Les minimexés, les chômeurs, les exclus présentent leur journal: Ouvrez-Les-Yeux! le journal des Liégeois démunis.
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dernière mise à jour: 30 septembre 2007 LOGO Ouvrez Les Yeux! n°9   été 2006
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LOGEMENT

Solange présente les activités du GADL



Du 7 au 13 mai 2006, les Groupes d’Action du Droit au Logement de Liège et de Charleroi organisaient une formation commune à Wépion  (hauteurs de Namur).
L’hébergement était assuré dans un centre de la communauté Française :
la Marlagne.
Liège était représentée par Solange, Soumia, Clément et Luc Snoeck.

GADL

On n'a pas assez de place pour vous décrire tous les thèmes abordés. Quelques exemples: les expulsions légales ou non [voir encadré], le rôle des militants, le cas d'une dame de Charleroi jetée à la rue illégalement, et pas aidée par la police.
Beaucoup de rencontres avec des syndicalistes, des juristes, les représentants du DAL et des militants qui revenaient d'une réunion à Athènes.  Une semaine instructive et inoubliable.






David Clément Jeu de rôle Laurence Luc Clément escalier


Vendredi (12 mai 2006), il y avait portes ouvertes. Sept autres liégeois rendaient visite à leurs amis du GADL. Après un repas pris en commun dans la gigantesque salle à manger de la Marlagne, après divers exposés, la journée s’est clôturée par un lâcher de ballons. Cette journée portes ouvertes fut l’occasion de revoir des camarades de Bruxelles, Mons, Namur, Hannut, etc.  Il y a en Belgique divers groupes qui œuvrent pour le droit au logement.  Ces journées sont une occasion d’échanger informations et bulletins de contacts.  (1,2,3...Actions! ;  Bulletin du Front-commun SDF ;  Ouvrez Les Yeux! ; etc.)

Ce fut enfin le tour des travailleurs de nous poser des questions. Quel bénéfice personnel retirez-vous de la militance, quelles sont vos attentes ? De tout cela il ressort qu’il existe une demande accrue d’investissement des militants et que cette militance est source de joie personnelle. En conclusion, on propose : plus d’actions concrètes, renouvellement d’actions communes, création d’une « école de consommateurs », formations diverses.     L’avenir est à nous !


Les 3 types d’expulsions


En Belgique, il n’y a que trois possibilité pour expulser quelqu'un

1. Expulsion légale.
Attention : nous sommes en Belgique !
La règle selon laquelle on n’expulse pas en hiver existe en France, PAS CHEZ NOUS

En Belgique, le proprio peut expulser son locataire même en hiver, même s’il y a des enfants, même si le locataire n’a pas de solution de relogement.
Par contre, il ne peut pas tout faire. Il doit d’abord demander une « conciliation » devant le juge de paix. S’il n’y a pas d’accord, il fera alors une requête. Le locataire recevra un pli judiciaire le convoquant à une audience du tribunal. Le locataire et le proprio s’expliqueront devant le juge qui rendra un jugement.
Si le locataire ne va pas au procès, le juge n’écoutera que celui qui est venu et rendra un jugement par défaut. (Lorsque le locataire reçoit un jugement par défaut, il peut encore contester ce jugement. On dit qu’il a un mois pour « faire opposition ». Ca coûte, mais c’est possible.)
À, retenir :IL NE PEUT PAS Y AVOIR D’EXPULSION SANS JUGEMENT.
Un cas particulier : parfois le juge décide que le locataire peut garder son logement en payant régulièrement loyer et arriérés, mais que s’il ne le fait pas, il sera expulsé. Dans ce cas, même des années plus tard, si le locataire ne paie plus, il n’y a pas besoin d’un nouveau jugement pour l’expulser.


2. Expulsion illégale
Le proprio force le locataire à partir par menaces, intimidation, violation de domicile, effraction, destruction de mobilier, etc.
IL FAUT PORTER PLAINTE à la police. Si les policiers refusent d’acter la plainte : s’adresser au procureur du Roi.
Des propriétaires se permettent de faire n’importe quoi car les locataires pauvres se plaignent rarement.
Lorsqu’un locataire ne se laisse pas faire et que le proprio perd un procès, cela le calme et c’est bon pour les autres  locataires.


3. Expulsion par le Bourgmestre
Lorsque le proprio n’est pas en règle : le Bourgmestre peut interdire la location et fermer l’immeuble. Le locataire ne peut pas faire grand’chose dans ce cas. Il pourrait même être expulsé sans préavis si l’immeuble menace de s’écrouler par exemple.




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