| CHARLES BAUDELAIRE (1821-1867) | ||||||||||||||
| Pourquoi le spectacle de la mer est-il si infiniment et si �ternellement agr�able ? Parce que la mer offre � la fois l'id�e de l'immensit� et du mouvement. Six ou sept lieues repr�sentent pour l'homme le rayon de l'infini. Voil� un infini diminutif. Qu'importe, s'il suffit � sugg�rer l'id�e de l'infini total ? Douze ou quatorze lieues de liquide en mouvement suffisent pour donner la plus haute id�e de beaut� qui soit offerte � l'homme sur son habitacle transitoire. Mon coeur mis � nu: journal intime - Charles Beaudelaire |
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| Beaudelaire, collage de Fr�d�ric Vignale | ||||||||||||||
| Po�te, Beaudelaire est l'auteur de Les Fleurs du mal (1857), de Curiosit�s esth�tiques (1868) et de l'Art romantique (1869), entre autre. Il a aussi traduit Le Corbeau, d'Egdar Allan Poe. Il nait � Paris en 1821. Il sera tr�s jeune orphelin de p�re. Quelques ann�es plus tard,sa m�re se remarie avec le commandant Aupick. Baudelaire vit tr�s mal ce remariage : difficult�s d'entente entre Baudelaire le r�volt� et son beau-p�re,conformiste et ambitieux. Aupick pousse le jeune homme � s'embarquer en 1841 sur un paquebot � destination des Indes.Il va jusqu'� l'�le Bourbon,d'o� il rapporte des images fortes,qui l'impressionneront et marqueront son oeuvre. A son retour,il rencontre Jeanne Duval,avec laquelle il aura une liaison tu-multueuse mais durable.( Jeanne Duval est la " V�nus noire " des " Fleurs du Mal "). 842 : majeur,il h�rite de la fortune consid�rable de son p�re et m�ne une vie fastueuse � l'H�tel Pimodan; c'est l'�poque du " dandysme",durant laquelle il rencontre Th�ophile Gautier,Balzac...C'est aussi l'�poque du "Club des Haschischins".( Il �crira plus tard " Les Paradis Artificiels " ).Nombreuses dettes. 1844 : sa famille saisit un conseil judiciaire pour limiter Baudelaire dans ses xc�s financiers.Le po�te est humili�.Il pardonnera difficilement � sa m�re... Il devient critique d'art et journaliste.Dans ses articles, Baudelaire propose de nouvelles conceptions artistiques,qu'il d�signe sous le terme global de "Modernit�". Dans ses "Salons" de 1845 et de 1846,il exprime pleinement ses id�es et contribue � mettre en lumi�re le g�nie du peintre Delacroix ,alors tr�s contest� pour ce que l'on consid�re comme un usage excessif de la couleur,au d�triment de la ligne.( Ingres est alors le "mod�le " officiel selon l'Acad�mie et Delacroix, un boud� ). 1847 : publication de " La Fanfarlo ",sorte d'autobiographie romanesque. 1851 : Baudelaire lit Poe dont l'influence sur lui sera consid�rable et dont il entreprend de traduire les " Contes ". Ses po�mes paraissent dans diff�rentes revues. De 1852 � 1855,son amour pour la " Pr�sidente",Madame Sabatier ( la V�nus blanche des " Fleurs du Mal " ),renouvelle son inspiration : elle incarne � ses yeux la Muse ( Femme inaccessible,immortelle Beaut� ),alors que Jeanne Duval repr�sente la ma�tresse sensuelle dont la chevelure parfum�e le fait "voyager". Il poursuit son travail de critique artistique avec " Exposition Universelle de 1855 ". (S�rie de trois articles ). 1857 : publication par Poulet-Malassis ( " Coco Mal-Perch� " ) des " Fleurs du Mal ", qui regroupent les po�mes �crits depuis 1842 : recueil architectur� s'il en est,de facture apparemment classique quant � la forme,mais r�volutionnaire par la nouveaut� des th�mes abord�s : rompant d�lib�r�ment avec le courant et l'influence romantiques,Baudelaire chante la modernit� ( la ville et ses passants,ses tableaux toujours changeants;la femme " artificielle " - N'�crira t'il pas un " Eloge du Maquillage " ?- et, de mani�re g�n�rale,tout ce qui n'est pas "naturel"...). Le recueil des " Fleurs du Mal " est condamn� en correctionnelle pour outrage � la "bonne" morale : le po�te,qui n'est pas "litt�rairement correct", est condamn� � verser une amende importante et � �liminer de son oeuvre quelques po�mes jug�s particuli�rement scandaleux.Ces derniers seront plus tard publi�s sous le titre significatif de "Epaves". Baudelaire,qui avait soign� l'architecture de son recueil,en con�oit beaucoup d'aigreur. C'est la seconde et la plus terrible humiliation de sa vie. Il remplace les po�mes qui ont fait scandale,et,en 1861,le recueil,enrichi,est r��dit�. 1862 : publication du " Spleen de Paris ",qui reprend des th�mes chers � Baudelaire et d�j� trait�s dans les " Fleurs ",mais dans la forme plus souple et alors r�volutionnaire du po�me en prose : c'est une "premi�re"dans le genre et Baudelaire fera �cole puisque Rimbaud �crira ses " Illuminations " et sa " Saison en Enfer " en prose.(On peut dire que ces deux po�tes furent les premiers dans notre litt�rature � donner ses lettres de noblesse au po�me en prose,forme si souvent reprise depuis). Les souffrances morales et la maladie �puisent Baudelaire,qui doit aussi faire face � de lourdes dettes. 1864 : il part faire une s�rie de conf�rences en Belgique,mais ses espoirs sont d��us. Cela lui inspirera un pamphlet grin�ant " Pauvre Belgique ". Baudelaire continue d'�crire des textes qui seront publi�s � titre posthume sous le titre: " Petits Po�mes en Prose ". Depuis 1861,il poursuit la r�daction de ses journaux intimes ( "Fus�es "et" Mon Coeur mis � nu"),qui seront publi�s apr�s sa mort,en 1887. Il meurt paralys� en 1867,� l'�ge de 46 ans |
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| Sources: Notes de cpurs d'Analyse Visuelle de Pauline-�milienne http://membres.lycos.fr/mirra/bioBaudelaire.html http://pages.globetrotter.net/pcbcr/albatros.html |
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