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Maisons Ancestrales en Pièce sur Pièce

R�cup�ration de la maison Bourque

 

 

Exemples de mon travail, en r�cup�ration de maisons.

 

Pour mieux comprendre, laissez- moi vous guider au travers quelques exemples de chantiers de r�cup�ration, que j�ai effectu� au cours des derni�res ann�es.

Lorsqu�une maison ancestrale est r�cup�r�e, elle pr�sente rarement son apparence d�origine. Elle a subi diff�rentes modes de mat�riaux de recouvrements, int�rieurs et ext�rieurs, au cours de son existence. Souvent les divisions int�rieures se sont transform�es et model�es, au style de vie des g�n�rations qui ont v�cu dans la maison. L�aspect architectural ext�rieur de la maison peut aussi avoir �t� remodel� en partie avec le temps.

 

Prenons l�exemple de la maison Bourque.

R�cup�r� en f�vrier 2002 en Mauricie, cette maison a �t� construite vers le d�but des ann�es 1800. Elle a �t� vendue � un am�ricain du Michigan. La maison est d�mont� et entrepos�e dans la r�gion de Qu�bec depuis avril 2002. Son remontage et sa restauration sont pr�vus pour 2006, � Sainte Brigitte de Laval, pr�s de Qu�bec.

Sur la photo ci-haut, on voit la maison avec son apparence en d�clin de m�tal (1970), les fen�tres de fa�ade ont �t� agrandies pour recevoir des fen�tres modernes, la pente du toit de la maison a �t� galb� � la qu�b�coise vers le milieu des ann�es 1800 et conserve encore cette apparence aujourd�hui, le toit est recouvert de t�le.

Sur la photo ci-haut, suite � un curetage rapide d�une partie du mur arri�re, on prend conscience des 4 diff�rents recouvrements qui ont habill� l�aspect ext�rieur de la maison. En commen�ant par le plus r�cent, le d�clin de m�tal blanc (1970), sous le m�tal, un recouvrement de papier-brique gris (1930-40), sous ce papier-brique, un recouvrement de d�clin de bois � clous carr�s (vers 1890) et en dernier lieu, sous ce d�clin de bois, le premier recouvrement de planches verticales, blanchies � la chaux et clou�es � clous forg�s, qui est la premi�re apparence de l�origine de la maison.

La photo ci-haut, nous montre le curetage des murs ext�rieurs, dans le dessein de se rendre sur la planche verticale d�origine. Les 3 premiers recouvrements de la maison (m�tal, papier brique et d�clin de bois) sont irr�cup�rables et d�truits. On conservera par contre la planche r�cup�rable verticale des murs. Celle-ci servira lors du remontage pour compl�ter et restaurer les planches manquantes ou bris�es des pignons et du toit. Ce qu�on recherche ici c�est la couleur rouge vieillie de l�arri�re de la planche, cette couleur sera apparente de l�int�rieur. Les planches d�origine des pignons et du toit, seront num�rot�es et remise en place pour cette future apparence int�rieure du 2i�me �tage de la maison. (Lors de la restauration future, l�isolation moderne sera appliqu�e par l�ext�rieur sur ces planches. Par la suite le nouveau recouvrement du toit et des murs ext�rieurs, cachera cet isolant moderne. Mais n�allons pas trop vite, je ne veux pas vous perdre dans ces d�tails un peu pr�matur� pour l�instant). On peut remarquer dans le haut du mur, du coin fa�ade, la ligne droite form� par la pente du premier toit de la maison. Un coyau arrondi � la hache en c�dre a �t� appliqu� sur cet ancien toit, pour le galber � la mode qu�b�coise. Cette pente de toit � � la Qu�b�coise �. a �t� tr�s populaire au milieu du 19i�me si�cle.

On remarque maintenant sur la photo ci-haut, qu�apr�s avoir enlev� la t�le, les coyaux et la partie inf�rieure du toit galb�, on retrouve en dessous le toit � pente raide d�origine. Deux recouvrements du toit en bardeaux de c�dre apparaissent. Dans le haut du toit (sous l��chelle) on aper�oit le toit de c�dre de l��poque du toit galb�, avant le recouvrement de t�le. On remarque dans le bas du toit (� la base de l ��chelle) un autre recouvrement de bardeaux de c�dre plus �g� que celui du haut, et qui �tait un des premiers recouvrements du toit � l��poque o� celui-ci �tait � pente raide, � la fran�aise. On voit la planches verticale blanchie de la fa�ade d�origine. Sur le mur pignon Nord, le carr� de pi�ce sur pi�ce du mur appara�t, suite au curetage de ses planches verticales. Ce mur-pignon a �t� attaqu� par les assauts du vent Nordest, et a �t� alt�r� � certains endroits. Ce mur sera restaur� en rempla�ant ces pi�ces manquantes ou alt�r� par de nouvelles pi�ces de bois r�cup�r�es sur d�autres chantiers de d�molition de maisons irr�cup�rables. Ces chantiers de d�molition de maisons irr�cup�rables, procure des mat�riaux de rechange pour ce genre de travail.

Sur la photo ci-haut du mur pignon Sud, on peut voir la diff�rence entre les 2 �poques de toit. Le toit � versant droit d�origine et le toit galb� post�rieur � la construction d�origine. Les trous de fen�tres dans le pignon du 2i�me �tage ne sont pas de l�origine de la maison non plus, puisqu�� l�origine ce 2i�me �tage de la maison servait de grenier ; endroit o� l�on entreposait les grains et les victuailles. Ce n�est que vers les ann�es 1830 que l �on a commenc� � utiliser le 2i�me �tage pour y construire des chambres.

Cette photo semblable � la pr�c�dente commence � nous montrer la maison sous son apparence d�origine.

Suite � une transformation tr�s sommaire par ordinateur, voici une id�e de l�apparence de la maison � son origine, il y a plus de 200 ans. On n'aurait qu�� blanchir plus proprement la planche verticale pour redonner l�allure fi�re mais pauvre de cette maison construite par des Acadiens en Mauricie (d�portation), telle qu�elle devait �tre � son origine. Les fen�tres � 24 carreaux sont de mises pour repr�senter plus fid�lement cette �poque.

Sur la photo ci-haut, l �apparence de l�int�rieur au 1ier plancher. Rev�tements modernes, les anciennes divisions et boiseries anciennes de la maison ne sont plus sur place.

Sur la photo ci-haut, suite au curetage (d�garnissage) des murs du 1ier plancher, on retrouve cach� sous le gypse un mur de cr�pi sur lattes de bois clou�es � clous carr� (derni�re moiti� du 19i�me si�cle probablement). Sur ce cr�pi demeure encore des t�moins des anciennes tapisseries de ce temps. On remarque que le pi�ce sur pi�ce qui appara�t sous ce cr�pi est de couleur gris. Ce gris, c�est de la glaise qui a �t� utilis�e comme premier cr�pi au d�but de la maison. Suite � un examen des murs, on s�est aper�u que ce cr�pi �tait accroch� au mur par un lot de petites chevillettes de bois franc, plant�es dans le mur de pi�ces. C�est une tr�s ancienne fa�on de faire, d�fini par les historiens, comme du cr�pi sur piccoti de chevillettes. Donc � une certaine �poque au 19i�me si�cle, les gens ont enlev� ce premier cr�pi d�origine ; parce qu�il devait probablement commencer � se fissurer et � se d�t�riorer. Ils ont refait le cr�pi que l�on voit actuellement La vie ancestrale de la maison commence � livrer ses secrets, les murs parlent. On remarquera plusieurs indices des anciennes divisions, de ces deux plus anciennes �poques de la maison. Ces cicatrices du pass� se retrouvent sur les murs, planchers, et plafonds � mesure que le curetage avance. Avec le temps et l�exp�rience, j�ai un �il assez bien averti pour rep�rer ces d�tails, t�moins du v�cu des anciens. Des centaines de photos ont �t� prises tout au long du curetage, pour garder en m�moire tout ce qui a �t� d�couvert. � la lumi�re de toutes ces informations, il sera plus facile de planifier un plan d�ensemble pour la future restauration int�rieure de la maison. Certaines parties de l�ambiance int�rieure ancienne de la maison pourraient �tres reconstitu�s. Tout d�pendant de quel �il, le futur propri�taire envisagera son int�rieur. Ces documents photographiques incorpor�s au dossier de d�montage de la maison que je fournis � la fin d�un chantier, deviennent un pedigree historique de la maison, pour interpr�tation du pass�, ou peut-�tre pour les g�n�rations et chercheur-euses futurs.

Voici une vue des chambres du 2i�me plancher. Un mixe de mat�riaux disparates provenant du 20i�me si�cle. Quelques mat�riaux plus anciens ont �t� conserv�s.

Sur la photo ci-haut, curetage des division et plafond du 2i�me plancher. On retrouve encore ici sous le gypse et le pr�fini, un cr�pi plus r�cent que celui du 1ier plancher.

Le curetage compl�t� au 2i�me plancher, on revoit le vaste grenier, avec sa magnifique structure de toit et sa large planche de pin d�origine, sci�e � scie de chasse, d�lign�e avec la forme de l�arbre, rougie par le temps et clou�e � clous forg�s. � son origine, ce 2i�me plancher �tait ainsi, il n�y avait pas de chambres, le grenier �tait en quelque sorte, le premier s�choir � grain du colon. Cette planche de toit et celle des pignons (pignon Nord � l�extr�me droite de la photo) sera num�rot�e avant d��tre d�mont�, pour une future r�installation ad�quate. Au Pr�alable, avant le remontage, ce mat�riel sera nettoy� et d�sinfect�, (par exemple au d�graisseur particulier biod�gradable et eau sous pression, ou � la main avec brosse et eau+eau de javel ; � �viter surtout d�utiliser le sand-blast), pour devenir l�aspect int�rieur du grenier.

Sur la photo ci-haut, l�ancien bardeau de c�dre est enlev� et la planche de toit d�origine est r�cup�r�e.

Sur la photo ci-haut, la structure de base de la maison est maintenant enti�rement curet�e. Des syst�mes de num�rotage sont appliqu�s sur celle-ci. Plusieurs photos et prises de mesures pour les plans de remontage, se font � cette �tape.

Sur la photo ci-haut, le d�montage final commence.

Sur la photo ci-haut, le d�montage se poursuit.

Sur la photo ci-haut, chargement de la structure de base sur remorque de camion.

 

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