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Discours de M. AUMAS Au nom de toute ma famille, je vous remercie M. le Maire ainsi que votre Municipalité de l’Alma et notamment le dépositaire du vœu qui est, je crois, Mme Courrieu, de l’hommage que vous venez de rendre à la mémoire de mon pauvre père. Je vous prie de bien vouloir excuser ma mère qui aurait tenu à être là, mais son état de santé et ses obligations l’en ont empêché. Je me fais donc son interprète (sic) en vous disant qu’elle a été très sensible au geste de la Municipalité. Mon allocution sera brève car il ne m’appartient pas de retracer l rôle de mon père. Ce que je puis vous assurer, M. le Maire, c’est qu’Alma-Marine était pour lui son 3ème enfant. Il adorait notre station et il aurait bien voulu y finir ses jours. Hélas ! l’homme propose et Dieu dispose. Ce sentiment, il nous le communiqua à nous, sa famille directe. C’est la raison pour laquelle M. le Maire, vous pouvez compter sur mon concours le plus absolu et le plus désintéressé pour toutes choses intéressant l’ALMA-MARINE ou l’Alma, mon pays natal. Il est de mon devoir, cependant M. le Maire, d’associer à cette cérémonie les autres pionniers d’Alma-Marine. Toute notre reconnaissance doit aller également à ceux qui les premiers s’installèrent ici en particulier aux regrettés M. GONDRAN et Mme IVALDI, mère de nos amis DOTO. En effet, M. GONDRAN n’hésita pas alors qu’Alma-Marine était inhabitée et présentait l’aspect d’un vaste champ de monter une buvette qui fut si appréciée des personnes venant de l’Alma ou d’Alger pour acheter un lot, les moyens de locomotion n’étant pas les mêmes qu’aujourd’hui. Madame Courrier et Mademoiselle Marie Gondran doivent se souvenir de cette époque historique pour dire le mot. Mme IVALDI, elle, vendit tout ce qu’elle possédait à Saint-pierre – Saint-Paul et fit construire l’hôtel que vous connaissez. Elle eut du courage, car à l’époque dont je vous parle, il n’existait que deux cabanons ceux de MM. Purstchet et le mien et Alma-Marine n’était pas du tout certain de prendre. Son charmant accueil contribua pour beaucoup à l’extension de la station. D’autres cabanons se construisirent ensuite tels ceux des Rocher, Mas, Basset pour ne citer que les premiers et ainsi, grâce à la générosité de M. Ancey, Alma-Marine naquit. Enfin, je dois souligner le grand rôle joué par M/ MAS François dans l’embellissement de notre plage. Il fut le précieux et fidèle auxiliaire de notre regretté M. Purstchet à qui nous devons tant. M. MAS sut utiliser d’une façon appréciable les maigres crédits alloués par la Commune d’Alma (5 000 F , je crois). C’est à son initiative qu’est dû le square, les plantations d’arbres, la partie goudronnée de la rue principale et les escaliers Est et Ouest. Son nom ne doit, par conséquent, pas être omis. Maintenant, M. le Maire, vous me permettrez de remercier au nom du syndicat d’initiative et en l’absence de M. Gamonet, Président, M. Ancey, notre Président d’Honneur et de lui exprimer toute notre gratitude. Ainsi que vous l’avez signalé, sans sa donation, il est probable qu’Alma-Marine n’aurait pas vu le jour. Avant de conclure je tiens, toutefois, à remercier toutes les personnalités qui ont bien voulu assister à cet apéritif et notamment maître Debourdeau, Président du Syndicat d’Initiative du Figuier et le Représentant de l’Écho d’Alger dont je profite de la présence pour lui adresser personnellement mes remerciements pour le bel article qu’il a bien voulu faire sur notre station. Je vous informe, en outre, M. le Maire, que nous avons décidé avec Maître Debourdeau qui conduit si brillamment les destinées du Figuier, de nous réunir assez souvent et de mener un plan d’action commun. Ainsi, M. le Maire, nous essayerons de notre côté d’obtenir les crédits nécessaires à l’amélioration de nos stations en évitant de puiser dans les budgets communaux. A cet effet, nous vous demanderons souvent votre appui comme vous pouvez compter sur celui de notre syndicat dont le bureau qui ne forme qu’un vous est tout dévoué. Il ne fait pas croire, M. le Maire, que notre syndicat a été créé dans le but de vous importuner ou de diminuer le prestige de nos conseillers municipaux. C’est inexact. Nous n’avons voulu que vous aider dans votre tâche que nous savons lourde et vous éclairer sur nos desiderata. Je vous le répète que ce soit MM. Gamonet, Saint-André, ici présent, Fabien Purstchet, René Marc, Rocher Ernest, Alcy Raphaël, Sampéré, Bozon Etienne et moi-même, nous nous tenons à votre entière disposition . Sur ce, M. le Maire, recevez encore tous nos remerciements pour les travaux que vous avez bien voulu faire effectuer cette année et buvons au succès de ces fêtes et à la prospérité d’ALMA-MARINE. |