AUX PARLEMENTAIRES DE FRANCE

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AUX PARLEMENTAIRES DE FRANCE

Aussi loin que tes yeux aperçoivent la plaine,
Vois tous ces rangs de vigne ouverts en éventail,
Vois ces blés ondoyants qui, d’un rude travail,
Sont le fruit espéré de la saison prochaine.

Des marais étaient là, fange immonde et malsaine,
Terre inculte où mouraient et l’homme et le bétail,
Où croissaient les palmiers, où sans route et sans rail,
Par la fièvre rongé, l’on décuplait sa peine.

Vois ces vergers, ces fruits, ces jardins, ces primeurs
Etagés sur le flanc de collines splendides
Qui, naguère en broussaille, ont pu sembler arides.
C’est l’œuvre des Colons, inlassables semeurs :

Bravant l’hostilité d’une race infidèle,
Ils font de l’Algérie une France nouvelle !
 

                                        Fernand ANCEY

                                        Alger, le 18 avril 1921.

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