I.2)Qu'est
ce que l'ADN?(suite)
L’ADN est une molécule de l’hérédité,
car elle permet la transmission des caractères génétiques
des parents à leurs descendants.
L’hérédité est un processus qui copie l’ADN
pour le donner à ses descendants. Ce processus est établi par
ce que l’on appelle l’ARN messager. L’ARN (acide ribonucléique)
est un acide nucléique utilisant l’information héréditaire
portée par l’ADN pour synthétiser les protéines.
La molécule d’ARN a une structure analogue à celle d’un
brin d’ADN. Elle est constituée par une succession de nucléotides
formés eux-mêmes par l’enchaînement d’un acide
phosphorique, d’un glucide (le ribose) et d’une des quatre bases
: l’adénine, la guanine, la cytosine ou l’uracile qui remplace
la thymine. Un ARN messager (noté ARNm) est synthétisé
au contact de l’ADN grâce à une enzyme, l’ARN polymérase.
Cette synthèse est telle qu’à chaque base de l’ADN
correspond la base complémentaire dans la chaîne d’ARNm
: A chaque adénine correspond un uracile, à chaque guanine correspond
une cytosine.
La molécule d’ARNm ainsi constituée est donc la réplique
du message héréditaire porté par l’ADN. Elle se
sépare alors de ce dernier pour pénétrer dans le cytoplasme.
La transcription est l’opération par laquelle l’information
contenue dans une séquence d’ADN est copiée sous la forme
d’une séquence d’ARNm.
C’est cette séquence d’ARNm qui transmet l’information
du noyau au cytoplasme. Les triplets sont successivement lus et décodés.
Les acides aminés sont réunis au fur et à mesure que
sont lus les triplets des bases nucléotidiques. Lorsque la traduction
est terminée, on obtient une chaîne plus ou moins longue d’acides
aminés formant une molécule de protéine.
Ainsi la reproduction moléculaire est la base de la continuité
de la vie.
Pourquoi alors existent-t-ils différentes espèces dans notre
monde actuel, si l’hérédité est une copie conforme
de l’ADN de la génération précédente ?
En fait, cela est dû aux mutations. C’est-à-dire, qu’une
base azotée diffère de celle d’origine. Prenant un exemple
: Supposons la séquence suivante : CGTAATGGT. Admettons que cette séquence
code pour la formation d’ongle plat. Il suffit qu’au moins une
base azotée change pour que le code de cette séquence nucléotidique
(par exemple : CTTAATGGT) peut permettre la formation d’un organe complètement
différent comme les plumes. Ainsi l’organisation structurale
complexe se trouve inscrite dans un texte génétique sous forme
d'innombrables informations codées.
Ces mutations sont très rares, mais elles ont permis depuis des milliards
d’années l’apparition d’allèles différents
d’un même gène et elles sont ainsi à l’origine
du polymorphisme génique que l’on peut observer au sein d’une
espèce. Certains facteurs peuvent augmenter la fréquence des
mutations tels que : les rayons X, les UV, et certaines substances chimiques.
Pour les espèces à reproduction sexuée (comme nous les
Hommes), il faut donc que les mutations interviennent sur des cellules qui
vont donner les gamètes (cellules germinales).
Voila par exemple un problème que pose l’ordinateur à
l’ADN. Si une mutation surgit, alors son message sera différent,
et n’aura plus le même objectif initialement donné.