Les dangers du bilinguisme

 

 

Philippe Couillard, chef du Parti libéral du Québec, fait preuve d'inconscience sur le plan linguistique. La situation du Québec au Canada et en Amérique du Nord ne peut être comparée à tout autre contexte en apparence semblable à travers le monde. Face au bilinguisme institutionnalisé que souhaite Couillard, la question est de savoir si la majorité de francophones actuelle va demeurer une majorité ou si un jour, pas si lointain, le bilinguisme en fera, à terme, des unilingues anglophones.

 

Posez-vous la simple question suivante : SI LES QUÉBÉCOIS DEVIENNENT MAJORITAIREMENT BILINGUES, À QUOI VA SERVIR LE FRANÇAIS DANS LE CONTEXTE NORD-AMÉRICAIN,  sinon à faire du folklore ! Voyez ce que le bilinguisme a fait dans les autres provinces canadiennes. Le dernier recensement canadien annonce aussi le déclin du français de façon générale au Québec et plus particulièrement à Montréal, en Outaouais et même à Laval. Or le bilinguisme qui s'installe au Québec est menaçant.  Allez voir  à http://www.youtube.com/watch?v... pour écouter ce que dit Pierre E. Trudeau à propos du danger du bilinguisme. Si le Québec devient bilingue à 90 % dit-il, le  français est foutu (sic) dit-il. Il y a aussi le président Robert Rothon, du Canadian Parents Association for French qui estime que le bilinguisme en milieu minoritaire (le Québec au Canada et en Amérique du Nord) est le premier pas vers l'assimilation. Le bilinguisme est à la fois sécurisant  et dangereux.

 

Il faut débattre sérieusement du bilinguisme mur-à-mur  et institutionnel que proposent certains des nôtres, dont Couillard,  par opposition à  celui que je qualifierais d'utilitaire et qui répondrait au besoin de ceux et celles qui ont besoin de l'anglais pour gagner leur vie

 

Je suis maintenant à la retraite. J'ai étudié dans le domaine du génie électronique pour devenir plus tard gérant de la Canadian General  Electric à Ottawa pendant une dizaine d'années. J'ai travaillé forcément en anglais dans tout l'est ontarien où j'ai vu et mesuré les dangers du bilinguisme. J'ai vu des familles dont les deux parents parlaient le français très bien, et le plus jeune ne plus pouvoir s'y exprimer correctement. Des scènes semblable d'assimilation se passaient à Cornwall, Hawksburry, Pembroke, Mattawa, North Bay, Alexandria, Earlton... 

 

La vie m'a emmené dans les dernières années de ma carrière vers le monde de la diplomatie et des relations internationales, avec tous les voyages que ce métier suppose.  J'en ai vu des peuples qui progressaient en se tenant debout, ne reniant rien de leur personnalité, dont les Israéliens qui ont choisi le yiddish comme langue nationale. Pas l'anglais. Ils avaient compris que la langue est un élément incontournable qui lie culturellement les membres d'une même nation. J'en ai vu d'autres tourner le dos à leur langue et culture pour quelques dollars illusoires de plus. J'ai entendu et vu leur reniement identitaire.  Un triste spectacle !
 
À 18 ans je ne disais que quelques mots en anglais. Je n'ai jamais pris de cours particulier pour maîtriser cette langue. C'est une chose qui vient seule, facilement, comme chez les jeunes enfants... Il y a tellement d'occasion d'apprendre l'anglais...
 
Et maintenant que je suis à la retraite, savez-vous ce que je fais pour meubler mes loisirs ? De la traduction dans les domaines de l'électronique et des relations internationales.
 
Claude Lalande

Mai 2013

 

 

Retour à la page d’accueil