Tout d'abord, il est important de savoir que toutes les données d'un ordinateur sont représentées sous la forme binaire soit des 0 ou des 1. La lettre "A" majuscule est représenté par "1000001". De la même façon, le "a" minuscule s'écrit "1100001". Cette série de huit chiffres représente un bit (unité de base). Ces symboles sont dictés par des tables de type Ansi ou Ascii. Dans notre exemple précedente, le "A" majuscule est le code 65 dans la table Ansi, et 65 en nombre binaire s'écrit "1000001". Il existe plusieurs types de tables et elles diffèrent toutes en plusieurs points. Ce qu'il est important de constater, c'est qu'à l'aide de deux symboles seulement, 0 et 1, étalés sur huit chiffres, on peut obtenir 256 codes différents. Il existe des ordinateurs qui utilisent plus de huits chiffres pour coder leurs informations.
Cependant, ce qui importe le plus pour nous
dans le cadre des ordinateurs moléculaires, c'est la notation sur quatre
symboles utilisés avec les quatre bases azotées. Autrement dit,
A pour Adénine, C pour Cytosine, G pour Guanine et T pour Thymine (l'Uracile
n'est pas utilisé, puisqu'elle est associée avec une base azoté
seulement pour l'ARN). Avec 4 symboles étalé sur une combinaison
de 8, on obtient 4^8 codes ou encore 2^16 (65536). Ce n'est qu'une infime
partie de la grande utilité des ordinateurs moléculaires puisque
l'on aurait très bien pu imaginer un système en base 4, au lieu
de la base 2 du système binaire sans avoir recours au ordinateurs moléculaires.
L'exemple du "A" majuscule pourrait aussi bien devenir ACGTGTTA.
Chez l'ordinateur, il existe différentes composantes matérielles.
Il y a l'UCT (unité centrale de traitement ou encore CPU en anglais
pour central processing unit). C'est ce que l'on désigne par pentium
III 500 d'intel, ADM k-7 athlon 700 etc. Rattaché à cela, il
y a les périphériques d'entrés et de sorties. Les principaux
périphéques d'entrés sont le clavier et la souris et
les périphériques de sorties sont l'imprimante, l'écran,
les haut-parleurs. Les périphériques d'entrés dictent
à l'ordinateur quoi faire, autrement dit quelles commandes l'UCT doit
traiter et les périphériques de sortis nous donnent la réponse
à ces commandes. L'information part, passe temporairement par la mémoire
vive, s'en va vers l'UCT et nous revient sous forme d'images, de sons et autres.
Si vous demandez à votre ordinateur d'effectuer plusieurs tâches
en même temps et que celles-ci dépassent la capacité de
votre mémoire vive, l'ordinateur devra tout d'abord terminer une tâche
et par la suite compléter les autres. Certains croient qu'avec la venue
du système d'exploitation windows 95 et plus, qu'ils peuvent traiter
plusieurs tâches en même temps puiqu'ils ont plusieurs icônes
d'ouvert dans leur barre des tâches, mais ce n'est qu'une illusion,
parce qu'il n'y a jamais toute ces tâches qui s'executent en même
(tout dépendant des tâches et de la grosseur de la mémoire
vive). C'est un type de système qu'on appelle multi-tâches, qui
vous permet de laisser une opération en suspend pendant que vous en
faites une autre.
Pour nous, simple utilisateur, ce type de procédé nous convient
amplement puisque nous n'avons jamais de calculs pénibles à
faire qui nécessitent des heures pour l'ordinateur. Mais pour les savants
qui ont de lourdes opérations mathématiques à résoudre,
une économie de temps serait bien appréciée. Pour ceux
qui ont vu le reportage à découverte le dimanche 12 mars sur
l'avenir de l'univers, lorsque les savants devaient déterminer si les
points lumineux consistaient en des supernovas, et bien ils ont du utiliser
plusieurs très gros ordinateurs afin de traiter la tâche parrallèlement,
et malgré tout l'opération à duré plusieurs heures.
C'est là qu'intervient l'ordinateur moléculaire, cependant voyons
tout d'abord qu'est-ce que l'ADN.