L'INSTITUT FRASER croit que la souveraineté ne serait pas mauvaise économiquement pour le
Québec.

 

 

« Ça pourrait avoir un effet positif sur le Québec. En tout cas, ça ne serait sûrement pas la crise que certains anticipent. Je crois même que les liens avec les autres Canadiens seraient plus chaleureux », a souligné le chercheur Filip Palda, appelé à commenter un sondage soulignant que la moitié des Canadiens sont peu inquiets quant à une possible indépendance du Québec.

 
Il a aussi fait une comparaison avec la Slovaquie qui est devenue un pays en 1989 après la Révolution de velours.  « Avant de devenir un pays, nous étions pessimistes même si nous recevions une péréquation". Mais les Slovaques ont généré un taux de croissance impressionnant à un rythme spectaculaire », a souligné le chercheur. Pourtant ils étaient moins bien préparés que le Québec... « Je ne crois pas que le Québec souffrirait s'il perdait sa péréquation. Pour le Québec, c'est un mauvais encouragement », a-t-il poursuivi. M. Palda croit que l'avenir sera aux petites nations qui pourront tirer profit du nouveau contexte économique. « L'appartenance à un grand pays est en train de disparaître. Car la technologie permet d'avoir accès à de grands marchés. […] Avant, le commerce s'effectuait Est-Ouest au Canada, mais maintenant c'est Nord-Sud », a-t-il poursuivi.

 
Fait inusité, cette position rejoint celle de l'Institut de recherche en économie contemporaine (IREC). Le chercheur Robert Laplante croit que la comparaison avec la Slovaquie n'est toutefois pas tout à fait correcte. « Le Québec a davantage de ressources et de moyens.», a-t-il souligné. M. Laplante croit surtout que la fédération canadienne actuelle est très loin d'aider l'économie québécoise. « On le voit très bien, a-t-il soutenu. Les sables bitumineux font hausser le dollar canadien et cela fait mal à nos exportations. Donc pour le Québec et même l'Ontario, ce n'est pas du tout viable économiquement de rester dans le Canada. »

 

Article paru dans la revue « Argent »

 

 

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