Mais, tout n'est pas noir du côté de l'utilisation du
référendum pour faire avancer la cause du Québec et lui redonner un solide
rapport de force face au fédéral, si tant est que les tenants du
« oui » acceptent encore de choisir la voie du référendum.
Ce
serait la tenue d'un référendum sur un statut particulier articulé et
constitutionnalisé de manière à ce qu'il représente une quasi souveraineté pour
le Québec. Il s'articulerait en gros de la façon suivante : reconnaissance
officielle de la nation québécois;
exclusivité en matière de langue, culture, éducation, perception des
taxes et impôts (et le Québec paie le fédéral pour les services reçus); une
certaine présence reconnue à l'ONU ...
Au
point où nous en sommes dans notre marche vers la souveraineté, l'option
« statut particulier articulé et constitutionalisé » que j'évoque ici
n'est sûrement pas irréaliste. Il représente un pas en avant. Sachez que la
tenue d’un tel référendum sur un statut particulier se terminerait par la
victoire des forces du « oui » à plus de 70 % selon un dernier
sondage.
Un
tel référendum remporté par les tenants du « oui » redonnerait un
rapport de force au Québec face au gouvernement fédéral (et au ROC) dans
d’éventuels négociations sur la souveraineté. Plusieurs politologues et autres
analystes politiques ne sont pas réfractaires à ce type de référendum :
Pierre Drouilly, Guy Bouthillier, Louis Balthazar, Denis Monière, et quelques
autres. Même Jean-François Lisée, auteur de « Sortie de secours » ne
tournerait pas le dos à une telle option si elle devenait nécessaire pour
sauver les acquis québécois des dernières décennies.
À
tout événement, remporter un référendum sur un statut particulier articulé,
comme le proposent les personnes que je viens de mentionner, ne pourrait que
renforcer le Québec sur le plan politique quoiqu’il arrive !
Et
je suis maintenant à me demander si la CAQ, une fois au pouvoir, n’irait pas
dans cette direction…
C'est
à y penser!
Claude
Lalande
Février
2018