Chronique de Villehardouin (Traduction)

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De la terre du Comte Thibaut de Champagne se croisèrent Geoffroi de Joinville qui 6tait sénéchal de la terre, Robert son frère, Guy de Pesmes, Aymon son frère et maintes bonnes gens de Champagne et Bourgogne dont les noms ne sont pas écrits...

L’avant garde fut commandée par Geoffroi le sénéchal de Champagne ... Thierry de Los, qui était sénéchal de Roménie fit l'arrière-garde...

Alors L’empereur Henri ( de Flandre, empereur de Constantinople) retourna à Constantinople avec le reste de ses gens et eut entrepris à nouveau de faire route vers Andrinople. Et pendant qu'il préparait sa marche, Thierry de Los le sénéchal , qui était à Nicomédie (Izmit), tous allèrent fourrager un jour. Et les gens de Théodore Lascaris le surent, ainsi ils les surprirent et leur coururent dessus. D'un côté il y avait beaucoup de troupe et de I'autre peu, ainsi commencèrent les combats et la mêlée, ceux qui étaient peu nombreux ne purent résister longtemps à ceux qui étaient très nombreux

Se battit bien Thierry de Los et sa troupe, il fut abattu deux fois et ses gens le remirent à cheval à force (de combat). Mais ils ne purent résister à cette foule et ainsi les francs furent déconfits. Là fut pris Thierry de Los et blessé au visage, et manqua de mourir ; là furent pris presque tous ses gens avec lui, et peu en échappèrent. Et ainsi ceux qui échappèrent à la défaite se réfugièrent dans l’église sainte Sophie. 

Celui qui raconta cette histoire (Geoffroy de Villehardouin) ne sut si elle était vraie ou pas, mais il entendit dire qu'un chevalier qui avait nom Ansel de Reims, qui était homme lige (vassal direct) de Geoffroi de Joinville qui était sénéchal de Champagne, et chef de ses gens, put s'échapper. Alors, Ansel de Reims prit un message préparé par ceux qui étaient à l’église sainte Sophie de Nicomédie qui l'envoyèrent immédiatement à Constantinople à l'empereur Henri; il lui expliqua ce qui était advenu, que le sénéchal et ses gens étaient pris, qu'ils étaient réfugiés à l’église Sainte Sophie de Nicomédie et n'avaient que cinq jours de vivres, et que s'il ne les secourait pas, ils étaient morts et pris. 

L’empereur, comme au cri d'alarme, passe les Dardanelles, lui et sa troupe, à qui mieux mieux, pour secourir ceux de Nicomédie ... et fit tant l’empereur Henri qu'il délivra l'église de Sainte Sophie de Nicomédie. Ainsi fut une trêve assurée et ces forteresses abattues . Thierry de Los fut délivré, avec tous les autres prisonniers.

 

FIN

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