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CHRONOLOGIE
Nous avons vu plus haut combien était ancienne la famille
d'Ancey que
l'on trouve en Bourgogne dès le XIIIosiècle. A
une époque aussi lointaine, nous ne chercherons pas à établir avec rectitude une
filiation dont les chaînons sont si difficiles à rattacher entre eux. Nous nous
contenterons donc de citer chronologiquement les divers représentants de la
famille découverts au cours de nos recherches en signalant toutefois au passage
les parentés certaines et celles qui ne sont que probables. Le
plus ancien document concernant ce nom aux archives de la Côte D’or est une
inscription mentionnant en MCCXIX ( 1219 ) «
Hugo de Anceys miles
» qui vint être témoin dans une charte aux trois
quarts effacée faisant une donation aux abbés de Cluseau.
Jobert d’Ancey,
peut être fils du précédent, est qualifié Chevalier en 1230 ; il est déclaré
parent du sieur de Novers. (archives de la Côte D’or, série B 859 Page 127 côte
C)
Renaudin d'Ancey
avait épousé Flore, fille de noble Hugues de
Suilly; en février 1287, le Duc Robert les exempta de toute taxe et de tout
service, donnant également audit Renaudin la charge de forestier à condition que
tous les biens, tant dudit Renaudin que de ceux de ladite Flore, lui feraient
retour à lui Duc pour le cas ou ils n'auraient point d'héritier. Se réservant
toutefois les mariés l'usufruit de tout. leur vie durant. ( Côte D’or B 490 page
264 )
Nous ne savons pas si Renaudin eut des enfants; toutefois, nous trouvons la même
année un Robert d’Ancey
cité aux cotés dudit Renaudin et qui pourrait
être le frère de ce dernier ( Côte D’or B 1272 page 440 ).
En
1291, il était l'époux d'isabelle N... dont il eut un fils, Jean, dont nous
reparlerons plus tard, et un neveu aussi appelé Jean qui donna quittance le
second dimanche d'après Pâques 1298 d'une somme de 80 livres petit tournois
qu'il avait reçue de Franclieu de Laigny, argentier de Monseigneur le Duc, pour
une terre qu'il avait vendue à Madame la Reine.
( Côte D’or. Peincedé tome
Il page 734 ) Un
autre membre de cette famille, Gauthier
d’Ancey, qui avait épousé Jeannette
fille de Libaut dit Py de Dracey, se plaça avec sa femme sous la protection du
Duc moyennant la somme de « 12 deniers tournois à payer chascun an au terme de
la Saint Martin d'hiver au lieu de Marlo ( ? ) et veu, le dict Gauthier, s'il va
sans hoirs de vie à trépas, que Monseigneur le Duc soit son héritier » ( may
1297) ( Côte D’or B 11481 page 374 ). Nous ne pouvons pas dire quel était le degré de parenté avec ceux qui vont suivre, les Ducs de Bourgogne n'ayant pas eu intérêt à rechercher des héritiers qui les auraient frustrés eux même du droit d'aubaine. |