mur de cr�pi d�origine, avec ses boiseries de fen�tres, sa moulure appuie-chaise et sa moulure de bas-mur. La r�cup�ration de ces moulures va permettre d�avoir un gabarit exact des divers profils de moulure ; pour pouvoir en reconstituer d�autres dans des boutiques de menuiseries sp�cialis�es, et recr�e cette ambiance du 19i�me-si�cle.

La photo ci-haut, donne un exemple, des nombreuses photos de d�tails qui sont prises, tout au long des d�couvertes historiques, qui surgissent dans les diff�rents curetages de la maison. Ici, on remarque sur la planche peinte du bas de la photo, des �chantillons de couleurs anciennes. Sur la planche brute du haut, c�est l�envers d�une moulure de bas mur ; on remarque les traits de scie de chasse. (Trait de sciage droit et perpendiculaire � la planche).



Sur les trois photos ci-haut, suite au d�garnissage des murs de cr�pi, on voit appara�tre, les grosses billes de bois �quarries � la hache, constituant le mur de pi�ce sur pi�ce. Les arbres �taient gros dans cette r�gion, le volume de ces pi�ces de pruche ou d ��pinette rouge, en t�moigne. On remarque �galement, que suite au curetage du plafond de ses rev�tements modernes, les larges madriers de pin apparaissent. Rabot�s � la main sur la face plafond et patin�-us� par le pied au grenier. Les poutres de pin du plafond sont �galement splendides.

La photo ci-haut montre le beau plancher de pin du 1ier-plancher, bien patin� par le temps, il sera, comme celui du 2i�me-plancher, num�rot� et d�mont� avec soin.

La photo ci-haut nous conduit au 2i�me-�tage de la maison, 2 logements y ont �t� construits pendant le 20i�me-si�cle.

La d�molition pure et simple, des logements du deuxi�me �tage, apporte une quantit� de rebuts assez consid�rables. On voit appara�tre la structure du toit progressivement.


Sur les deux photos ci-haut, la structure ancestrale du toit s�impose. Les syst�mes de chevrons et entraits, plus rapproch�s les uns des autres, que ceux de la maison Bourque (d�crite plus haut) d�montrent une fa�on de b�tir plus typique du milieu du 19i�me si�cle. La planche du toit n�est pas clou�e sur les chevrons (arbal�triers) � la verticale comme la maison Bourque, mais plut�t � l�horizontal, comme c��tait de rigueur sur les structures de maison dites Qu�b�coise. Dans la structure du toit, un contreventement passe en travers sur chaque versant du toit. Les lucarnes isol�es � l�ur�thane, seront d�molies. Lorsque les travaux de curetage des murs ext�rieurs de la maison d�buteront, la r�cup�ration des planches verticales demeur�es saines et recouvrant les murs ext�rieurs, serviront pour restaurer les planches du toit aux endroits de planches avari�es. En effet, l�envers de ces planches verticales ext�rieurs, offre une couleur rouge�tre et vieillie, semblable aux planches du toit que l�on voit sur les photos pr�sentement.

La photo ci-haut nous montre encore la structure du toit, mais cette fois les lucarnes sont d�molies et la planche des pignons est enlev�e. Le curetage du 2i�me-�tage est compl�tement termin�, il ne reste qu�� r�cup�rer la planche du toit. On remarque les coyaux � la base des arbal�triers. Ces coyaux (ou acoyaux) sont taill�s en galbes courb�s dans une pi�ce d�arbre de c�dre, et appuy� directement sur la base des arbal�triers (ce qui donne la pente qu�b�coise au toit). Ces coyaux ont �t� d�pos�s directement sur la base des arbal�triers au moment de la construction d�origine du toit. Effectivement, on constate qu�on peut les voir de l�int�rieur du grenier. Contrairement au grenier de la maison Bourque, o� l�on ne pouvait voir les coyaux sur la base des arbal�triers, (rejetez un �il au grenier curet� de la maison Bourque). Les coyaux de la maison Bourque, ont �t� d�pos�s sur la planche de toit, et non en dessous, signe d�une deuxi�me �poque rajout�e sur la toiture de la maison Bourque.

La photo ci-haut me montre, en pleine r�cup�ration de la planche de pignon. Cette planche a �t� au pr�alablement num�rot�e ; elle sera nettoy�e et r�install�e lors de la future restauration de la maison. Ici encore, les planches manquantes ou alt�r�es des pignons, seront remplac�es par de la planche verticale murale ext�rieure r�cup�r�e sur la maison, ou par d�autres planches de m�me �poque, r�cup�r�es sur d�autres chantier.

La photo ci-haut nous montre l�arri�re de la maison, avec une rallonge moderne style solarium-aquarium. Rien n�est r�cup�r� dans cette section de la maison rajout�e vers les ann�es 1970. Une machinerie s�occupe de l��liminer en un temps trois mouvements. Cette aide m�canique, lorsque disponible sauve beaucoup de temps et d ��nergie.


Semblable aux recouvrements ext�rieurs successifs de la maison Bourque (d�clin de t�le, papier-brique, d�clin de bois), une fois ces mat�riaux enlev�s, les murs de la maison Gauthier nous montre les planches verticales bouvet�es du recouvrement d�origine des murs. On remarque l�empreinte des anciens blanchiments de la maison � la chaux. La t�le est enlev�e du toit, on remarque le bardeau de c�dre d�origine qui �tait demeur� en dessous de la t�le. Les lucarnes ont �t� d�molies ; ce qui nous donne une meilleure id�e de l�apparence architecturale r�el la maison � l�origine de sa construction.

La photo ci-haut nous montre le carr� de pi�ce sur pi�ce, suite � la r�cup�ration de la planche verticale qui recouvrait les murs. On remarquera que certaines pi�ces des murs sont blanchies � la chaux, tandis que d�autres semblent fra�chement �quarris. Apr�s quelques recherches, on a d�couvert que ces pi�ces blanchies provenaient d�une maison plus ancienne ; maison qui appartenait aux premi�res g�n�rations de Gauthier arriv�s sur cette terre en 1796. Cette maison plus ancienne �tait b�tie non loin du site de la maison actuelle que je r�cup�re. L�ancienne maison �tant construite sur une partie de la terre, inondable au printemps par le fleuve St-Laurent, les Gauthier de la 2 ou 3i�me g�n�ration, en avait probablement assez de r�veiller le matin les deux pieds dans l�eau et ont d�mont� la vielle maison. Ils se sont servi du pi�ce sur pi�ce des murs de cette plus petite ancienne maison pour reb�tir cette grande maison, que l�on voit actuellement. J�ai � mon tour red�mont� la grande maison en 2004, pour cette fois, l�amener prochainement � quelque 200 kilom�tres plus loin, impressionnant n�est-ce pas ?
Tout au long du curetage de cette maison, je retrouvais de temps en temps certains mat�riaux, que je savais par exp�rience, qu�ils provenaient d�une autre construction plus ancienne. Lorsque j�ai vu le carr� de pi�ce, comme on le voit sur la photo, je n�ai eu qu�� faire quelques recherche (aider par une extraordinaire archiviste, Mich�le Forest de ville-de-B�cancour) pour retrouver les traces archiv�es du fait d�histoire que je viens de vous raconter ci-haut. J�ai �galement rep�r� et photographi�, les 2 codes de num�rotages des 2 maisons, grav�s au poin�on et encore visible sur les pi�ces.

La photo ci-haut nous montre la r�cup�ration de la planche de toit. Planches clou�es � clous carr�s. (Vers 1830, la production manuelle du clou forg� par les forgerons, a commenc� � d�cliner, face aux d�buts de l�industrialisation aux Etats-Unis, qui ont amen� sur le march� des machines pour fabriquer des clous carr�s (ou clou tranch�s) m�caniquement. Cet indice d�utilisation de clous carr� sur la toiture, nous donne (entre autres param�tres) un aper�u de l�origine de construction de la maison.


Voici le squelette structurel des murs et du toit de la maison, pr�ts pour le d�montage final. Lorsque qu�on me demande de remonter le carr� brut de la maison, comme point de d�part pour la restauration d�une maison ancestrale d�mont�, c�est ce qu�on voit sur la photo que je remonte. Je vous d�crirai plus loin dans mon site, � quelles �tapes, j�interviens dans la reconstitution et la restauration d�une maison ancestrale. Je ne prends jamais un contrat de construction d�une maison au complet, cl� en main. Je n�ai pas le temps de toucher aux �tapes de construction de la maison, qui touchent la construction moderne. Je ne travaille que dans le vieux ; l� est ma force et mon expertise.




Sur les 4 photos pr�c�dentes, le d�montage de la structure des murs et du toit.
R�cup�ration du madrier de pin num�rot�, du 1ier-plancher. Ce plancher sera r�install� tel quel pour le � look � final ancien de la future restauration.

Chargement de la maison. Sur la remorque de camion, on ne voit que le squelette structurel des murs et du toit de la maison d�mont�e. Tous les autres mat�riaux de planches et madriers, sont li�s par paquets de transport, prot�g�s par da le toile blanche d�emballage, r�cup�r� dans les entrep�ts de quincailleries. On voit de ces paquets en premier plan du camion dans la photo. Il y a une douzaine de paquets de mat�riaux anciens pour cette maison. Le futur transport de tout le mat�riel de cette grande maison, dans le nord de Montr�al, va exiger 2 ou 3 camions remorque comme celui-ci.
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