CHRONIQUE DES ANCEY DE PESMES
par Gabriel Ancey
(1931).
Antiquités de Pesmes.
Pesmes du terroir de Gray sur l'Ognon, dite Pedmes dans un acte de 1157,
est, en réalité, Palmis d'après une bulle d'Innocent III - 1198 (Palmae) - et
l'emblème significatif de ses armes ( d'azur à une main dextre apaumée d'argent
mise en pal). Un dicton populaire de la Comté disait, pour souffleter, « a
imprimé armes de Pesmes sur champs de gueules ».
Pesmes peut montrer les restes d'un aqueduc constantinien. Sous ... de
Bourgogne, pour la défense contre les Hongrois, un donjon s'y est élevé (937).
Trois lignées féodales connues des érudits s'y sont succédées: les Sires de
Pesmes, ceux de Granson, enfin la Maison des La Baume Montrevel, qui, par
alliance, avaient pour représentant un Choiseul à la Révolution.
Les sieurs de Pesmes tenaient à la maison courtale de Vienne ( épitaphe du XI
è siècle). On les suit de l'an 1100 environ à 1327 (huit noms successifs). Guy
et Aymon se croisèrent en 1201 - des deux, Aymon eut le fief (1204), et l'un de
ses fils, Gérard , devait se croiser à son tour en 1240. - Les Grandson venaient
du pays de Vaud, et c'est Jeanne, héritière de Guillaume V de Pesmes, qui
apporta le fief à Oth, de cette lignée vaudoise. Il y eut pas mai d'orages chez
les sires de Grandson. Si l'un d'eux, Jean, meurt croisé lui-même à Nicopolis
(1376), Jean 11, son petit-fils, après un procès politique à Poligny, finit par
la hache de l'exécution (décembre 1455), et, après lui, c'est la dynastie
moderne de La Baume.
On sait les vicissitudes de la Comté au Moyen Âge. Au temps des Hohenstaufen,
Frédéric .(Barberousse) est signalé pour un séjour à Braye, aux environs de
Pesmes (1157). La charte des franchises de Pesmes est tardive concédée par le
seigneur, Guillaume de Grandson, le 15 novembre 1416, confirmée à Dijon par le
Duc Jean de Bourgogne la même année (vieux style) le 17 février. La liste des
échevins est connue depuis 1425.