LA MERE
(25/03/01)

Ma mere me parle, celle qui m'oublie,
Je la regarde, doucement je ris.
Elle est blafarde, ses yeux se baissent,
Je monte ma garde, plus rien ne me blesse.

Et son hote, la honte, la hante!
Comme un damne de vieille Ecosse,
Parce que sans aucune raison flagrante,
Elle n a pas su aimer sa gosse.

La pauvre fillette s'evanouit alors,
Dans un monde second meilleur,
Et c'est seulement si elle s'endort,
Qu'elle s'enfuira enfin ailleurs.

Elle y pense a ce jour brilliant,
Ou elle caressera l'ecume
Du Grand Bleu plus que tentant,
Qui lui fera toucher la lune.

Mais personne ne la laisse tranquille,
Et on la traque, jour apres jour,
Elle finira par en vomir sa bile,
De ne pas savoir le maternel amour.





MEMOIRES
(25/04/01)

Lit de soie vert,
Ombre volante,
Mome cachottiere,
Canelle odorante.

Nuit magique,
Soleil d'argent,
Tresor de musique,
Epopee d'antan,

Sonte les memoires mignonnes,
De l'Ennui qui resonne




VIENS
(13/07/01)

Laisse moi partir Vilaine!
Je n'en peux plus, je reve d'ailleurs!
J'agonise, presque hors d'haleine,
J'ai egare le coeur rieur.

Comme j'aimerai connaitre encore,
Le gout framboise de l'oeil coquet,
La peur fragile du chien qui mord,
Et l'insouciance devant le reflet.

Elle est partie la douce souffrance,
Ell m'a laisse avec l'Ennui.
Las devant tant d'indifference,
Je ne souhaite qu'une chose : Pourrir ici.

Viens chercher Belle, je t'attends,
L'ame mure, le coeur patient
Et la main frele, fatiguee de tendre vers toi
Ce si petit bras...

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